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 Jarann: fictions et textes ...

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Jarann Anagward
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MessageSujet: Jarann: fictions et textes ...   Jeu 6 Juil - 20:00

ma dernière fiction, qui, pour une fois, est terminée ...

Le contexte:
Un monde nommé Gaïa, ayant une mythologie proche de celle des Grecs antiques, avec des Dieux différents et parfois ennemis. Il y en a cinq principaux, Niael (Athéna), Suena (Apollon), Ryûha (Hadès), Sédia (Aphrodite) et Saen (Poséidon). L'histoire prend surtout en compte Ryûha et Niael, qui sont les deux Dieux les plus opposés, l'un étant le Mal l'autre le Bien (je vous laisse deviner qui est qui ...)
Saen se rapproche de Ryûha tandis que Sédia et Suena sont plus proches de Niael.

Description des persos principaux:

Jarann, le Grand-Prêtre de Ryûha (équivalent de Satan ou de Hadès), est un Archange Déchu. Ancien fervent de Niael, il a été corrompu par Ryûha lui-même, il y a de cela plus de neuf cents ans. Il est maintenant le Chef du Culte de Ryûha, et tous les fidèles serviteurs du Mal lui obéissent au doigt et à l'œil. Il est réputé pour sa cruauté et sa violence, ainsi que pour sa froideur. Nul ne l'a jamais vu, hors des hauts dignitaires de son propre Clan.

Mishimo Kanopa est le Chef des Templiers de Niael (équivalent de Athéna), un Démon déchu. Il est en quelque sorte le contraire de Jarann, puisqu'il a été un fidèle de Ryûha avant de quitter le Clan. Il a été longtemps torturé et mis à mal par les seconds de Jarann, avant de rejoindre Gaïa. Il est un combattant hors-paire, loyal et courageux, refusant le déshonneur. On le dit capable de vaincre dix hommes en même temps sans user de magie. Il possède un don de soin et sait comment utiliser la Terre.

Onoï est un Ange, ami de Mishimo, son cadet de deux cent quatre ans. il a toujours suivi les voies de Niael, et les suivra toujours, c'est ce que pensent de lui ceux qui le connaissent. Il peut lire dans les pensées et créer des illusions.

Loràlch est un Garou, en qui un ange s'est réincarné. Cet Ange était un opposant de Ryûha, qui a tenté de le tuer, en s'introduisant parmi ses proches. Il a été tué par Jarann, et ainsi, Loràlch est le seul fidèle de Niael à pouvoir reconnaître le visage de l'Archange déchu. Loràlch est un Loup-Garou, mais sa métamorphose est un mélange entre l'Ange et le Loup, puisqu'il se change en un loup ailé. Sous ses deux formes, humaine et bestiale, il maîtrise le Feu.



Introduction: la Haine fleurit dans le champ de la Vie (titre sans rapport avec la Fiction Laughing scratch bounce )


Mishimo, le Grand-Templier de Niael, rageait et pestait. Ses amis, ses compagnons, tous fuyaient la ville. Seul restait avec lui Onoï Attroda, son ami d'enfance. Pourquoi tout le monde partait-il ? Simplement à cause d'une personne, Jarann, le Grand Prêtre de Ryûha, qui avait ordonné à ses fidèles de tuer les ennemis de son Culte, c'est à dire tout le monde. Les meilleurs assassins, les Templiers Noirs, les voleurs à la tire, les brigands, tous s'étaient en priorité jetés sur eux, les adeptes de la Guerrière, principale opposante de Ryûha. En trois jours, deux cents treize morts étaient pleurés dans la ville, dont cent quatre-vingt douze fidèles de Niael.
Alors, la panique s'était déclenchée, l'exode avait débuté. On voulait partir loin de cet enfer sur terre, loin de ces maudits prêtres en robe noire, loin de la mort. C'était compréhensible que les citoyens partent. Mais que les Guerriers, les Protecteurs de la Cité acceptent de s'enfuir, c'était inimaginable pour Mishimo. Et pourtant … pourtant cela se passait, en ce moment même.
Sur le chemin de ronde, les deux hommes dont la silhouette se détachait clairement voyaient partir Astariòn le Juste, Nagohar le Brave et Sulkar l'Intrépide, les Trois Gardiens de la Ville. Ils partaient, sans tambours ni trompette, comme des lâches, eux les guerriers renommés dans tout le Royaume. Mishimo, abattu, ne savait plus que penser.


Mishimo: "Devons-nous les suivre ? Devons-nous abandonner tout ce que nous défendons ? Seuls, que pourrons-nous faire ?"
Onoï: "Messire ! Notre place est ici, nous ne pouvons fuir ! Des innocents sont encore là, et si nous partons, ils mourront !"
Mishimo: "Et si nous restons, qu'adviendra-t-il d'eux ?"
Voix: "Je trouve cette remarque bien défaitiste. Où est passé votre énergie et votre optimisme sans faille, messire Mishimo ?"

