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 Attente... [PV]

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Cronos Deamon
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MessageSujet: Re: Attente... [PV]   Dim 28 Jan - 4:52

[Pardon pour mon temps de réponse et pour le manque de comprésention qu emon pose peu avoir... enfin.. je l'ai pas relu non plus ><]

Cela semblait tel une caresse éternelle, il ne semblait pas vraiment réagir, du moins pour le moment au fait que Syanh aie posée dans son dos l'une de ses mains glacial.
Ne pouvant voire son visage étant derrière lui, elle ne pu sans doute voire l'espèce d'étrage expression qui apparue sur son visage au fil et à mesure que les secondes s'écoulèrent.
Doucement, il se retourna vers elle, prenant la mains froide de l'elfe dans la sienne. Il semblait malheureux en la contemplant ainsi. Un corps si inertes... pourquoi souffrir?
à avait finit par perdre le fil de leur discussion. Où en étaient-ils maintenant? Il n'aurait su dire en fait. Il semblait complétement hors de lui, absent..., un corps sans âme, une simple carapace vide qui ne fait qu'exister sans vraiment savoir pourquoi. Ses yeux paires étaient fixées sur ces doigts fins qu'il tenait doucement, délicatement..., de la même manière qu'un peu plus tôt il avait tenu la rose de glace. Il finit par s mordre la lèvre inférieur en laissa la main délicate de la Belle glisser, la liberant de son emprise, et il baissa la tête un moment. Il semblait quelque peu confu. Peut-être réfléchissait? Quoi dont exactement? .. difficile à dire. Son regard fuyait alors celui de Syk...


**Syk...**

Il aimait ce nom. Il aimait son nom. Il ne comprennait pas pourquoi celui-ci lui inspirait tant... tant de... de quoi? Il n'aurait su dire encore une fois. Il releva la tête doucement mais tout de même. On pu facilement lire dans ses yeux une tristesse... un cris de détresse silencieux. Il demandait à l'aide... peut-être la supliait-il de l'achever?... ho comme il le désirait... Combien de fois l'avait il demander? à combien de personne avait il auparavant lâché ce regard de chien battu qui ne suplie qu'on lui arrache le seul souffle de vie qui lui reste? Il avait, depuis longtemps, cessé de compter.

''Le bonheur n'existe pas vraiment... il n'est que désir, un rêve qui restera à jamais insisisable, de l'espoir qui rend le monde aveugle... ça n'existe plus... ça n'a jamais exister... on nai, on grandi... et on meurt. Pourquoi y aurait-il un bonheur à cela...''

Il ne savait plus trop ce qu'il racontait finalement. Que des conneries selon lui... enfin, ce n'était rien de bien passionnat. Ce n'était que quelques mots confus sans vraiment de sens particulier... il le croyait du moins.
Il finit par croiser le regard de jais, tel les profondeurs de la nuit, les plus secrets des mots existant dans le ciel sombre de la plus obscur des obscurités les plus opaque. Il n'y voyantque néant et souffrance, que désir et vengence...


''Sykanh...''

Son vois monta dans l'air, tel le murmure du vent qui reste inaudible pour les hommes qui refusent d'écouter. Il finit par détourné les yeux, quelque peu dérouté, incertain, plonger dans un brouillard flou , celui-même qui entourait son esprit depuis des années déjà.

''La mort serait un soulagement...''

Peut-être le serait-elle?

''Un doux rêve immortel...''

Que disait-il? Il ne savait plus.. Qui était-il réellement?

''Comme j'aimerai...'' Il avouait ''... me vider...'' Il osait parler enfin ''... du poison qui coule dans mes veines, de la douleur qui...'' Il lui faisait peut-être confiance? Ou il était simplement fou allié... Ho oui il était fou, mais il savait maintenant. '' ...qui...'' Il secoua la tête et posa une mains sur son visage terne, aux couleurs maladive, au tien maussade ''...Sykanh...'' Ce nom... son nom...

''Tue moi... Les gens merites tant de souffrir... les gens mérites tant le mal qu'on pu .... te faire?''

Il redoutait ses propres paroles. S'était étrange de s'entendre dire cela. Étrange de parler ainsi en tout cas... Il ne se reconnaissait plus, il était... obseder par une seule pensé... ou deux tout au plus.
Il secoua de nouveau la tête, camouflant sa main dans ses cheveux d'encre lorsqu'il la pencha vers l'avant.


''Le monde vacille...''

Il tomba à genou devant elle... se serait si simple de mourrir. Il n'en connaissait pourtant plus les moyen. Il se vendait donc à elle, il se gardait pour elle. Elle semblait intéresser par l'existence qu'il avait en ce monde stupide et sans rancune. comme il pouvait avoir l'air idiot à son tour, ainsi placé.
Un légé rire sortit alors de sa gorge. Il ne riait jamais, il ne souriait jamais pourtant, il venait de le faire. Certes, c'était un rire plutôt étrange, plutôt... anormal, mais il sagissait là d'un rire quand même, non? Il avait l'air ridicule ainsi placé... mais... il ne fuirait pas... il ne la fuirai pas...


''Et.. et je tombe avec lui...''
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Sykanh
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MessageSujet: Re: Attente... [PV]   Dim 28 Jan - 14:08

[un pitit peu long… désolée <~ inspirée]

Son visage penché en avant, elle garda sa main simplement posée dans le dos de Cronos. Elle le sentait frissonner sous sa chair figée. Et pourtant, il ne fuyait pas, il semblait à Sykanh qu’elle le sentait de plus en plus sur la paume de sa main diaphane, au contraire. Puis il brisa l’enchantement et se retourna face à elle. Elle pencha la tête en avant d’un air éthéré et lui sourit, suivant du regard la main de Cronos saisissant la sienne. Elle… elle l’avait touché, plusieurs fois, effleuré et capté un peu de sa chaleur… Mais lui, pas encore. Tout du moins jusque là. Elle aurait même pensé qu’il était désagréable pour le flocon de neige qu’elle était de se laisser saisir par la chaleur de la vie. Et pourtant… Elle ne déroba pas sa main. Bien au contraire, elle la crispa pour saisir les doigts de Cronos. Ca la… réchauffait. Une simple main. L’image d’un lien entre un être vivant et elle. La main, c’était l’ouverture, l’accueil. C’était quelque chose qui tuait et qui caressait. Sykanh s’était appliquée à faire les deux simultanément, à se servir de ses habiles mains pour donner à l’être vivant une mort plus que caressante. Une mort agréable. Pour les accompagner jusqu’au Styx. Jusqu’à ce noir fleuve des morts, à l’image de son regard. Jusqu’à cette barque qu’elle menait, qui les conduisait à un îlot où toutes sensations sont brouillées, puis effacées, pour ne plus faire de l’être qu’une substance, sans aucun rapport avec quoi que ce soit. Une substance individuelle et amorphe. Une sorte de présence qui n’appartient plus qu’à elle, qui perd ses attaches. C’était à cela que menait Sykanh. D’autres petites ouvrières de la ruche où régnait la mort en donnait peut-être une autre ? Anàrion lui avait toujours laissé entendre qu’il donnait une mort réparatrice, et à la fois des plus cruelle. Il offrait le visage du mal à ceux qu’il conduisait au bien. Sykanh offrait la douceur d’une mort dont le néant aspirait l’âme.

Elle regarda leurs mains liées ainsi. Il était comme un meneur, lui aussi. Un meneur vers la chaleur. Le meneur d’une barque qui loin de mener à Ynis, où à l’Hadès, menait simplement à lui. Il menait à son univers perdu et fragile, un univers baroque se cherchant. Sykanh prit une petite inspiration pour lui parler lorsqu’il lâcha sa main avec douceur…
« La libérant de son emprise » Soudain esseulée par le geste de Cronos, elle leva sa main et la regarda un peu. Elle la sentait encore moite, un peu chaude. Puis, petit à petit, la mort la réinvestit au détriment de la vie de Cronos et elle redevint d’un froid glacial. C’est avec un frisson de malaise qu’elle entendit les mots de l’être vivant.
Elle ferma les yeux une seconde, les lèvres légèrement pincées, puis sourit et plongea son regard d’encre éternel dans le regard fuyant du jeune homme.


« Il est des douceurs dans toutes les phases de l’existence, Cronos. Naissance vie et mort… C’est un cycle, rien de plus. Je ne pense pas non plus que le bonheur existe. Mais juste cette douceur. Dans la mort, elle devient rare. Tu as du mal à la sentir. Le froid est trop prenant pour cela. Alors la douceur de la chair devient la douleur des autres »

Elle détourna le regard, pour la première fois, et sourit un peu plus largement. L’écureuil courait un peu plus loin. Quelle cruelle petite créature que cet écureuil mort…

« Et le pire, c’est qu’il aime ça. Il aime le mal parce que tout ce qui subsiste dans sa mort, c’est la soif de vengeance d’une vie trop douloureuse. L’envie de tuer ce que les autres trouvent beau. L’envie de capturer la vie éphémère pour profiter de sa lumière, une petite seconde »

Elle fronça les sourcils puis fixa Cronos, sérieuse. Elle aussi se livrait, finalement.

« Je n’aime pas l’éternité de la mort. Le caractère éphémère de cette vie que tu n’aimes pas… c’est peut-être ça, le bonheur qu’elle apporte ? »

Cronos croisa alors son regard. Il était perdu. Un Ephémère ne trouvant plus son chemin au sein d’un monde trop beau et trop grand pour lui. Un monde où il tombera avant d’en avoir simplement arpenté le tiers. C’était ça, les fragiles êtres neutres. Les bons se contenter d’aimer un monde dont ils ne savaient rien, au juste, mais les neutres… Cronos n’aimait pas le monde, n’aimait pas la vie. A l’instant où il prononça son nom, Sykanh savait ce qu’il allait lui demander. Elle le laissa faire, le regardant avec une douceur qui ne disait en rien ce qu’elle escomptait faire. Elle le laissait se libérer du poison qu’était le silence. Il lui avait dit cela… Ca irait mieux après. Voyant qu’il tombait finalement à genoux, elle resta une seconde debout, puis s’agenouilla elle aussi simplement, l’entendant rire. Un rire fiévreux. Ce n’était pas un rire de joie, c’était l’expression de la libération du jeune homme, pour elle.
« Le monde vacille et je tombe avec lui »

Les derniers mots de Cronos la frappèrent un peu. Elle resta, ses genoux repliés sous elle, droite, les mains sur ses cuisses… Elle avait l’allure d’une petite fille, simple.


« Le monde vacille, et ce sont des êtres comme moi qui le feront tomber »

Elle se pencha un peu en avant et écarta d’une main celle de Cronos, ainsi que des mèches, pour percevoir son regard.

« Tu parles très bien, Cronos. La vie est donc si dure que cela ? Tu mourras, tu deviendras froid, comme moi… C’est donc là ce que tu veux ? »

Elle fronça les sourcils et ferma les yeux, retirant sa main du visage du jeune homme, et la saisit, comme elle l’avait fait alors qu’il l’avait lâchée. Elle avait froid. Elle se rendait compte de ce qu’était son état. Elle l’avait déjà perçu, et à chaque fois était passée outre pour repartir… Sans doute allait-elle là aussi repartir comme avant, douce et redoutable, mais pour l’instant, elle souffrait un peu. Il lui avait apporté un semblant de chaleur et voulait perdre ce pouvoir ? Elle ne tremblait pas et n’hésitait pas… Elle se contentait de l’observer un peu.

« Je n’avais plus sentit de chaleur comme la tienne, avant que tu ne saisisses ma main, tu sais ? »

Elle lui sourit avec simplicité.

« Le froid, toujours froid. J’aime cette sensation et je la redoute à la fois. Tu n’as pas vu l’Hadès, celui auquel je mène. Personne, pas même un être tant répugné par la vie que tu peux l’être, ne peux aimer se perdre la bas. Ce ne sera pas une fin, juste une souffrance alanguie, sans plus personne. Ce ne sera qu’une solitude plus douloureuse que celle qui te saisis ici »

Elle s’approcha un peu de lui et ferma les yeux, son visage alors d’un blanc uniforme. Sans ces pupilles de jais pour le percer et lui donner de la vie, elle n’était qu’un doux masque de céramique.

« C’est tout ce à quoi mène une main aussi froide que la mienne »

Elle ne lui avait pas répondu, elle différait le moment de le faire. Elle voulait voir s’il réviserait son jugement, sa décision. Elle voulait voir s’il pouvait trouver ailleurs le froid qu'il désirait tant voir le saisir.
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MessageSujet: Re: Attente... [PV]   Mar 6 Fév - 17:53

**Est-ce vraiment cela que je veux?**

Il ne savait plus franchement. Il avait écouté les mots, les belles paroles de Sykanh, les buvant sans jamais sans lasser. Il ne comprennait toujour spas pourquoi était-il encore là, à ses côtés... Ou était-ce plutôt elle qui était aux siens? Difficile à dire, c'était tellement semblable, un choix ou l'autre, ça revenait à dire la même chose de toute manière. Malgré lui, il lâcha un soupir qui se fit plus fort que ce qu'il aurait voulu. Il semblait un peu perdu. Elle le forçait à se remettre en question, en quelque sorte du moins, et en fait, il détestait ça. Pourtant il ne donna aucun commentaire.

''Je sais pas...''

Il avait marmoné ces mots comme s'il regrettait de les avoir crachés. Peut-être aurait-il préféré les avaler pour les empêcher de sortir? Sans aucun doute. Bien sûr, il ne pouvait à présent plus les effacer. Il avait été dit. Plus les effacer? Quelle fausseté ridicule!Il le pouvait, il en avait le don.
Il se demandait ô combien la mort pouvait être comparé le vivant. Était-elle vraiment comme ce dont Sykanh la décrivait?Ou peut-être est-ce que la créature de glace se fichait de lui? Ça, il en doutait fort. Il doutait que ce qu'elle lui racontait était faux. à ses yeux à lui, s'en était impossible.

D'étranges pensés lui traversèrent alors son esprit, brusquement, sans demander leur reste. Il se demanda, si elle n'aimait pas tant que cela le froid, au final quoi, était-ce possible pour elle de revenir, sans toute fois quitter le doux réconfort que lui apportait cette souffrance dont elle était la légitime maîtresse?Il aimerait bien savoir, mais lui poser la question? Savoir ce qu'Elle désirait? Était il seulement pret à l'écouter?


''Dit moi..., Sykanh..., Si... si jamais jusqu'à présent personne n'avait pu te réchauffer, juste un petit peu... enfin, ce que je veux dire c'est... est-ce que, malgré l'habitude glacial dans laquelle tu vit, cela te plairait-il seulement de ne plus avoir froid? Enfin, non que je te le demande ou quoi que se soit... ''

Il se mêlait dans ses mots. Pourquoi? Il se sentait franchement idiot devant elle. Il ne comprennait toujours pas pourquoi il réagissait ainsi. Peut-être est-ce que cette ''femme'' provoquait un sentiment qui était un peu plus qu'un sentiment quelconque? Et si ce n'était qu'un jeu au final?

[HJ: désolé, c'est un peu court et pas fameux comme réponse, mais bon... -_-]
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MessageSujet: Re: Attente... [PV]   Mar 6 Fév - 23:12

Elle l’observait en silence, attentive à la moindre de ses réactions, au moindre des sentiments qui, furtifs, passaient sur l’étrange visage de Cronos. Elle lui avait très simplement posé une question, et le voilà qui doutait même de ce qu’il désirait. C’était ainsi, la vie… cette chose ingrate, que certains, dont elle, ne respectent plus. Cronos ne la respectait pas vraiment non plus, et au vu de son regard comme blessé et distant… il devait sans doute avoir des raisons de ne pas la respecter avec cette déférence que les serviteurs du bien adoptent.

Elle sourit, et lorsqu’il lui dit ne pas savoir, elle sentit en elle comme un élan. Un élan qui lui était devenu un réflexe. N’importe qui d’autre, elle l’aurait tué, juste là à l’instant de l’hésitation, car c’était en cet instant là que l’on se sentait le plus faible, et que plus que tout on désirait avoir du temps. Le temps, au moins, de se trouver une réponse. Mourir sur une hésitation, c’était plus abominable encore que mourir avec la certitude que l’on aimait la vie. Parce que là, on avait des regrets
On éprouvait de la colère, de la haine…

Celui qui doute, lui, n’éprouve que le sentiment de ne pas avoir achevé sa vie et, si l’on en croyait les légendes, il était condamné à errer. A errer dans l’Hadès, bien entendu. Avec Sykanh, tout du moins, on allait dans l’Hadès. Achevé ou pas, on y allait. Et là, la différence se faisait une fois profondément enfoncé, prisonnier de ce trop vague univers d’ombres. Ceux qui souffraient avaient un but, des semblables qu’ils croisaient sans pouvoir s’accrocher à eux… Mais ceux qui n’en avaient pas… ceux qui doutaient, pour qui, vie, mort, tout était inextricablement lié et surtout qui ne savaient pas s’ils désiraient ou non remonter… ceux là ne devenaient rien. Ils étaient là, mais un peu moins que les autres. Ils étaient seuls. Un peu plus seuls, par contre. Ils voyaient sans être vus, souffraient en silence, leur langoureuse plainte ne trouvant refuge que dans l’oreille de celui qui les avait tué. A savoir Sykanh. Et elle trouvait un certain plaisir à cela. Parce qu’elle n’était plus seule à souffrir. Elle aimait d’autant plus l’entendre de la bouche déformée d’elfes torturés. Mais ça c’était son histoire.

Mais elle pouvait aimer cet instant précis, fugitif et leste, d’hésitation au point de s’en sentir portée toute entière, elle ne tua pas Cronos. Elle le regarda, sensiblement plus proche de lui, sentait son odeur et le voyait se perdre plus profondément devant elle. Elle ne le rattrapa pas de suite. Elle le laissa un peu divaguer, puis fut saisie, elle, par les mots qui suivirent.
Le froid. Elle lui en avait parlé et sans doute avait-elle eut tord, car voilà que c’était lui qui la mettait mal à l’aise avec une question… pour le moins sensible. Le froid, l’aimait-elle ?

Elle plissa les yeux, son sourire s’attristant, tremblant légèrement. Il venait de la frapper sans le savoir, mais elle reprit toute sa contenance et se contenta d’hocher la tête. Elle avait abordé le sujet elle-même, et n’avait pas peur de lui. Elle pouvait continuer en paix, elle savait que s’il était puissant de par son pouvoir, et de par une perspicacité que lui-même ne soupçonnait pas… Il ne la blesserait pas davantage s’il voyait qu’elle souffrait. Il n’était pas comme elle, et leur douceur était toute différente. La douceur de l’elfe déchue était un poison car elle attirait à elle. C’était un envoûtant parfum qui ne menait à… rien. Mais la douceur de Cronos était toute autre. Elle était une caresse.
Sykanh sourit et prit la parole, sa voix simple, sans faiblesse… bien que basse d’un ton de confidence.


« Alors tu ne sais plus si tu veux mourir ou non ? Ne tombe pas au pied d’un serviteur de la mort sans savoir où tu veux aller… »

Histoire de ne pas le rebuter, de par sa réponse, et toujours à genoux devant lui, elle hocha la tête, signifiant par là qu’elle ne s’arrêtait pas là.

« Ce froid… je l’aime. J’ai toujours, même de mon vivant, vécu dans le froid »

C’était vrai, d’ailleurs. Alors pourquoi s’était-elle attachée à la chaleur de Cronos ?

« Je n’ai jamais vraiment aimé la chaleur, je trouve qu’elle souille… Rien, à mes yeux, ne purifie autant que peut le faire le plus mordant des vents glacés… »

Elle plissa les yeux, comme cherchant en elle-même la réponse. Son regard se promena sur les alentours. L’écureuil n’avait plus envie de la retrouver et, assis tout droit sur la pierre où elle était allé se poser, les regardait avec calme. La réponse. Elle avait un peu de mal à la formuler sans s’exposer. Elle finit par reporta son visage vers Cronos et ferma les yeux, son visage devenu alors un masque de porcelaine pâle, une fois ces pupilles le perçant assoupies.

« Mais pour un être souillé depuis toujours ou presque… plus rien, pas même le plus implacable des froid ne parvient à figer ce qu’il y a de sale en lui. En moi. Rien ne fige cet état moite et fébrile… Cette haine qui coule dans un sang maudit et dans un regard de jais… »

Les yeux toujours clos, elle sourit, avec un soupir comme résigné.

« Alors un peu de chaleur… Même si ça ne figera jamais… c’est une alternative à saisir. Tout est à saisir, lorsque l’on a pas d’espoir autre que celui de voir la souffrance quitter notre âme pour envahir celle qui nous fait face »

Sa respiration s’était faite lente… Ses cils, après un frémissement, se soulevèrent à peine. Sans reporter sur Cronos son regard, elle avait entrouvert les yeux. Seuls ses sourcils exprimaient cet état médian, en tremblant avec douceur. En silence…

« Saisir tout ce qui peut donner à une existence, si on peut parler d’existence, un minimum de relief »

C’était un peu ça. Elle aimait le froid profondément. Mais ne pouvait s’empêcher de se sentir transportée par un peu de… différence. Il était différent, lui.

« Peut-être n’aurais-je pas été touchée par la chaleur d’un autre. Peut-être même aurais-je tué ce même autre s’il avait réchauffé ma main. S’il avait souillé ma mort de sa vie »

Son sourire un peu triste, elle ouvrit finalement les yeux et considéra Cronos d’un air neutre. Elle était demeurée là, à genoux face à lui, dans la même position que celui qui l’avait suppliée de le tuer. Il n’y avait personne autour, elle le sentait, et n’avait donc pas à craindre d’intrusion. Elle n’était pas en danger.
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MessageSujet: Re: Attente... [PV]   Mer 7 Fév - 21:44

Douter... doutait il? Pas vraiment. Non il ne doutait pas, il était seulement confu. Il étcouta les mots de Sykanh avec attention. Non qu'il fut particuliairement passionné ou intéressé, mais voilà, tout ce qui venait d'elle semblait le faire prendre garde à ce qui se passait autour de lui. enfin... Elle semblait impatiente à son égart. Elle semblait.. comment dire? Différente d'il y a quelque minutes. Enfin...
Il finit par détaché les yeux d'elle, légèrement vexé, légèreent déranger dans sa manière de voir les choses. Que cherchait elle exactement?
Peu à peu, ses pensées s'éloignèrent d'elle, la laissant de côté. à vrai dire, ce n'était pas voulu. Il ne tenait pa sà l'oublier. Mais quelque chose l'y forçait. Quelque chose qui le rendait distant de tout ce qui l'entourait sur cette terre. Non il ne doutait pas. Il savait qu'il voulait mourrir. Ho oui il le désirait sincèrement. Mais la raison pour laquelle il avait répondu qu'il ne le savait était bien loin d'être du doute. Très, très loin de là.
Il avait dit cela parce qu'il n'aurait pas exactement su quels mots employer pour s'expliquer. C'est qu'il était tellement inculte et stupide qu'il n'arrivait même plus à dire ce qu'il pensait.
Bref, la raison pour laquelle il lui avait répondu cela était qu'il... qu'il n'avait pas le droit. Qu'il ne pouvait mettre fin à ses jours lui-même. longtemps pourtant, il s'était poser la question. Et nombre fois fut ses vaines tentatives suicidaires. Nombre de fois fut aussi ses recules. Ça lui était arrivé plus d'une fois de demander à quelqu'un d'autres de le tuer, parce qu'il s'en savait incabpable. Non qu'il ne le désirait pas. Il savait seulement que cela passerait moins inaperçu que si il se faisait massacré.
Normalement, se serait le contraire. Pas dans son cas. Son cas était, dison sle franchement... différent. Il était différent parce qu'en mourrant, il aurait hurlé sa rage, il aurait fait du al au être vivant du côté bien. Il aurait mit le blâme sur eux. Il les auraientblesser moralement... pas physiquement. Le mots font beaucoup plus mal que les gestes d'ailleurs. il avait un désir de vengence qu'il ne pouvait assoupir... simplemen tparce qu'il ne voulait pas lâcher sa détresse. Il ne voulait pas qu'on sache. Ce n'téait pas de leur affaire de toute manière. S'il mourrait, se serait dans l'inconnu et en silence. Pas autrement. Ainsi l'avait il décidé.
Il n'était plus aujourd'hui que l'ombre de lui-même et pensées inexistante dans un avenir déjà effacé, empoisonné par l'oubli.
finalement, elle parla de tuer. Tuer quelqu'un D'autre qui l'aurais saisit par la main de cett emême manière? Il la comprennait parfaitement. Puruqoi? Il l'ignorait. Il ignorait tant de chose de l'elfe, et pourtant, il n'avait pas chercher à la questionner. Il n'avait pas cherché à la drérenger dans son passé qui, sans doute, elle se plaisait à tenir sous silence. Et pouruqoi ne l'avait elle pas tué, lui? Qu'avait-il de différent des autres? Absolument rien...
il n'était qu'un incapable, stupide, crétin, qui ne savait rien du monde des vivants, qui ne savait rien du froid de la mort, qui ne savait même pas qui il était ou comment mourrir. qui n'arrivait même pas à mettre fin à ses propre jours. Il était un incrédule, un péssimiste qui n'avait plus d'espoir ni confiance en quiconque ou en quoique se soit.