L'intonation de la voix était ironique, sans conteste, sarcastique même. D'un seul mouvement, les deux Templiers se retournèrent, l'arme au poing, en garde. Ils abaissèrent leur arme, voyant qui se trouvait face à eux.

Loràlch: "Hum, vous êtes nerveux tous deux. Assez pour ne pas m'avoir entendu arriver et pour ne pas reconnaître ma voix. Détendez-vous, les fidèles du Dieu Noir sont assemblés en leur Temple pour une cérémonie."
Mishimo: "Nous venons de voir passer les Gardiens mon ami … sais-tu ce que cela signifie ? Même eux ils abandonnent la Cité."
Loràlch: "Raison de plus pour rester, non ? Il faut bien que quelqu'un surveille les quelques ouailles décidées à ne pas quitter leur foyer."
Onoï: "C'est vrai, on ne peut les laisser sans protection. Néanmoins Messire, si vous décidez de partir, je vous suivrai pour affirmer que ce n'est pas par lâcheté."
Loràlch: "Moi je resterai ici, c'est ma ville, ma vie. Sur mon Âme, je jure d'y mourir."

Un silence pesant s'abattit sur eux, bientôt coupé par un effroyable hurlement d'agonie. La douleur se ressentait dans ce cri, et les trois hommes frissonnèrent, troublés. Ce cri était-il un signe de la Déesse ? Si oui, comment l'interpréter ? Seul Mishimo devait choisir. Et cela rendait l'acte encore plus délicat. Devait-il causer la mort d'une personne de deux personnes supplémentaires ? Mais que diraient les hommes si les Templiers de Niael fuyaient le danger ?

Mishimo: "Je resterai … Mes amis, je vous dois déjà beaucoup, et je tiens d'ors et déjà à vous dire que vous avez été les meilleurs compagnons. Loràlch … tu parlais d'une cérémonie. Quel genre ?"
Loràlch: "Une cérémonie d'horreur … je m'étais juré de ne jamais parler à quiconque de cela, mais les Prêtres Noirs ont trouvé un très ancien Rituel, que je connaissais. Un rituel d'Ouverture, permettant de créer un Portail Magique entre deux Mondes. Et Jarann ne fera pas un lien entre la Terre et Elision."

Mishimo regarda Onoï, qui semblait pétrifié à ces mots. Créer un Portail Magique entre la Terre et les Enfers ? Pour que les Démons puissent s'abattre sur le monde, pour que Ryûha réussisse à poser le pied sur Gaïa ? Cela semblait inimaginable, mais Jarann était si imprévisible, que cela ne surprit pas Mishimo. Oui, l'Archange Déchu était capable de faire cela. Il fallait l'en empêcher, ou il serait trop tard.
Un nouveau hurlement retentit, et les trois guerriers se mirent en route. Ils se dirigeaient vers les Sanctuaires, pour trouver Jarann et le tuer avant qu'il ne réussisse à faire venir Ryûha sur terre. Mishimo décida que Loràlch et Onoï s'occuperaient des gardes tandis que lui tuerait le Grand-Prêtre. Il était loin d'avoir la mission la plus simple, même s'il n'aurait qu'un ennemi.


Dernière édition par le Mer 12 Juil - 23:15, édité 1 fois
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Jarann Anagward
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MessageSujet: Re: Jarann: fictions et textes ...   Jeu 6 Juil - 20:01

1ière partie: Pour la Vie.

Loràlch savait comment trouver le Grand-Prêtre, car il n'était pas un espion pour rien. Il mena donc ses compagnons jusqu'à un souterrain sombre et humide. On pouvait sentir l'obscurité, tant elle était épaisse, et l'angoisse prit Mishimo à la gorge. Cela n'était-il pas trop dangereux ? Où allaient-ils arriver ?

Loràlch: "Faites attention, plus un bruit, il peut y avoir des gardes."

Acquiesçant inutilement dans le noir, Onoï et Mishimo suivirent leur guide, qui s'était transformé en Loup, afin de voir dans le noir. Les trois guerriers, entraînés comme ils l'étaient, pouvaient circuler sans bruit sur n'importe quel terrain. Loràlch s'arrêta soudain devant eux, étendant ses ailes pour empêcher le passage de ses amis. Deux gardes, des vampires, se trouvaient accrochés au plafond, et ils pouvaient voir dans le noir mieux que quiconque. Il fallait les tuer.
Cependant, si les gardes devaient faire un rapport, leur disparition serait remarquée, et alors peut-être serait-il plus simple de passer discrètement. Mais laisser un ennemi derrière soi ? Contraire aux règles de guerre. Alors on les tue ? Hum … oui, on y va. Sur un geste de son Chef, Loràlch envoya une vague de feu sur les deux vampires, qui brûlèrent comme autant de torches. Mais cela ne suffisait pas à les tuer, alors Mishimo leur sauta dessus, sortant un poignard effilé en argent, pour le planter dans le cœur des deux vampires. Puis ils reprirent leur route.
Un quart d'heure et un hurlement après, le tunnel s'élargit, donnant sur une grande place souterraine, où se trouvaient douze personnes, agenouillées, face à un Autel noir d'ébène. Deux braseros éclairaient la scène d'une lueur violette. Une silhouette encapuchonnée de noir s'avança soudain, entrant dans le champ de vision des trois hommes dissimulés plus haut, alors même qu'un hurlement retentissait.