''Tu as tord.''

Que disait il? Il l'affrontait? Ho non, elle avait vraiment tord. Souillé sa mains morte de sa vie? vie?! Quelle vie?!
sans pourtant relever les yeux, il continua.


''Souillé ta main... de ma vie... suis-je vraiment vivant finalement? en quelque sorte, oui. Mais...''

Il releva alors ses yeux paires vers son visage de marbre, tel un masque de porcelaine qu'on aurait abandonné. il n'y avait rien, rien dutout dans on regard. Qu'une fièvre rageuse, qu'un souffle douloureux dont la source de son mal restait imperceptible.

''Mais depuis longtemps je ne le suis plus. Mon crops, peut-être vit, mais pour ce qui est du reste... du.. mental disons, la vie ma fuis. elle ma brisé. Toi tu peux comprendre. Les gens ton trainé, écrasé. Ils ont fait de toi ce que tu es. Pourtant, il t'on offert un immense cadeau. Le don d'offrir aux mortels dans mon genre de mettre un terme à leur vie. Ne peux tu pas la leur accorder...?''

Il ne savait trop ce qu'il racontait. À ses oreilles, ses propres mots n'avaient plus aucun sens. Il s'échappait de lui, comme si se n'était pas lui qui parlait mais plutôt quelqu'un d'autre. Un autre lui, enfouis dans son âme. Un autre lui qui cherchait à faire surface. Un autre lui qui aimait ce qu'était Sykanh, qui aimait son oeuvre et qui l'appréciait vraiment... pourtant.
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MessageSujet: Re: Attente... [PV]   Sam 10 Fév - 2:38

[moi dodo moi crevée donc post sans doute plein de fautes ^^"]

Elle le regarda en silence, toujours ce long silence qui savait précéder ses mots, pour les peser, trouver les meilleurs… rebondir sur ceux du jeune homme qui lui faisait face. Elle les entendit, et alors ses yeux reprirent un peu de leur consistance. Son regard quitta le vague pour se fixer sur celui du jeune homme. Elle avait tord ? Ca la fit sourire, qu’il lui dise cela. Non pas parce qu’elle le dénigrait ou quoi que ce soit mais plutôt parce qu’elle ne l’avait entendu que trop souvent, qu’elle avait tord. Petite, elle avait tord de se croire immortelle, c’était son père qui le lui disait. Puis adolescente, vivante, elle avait tord de ne pas manger, tord de se laisser approcher par des inconnus et tord, enfin, de menacer plus fort que soi. Tord de vouloir entreprendre sa grandiose vengeance. Peut-être même avait-elle eu tord de se laisser mourir, tord d’accepter d’Anàrion qu’il fasse d’elle une chose, une ouvrière de la mort. Tord de définitivement ancrer en son cœur l’ombre de la haine et le délice du sang.
Tord de prendre du plaisir dans la mort ? Dans celle d’autrui, bien entendu. Dans cette existence qui n’en est plus une. Tord de tuer le bien et le mal sans distinction. De tuer la vie même.

Elle avait tord. Et là, qu’était donc ce tord dont l’accusait Cronos ? Ca la faisait sourire, légèrement sarcastique. Elle entendit la suite avec un sourire plus large encore. Souiller sa main de la vie de Cronos ? Qui parlait de cela ? Elle n’avait pas entendu ça, en tout cas. Cronos, si elle ne le tuait pas, ce n’était pas par égard à une main « souillée », car elle ne l’était déjà que trop et n’était plus du tout à ça près. Non, c’était plutôt autre chose. Par goût, par intérêt, elle n’avait pas la volonté de tuer ce jeune homme à la douce chaleur.
La vie l’avait fui… La vie l’avait brisé. Il voulait la briser à son tour, mourir, mourir comme Sykanh, c’était bien cela alors ? Et c’était à elle de le « tuer » ? Tuer un être déjà mort, quel plaisir y avait-il là dedans ?
L’atmosphère s’était un peu pervertie, en raison de cette requête, parce qu’elle mettait Sykanh en face d’un problème qu’elle n’avait guère envie de résoudre. Cronos, elle n’avait pas envie de le tuer parce qu’il lui faisait, en quelque sorte, du bien. Il souffrait, il était un échos vivant à ses propres démons.

Quelque chose, cependant, fit tilter Sykanh. Plissant soudain les yeux, elle s’approcha, près, très près du visage de Cronos. A moins d’un pouce de lui, elle susurra :


« Ce que les gens m’ont offert, ce n’est que la souffrance et la haine. Cette mort dont tu parles, je la leur ai arrachée. Et je ne la leur ai accordée qu’à l’ultime aboutissement de ma vengeance »

Elle battit doucement des paupières, sans reculer son visage de celui de Cronos. Il avait l’odeur musquée et agréable, que les vivants, bien souvent, n’aimaient pas et masquaient de parfums. L’odeur de la vie. Elle l’huma un instant, prenant tout son temps pour parler.

« Alors c’est un abandon face à la vie, n’est-ce pas ? Et c’est une délivrance que tu me demandes ? »

Elle sourit avec finesse et, à peine, éloigna son visage de celui de Cronos pour l’observer plus en détail. Il n’avait pas compris… ? Ou alors était-ce elle ?

« Je te l’ai dis, je n’offre pas la délivrance mais une souffrance pire encore. C’est ce que j’aime, ce pour quoi on m’a donné cette pseudo existence post-mortem. Je n’ai pas de valeur, pas de but autre que celui de voir la peur et la douleur tirailler les traits de mes victimes. J’aime leur donner une mort caressante, angoissante… Je ne délivre pas. C’est à toi de te délivrer, Cronos »

Elle haussa un sourcil.

« De plus, je ne peux pas te tuer, et ce pour plusieurs raisons… »

Elle toussotta un peu, son ton, faussement plus officiel, annonçait déjà qu’elle ne croyait que peu à ce qu’elle s’apprêtait à dire.

« J’ai besoin de toi, en fait. Et entre autre parce que tout ce que je t’ai dis, cette mort que je veux répandre, ces idées sur le mal et surtout le fait que des êtres comme moi, bientôt, s’en prendront et feront tomber Ynis… je veux qu’ils le sachent, sur l’île. J’ai besoin qu’ils sortent pour le vérifier… Et je leur en donnerais la preuve… En d’autres termes, j’aurais besoin que tu dises aux Sœurs Aleyna que tant qu’elles ne prendront pas les menaces de la Mort elle-même au sérieux, tant qu’elles ne nous envoient pas leurs vaillants gardiens… nous seront là pour tout ceux qui s’égareraient aux alentours de leur havre de paix. »

Elle plissa les yeux, puis, avec plus de douceur :

« Et puis… que tu le veuilles ou non tu vis et… »

Elle dévia son regard, ses pommettes pâlissant légèrement.

« Ta vie à toi m’est très douce… »

Un sourire plein d'une énigmatique lumière aux lèvres, elle baissa son visage et ferma de nouveau les yeux. Elle se languissait, à vrai dire, de savoir qu’elle allait être sa réponse. Si oui ou non il acceptait son rôle de messager… Mais elle avait hâte aussi de voir quelle allait être sa réaction face à ses derniers mots. De lui, elle ne s’attendait certes pas à de grandes entreprises, tant il semblait ‘sur le fil’, mais elle espérait un peu de le voir prendre en main la situation, juste pour le voir agir, pour voir ce qu’il était, lorsque l’ombre de la faiblesse qui régnait en lui se dissipait un tant soit peu.

Elle était ambivalente : cruelle et douce, créature de la mort, elle se nourrissait de vie, puis de douleur. Elle se nourrissait de ce que l’on avait à lui offrir, en général, et espérait, peut-être en vain, que Cronos n’ait quelque chose de différent du reste pour elle.
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MessageSujet: Re: Attente... [PV]   Dim 11 Fév - 19:47

Réaction? Eum... Il l'observa un instant, incrédule et, dans un court instant de lucidité perplexe, éclata d'un grand rire. Sans aucun amusant, sans aucun but, certes, mais un rire plutôt... étrange. Démoniaque? Ho, il y avait une petite pointe de démance sans doute.. mais se n'était pas ça. Peut-être de la folie? Non plus... quoi donc?... rien.. c'était simplement un rire vide, un rire qui ne signifiait rien de bien particulier. La fatigue avait simplement finit par avoir raison de lui, le rendan tpitoyable devant quiconque, le rendant plus que ridicule devant elle, particulièrement elle. Ar! Pourquoi est-ce que son visage ne cessait de le hanter? Ça n'avait plus de sens... plus aucun...
Il finit par se relever, se reculant en titubant, se tenant le ventre à deux main. Quelques petits rires fusait encore de sa gorge par sacade. Il finit par en avoir le hocquet. Il recula, recula... où allait t'il ? Il ne se contrôlait plus vraiment lui-même. Il n'était tout simplement plsu du tout lui-même. enf ait, la seule présence de l'elfe le rendant complétement dingue. Il ne comprennait pas. Peut-êtr edevait il fuir? Non...
Il n'alla pas bien, bien loin, peut-être à un ou deux mètres d'elle, pas plus. Il reprit tranquillement son sérieux, bien qu'il n'en avait plus vraiment. C'est comm si toute cette comversation précédante, il avait tout oublié. chaque mot, chaque syllable dites, comme s'ils n'avaient jamais existés.
Se tenant toujours ventre à deux mains, il tentait vainement de revenir à la réalité. C'était plus une épreuve qu'autre chose en fait. Il avait la tête basse, les yeux fixé sur le sol, sans détacher ses mains, toujours lier sur..s on ventre. On pourrait presque dire qu'il avait mal physique si on n'en connaissait pas le contexte.
Il semblait marmoner des trucs. Quoi? Difficile à dire. Il n'était plus vraiment lui. Comme sil était seul. Comme si Sykanh n'était plus là, près de lui, à un mètre ou deux tout au plus.


''... Conneries... autant crevé... ''

Ces mots sortaient de lui comme ils étaient entré. Ils étaient entré un jour, dans son passé, et depuis, ils l'empoisonnaient.

'' Disparaitre... ne pas avoir à exister.... droit? AUCUN! ''

Pourquoi avait il crié ce dernier mot? Difficile à comprendre. Il fallait, pour ça, connaitre qui il était, connaitre sa vie, son passé.... son histoire aussi pitoyable soit-elle... ou fut elle été. Cronos souffrait... en silence, en secret. Elle ne comprendrai tpas. Peut-être? Elle aussi souffrait. Pourtant elle ne semblait pas exactementên être incommodé. Lui, il l'était. Ça le rendait fou, dément. Il était confu.
Elle n'avait pas tord!... elle n'avait pas tord... Elle avait raison. Elle avait raison! et lui tord... tord, tord, tord!


''Bat le... tue toi! ... Personne.... solitude... massacre... trahison... assassin.''

Il revoyait tant d'images qu'il ne savait plus où il en était. il ne se reconnaissait plus lui-même.
Il leva doucement, les yeux, pas vers l'elfe de glace, pas vres la meurtrière. il ne les leva pas complétement non plus. Une tache blanche avait attiré son attention. Un peu telle une lumière dans l'obscure, dans son obscurité éternelle, dans son cauchemard malsain. Un écureuil...
Une étrange série de question lui traversèrent alors lesprit. Comment se faisait il qu'une créature aussi.. étrange qu'un écureil était animal domestique de la maîtresse de la mort? Il avait de la difficulté à saisir ce fait... enfin, qu'importe.

Les paroles de Sykanh lui revienrent en mémoire. Un messager... peut-être se rendrait il utile pour une fois. Ou peut-être la décevrait-il?


''... Avoir besoin de moi.... tu me demande... de... parler? Tu veux que je te dévoile entre... autres....''

Il eu de nouveau un petit hocquet nerveux, presqu'instinctif. Qu'attendait elle de lui exactement? rien deplus que de l'annoncer elle, au soeur, au gardienne de l'île? Il ne les connaissait même pas de toute manière. Bon... pourquoi pas? Mais un doute s'installa dans son esprit...

''Et si je te déçois...''

Il releva péniblement un regard fièvreux vers elle. Il ne lui demandait plus rien. Il savait qu'il avait tord et qu'il n'obtiendrai rien du tout d'elle. Comme il n'avait rien obtenu de l'alchimiste...t an tpis. De toute manière, il était trop... nul pour cela.

''Et si... Et puis, de toute manière, je fait que ça, tout faire raté''

Il se contrediait. Il la contrediait peut-être en même temps? ... tan tpis. Il n'en n'avait franchement plus rien à faire.
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MessageSujet: Re: Attente... [PV]   Dim 11 Fév - 20:49

Elle vit plus qu’elle n’entendit son rire, au départ. Elle le vit s’agiter sensiblement, sa respiration se saccader et son corps, petit à petit, se contracter. Mais même lorsqu’il riait, elle ne voyait pas dans le regard de Cronos la moindre joie. Pas de paix. Au contraire, au plus il riait au plus il lui paraissait… perdu. Souffrant, même. Elle n’en souffrait pas elle-même à proprement dire, mais… Bizarrement, ça l’affectait. Pour la première fois, le fait que la personne qui se trouvait en face d’elle ne trouve pas de repos l’épuisait elle aussi. Pour la première fois. D’ordinaire, elle était toujours antagoniste aux autres. Toujours leur opposé.
Petite : meurtrie sous leurs regards satisfaits… Adolescente : en paix avec leur sang bouillonnant et affolé sur les mains. Heureuse d’arracher à ses victimes un doux baiser de mort. Et là… là c’était un peu pareil. En paix à l’instant où les âmes adverses explosaient.

Mais là… elle n’était plus l’antagoniste de Cronos, elle était un échos. Se rendait-il compte de cela ? Sans doute pas, car ça l’aurait peut-être un peu calmé. Les yeux plissés et le visage neutre, elle s’apprêtait à lui parler lorsqu’il se leva et la laissa seule, à genoux. Il titubait, tel un homme îvre, îvre et perdu, et se figea à quelques coudées d’elle. Elle ne se leva pas, elle n’était pas gênée par sa position à genoux, et releva simplement la tête pour le voir sans problème. D’en bas, il semblait encore plus perdu, plus hésitant. Un être normal aurait du forcer son ouïe pour comprendre ce qu’il marmonnait, mais même de là où elle était, Sykanh y entendait quelque chose. Et plus que les mots, elle savait d’où ils venaient. Parvenus à bout, c’était le passé, l’histoire de l’homme qui prenait le dessus sur lui. Elle-même, à bout, sans doute dirait-elle à haute voix sa haine, où celle de ces foutus elfes qu’elle avait taillé en pièces de son vivant. Peut-être les langoureux mots qu’elle avait glissé à ses victimes seraient-ils pour celui qui la vaincrait. Peut-être ce verdict sévère jeté sur une petite elfe serait-il celui qu’elle jetterait à son nouveau bourreau. Assassin… trahison, massacre. Etaient-ce des mots qu’on lui avait asséné ?

Ne s’attardant pas sur ses questions, Sykanh continuait de l’écouter. L’écouter rire de ce rire désolant, l’écouter recracher comme par réflexe ses souffrances du passé. Elle ne réagit pas. Elle n’avait rien, elle n’était déjà plus là, d’ailleurs. Elle ne pouvait que l’observer, a genoux devant lui, et attendre qu’à nouveau elle ait une place dans le regard de Cronos. Sa proposition était peut-être la cause de sa crise, mais l’elfe déchue n’en avait cure. Elle était obligée de le lui faire. Si Cronos refusait, s’il n’était pas celui qui tirerait les larbins des sœurs Aleyna hors de l’île… Et si Sykanh ne mettait pas un terme à sa vie en cas de refus… Ce serait elle, alors, qui irait rejoindre ces âmes qu’elle avait pris du plaisir à détruire. Ce serait-elle, l’âme vague, noire, menée en grande honte en un lieu où elle avait guidé tant de créatures…

Et pour cela, pour espérer avoir une réponse, elle se devait d’attendre, la plus placide possible.

Elle ferma une seconde les yeux alors qu’il hocquetait, comme si d’une certaine manière, elle souffrait un peu de le voir dans cet état, sans pourtant rien faire. Puis, enfin, elle sentit à nouveau son attention se poser sur elle. C’était le moment. C’était étrange, comme scène. Elle à genoux, pourtant puissante, posée dans l’attente du verdict… et lui debout à balbutier. Alors il voulait bien. Il n’avait pas confiance, mais il voulait bien. Sykanh ne put totalement retenir un soupir quelque peu soulagé. Toujours prostrée, comme elle l’avait été petite, face à ses bourreaux, elle sourit en silence face à cette source de douce chaleur.

Finalement, ses cheveux formant une sorte de dentelle de lumière sur tout son visage, sur ce regard de jais, elle se releva. D’abord simplement face à lui, elle finit par s’approcher, et resta, un instant à un mètre de lui.


« Alors tu acceptes ? Tu as fais le bon choix… »

Elle ferma les yeux et un éclat de rire clair comme du cristal s’envola dans ce ciel banal.

« Oui, me dévoiler, c’est tout à fait ça. Leur dire qui je suis, d’où je viens, ce que je veux faire… »

Puis elle fut regagnée par le silence. Elle leva son visage et abîma son regard à l’étrange opacité dans cette voûte grisâtre, sale. Elle n’aimait pas le ciel, le jour. Il n’était pas défini, pas propre. Elle l’aimait d’encre, la nuit, avec cette lune d’argent pleine. Un masque noir où perce un œil d’argent, c’était comme un négatif d’elle, une image inversée de son visage. Elle aimait cet instant où sa peau captait la lumière claire de la nuit. Mais là, là elle n’aimait pas. La dentelle des fins cheveux d’argent dissipée par son geste, elle reporta son regard sur Cronos et avança un peu, jusqu’à ce que sa propre épaule touche celle du jeune homme. Elle ne le regardait pas dans les yeux, à côté de lui, en face de lui. Avec douceur, elle pencha la tête de côté, vers lui, et de nouveau couva de son regard sa nuque. Et de nouveau cette odeur, de nouveau une certaine proximité qu’elle provoquait. Elle sourit, et avec un soupir, dit simplement

« Il est des choses plus difficiles à accomplir, et si c’est à toi que j’ai confié une telle mission, Cronos, c’est que j’avais de bonne raisons de le faire. Ne tergiverse pas, maintenant que tu as accepté… Je pense que beaucoup plus de choses sont à ta porté que tu ne le penses… »

¤~ Et moi… Suis-je seulement à sa portée… Mieux : est-il à la mienne, cet être tout de chaleur et agité de cette douce mélancolie ? ~¤


Elle leva une main et, toujours face à lui, un peu sur le côté, elle effleura du bout des doigts son cou avant de faire un pas pour se retrouver dos à dos avec lui et attendre. Peut-être allait-il partir et enclencher le processus de la mission qu’elle-même avait. Peut-être allait-il se retourner. Peut-être avait-il envie, lui aussi, de capter à nouveau l’instant qui venait de se dissiper… ?
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MessageSujet: Re: Attente... [PV]   Lun 26 Mar - 23:58

Il n'était pas sûr de lui sur ce coup là. Il passa deux doigts sur sa joue et pencha la tête de côté, l'air un peu boudeur en fait.

''Euh... Sykanh...''

Qu'allait-il bien pouvoir lui dire? Il n'en savait trop rien en fait. Il ferma à demi les paupière, se plongeant dans un silence et une solitude incertaine. Non, il ne savait pas trop. Non, il ignorait. Mais, qu'ignorait-il?
Il ne savait pas s'il devait vraiment faire cela. En agissant de la sorte, il devenait un peu comme... enfin, vous voyez? Si elle voulait faire du mal sur l'île, il en faisait un peu lui aussi puisqu'il était le méssager de l'elfe. Enfin...
Il tenta de chasser les doutes de son esprit déjà tourmentés par des tonnes de bêtises. Il releva finalement ses yeux paires sur elle, elle au caratère si sauvage, elle à la peau merveilleusement douce. Elle au cheveux de neige, coulant dans son dos telle une cascade de glace. Elle aux yeux de jais, refletant sa mélancolie, réfletant la propre haine qu'il portait sur ce monde, haine qu'il evait pour l'homme et toutes autres créatures vivantes de cette terre misérable.
Il secoua la tête et froncit les sourcils. Pouruqoi doutait-il finalement? Il n'avait pas de raison. Elle était-là, un point c'est tout. Cela ne lui suffisait-il pas?


''...et si...''

Il glissa doucement ses mains tièdes dans ses poches. Son visages reprit bien vite son expression de constente défaitisme. Il l'était un peu de caractère aussi, à vrai dire. Il se lassait rapidement, abandonner sans raison, oubliait ou encore.. laissait tout tomber parce qu'il se laissait influencer par des paroles désobligentes à son égard.

''Et si ça ne fonctionnait pas? Et si, par exemple, on ne croyait pas un mot de ce que je leur raconterait? Et s'ils ne prennait pas la menace au sérieux?''

*Tu te pose trop de questions...*


[hj: c'est court, nul et je suis désolé tête de noix ><]
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MessageSujet: Re: Attente... [PV]   Sam 31 Mar - 11:42

Elle ne bougea pas d’un pouce, restée dos à lui. Ses omoplates un peu creusées dessinaient juste au dessus de son corset de petits croissants d’ombres. On aurait dit des marques d’acier sur cette peau diaphane…
Il avait peur de ne pas être cru ? Elle ne partageait pas ses craintes. Si on avait envoyé Anàrion en personne pour ôter aux sœurs Aleyna leur vie, il fallait qu’elles soient d’une certaine puissance. Et si Cronos avait son odeur, celle de la mort, elles le percevraient aussitôt. De plus, il y avait tous ces meurtres qu’elle perpétrait, chaque jour, aux alentours de l’embarcadère. Peut-être aurait elle dû, en fait, tuer également un ou deux gardiens. Elle avait vu parmi eux des enfants, des proies faciles. Si, enfant, elle avait eu la force nécessaire pour résister à un adulte, elle ne serait pas aujourd’hui dans cet état là. Mais elle avait préféré, jusque là, les considérer comme des témoins plus que comme des victimes. Ils devaient être là pour rapporter le manque de nouveaux venus… Mais s’attaquer à ces hommes et ces femmes là, qui aux yeux de Sykanh étaient les seuls véritables gardiens de l’île, aurait été également intéressant. Et leur disparition n’aurait pas manqué d’affoler les sœurs Aleyna. C’était précisément ce qu’il fallait faire.
Chopez le renardeau, et même le plus rusé des renards s’aventurera en dehors de sa tanière…


¤~ Quel dommage… je ne peux pas les enfumer… ~¤

Elle se tourna alors vers lui. Etrangement, son regard et son sourirent n’avaient rien de bien cynique ni d’aigre. Non, on sentait simplement sa détente et sa confiance. Elle haussa les épaules, puis aventura une main sous son corset pour en sortir une lame dans un fourreau. Il n’était pas bien grand, pas tout à fait une dague. Elle le tendit à Cronos.

« Cette lame a ôté beaucoup de vie. Fais-en donc cadeau à Emma Aleyna en l’avertissant, pour moi. Elle aura, je pense, le pouvoir d’y lire la vérité, et n’aura alors aucune raison de ne pas te croire »

Elle s’avança vers lui d’un pas tranquille et léger, pris sa main, et y déposa le fourreau. De sa main libre, elle referma les doigts de Cronos sur le cuir. Hochant la tête, elle sourit au jeune homme.

« Je le répète : si je ne savais pas que ça fonctionnerait, je ne te chargerais pas de cela »

Elle lâcha sa main et éleva la sienne pour laisser une infime caresse se promener sur le visage de cet être atemporel… Ces doigts effleurèrent à peine ses cheveux de jais. Elle n’avait pas de gène à faire cela. Elle n’en avait jamais eu, jamais n’avait été contrainte à quelque bienséance ou règle qui n’émanait pas d’elle. Et encore, pouvait-on dire qu’elle s’était elle-même régie par des règles ? Elle était plutôt guidée par l’arbitraire. Le hasard. Il se trouvait que là, sa main se trouvait bien, et cela n’allait à l’encontre de rien. Peut-être ce geste aurait-il une signification pour Cronos… mais elle n’en avait, en réalité, rien à faire.
Elle abaissa tout de même sa main, et observa le masque indolent et hésitant du mortel. Elle songea alors à quelque chose qui lui avait parût évident mais qui ne l’était pas nécessairement pour lui.