Homme encapuchonné: "Mes Frères, mes Fils ! Réjouissez-vous ! Nous allons vaincre ! Nos guerriers, sur mes ordres, tuent les Ennemis, pour la Gloire de Ryûha, et nous apportent la chair à sacrifice nécessaire à nos desseins ! Mes subalternes officient en ce moment même pour ouvrir le portail ! Gloire à Ryûha !"
Assemblée: "Gloire à Ryûha ! Pour le Chaos et l'Enfer nous nous battons ! Gloire à Ryûha !"

Un sentiment étrange envahit alors Mishimo, comme si quelque chose clochait. Mais quoi ? Rien, apparemment, tout était comme l'avait dit Loràlch. Sur un signe, les trois guerriers bondirent dans la place, l'épée à la main. Les hommes agenouillés réagirent au quart de tour, dégainant leurs armes, se jetant sur les deux hommes qui osaient troubler la cérémonie. Derrière l'Autel, Jarann exhortait ses troupes, les encourageant, attirant la Colère Divine sur les fous osant les attaquer. Onoï et Loràlch, qui avait reprit sa forme humaine, se battaient comme des diables, et leurs coups fendaient l'air, tuant les hommes comme l'on fauche les blés. Sept hommes étaient déjà à terre, lorsque neuf autre entrèrent dans la pièce, devenue une arène. Le sang rouge coulait à flot, tandis que les braseros devenaient écarlates, rendant la scène encore plus horrible. Les pierres, glissantes, ne permettaient pas les appuis rapides, aussi les deux adeptes de Niael pouvaient se défendre efficacement contre des attaques lentes. Onoï tenait son épée à une main, presque négligemment, frappant de pointe et de lame, esquivant plus qu'il ne paraît. Mais Loràlch était beaucoup plus impressionnant à voir, combattant à lui seul huit adversaires, enragés par sa trahison, lui qui était censé appartenir aux rangs de Ryûha.
Il se fendit dans un geste souple et élégant, perçant le bras gauche d'un ennemi, lui arrachant un cri de douleur, qui se confondit avec un autre hurlement, venant de la pièce où étaient sacrifiés les prisonniers. Il en tua trois autres, et deux ennemis le forcèrent à reculer rapidement, sous une pluie de coups, et, glissant soudain sur une flaque de sang frais, Loràlch tomba à terre, s'aidant de ses pieds pour reculer, roulant de temps à autre de côté, alors que les épées arrachaient des étincelles aux pierres dures du sol. Le sang entourait le corps du fidèle de Niael, le sien et celui de ses adversaires. Un coup plus violent que les autres parvint à percer sa garde, se dirigeant droit vers son cœur. Il avait tué déjà sept guerriers.
Onoï était dos au mur, face à cinq guerriers. Il frappa au cœur le premier d'entre eux, le tuant sur le coup, puis frappa un second aux foie, mais l'armure de celui-ci dévia le coup sans dégâts. Les quatre guerriers frappèrent en même temps leur ennemi, l'un au crâne, l'autre au ventre, un troisième sur le bras droit et le dernier aux jambes. Blessé de toutes parts, mais encore conscient, Onoï vit avec horreur qu'on lui passait une cagoule. Loràlch était à terre, pareillement entravé. Ils étaient destinés aux sacrifices.
Soudain, un mur de terre se dressa entre les guerriers et Jarann, qui était en compagnie de Mishimo. Les deux hommes se regardaient, l'un arme au poing, l'autre goguenard.


Jarann: "Ahahah ! Tu refuses de voir la vérité ? Pourquoi dresser ce mur ? Pour que tu ne puisses pas regarder tes deux amis prêts à être sacrifiés sur l'Autel de mon Dieu ? Tue moi donc, passe ta colère sur moi. Venge tes amis !"
Mishimo: "Ils savaient ce qui les attendait. Ils sont venus ici conscient que la mort les trouverait ici. Je ne regrette rien. Et toi, tu devrais te repentir, et ordonner à tes hommes de cesser le rituel et les sacrifices."
Jarann: "Moi, faire cela ? Pourquoi obéiraient-ils ? Pourquoi feraient-ils ce que je leur dis ? Ils ne sont pas mes guerriers, ce sont juste des imbéciles que mon Maître désirait voir mourir. Quant à moi, si tu me tues, il n'en sera pas gêné. Il continuera le rituel tout de même. Mais tu ne me vaincras pas, tu devrais l'avoir compris. Je ne suis pas Jarann … Mon Maître officie en ce moment, en tant que Grand-Prêtre. Imbécile, c'était pourtant facile à comprendre !"