« Je me doute que tu dois le savoir, mais ne dis pas aux sœurs qu’il s’agit d’un accord que nous avons passé, tous les deux. Contente toi de leur expliquer quelle est la situation, et de dire que je veux qu’elle sâche… mais ne t’intègre aucunement là dedans. J’ignore s’il est une justice sur cette île… mais je sais par expérience que celle des juste est plus implacable que ne l’est celle des mauvais… »

¤~ Et moi je suis à mis chemin… je dois être pire encore ~¤


Elle sourit, les yeux plongés dans ceux du jeune homme à cette étrange chaleur.

« Je n’ai que trop fait les frais de cette « justice » pour les laisser te faire la même chose »

Non, ces bons ne tuent pas. Ils se contentent de briser. Elle avait peur qu’ils ne brisent ce que Cronos représentait. Qu’ils ne brise cette homogène mélancolie, où seule la colère, seule cette chaleur perçait de temps à autre. Elle ne voulait pas le voir plus éteint, pas plus qu’il ne l’était déjà… bien qu’elle ne désirât pas le voir moins mélancolique non plus. Non, il incarnait quelque chose qu’elle voulait absolument retrouver, un jour. Elle avait le pressentiment qu’elle le retrouverait. Il y avait dans la nonchalance de Cronos, un peu comme dans celle de Sykanh, une neutralité et une douceur qui lui plaisait beaucoup. A la différence près que la douceur de Sykanh n’avait, jusque là, qu’enveloppé un acier des plus cruels…

Elle sourit doucement, puis fit quelques pas en arrière. L’observant toujours. Personne ne l’avait atteinte comme lui, pas même Anàrion qui lui avait rendu la vie. Anàrion l’avait, elle en avait le sentiment, davantage considéré comme un animal de compagnie à disposition, sans pour autant l’avoir jamais touchée, qu’autre chose. Une présence, histoire de combler le vide laissé il y a des décennies, peut-être plus, par une famille. Elle était par trop différente de lui. Et s’il était celui qui avait fait d’elle un être en constant gain de puissance (elle gagne en pouvoir à chaque fois qu’elle tue quelqu’un) il l’avait tout de même enchaînée à un rôle dont elle ne pouvait se défaire. Elle n’aimait pas s’impliquer dans ces grandes histoires mais… mais sans ça, elle redeviendrait l’une de ces vulgaires âmes qu’elle-même escorte dans sa barque sur les rives stygiennes…


¤~ Il me manque, ce fleuve des morts. Si seulement Cronos pouvait le voir, sans pour autant que l’arrivée ne soit son terminal ~¤

A cette idée, elle sourit d’un air absent.
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MessageSujet: Re: Attente... [PV]   Mer 4 Avr - 20:46

Il se sentit un peu mal à l'aise lorsqu'elle referma ses doigts sur le manche de l'arme scintillant doucement dans un faible rayon lumineux provenant de ce si cher et doux ciel qui surplombait leur tête. En fait, c'était plutôt le geste plus qu'autre chose qui le plaça dans cet état quelque peu.. confu. Le simple fait que les doigts de l'elfe soient entrés en contacte avec sa chair d'une chaleur quelconque et ce, de sa propre volonté. Ça ne faisait pas même un heure qu'il discutait avec cette jolie créature que, sans trop savoir pourquoi, il avait l'impression de la connaître presque parfaitement. Son acte le surpris, parce qu'il se disait bien qu'elle n'était pas vraiment porter à agir ainsi... d'ordinaire du moins. Une série de questions se bousculèrent dans son esprit au même moment, s'entrechoquant et le frustrant par la même occasion.

Il baissa quelques secondes les sur cette objet tranchant qu'il tenait entre les mains à présent. Cette lame avait enlevé beaucoup de vies. Combien exactement? Ça, il ne voulu pas le découvrir. Pourtant, en elle, il y voyait quelque chose.. d'étrange... C'était une partie de Sykanh qu'il tenait, là. Une partie d'elle parce qu'elle s'en était servie pour tuer... sans doute. Il s'imaginait bien la manière dont elle avait pu s'y prendre pour mettre ainsi dont terme à des vies aussi quelconque que la sienne pouvait être aux yeux de beaucoup. Mais pas cette fois. L'arme n'avait pas enlever la sienne, sa maîtresse ne le lui avait pas permis. Pourquoi? Il avait du mal à en saisir la raison, à vrai dire.


''En faire cadeau à Emma...Emma truc machin chouette.. c'est ça?''

Ho.. Tant pis pour le nom de famille. Il n'arrivait pas à le prononcer, allez savoir pourquoi. C'était peut-être un peu trop compliqué pour lui, ou peut-être ne s'y intéressait-il pas, tout simplement. Fallait pas chercher trop loin non plus, lorsqu'on le côtoyait.
Il fallait maintenant se séparer de Sykanh, c'est ça? Il devait la quitter pour aller là-bas, sur l'île, dans le domaine de soeurs machin chouette? Il le regrettait presque. Il 'avait pas réelement envie de quitter cette créature. Sans comprendre, quelque chose en elle lui donnait cette douce et tendre impression de voir un sentiment qui s'éteind.. ou s'allume? Difficile à dire... Un feu ne peu naître lorsqu'il n'y a que de la glace...
Sauf que là, il avait du mal à croire que l'elfe n'était faite que de ce sentiment glacial et méprisant.


''Si je vais et obéit à toi... Te revairais-je?''


[Je me sens nul.. navré, encore, pourtant je suis motivé, je comprend pas xD]
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MessageSujet: Re: Attente... [PV]   Lun 9 Avr - 20:50

Elle sourit, attentive, en décelant sur le visage hésitant du jeune homme un malaise. Il coincidait non pas au moment où elle lui avait montré la lame, mais précisément à celui où elle avait replié ses doigts et touché sa peau. C'était donc bien le contact qui avait fait réagir le jeune homme. Pour Sykanh, c'était une chose plutôt habituelle. Elle n'avait plus que ce corps, et plus que ces sensations. La douleur, la douceur, le plaisir et l'enquilosement revêtaient tous une valeur différente de celle qu'ils avaient eu de son vivant. Ils étaient presque exacerbés, sans pour autant l'être de trop. Non, elle n'avait plus qu'eux, alors le contact, le toucher, l'odorat lui étaient plus précieux que tous les trésors de sa pauvre petite vie essouflée.
Elle se battait au corps à corps, tout le temps, et ce quelles que soient les caractéristiques de son adversaire. Elle ressentait la souffrance mais ne s'en préoccupait pas. Pire, cette souffrance devenait aussi intéressante que le plaisir. C'était donc en perpétuel contact avec son adversaire qu'elle évoluait. Une caresse sans fin qui par moment devenait morsure... c'était ça, un combat réel contre Sykanh. Et c'était de son humeur que dépendait la longueur de l'étreinte. Si l'adversaire lui plaisait, ça s'éternisait. Elle le fatiguait, tout doucement, presque avec respect, puis piquait, affolait pour sentir son souffle rauque, sifflant, s'accélerer tout contre elle. Elle adorait ça. Si l'adversaire était laid, pataud, et s'il ne dansait pas bien avec elle, elle était plus expéditive, et c'était tout juste s'il prenait, avant de mourir, conscience que le combat avait débuté.

Elle toisait alors Cronos dans ses moindres détails, dans ses gestes. Il n'était peut-être pas un combattant exceptionnel, mais il avait une grâce toute particulière. S'il avait du la combattre, il aurait tenu longtemps, contre elle. Ou plutôt, elle l'aurait tenu longtemps.
Elle sourit d'un air énigmatique...

La voix du jeune homme la sortit un peu de ses pensées, elle releva un regard intéressé vers lui, un regard sombre, qu’elle plissa d’amusement en le voyant taire le nom des sœurs Aleyna. Quel manque de respect cuisant ! Il était des terres où le nom du régnant était sacré, où la non connaissance de ce patronyme devenait un crime. Et lui, insignifiant petit manipulateur du temps, en dehors de tout, de la vie, de la mort, des ans et des heures, il prenait la liberté de l’ignorer. Elle aimait beaucoup cette nonchalance, en réalité. Elle avait un peu la même. Elle aimait le Styx, elle aimait se battre, mais le respect qu’elle devait à la Mort… Elle pouvait se la mettre… Non, aucun intérêt aux yeux de Sykanh. Ces êtres, par trop puissants, étaient suffisemment honorés sans les soins de Sykanh ou même de Cronos. Et qui honorerait des êtres pour qui ils n’avaient pas grande importance ? Sykanh était hors de la vie, hors de la mort. Cronos était hors de l’île, en cet instant précis. Ils étaient hors de tout, hors de ce qui prétendait diriger leurs existences.

Finalement, que ce nom ne lui vint pas aux lèvres rendait Cronos plutôt intéressant…


« Oui, leur en faire ’cadeau’ Ca suffira sans doute… »

L’elfe déchue lui sourit d’un air assez mystérieux. Ce qu’il lui dit ensuite l’amusa beaucoup. Les mots étaient maladroits, jetés ci et là un peu à l’arrache. Oui, il l’amusait, avec le côté bancal de l’homme léger et plutôt détaché.
Et pourtant, si détaché qu’il semblait être, quelque chose devait bien le troubler un peu, pour qu’il lui demande cela.
La tour blanche s’était avancée d’une case, et la voilà qui dressait un peu à sa hauteur un pion noir. Le faire pâlir, et ce de plein gré… Elle aimait cette partie d’échec, et la tournure qu’elle prenait…


« Si tu réussis… je pense que les défenseurs de l’île, les chevaucheurs d’ombre, ne vont pas tarder à pointer leur petits nez dehors… Tu trouveras bien un moyen de te joindre à eux ? »

Elle quitta son regard pour caresser les alentours du sien, d’un air pensif.

« Si dangereux cela soit-il… je ferait en sorte que notre route se croise à nouveau »

Et là, pour la première fois, elle ne savait trop comment agir… Elle ne partait pas encore, elle avait tout son temps. Toute l’éternité, en somme. Toute l’éternité pour mettre cet édifice de verre à bas.
Elle resta tout près de Cronos, et se contenta de lever une main sur le côté. Elle ferma les yeux, eut une inspiration sonore, et des ombres blanches se détachèrent du sol pour s’élever en tourbillons voluptueux. Sitôt qu’elles atteignirent les doigts délicats de Sykanh, elles semblèrent s’alourdir, adoptant les plis de la soie. Les ombres, transformée en une cape d’un blanc pur, se séparèrent définitivement du sol pour virevolter avec délicatesse, soulevée par la brise. Sykanh la jeta sur ses épaules et attacha la petite agrafe qui à elle seule suffisait à faire tenir la cape. Elle rabattit la capuche sur son front, masquant la longue chevelure d’argent.


« Désires-tu que je t’accompagne à l’embarcadère ? »

En vérité, elle rechignait un peu à se séparer de cet être là. Mais elle était consciente que c’était par trop dangereux, et pour lui, et pour elle. Elle n’avait que trop été humiliée de son vivant pour savoir que face à plus puissant que soi, elle finirait prostrée, faible. Cronos, face au seul supérieur de Sykanh, lui, finirait carrément mort…
Et elle…
Deux êtres risquaient leur existence, dans cette histoire. Qu’était, par rapport à cela, la frustration de la curiosité de Sykanh ? Elle prendrait donc soin de le raccompagner, de s’assurer qu’il reprendrait la route vers l’île d’Ynis… Pour le reste, même si lui ne se faisait guère confiance, elle était persuadée que ça fonctionnerait…
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MessageSujet: Re: Attente... [PV]   Mar 10 Avr - 23:06

L'embarcadère... Il se devait donc aller retrouvé les siens qui ne sont pas vraiment les siens. Il devait donc quitter pour retourner sur cette chère île qui ne lui est pas particulièrement chère à vrai dire.

''Ho.. personnellement, j'apprécirais d'être accompagné par toi.''