Un rire diabolique s'éleva, tandis que la défense de Mishimo tombait au sol, en poussière. L'homme prononça une formule, et les braseros l'illuminèrent, tandis qu'il soulevait sa capuche. Mishimo poussa alors un cri de surprise, se jetant en arrière, observant autour de lui.

Mishimo: "Shagar ! Tu vas crever !"
Voix: "Non, Messire … cela m'étonnerait."
Mishimo: "Toi ! Traître !"
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Jarann Anagward
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MessageSujet: Re: Jarann: fictions et textes ...   Jeu 6 Juil - 20:02

autre personnage important:

Shagar est le Chef des Templiers de Ryûha, il est directement sous les ordres de Jarann. Il est un Démon des Enfers insensible à la magie, et capable de la détruire, un Berseker. Sa force est immense, de même que ses capacités physiques.


2ieme Partie: Petits meurtres entre amis ...

Loràlch s'était relevé, essuyant le sang sur son visage. Le corps de Onoï avait été placé au milieu de la pièce, aux pieds de Jarann, qui était entouré de ses gardes. Ceux qu'avaient combattu Loràlch et Onoï étaient tous morts ou en route pour le poignard sacrificiel. On ne pardonnait pas dans le Clan de Ryûha. Un simple Templier surveillait le corps étendu au sol, celui de Onoï. Mishimo regarda autour de lui: vingt-quatre ennemis, dont Jarann, Shagar et Loràlch. Aucune possibilité de fuite, alors il faudrait combattre.

Loràlch: "Allons, qu'attends-tu ? Pourquoi sommes-nous encore vivant ? Ne saurais-tu plus comment on tient une épée ?"
Jarann: "Mon cher Mishimo … voici longtemps que je souhaitais te voir. Pourquoi n'as-tu jamais accepté mes invitations ? Nous aurions pu boire et discuter autour d'une table, assister ensemble à des réjouissances, puis retourner à notre vie normale … c'est terrible tout de même que tout le monde doute toujours de ma gentillesse. N'ai-je pas été des vôtres il y a longtemps de cela ? Il aura fallu attendre des promesses de fin du monde pour te voir enfin accourir à moi."

Shagar et Loràlch éclatèrent de rire à ces mots. Dans l'assemblée, nul autre ne bougeait, car sans ordre de Jarann, même sous une menace de mort, on ne bougeait pas. C'était une règle, que tous respectaient, sous peine de mourir des mains mêmes du Grand-Prêtre. Le regard de Mishimo glissa jusqu'à la silhouette entravée de Onoï, réfléchissant à toute vitesse. Comment le délivrer ? Il ne pouvait pas le laisser là, aux mains de Jarann et de ses sbires ! Il se rendit compte qu'il n'était plus en garde. Comment était-ce possible ? Il n'aurait jamais du relâcher sa vigilance ! La colère et la surprise n'avaient jamais eu cet effet sur lui.

Mishimo: "Loràlch … pourquoi ? Quel tort t'avons-nous causé ?"
Loràlch: "Pff … voilà ce que je vous reproche à vous autres, faibles … reprocher, chercher ses erreurs … le désir et la puissance, voilà tout ce qui compte !"
Mishimo: "Le désir ! Désir de tuer des centaines de gens, d'ouvrir la porte aux malheurs du monde ! Voilà ton désir ? Alors je ne comprends pas que tu aies pu te prétendre notre allié. Cela te fait honte … quant à ton "ange", il doit avoir bien de la peine."
Loràlch: "Mon ange ? ah oui, j'allais l'oublier celui-là … pour ce qu'il me sert, il peut souffrir tant qu'il le souhaite, je m'en moque."

Profitant de la baisse d'attention de Loràlch, qui se tenait près de Onoï, et bondit dans cette direction, tuant au passage le Templier surveillant le corps de l'Ange, donnant un coup d'épaule à Loràlch pour le déséquilibrer. Il eut l'impression de passer au travers de son ancien compagnon, tant celui-ci bougea rapidement. Avant que quiconque ne puisse réagir, Onoï était libre, debout, l'épée à la main. Il regarda Loràlch, dégoûté.