Il ne faisait qu'agraver son cas, là. Une étrange pensée frola soudainement son esprit. Que lui arriverait-il, à elle, si jamais tout cela échouait?
Il était péssimiste, certes, mais au moins, il était concient de ce qui se déroulait autour de lui. Il était peut-être méfiant, mais au moins, il ne se faisait pas avoir comme tant de gens. L'île? Il ne s'était pas non plus fait avoir par le rêve désillusionné des soeurs. Il était resté réaliste, pure et non souillé de leur belles paroles dites en l'air.

Il joua un moment avec l'arme, toujours serré au creux de la paume de sa main. Il se demandait combien d'êtres vivant elle avait pu tuer. Il l'aurait bien demander, mais ça ne semblait pas très approprié. Ho, et puis, il s'en fichait en fait.
Il releva rapidement la tête vers Sykanh, sans sourire, toujours portant ce masque vide de toute joie, ce visage à l'avenir effacé, ce regard échoué sur les plages de la mélancolie.


''Dit moi... Combien de gens a-t-elle volé la vie?... Enfin, je veux dire... la lame...''

Il parru brusquement gèné de sa question. comme prévu, il rata une occasion de se taire. Ça devenait une habitude chez lui, peut-être l'avait-elle déjà remarqué d'ailleurs.
Il rebaissa rapidement les yeux à même le sol, glissant ses doigts dans ses poches et rangeant l'arme à sa ceinture par la même occasion.


''Désolé. C'était une question idiote. Tu n'as pas à y répondre.''

C'était étrange. D'ordinaire, il n'était pas particulièrement mal à l'aise avec les gens. au contraire, tout ce qui sortait de sa bouche, ça sortait et puis c'est tout. Il ne se demandait pas si ça dérangeait son interlocuteur ou non, il parlait, point à la ligne. Mais pas cette fois, pas envers elle. En sa présence, il cherchait ses mots, s'embrouillait même avec eux, ne voulant pas l'insulté par accident, ne voulant pas non plus la blesser bien qu'il doutât fort y arriver un jour qu'il le veuille ou non.
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MessageSujet: Re: Attente... [PV]   Lun 16 Avr - 0:05

Avec un sourire qui étincela sensiblement sous la capuche, elle fit un pas en arrière et posa son regard calme sur l'embarcadère. Cronos s'en irait par là, offert aux bons soins de l'un de ces êtres qui avaient le pouvoir de le guider sur l'île. Un instant, l'idée de tenter de se glisser elle aussi dans la barque lui vint à l'esprit, puis elle secoua un peu la tête en signe de dénégation. Non, cette cape et même Cronos ne suffiraient pas. Sa présence est par trop dérangeante pour que les êtres vivants ne la tolèrent. De plus, elle n'était pas sur la "liste" des meneurs. Pas une digne invitée de Stellae. Non, rien ne lui permettrait de voir l'île d'Ynis Witrin par avance. Elle ne la verrait jamais qu'à feu et à sang, sa légendaire cité de verre brisée comme un vulgaire miroir.
Son regard adoucit, elle le reporta sur Cronos et dit simplement d'une voix douce :


"Bien"

Alors elle l'accompagnerait. Elle le laisserait partir, i lla quitterait elle pour retrouver ces gens biens... et elle, elle n'aurait qu'à attendre, encore un peu. Peut-être tuera-t-elle quelqu'un afin de tuer le temps? Une personne croisée au hasard de son errance, un démon pourquoi pas. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait plus eu de démons a se mettre sous la dent. A force de ne tuer que des gens bien, on classerait, avec cet odieux manichéisme qu'ont les êtres vivants, dans le camp des "méchants".

¤~ Et puis, les démons sont plus amusants à combattre. Souvent bien plus forts et moins déplorables que les "gentils" ~¤

Le voyant mettre la lame à sa ceinture, elle acquesça d'un air satisfait. Il trouvait sa question idiote, mais aux yeux de Sykanh, elle ne l'était pas plus qu'une autre. Et puis, quelle que soit la personne, quel que soit le sujet, son but, la façon dont il la touchait, elle répondait. Donner son identité, ses origines... Ca ne l'avait jamais empêchée, au final, d'immoler la personne curieuse. Mieux, ça ne l'empêchait pas, même au contraire, de prendre de plaisir à ses meurtres.

"Cette lame a tué de nombreux conteurs et nomades, de mon vivant... ainsi que les deux tiers des miens, une pelletée de voyageurs divers, et bon nombre de personnes qui désiraient rejoindre Ynis... Les autres victimes restent inclassable. Des démons, des effrits... Un peu tout ce qui a voulu jouer avec moi, en somme"

Elle fit une moue un peu puérile

"J'ai arrêté de compter, passé un moment"

Son sourire doux tranchant avec le fil de la lame que Cronos avait pris, elle effleura son épaule d'une caresse par la soie de la cape, et lui tourna le dos pour commencer à descendre vers l'embarcadère. Au passage, elle saisit Bestiole qui l'attendait toujours, et le petit rongeur alla s'enrouler autour de son cou à la manière d'une écharpe en fourure. Certes plus bruyante qu'une vulgaire pièce de poils dépecés.
Elle s'assura, d'un petit regard, que Cronos la suivait. Il lui semblait hésitant. Si cela était à mettre sur le compte d'une quelconque envie à rester à ses côtés, plus que de la flatter, cela aurait affermi ses certitudes : elle ne craindrait alors plus de le voir échouer, car elle saurait sans problème lui faire entendre le fait que le seul moyen de la revoir était que sa mission fonctionnerait. D'une part parce qu'il ne survivrait pas à une trahison dans le cas contraire, d'autre part parce que, simplement, les soeurs Aleyna ne se risqueraient pas à envoyer leurs chers petits chevaucheurs sur l'île s'il n'y avait pas danger.

Les chevaucheurs étaient les seuls véritables investigateurs d'Ynis. Les gardes suffiraient amplement à surveiller cette maudite pièce de terre, s'il n'y avait pas d'urgence.

L'envie de mettre à bas l'arrogance de tous ces maudits artisans du bien fit frissonner Sykanh. Les tuer, tous, en particulier les elfes... Cette idée lui tirailla les tripes, au point de l'en rendre malade. La haine, la haine lui donnait des ailes, mais la faisait souffrir, par moment...
Bienheureusement, Cronos, juste derrière elle, l'apaisa suffisemment pour qu'elle ne réprime cette douleur. Et ça n'était pas de la haine.


¤~ Sans lui, en cet instant, je serais malade... Grace à toi, mortel, ma haine se fait pouvoir et non handicap. Ces créatures vont subir le plus ignobles des sorts... Je veux de leur sang... ~¤

Elle se mordilla la lèvre et, son sourire soulagé de sa souffrance, se tourna vers Cronos pour laisser un éclat de rire lui échapper.

"Ne traîne pas trop, mon ami... nous avons de grandes choses à faire, tous les deux"

Ils arriveraient bientôt à l'embarcadère.
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MessageSujet: Re: Attente... [PV]   Mer 30 Mai - 0:37

Ses joues quelques peu rosées par le vent, le garçon se frotta le visage rapidement, cherchant à y cacher un malaise incompris. Le garçon, derrière le silhouette parfaite de l'elfe, se plongea dans un désir inconnu, un rêve, simple sentiment dénudé de tout sens pour lui. Il se disait qu'il devenait fou... rien de plus. Une simple question de pure follie.
Les cheveux de la belle coulant dans son dos en une cascade hivernal, il avait du mal à comprendre pourquoi elle n'était plus vivante.. du moins ne l'était-elle plus d'un certain côté. Il se demaindait ce qu'elle avait exactement pu endurer comme suplice pour qu'elle lui semble aussi haineuse envers tout ces êtres vivants de ce misérable continent.


''Sykanh? Pourquoi s'en prendre à Ynis et non... enfin... tu sais, à ceux qui t'on fait souffrir?''

On ne pouvait pas vraiment dire qu'il était 'une subtilité talentueuse. Au contraire, s'était là un gros défaux qu'était son manque de tacte pour les choses, quelles qu'elles soient. Ceci n'était qu'une simple question de curiausité. Il l'tait, c'est vrai. Peut-être devrait-il aussi apprendre à garder sa langue dans sa poche.

Il se lassa de marcher derrière elle et se dépêcha donc pour la ratrapper, partager le rythme de ses pas, de ses gestes. Il semblait envouté, prisonnié de cet seule créature quelque peu originale. Étrangement pourtant, il se sentait... misérable... pitoyble même, en sa présence. Il se sentait faible, du moins l'avait-il toujours était jusqu'à présent. Quelque en lui, un brin de méfiance, lui avait volé son peu de naïveté qu'il avait eu depus leur présence pour brusquement le ramener à la réalité:


*Elle se sers de moi... Le reste lui importe bien...*

Vérité ou simple impression? Il doutait... Le doute n'était pas une très bonne chose, il était le pire énnemie de la consience humaine, et en fait, il se laissait trop souvent manipulé par ce dernier.
Sykanh l'avait intrigué à ce point qu'il en avait oublié sa propre soufrance, sa propre douleur, son ennuie, sa lassitude; sentiments qui l'avaient pour ainsi dire poussé à quitté l'île, ne serait-ce que quelque instant, quelques minutes ou heures, seulement pour s'évader de ce lieu qui le retenait enchaîné à une vie de tourments, sa vie. Il savait que chaque être vivant souffrait d'une manière ou d'une autre, pourtant, il s'en fichait. Il se sentait seul, différent, loin de tout, loin d'eux, loin de ce que le mot ''vivant', pouvait reprsenter. Mais.. il ne voulait plus, tout simplement, écouter ce qu'on lui racontait.. il était... épuisé. Lorsqu'il avait répondu qu'il ne désirait pas mourrir, seulement arrêter de souffrir, c'était faux, un pure mensonge.
Déjà, dans le passé, il avait attenté à sa propre existence. Evidemment, on avait cherché à l'en empêcher, on l'eu questionné. Il avait ainsi donc répondu qu'il ne désirait pas mourrir, seulement arrêter de souffrir tout en créant de la douleur dans leur coeur de ceux dont il était un minimum proche.
En y réfléchissant, il avait lui aussi ce côté de haine, de cruauté pour la vie elle-même.


''Qu'est-ce qui va se passer, après? Tu vas me jeter comme une ordure?''
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MessageSujet: Re: Attente... [PV]   Mer 30 Mai - 1:36

Elle marchait, presque paisiblement, sentant dans son dos la petite source de chaleur qu’était Cronos. Elle le sentait même s’agiter un peu. Ca la fit sourire, sans qu’elle sache pourquoi. Passée la mélancolie, il l’amusait. En entendant la question de l’homme, cependant, elle sentit son dos entier se raidir. Elle ralentit un peu… Elle n’hésitait pas, la réponse était simple… mais comment expliquer une telle chose ? Elle n’en savait rien, et c’était bien là son problème. Comment décrire avec Cronos la souffrance qui avait su, avec les heures, les jours, les années, se transformer en haine ? Une haine sans fond, sans fin. Une haine redoutable.
Mais elle ne se retourna pas. D’ailleurs, elle ne répondit pas non plus. Son regard était clair, elle réfléchissait à la formulation. Elle songeait à ce qui se passerait, si elle lui en parlait. Est-ce que Cronos serait changé par les mots qu’elle profèrerait ? Changerait-il… Cela faisait un peu peur à l’elfe déchue. Elle ne voulait pas lui voir perdre ce détachement qui faisait de lui cet être exceptionnel, si particulier. Mais elle n’eut pas le temps de répondre qu’il la prit de court en la rattrapant à petits pas. Elle tourna la tête pour le regarder faire… Il avait vraiment une allure toute particulière, ce mortel. Il avait une stature qui ne devait appartenir qu’à lui. Elle s’en rendait de plus en plus compte. Pas la stature de ces figures de la mythologie, ni celle de ces maudits princes elfes. Il avait un visage plus marqué, digne des créations de l’époque baroque. Des personnages banals, de prime abord… Dont les expressions, dégageant un charme étrange, finissaient par s’imprimer à même l’âme de leur spectateur.
C’était un peu ce qui était en train de se passer en elle. Et… ça lui faisait peur.