Onoï: "Toi … je vais te tuer, immonde bâtard !"
Loràlch: "Allons, viens, je t'attends … qu'attends-tu ? Nous sommes entre amis …"

Sans répondre, l'Ange sauta vers son ancien compagnon, frappant d'un magnifique coup d'estoc. Le Garou esquiva tant bien que mal, mais personne ne vint à sa rescousse. Les guerriers se tenaient en face de Mishimo, tous prêts à attaquer. Mais nul ne bougeait. Pourquoi ? Impossible de le savoir. Ils semblaient attendre quelque chose. Un ordre ? Pour vérifier cela, Mishimo frappa vers l'ennemi le plus proche, qui para sans riposter. Y avait-il un maléfice en cours ?

Jarann: "Mon pauvre Mishimo … quel malheur s'est abattu sur toi et les tiens ? Les voici en train de se battre pour un désaccord passager. Quelle est la prochaine étape ? Une rébellion ? Et dire que pendant ce temps, des gens meurent … ou non ? Qui sait ? Après tout, mon clan aussi compte des illusionnistes très puissants. La fin du monde approche-t-elle ? N'était-ce qu'un stratagème, une tentative d'intox', de désinformation par l'intermédiaire de ton espion, qui était à notre service ? Dur, non ?"
Mishimo: "Tais-toi ! Je ne supporte pas tes discours, immonde rat puant, vautour assoifé de sang !"
Jarann: "Tes insultes ne tiennent pas la route. Dommage, ton style pourrait être bon, ton rythme de phrase étant déjà proche du parfait. Je pensais plus à quelque chose du genre 'biiiip biiiiiiiiiiiip bip biiiiiiiiiiiiiiip biip bip bip biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip !', mais c'est toi qui vois …"

[nda: auto censure plutôt efficace je trouve …]

Mishimo prit bien garde de rester en position, afin de ne pas être une proie trop facile. Non loin de là, Loràlch et Onoï étaient en plein combat. Les épées s'entrechoquèrent, faisant jaillirent de multiples étincelles, tandis qu'Onoï lançait une attaque croisée, balançant son bras de haut en bas, vers la gauche, pour tenter de couper son adversaire en deux, ce à quoi répondit Loràlch en roulant au sol, et en remontant la pointe de son arme vers le cœur de l'Ange. Onoï fit voler l'arme du Garou avec son pied, se faisant tout de même toucher en dessous du cœur, mais, loin d'être désarmé, le Garou, se transforma, pour bondir sur le guerrier. La gueule gigantesque de la créature claquaient au-dessus du visage de Onoï, qui se protégeait des coups de griffes tant bien que mal. La mêlée était d'une violence inouïe, et Onoï frappait de toute la force de ses points la gueule écumante de Loràlch. Le sang coulait au sol, sous la silhouette du guerrier Angélique, qui tentait de soulever Loràlch. A la stupéfaction générale, il réussit, et tous virent ses mains couvertes de sang. Pas le sien, celui de Loràlch, qui ne remuait plus que par spasmes. Le sang par terre était le sien. Onoï remit son poignard à sa ceinture, récupéra son épée, et revint aux côtés de Mishimo. L'air sembla onduler durant une seconde, puis tout redevint normal. Si le fait d'être entouré d'une vingtaine d'ennemis enragés peut être considéré comme normal.

Mishimo: "Le traître a péri Jarann, la Justice sourit aux fidèles et aux loyaux."
Jarann, l'air embarrassé: "Oui, oui, si tu le dis … mais j'ai encore plus d'un tour dans mon sac. Alors, que dirais-tu d'un nouveau combat ? Tu es d'accord ? Bien sûr, un fidèle de Niael accepte toujours les défis. Parfait. ami, accomplit ta destinée …"

Jarann fit un geste de la main, et l'air ondula à nouveau, tandis que Mishimo se tenait prêt. Malgré les paroles de Jarann, nul Templier ne bougeait. Mishimo sentait qu'il y avait une nouvelle ruse … mais laquelle ? Il tint donc son épée plus fermement, attendant de voir la suite des évènements, reculant légèrement, son compagnon à ses côtés.
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Jarann Anagward
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MessageSujet: Re: Jarann: fictions et textes ...   Jeu 6 Juil - 20:03

Autre personnage important:

Galfràn est un Démon, qui possède le pouvoir de prendre le contrôle de la volonté des autres. Il a pris la place de Jarann pour attirer Mishimo dans un piège.


3ième partie: L'Enfer au quotidien.

A côté de lui, Onoï fit un pas en avant, pour se mettre contre lui, et prononça d'une voix changée:

Onoï: "Prêt pour le combat Messire ?"
Mishimo: "Oui … je suis prêt. Et toi ?"
Onoï: "La question ne se pose pas. Si tout le monde est prêt … tentez de mourir avec honneur."

A ces mots, sans plus attendre, Onoï se tourna vers Mishimo, et se mit en garde. Le Chef des Templiers se tourna, et vit avec horreur qu'il était face à Loràlch et non pas Onoï ! Abasourdi, Mishimo eut du mal à parer la première attaque, mais se reprit rapidement, lançant une magie pour que le sol se dérobe sous les pieds de Loràlch. Malheureusement, Shagar avait prévu cela, et empêcha la magie d'agir. Cependant, le flottement très court ayant suivit cette action laissa le temps à Mishimo de se préparer à combattre, et, du coup, il pouvait gagner, car ce n'était pas pour rien qu'on le considérait comme le meilleur combattant au monde.
Les deux lames se croisèrent, et les étincelles arrosèrent joyeusement les visages des deux ennemis, opposés dans un combat à mort. Ils se connaissaient trop bien pour pouvoir espérer se feinter l'un l'autre, et le combat se terminerait au physique et à la résistance. Sauf si Mishimo parvenait à placer une botte.
Reculant pour mieux attaquer, le traître agita son arme sous les yeux de son ancien chef, afin de l'énerver et de le pousser à la faute, mais il en fallait plus pour faire oublier à Mishimo toutes les heures d'exercices et de méditations pour la maîtrise de son esprit. Le combat reprit donc de plus belle, les guerriers n'ayant pas besoin de l'habituelle phase d'observation. La vitesse folle des attaques et des parades était stupéfiante, mais aucun des deux ne fut surpris, et lorsque Loràlch tenta d'attaquer en coup croisé, ses lames ne rencontrèrent que le vide, et son cœur rencontra une lame aiguisée, qui coupa les chairs et les muscles, pour perforer le cœur. Mishimo s'était décalé et avait profité de l'occasion offerte par son ennemi pour mettre fin au combat. Il ne lui restait plus qu'à vaincre les Guerriers du Mal et Jarann. Cependant, une petite voix trottait dans sa tête, répétant inlassablement: "Je ne suis pas Jarann … Mon Maître officie en ce moment, en tant que Grand-Prêtre."
Quelle erreur ! Croire que Jarann ne participerait pas à la cérémonie elle-même, quelle absurdité ! C'était son chef d'œuvre, sa vie, sa gloire ! Mishimo, des larmes de haine aux yeux, s'apprêta à mourir avec honneur, pleurant pour lui-même la perte des âmes de ses anciens compagnons. Il fit deux pas, vers le supposé Jarann, mais s'arrêta soudain, incapable de marcher, incapable d'aller plus loin. Une volonté implacable lui imposait de ranger son épée, de s'agenouiller et de se résigner. Voyant encore non loin les deux corps sans vie et les sourires de ses ennemis, il baissa la tête et accepta la défaite.
Il fut fait prisonnier, et poussé, sans ménagements, jusqu'à une autre salle, bien plus grande, où se déroulait une funeste cérémonie. En plein cœur de l'immense Temple souterrain, se trouvait un Pentacle défiguré et atrocement mutilé de marques faites de sang, de rites d'invocations et de prières horribles à un Dieu démoniaque. Un chœur de plus d'un millier de personnes chantait un hymne aux sonorités rauques et gutturales dont les parole faisaient surgir dans l'esprit de Mishimo des images de Chaos et de destruction. Heureusement pour lui, la Volonté qui lui était imposée l'empêchait de devenir fou. Heureusement ?
Il fut conduit jusqu'à un Autel entouré de flammes rouges, derrière lequel se tenait une créature dont on ne voyait rien, une ombre aux formes vaguement humanoïdes, dont, vision d'horreur perçant les ténèbres de son visage, seuls les yeux rouges lui conféraient le nom de "créature vivante". Toujours incapable de se rebeller, Mishimo s'agenouilla, et proféra:


Mishimo: "Je suis ici pour servir les Desseins de Ryûha mon Maître, que je n'ai jamais abandonné même dans ma trahison !"
Jarann: "Je sais mon fils, et je l'ai toujours su. Sois tranquille, notre Dieu sera content de toi."

La voix du Grand Prêtre était pareille au tonnerre, grondante et imposante, mais si faible que seul Mishimo l'entendit, et il en frissonna, car les images qu'éveillaient en lui les sons pareils au crissement de deux pierres dépassaient de loin toute vision de l'Apocalypse qu'aurait pu imaginer le fidèle de Niael. A elle seule, la voix de Jarann évoquait l'Enfer. Mishimo se rendit compte qu'il était à genoux, et, mécaniquement, il se leva et s'inclina devant les ombres, avant de faire demi-tour pour se placer au milieu du Pentacle.
Il sentit son sang s'agiter en lui, bouillir et bouillonner, et il ne put retenir un cri de douleur lorsque son fluide vital sortit de tous ses pores, arrosant le sol, coulant le long des gravures dans la terre. Lorsque toutes les incantations furent recouvertes de sang, l'hymne atteint son paroxysme, et entra en phase avec le cri de Mishimo. Puis ce fut le silence total.