Elle ne pu cependant s’empêcher de lui sourire avec douceur, et s’approcha discrètement de lui. C’était tout juste perceptible. Tout juste. Mais tout de même bien là entre eux, cette distance comme grignotée. Elle ne savait pas pourquoi. Elle ne savait plus. Mais elle était… bien. Il n’en restait pas moins cette question qu’il lui avait posé, et à laquelle elle ne savait toujours que répondre. Comment lui expliquer… ?
Elle réfléchissait, alors qu’ils allaient en s’approchant de l’embarcadère. Finalement, elle amorça un mot, qui mourut sur ses lèvres lorsque Cronos à nouveau lui parla. Elle fut un peu marquée par le ton de la voix du jeune homme. Le jeter comme une ordure… ?
Frappée, elle s’arrêta sur place, le laissant prendre un mètre, peut-être deux d’avance. Finalement, elle fronça les sourcils et le rattrapa. Elle saisit son bras, sans le serrer, mais se débrouilla pour le faire pivoter et le mettre face à elle. Il était dos à l’embarcadère, elle faisait face à la brume. Les rôles étaient comme… inversés. Elle avait les sourcils froncés, et le sourire qui planait d’ordinaire sur ses lèvres s’était évanoui. Elle le lâcha, sure qu’il ne bougerait pas, et lui dit d’une voix relativement sombre…


« Il y a des chances, oui »

Elle pencha la tête de côté, et cilla.

« Mais je pense que tu ne te figures pas la raison pour laquelle je pourrais te laisser… te laisser ensuite »

Elle s’approcha un peu de lui, et, tout près, plongea son regard dans celui de l’homme. Elle avait sur le visage une force qui signifiait bien que ce qu’elle pourrait bien lui dire n’était ni plus ni moins que la vérité. Sykanh tuait… cruelle, fourbe, un poison glacial. Mais s’il était une chose dont elle ne s’encombrait pas, c’était bien du mensonge.

« S’il ne tenait qu’à moi, je ne serais probablement pas ici. Je ne m’en prendrais peut-être même pas à cette île. S’il ne tenait qu’à moi, et que tu aies ainsi croisé ma route… Je n’aurais aucun mal à te répondre que tu te trompes. Que non, je ne te jetterais pas »

Elle leva le visage, pour mieux lui faire face. Ainsi près d’elle, il avait bien quelques pouces de plus.

« Mais je ne suis pas seule, Cronos. Et je ne suis pas libre de mes mouvements. Une marionnette… et mes fils, de jour en jour, se resserrent. Le succès me rend remarquable, et fait de moi l’être surveillé. La défaite me rendrait fautive, inutile. Insipide petit corps qui n’aurait qu’à flotter parmi les ombres des vallées de l’Averne. Je ne suis rien, rien sans cet ‘autre’, qui m’attend. C’est pour lui, aussi, que je te demande cela. Et je ne te cache pas que si je n’avais pu te le demander, j’aurais été contrainte de te tuer. Si je ne pouvais pas te demander cela, oui à ce moment là, tu serais comme jeté »

Elle fronça les sourcils et regarda sur le côté.

« Et crois moi je n’en ai pas le moins du monde envie »

Elle surveillait. Elle surveillait ce qui se passait. En ces lieux, elle n’était à l’abri de rien. Et il était dangereux de se confier ainsi à haute voix.

« J’ai souffert, jeune mortel. J’ai souffert. Toi aussi, je le sens. Et crois le ou non c’est ce qui fait ta valeur au jour d’aujourd’hui. Techniquement, je suis plus jeune que toi. Tu me demandais comment j’ai pu en arriver à devenir ce que je suis… ? Comment puis-je me laisser conduire par la haine ? »

Elle plissa les yeux, et déglutit

« Ils ont tué mon père, sous mes yeux. Ils étaient là, tous… tous autour de moi… Ils étaient grands, et très beaux. Nobles. Et moi je n’étais qu’une enfant, trop petite, génétiquement l’une des leurs. Et ils m’ont souillée de l’infamie présumée de mon père, et de la mienne, m'ont jeté à la figure, on jeté sur mon sang l'oprobe d'une accusation infondée. Ils ont souillé ma vue, m’ont fait le don de ce regard opaque, ce regard comme mort. Je les ai sentis brûler, j’ai senti mon visage entier brûler. Ils ont laissé une enfant qui avait tout juste vu 5, 6 cycles étendue dans cette clairière, aveugle, avec pour seul repère le cadavre de son géniteur. Ma mère… ma mère m’a infligé ce supplice. Et j’ai erré… aveugle, dans la neige, dans la glace… Et petit à petit la souffrance est devenue colère. Elle est devenue haine. Une haine incommensurable. J’ai tué ces créatures, mais je le regrette aujourd’hui »

Un sourire vint poindre au bout de ses lèvres… un grand plaisir…

« Oui… je regrette de ne pas avoir pu leur infliger ce même supplice, à chacun d’entre eux, avant… Je leur ai fais mal… mais jamais, je le sens, je n’en aurais eu assez. Seulement je n'ai plus d'elfe que la plastique, et un reste de nos sens exceptionnels. Mon sang a été destitué de sa magie... et non, quoi que je fasse jamais un être déchu n'aura le pouvoir d'entraîner quelqu'un d'autre dans sa déchéance. C'est un sort à sens unique. Ils ont eu raison de moi »

Elle s’approcha un peu et, contre toute attente, vint loger son front au creux de l’épaule de Cronos.

« Ma soif est insatiable, et c’est là ce qui fait que je ne suis qu’une ‘chose’. J’ai beaucoup de pouvoir… mais ma puissance ne m’assure aucune existence. Je réponds à tes deux remarques : ils ont brisé une enfant qui jamais n’a su grandir… Et qui jamais plus n’a pu exister… Qui jamais n’existera : c’est là le but de la déchéance. C’est là le but de ce jeu auquel se prêtent les beaux elfes… Celui auquel se prêtent les vivants. Alors, dis-moi, qu’est-ce qu’une créature qui n’a pas d’existence, qui plus est qui est sous le joug de supérieurs… mortels… Comment cette créature pourrait t’assurer de te ‘garder’ »

Elle ferma les yeux, toujours appuyée au creux de son épaule… Elle frémit.

« Je n’en ai pas le droit. Vis-à-vis d’eux… mais surtout vis-à-vis de toi »

Condamnée. Sykanh condamnée à la mort, par la main de sa mère. Par les soins d’Anàrion cette mort éternelle, errer comme une ombre dans le sillage de cet homme plein d’ambition. Et elle… elle qui n’avait le droit de refuser les lumières du pays des morts. Non elle était dans un inextricable piège…

Elle se redressa, demeurant tout de même très proche de son visage. Son regard, bien que mort, était intense comme jamais.


« Mais ce droit, je paierais cher pour le prendre… tu véhicules quelque chose de… d’étrange »
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MessageSujet: Re: Attente... [PV]   Lun 2 Juil - 0:25

(HJ: je suis désolé pour les fautes, ya mon clavier qui n'en fait qu'a sa tête)

Elle raconta, pour ainsi dire, son histoire. Chaque livre a sa propre histoire, aussi douloureux puisse être ce compte de fée, car compte fantastique la vie était belle et bien. Elle n'était, a dire vrai, rien d'autres qu'une simple illusion pour nous permettre de mieux rêver la nuit. Mais au fond de lui, il s'en fichait complétement. La créature immortelle le toucha de nouveau, frisson curieux le parcourant au même moment. Il aurait voulu la serrer contre lui a l'instant même ou elle vient se loger contre son épaule. Il eut l'amer impression qu'elle cherchait un moyen pour réconforter sa soufrance... mais qu'il ne pourait sans doute jamais lui satisfaire. Elle disait qu'il était étrange, différent dans sa manièere d'être ou d'agir. Du moins, c'est ce qu'il en compris.
Il ne dit mots, se délectant du doux parfum qui émanait d'elle. Il n'aurait su deviener de quoi il sagissait... pourtant, c'était délicat, attirant même dans un certain sens.
Un peu a contre-coeur, il la laissa se dégager de sa propre présence, l'observant s'éloigner légèrement de lui-même. Il aurat aimé la retenir encore un peu.. juste un petit peu plus longtemps.

Alors que le silence revenait entre les deux êtres, le garçcon, agassé par sa peur d'être en trop devant elle, il baissa de nouveau la tête, rejettant ses cheveux contre ses yeux, l'aveuglant, l'appechant de la voir, ou même de voir quoi que ce soit, a vrai dire. Elle disait qu'elle n'était qu'une 'chose'. Selon lui, s'était faux. Elle n'était pas une chose... loin de la. Une chose quelconque n'aurait pas su attirer son attention, n'aurait été autre que dans l'incapacité de rejeter l'indifférence qu'il porte sur les gens qui crosent d'ordinaire son regard si vain. Il se sentait, sans savoir pourquoi, révolté...
Serrant les poings, il releva la tête et lui hurla, sans pourtant lui en vouloir d'une quelconque manièere, sans vouloir la blesser plus qu'elle ne l'était déja...:


''Connerie! Tu n'es pas une 'chose'! Je veux plus t'entendre dire ça!''
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MessageSujet: Re: Attente... [PV]   Jeu 5 Juil - 16:23

Un corps mort comme attiré par cet autre qui laissait échapper sa douce chaleur. Elle ne pouvait se décider à réellement s’éloigner de lui. Ainsi, même si elle ne le touchait plus, même si ça n’était pas directement qu’elle se laissait envahir par sa chaleur, elle ne se défaisait pas du magnétisme du jeune mortel. Elle se prit à se trouver traversée par une idée étrange, pour elle. Celle d’avoir envie de faire perdurer quelque chose. Elle s’était pourtant faite, quelque part, à l’idée de ne plus être qu’un être de l’éternel perdu dans le monde de la mutabilité. Oui elle était comme perdue. Elle n’avait plus de sens que sous les ordres d’un supérieur au moins aussi arrogant qu’ambitieux. Elle n’avait pas de but. Non elle n’en avait pas. Simplement celui d’avoir sur les mains, sur son visage si doux sur ce corps frémissant le sang d’elfes. Elle était un insipide flocon de neige. Inutile, profondément vain. Elle n’était qu’un corps, qu’une marionnette agréable qui était prête à donner au premier venu les ficelles de ce corps, tant soit peu qu’il soit capable de lui offrir la liberté de tuer. De faire la seule chose que son corps ait jamais pu faire, ôter la vie… Le seule étreinte que sa chair ait jamais faite à un autre était celle de la mort, une ultime danse sensuelle, celle de deux organismes qui se perdent l’un en l’autre… Jusqu’à ce que le plus faible des deux ne s’éteigne.
Elle ne danserait pas cette danse avec Cronos. Non, elle resterait face à lui ainsi hors de portée, prise comme un papillon éphémère par la chaleur de ce corps vivant, incapable de l’étreindre et incapable de briser leur lien. Incapable de tout… Tout juste une machine à tuer. Elle amorça un geste vers lui, désirait lever une main et la passer sur le visage de ce jeune mortel. Sans savoir pourquoi, peut-être simplement pour imprimer en ses sens un masque le représentant. Pour le soumettre à son toucher et faire de ce lien quelque chose de concret.

Mais il baissa la tête et la coupa dans son élan. Elle ne bougea pas d’un pouce et se contenta de hocher la tête, les mèches lumineuses comme du cristal se glissant sur son front. Elle attendait, tendue vers lui, ce qui le poussait à baisser ainsi la tête. Elle avait sentit à quel point il était à l’aise, lorsqu’elle s’était lovée dans le creux de son épaule. Elle avait sentit comme une détente en lui, et comme une tension lorsqu’au contraire elle s’était redressée. Aussi était-elle surprise de le voir tenter de rompre le regard qui les unissait. Elle, le froid et la violence engoncée dans un gant soyeux de neige… Et lui, cette essence d’une douce mélancolie. Elle aimait bien leur duo… Elle aimait bien ce que produisait leur rencontre. Elle n’en démordrait pas. Elle resterait ce qu’elle était. Si Cronos avait été un être arrogant, foncièrement bon, sans doute aurait-elle coupé court à leur entretient de manière pour le moins brutale.
Mais son arrogance ne résidait pas là, aussi restait-elle plutôt droite face à lui, bien que toujours plus petite que lui d’une bonne tête. Elle perçu la crispation de ses poings, mais ne prononça pas un mot. Elle fut surprise de l’entendre hurler, tout à coup, et se contenta de fermer les yeux, de froncer les sourcils et de reculer un peu son visage, pour simplement se préserver du volume sonore. Les elfes avaient l’ouie fine.
Elle plissa ses lèvres, et ne souffla qu’une fois la voix de Cronos éteinte. Elle n’avait pas fait un pas en arrière, mais se contentait de se tenir là et d’essuyer ses propos. Finalement, elle releva les yeux vers lui, et fronça les sourcils. A son tour, elle serra les poings.