Jarann: "Levez-vous, Fils de la Lune, Filles de la Terre ! Levez-vous, et suivez le Sang ! Le Chaos vous attend, votre Maître et Seigneur vous appelle ici ! Suivez sa voix, et venez vous repaître des vies ici sur Gaïa !"

Le sang, dans les rituels, se mit à bouillir, et s'éleva dans les airs, masquant l'intérieur du Pentacle, retombant continuellement en un grondement sourd et bruyant, qui ne suffit pourtant malheureusement pas pour couvrir le cri d'agonie, de douleur et de frayeur poussé par Mishimo, un cri qui était dédié à sa Déesse, lui qui mourrait pour elle. Lorsque le sang tomba au sol et cessa de s'élever, le corps éventrer de Mishimo était dans les bras d'une créature horrible et repoussante, un vrai Démon de Deep-Hell, l'Enfer profond ou se trouve Ryûha. Un hurlement d'extase parvint aux oreilles de l'assemblée par le Portail ouvert sous les pieds de ce démon, cri provenant du gosier d'un Dieu heureux de voir un nouveau royaume s'ouvrir à ses désirs.
Flottant au-dessus du sol, vêtu d'une longue robe cachant une partie de son corps, le Démon prit la tête de ce qui restait du Templier dans sa gueule, et, dans chacun de ses quatre bras, l'un des membres, puis il tira, et le corps de Mishimo se déchira d'un coup, dans un bruit écœurant. Même parmi les adeptes de Ryûha, tous ne purent s'empêcher de vomir, et, comme réagissant à cet acte, d'autre démons apparurent à leur tour, tous plus horribles les uns que les autres.
Les plus hauts représentants de la Secte des Enfers se tenaient autour de Jarann, tandis que les Démons s'attaquaient aux membres présents, les dévorant, les tuant, les massacrant, se vautrant dans le sang. Lorsque cela fut fait, ils s'approchèrent de Jarann, et se jetèrent sur lui, mais furent stoppés par un mur invisible, dressé par un esprit dont la magie était supérieure à la leur.


Jarann: "Obéissez-moi, misérables créatures incapables ! Je vous ai libéré, je vous ai convoqué ! Je suis le seul détenteur de la Pensée de Ryûha !"
Démon: "Qui penses-tu être pour nous donner des ordres ?"

A ce moment, une voix retentit. Disons plutôt une Voix, ou LA Voix, car tous comprirent d'où elle provenait. Ryûha lui-même s'adressait à eux, et ils firent le silence pour l'écouter. Même ces être indisciplinés et tapageurs qu'étaient les Démons des Profondeurs infernales retenaient leur souffle.

RYÛHA: "IMMONDES BATARDS DEGENERES ! MON FILS VOUS PARLE, ECOUTEZ-LE ET OBEISSEZ-LUI, OU VOUS SUBIREZ MA COLERE ! SEUL LE FRUIT DE MA CHAIR ET DE MON ESPRIT EST DIGNE DE DIRIGER MES ARMEES !"

D'un seul geste, tous les Démons s'agenouillèrent alors devant Jarann, en silence, conscient que le Grand Prêtre pourrait tous les tuer s'il le souhaitait. D'autres créatures peuplaient les Enfers. Mais Jarann ouvrit simplement les bras, d'un air conciliant. Les ombres autour de lui avaient disparu, et on pouvait voir un être d'une beauté transcendant les récits sur la beauté de Lucifer, aux deux paires d'ailes brillant d'une lueur argentée.

Jarann: "Mon Père vous a parlé. Maintenant, avant que vous ne partiez à la surface afin d'exterminer toute résistance, je tiens à vous montrer quelque chose."

Une épée gigantesque, que tous reconnurent pour être l'Epée Légendaire Ragnarok, celle qui pouvait ouvrir les Cieux et la Terre apparut dans ses mains. Il la souleva, et prononça d'une voix magnifique et douce une prière pour que les âmes volées en cette journée aillent vers le Royaume de Ryûha, avant de l'abattre sur le Démon qui avait osé tenter de s'attaquer à lui, le découpant en deux sans peine.

Jarann: "Partez, à présent."

Il s'approcha de Mishimo, dont les diverses parties étaient "intactes", et sourit, en faisant un simple geste du bras.



Le visage tremblant, en sueur, Mishimo reprit ses esprits, dans les bras de Onoï, Loràlch penché au-dessus de lui.

Onoï: "Messire ! Allez-vous bien ?"
Mishimo: "Je pars. Assez de morts pour aujourd'hui."

Il savait qu'il n'avait pas rêvé. Il savait que Niael lui avait parlé. Il savait qu'il devait fuir, car sans lui, l'ouverture du Portail était impossible. Il était le seul Démon Déchu dans la Cité. Il secoua la tête, pour chasser de son esprit les images atroces qui le hantaient encore.