Elle sembla bomber le torse, légèrement cambrée, puis secoua la tête et leva une main vers le visage du jeune homme. Sa main délicate hésita. Comment un instrument si harmonieux pouvait-il si facilement ôter la vie ? Elle effleura la côté de son visage, son regard suivant le geste avec attention, puis descendit dans son cou. Elle s’approcha un peu, son corset effleurant le torse du mortel. Elle glissa finalement sa main dans le haut du dos de celui-ci et s’approcha un peu plus. Elle garda son autre main plaquée entre eux, et posa sa tempe sur son épaule. Elle lui dit alors d’une voix un peu éteinte :
« Et que dirais-tu alors, toi ? Si je ne suis pas une Chose, que suis-je ? » Un sourire et elle souffla un peu dans le cou de Cronos. Plus précisément, elle expira doucement, un souffle froid. « Mes mains froides… Mon dos, mes jambes… » Elle déposa dans son coup un baiser plus léger qu’une caresse… « … mes lèvres mêmes… Mon corps à perdu tout ce qu’il avait de vivant. Ne lui restent que ses sens avides… Que des nerfs, des os et des muscles tendus par ma seule volonté… Tels les fils d’une marionnette » Elle serra un peu son étreinte et soupira. Elle écarta son visage de son cou, savourant la dernière caresse qu’y firent les cheveux de jais du jeune homme, et lui fit face. La main qu’elle avait glissé dans son dos revint à son visage, sous son menton elle la garda sur son cou. En temps normal, subir de la part de la créature de neige cette caresse était la promesse d’une mort des plus douloureuses. Pourtant, il n’en était alors rien. Elle se contenta de crisper son dos, de creuser un peu ses omoplates et de lever un regard noir vers lui. Elle était plus froide, car il avait saisit en elle une corde des plus sensibles. Elle le lâcha, recula, ou plutôt tituba en arrière, puis se planta dans ses jambes et avec un regard plein de regret lui demanda : « Alors Cronos, dis-moi ce que je suis, si tu ne veux plus m’entendre te donner ma nature. Dis-moi quelle nature tu octroierais à un être sans vie, assujetti à plus puissant que lui. Je suis leur instrument et me conforte dans cet état. Si je ne l’étais pas, je n’aurais plus de raison d’être et je redeviendrais une vulgaire âme flottante, informe… Non tu as raison, à ce moment là, je ne mériterais même plus le nom de chose, car pour cela il faut encore être une présence »

Elle souffla d’un air dédaigneux puis jeta un regard froid sur l’embarcadère, non loin de là. « Je n’ai rien excepté la mort. Je n’ai pas le droit de posséder quoi que ce soit, car ce serait m’offrir un ancrage en ce monde. Et non… je n’ai pas plus le droit d’avoir ici une existence que je n’en ai de pénétrer ton île »

Le regard qu’elle leva vers lui était différent… Il était plein de sa détresse. Quelle réponse lui donnerait-il ? Une réponse qui serait déterminante pour Sykanh… bien que Cronos ne s’en doutât pas.
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MessageSujet: Re: Attente... [PV]   Sam 7 Juil - 22:19

**Je.. hu.. je sais pas.., mais tu n'es pas ça...**

S'il ne tremblait pas, il avait peur qu'elle ne s'éloignât trop. Il était bien avec elle, il était bien contre elle, contre ce corps de glace qui arrivait a appaiser cette fièvre haineuse qui le brulait et dévorait ses entrailles depuis trop longtemps. Elle le soulageait de ses propre fantôme par ce simple regard douloureux qu'elle posait sur lui.
Il l'écouta pour ainsi dire se dénigrer et se déscendre jusqu'a n'être, finalement, plus rien du tout. Ses jambes semblèrent vouloir fléchir, incapable de suporter le poids des mots. Ou n'était-ce que sa propre consicence qui le poussait a vouloir tomber du haut de son pied d'estrade?


''Sykanh...''

Un lourd silence avait fini par s'imposer entre les deux créatures, un silence lourd en conséquences. Il fit son premier par vers elle, fatigué de la voir s'avancer vers lui, le froler, le toucher.. pour ensuite fuir.
Il était tout prèes, ses pieds touchant pratiquement les siens. Il ne la fuit plus, il laissa son regard péntrer le sien sans hésitation, sans résistance. Du bout des doigts, il carressa sa froide main. Remontant le long de son bras, il alla jusqu'a carresser sa joue.


''Tu est... l'antidote qui me soigne de mon indifférence, le souvenir qu'on n'oublie pas...''

Il glissa délicatement sa main dans ses cheveux de cristal en casacade hivernal.

''Tu es la rose des glaces qui appaise la fièvre qui me hante depuis tant d'année...''

Il fini par cesser d'ainsi entrer en contact avec elle, laissant moellement retomber son bras inerte le long de son corps . Était-ce une question de honte? De peur peut-être? ... Peut-être aussi ne voulait-il pas l'éloigner d'avantage de lui. Il ne la vouayit pas comme cette chose amer dont elle se considèerait être.. c'était difficile a expliquer, un sentiment indéchiffrable, innexplicable surtout.

''Et tu es aussi la plus belle créature que mon regard aie pu rencontrer...''
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MessageSujet: Re: Attente... [PV]   Sam 7 Juil - 23:49

Elle perçut son malaise et l’attribua tout d’abord à de la gène. De la réserve, de la peur, de la timidité… Qu’importe elle n’aimait pas vraiment cela. Non, elle eut du mal à percevoir en lui quelque plaisir à sa caresse. En même temps elle le comprenait. Qui aimerait subir la caresse d’un corps aussi froid que le sien ? Les êtres chauds souffraient du froid, c’était bien connu. Inscrit à même leur essence. Comment pourraient-ils, au juste, prendre du plaisir à un contact qui entrait en contradiction totale avec leur constitution ? Elle ne lui dit rien, ne lui fit pas le moindre reproche, mais songea cependant à reculer. Elle était lassée de s’approcher ainsi. Elle trahissait sa nature avec cet homme… Et cet homme la craignait tout autant que ceux à qui les caresses qu’elle offrait étaient celles de la mort. Ses yeux quittèrent son regard et elle amorça une retraite lorsqu’il effleura sa main. Elle se figea dans son élan, et revint doucement face à lui. Du regard elle suivit ces doigts qui remontaient le long de son bras. Il était doux. Très doux. Et sans le savoir sans doute, il répandait sur le trajet de sa caresse une chaleur à laquelle elle n’était plus habituée. Cette fois, elle ne la lui volait plus. Il la lui offrait de son plein grès.
Elle sentant la main du jeune homme s’enfouir dans son cou elle pencha sensiblement la tête dans la direction opposée comme pour lui faciliter la tâche, les yeux un peu clos. Alors qu’il laissa ses doigts errer sur sa joue, ce qui pour elle était exceptionnel, elle l’écouta parler.
Personne, de toute son existence, n’avait jamais impunément touché à son visage. Elle tenait ça de son état quasi-sauvage. Elle avait grandit seule et dans la haine, et n’avait donc toléré de contact que ceux qu’elle décidait d’elle-même. Or cet homme là outrepassait ce qu’elle lui avait explicitement autorisé de contact. Et il atteignait une zone des plus sensible pour tout combattant sauvage. Mais c’était de bonne guerre, après tout. Elle avait posé sa main sur le cou de celui-ci. Il l’avait laissée faire sans méfiance, sans se douter, même, qu’il s’agissait là du geste le plus mortel qu’elle pouvait faire. Le touchant là, elle avait une voie directe pour le cœur, le cerveau, les poumons. Il lui suffirait de simplement geler l’un de ces organes pour mettre un terme à l’existence de sa victime.
Mais décidément, cet homme ne devait pas posséder les traits d’une victime. Pas non plus ceux d’un adversaire.
Alors elle était un antidote, un souvenir ? N’était-elle pas plutôt une ombre mortelle, un poison invisible ? Leur point de vue était radicalement opposé, mais cela, elle s’y était bien entendu habituée. Cela dit, elle se serait contentée de moins pour se trouver troublée. Un antidote à l’indifférence… ? En si peu de temps ? Depuis combien de temps le connaissait-elle au juste ? Si peu de temps. Elle afficha une moue peu convaincue lorsqu’il plongea sa main dans ses cheveux. Là aussi elle ne tolérait pas que l’on y touche. Ils étaient longs, et tenir une femme par ses cheveux, c’était la retenir prisonnière. Pour cette raison sans doute que c’était la première chose dont les hommes s’emparaient lorsqu’ils devaient leur faire violence. Mais une fois encore elle ne réagit pas et se contenta de clore les yeux avec un froncement de sourcils. Les mots qu’il ajouta rouvrirent ces yeux d’un coup. Elle les plissa et frémit. Quelle était, au juste, cette fièvre… ? Elle se surprit à éprouver de la curiosité, ce qui n’était jamais au grand jamais le cas. Elle ne se mêlait que de la santé d’autrui, pour voir quelle serait la plus douloureuse des les manières de mettre un terme à leur vie. Et pourtant là elle était intriguée par cette fièvre.

Mais ce fut la fin de l’instant et déjà il abaissait sa main. Elle ne resta pas vraiment sur sa faim, bien que quelque part elle eut été contente de le voir oser davantage. Elle eut été satisfaite de lui voir un peu de son propre orgueil, un peu de son indécence. Mais il n’en était rien, et elle sentait qu’il avait fini de jouer son tour. Alors c’était à elle ? Que faire face à ce type ? Elle avait envie de reculer en fait. Elle n’aimait pas qu’il réussisse si vite à la faire mettre entre parenthèses son essence. Celle du meurtre, de la mort. En fait, il avait tout gagné à l’instant où, en arrêtant le temps, il avait su flanquer à son cœur un coup.
Elle devait redevenir elle-même. Elle devait se retrouver un peu… Sensuelle, elle l’était oui… mais sensible…
Elle fronça les sourcils lorsqu’une fois de plus la voix de Cronos s’éleva entre eux, basse. La plus belle créature ? Mais quelle créature avait une odeur plus infâme que celle de la mort ? Quelle créature était saisie d’un froid plus mordant ?

Elle cilla, quitta le regard du jeune homme des yeux, puis recula, comme il le redoutait. Elle se trouvait faible. Beaucoup trop. Crispant les poings, elle alla jusqu’à enfoncer ses ongles dans sa chair. Elle ferma les yeux, fronça les sourcils, puis prit une inspiration avant d’enfin lui refaire face. C’était là. C’était là ça s’agrippait. Elle devait faire quelque chose. Elle devait jouer son tour, c’était son moment.
Alors elle refit le pas qui les séparait, se dressa sur la pointe des pieds…

Une simple seconde. Une seconde qui sembla durer. Seconde durant laquelle, simplement, elle déposa ses lèvres diaphanes sur celles de Cronos. Le geste était très doux. Elle le prolongea un instant de plus avant de retomber sur ses talons et de rester là l’espace d’une poignée de secondes. Puis elle fit un geste qui, de prime abord, semblait destiné à la plaquer à lui. En réalité, elle l’effleura, et passa à côté du jeune homme. Elle s’éloigna de lui. Elle se dirigea vers l’embarcadère, celui qui devait l’emporter loin d’elle. Enfin, non pas loin, mais tout du moins dans un lieu où elle ne pouvait se rendre. Un lieu de bonté où non, non elle ne mettrait jamais les pieds et c’était bien ainsi. Elle n’y serait pas à sa place. Tout comme la place de ses lèvres n’était pas sur celles de Cronos. Il la considérait comme un souvenir indélébile, et ça non plus ne devait pas être le cas. Elle risquait sa peau, et lui aussi à cette simple idée. Qu’elle l’apaise, qu’elle influe sur les vivants était tout aussi proscrit. En clair, si quelqu’un venait à prendre connaissance de ce qu’elle était pour Cronos… et de ce qu’il était pour elle… Ils seraient perdus tous les deux. Elle n’aurait plus jamais de sang elfe sur les mains. Elle ne pourrait plus se venger… Plus les sentir mourir.
Elle ne pourrait plus rien à cause de lui.

Elle serra à nouveau les poings et, ignorant s’il l’avait suivie ou non, supposant que oui puisqu’elle se dirigeait vers l’embarcadère, elle murmura :
« Bordel » Ca résumait plutôt bien les choses, en fait. Comment se tirerait-elle de là, maintenant qu’elle avait demandé son aide à Cronos ? Et surtout, en avait-elle envie ?
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