Mishimo: "Oui, je pars …"
Onoï: "En êtes-vous sûr ?"
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Jarann Anagward
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MessageSujet: Re: Jarann: fictions et textes ...   Jeu 6 Juil - 20:07

4ième partie: La Fin ...

Mishimo: "Comment ?"
Onoï: "Tu m'as bien entendu. Je t'ai demandé si tu es sûr de pouvoir partir."

*Oh non … le cauchemar recommence !*

Mishimo: "Onoï ! Au nom de la Déesse, je t'ordonne de te reprendre !"
Onoï: "Crois-tu que ta Déesse est en état d'ordonner quoi que ce soit ?"

Mishimo et Onoï dégainèrent en même temps, sous le regard de Loràlch, qui ne fit pas un mouvement. Lorsque son adversaire l'attaqua, le Chef des Templiers de Niael ne se recula pas, mais il prit le bras de son ami dans sa main, et entonna une prière, brève mais puissante. L'homme reprit ses esprits, et se retourna, rageur:

Onoï: "Où sont-ils ? Je vais les tuer !"

Il savait qu'il avait été manipulé par ses ennemis, mais ceux-ci se gardaient bien de se montrer, sachant qu'ils risqueraient la mort.

Mishimo: "Ne restons pas là !"
Loràlch: "Que c'est ennuyant … mon père va m'en vouloir si je vous laisse partir seuls …"
Mishimo: "Ton père ? Qui …"

A ce moment, des hommes surgirent sur le remparts. Une embuscade, en plein jour ! Les trois compagnons assurèrent leur prise sur leur arme, prêts à se battre pour leur vie. Mishimo soupira, l'humeur sombre, et se promit de ne pas se laisser prendre vivant. Lorsque les huit ennemis s'approchèrent, silencieux, il se battit de son mieux, comme ses deux amis, et ils purent tuer tout le monde. Ensuite, ils partirent, et quittèrent la Cité. Le rituel n'aurait pas lieux, la Cité serait perdue, Gaïa serait sauvée.

Il faisait presque nuit et ils marchaient encore. Leur but était de s'éloigner le plus possible de leur ancienne ville, et de trouver un endroit où passer la nuit, car, lorsqu'il faisait sombre, les assassins du Clan Noir étaient tout-puissants. Ils trouvèrent une grotte, et firent un feu juste devant, après que Loràlch eut vérifié si elle était vide. Ensuite, ils définirent leurs tours de garde, puis deux d'entre eux allèrent dormir.
Alors que c'était au Garou de faire le guet, Mishimo sentit qu'on le poussait. Il se réveilla en sursaut, et vit Loràlch penché au-dessus de lui. Il se leva, et vit que Onoï dormait encore, alors il se rassura. Rien de bien grave. Sans doute son tour de garde.


Loràlch: "Je crois qu'il est temps …"
Mishimo: "Oui, j'ai du dormir plus que ce que je pensais."
Loràlch: "Je n'en suis pas sûr. Tout ce que je sais, c'est qu'enfin j'en ai fini …"
Mishimo: " Repose-toi bien, tu l'as mérité."

A la lueur de la torche que portait Loràlch, Mishimo vit quelque chose sur le sol, luisant faiblement. Il s'approcha, et vit que c'était du sang. Son regard suivit la flaque, jusqu'à Onoï. Il se releva, et, voulant dégainer, se rappela que son arme était à côté de sa couchette. Et loràlch était entre lui et son unique chance de se défendre.

Mishimo: "Traître !"
Loràlch: "Tu comprendras que les liens familiaux sont plus importants qu'une simple amitié passagère, mon ancien ami …"
Mishimo: "Quels liens familiaux ?"
Loràlch: "Mais, mon père m'a ordonné de te mener à lui, et nul ne lui désobéit. Tu es le seul à l'avoir fait, et rappelle toi sa colère d'antan. Tu en portes encore les traces !"
Mishimo: "… Ton père … tu n'es pas Loràlch !"
Loràlch: "Quelle perspicacité ! Je suis Mazuthael, et mon père est Jarann. J'ai été déchu moi aussi, et je l'ai rejoint. Tu ne peux pas imaginer comme ton culte est horrible."

Mishimo sentit alors qu'il ne pouvait plus bouger. Dans le fond de la grotte, les ombres semblaient se mouvoir. La voix de Jarann sortit des ténèbres, pareille à celle qu'il avait déjà "entendue".

Jarann: "Merci mon fils … tu as bien travaillé, tu seras récompensé … par une mort rapide et sans douleur !"

Loràlch s'effondra alors, sans comprendre, le regard perdu en direction du père d'une partie de son esprit, et il se raidit, après quelques spasmes.

Jarann: "La Prophétie, tu comprends … Deux Morts Et Un Sacrifié … J'ai besoin de toi Mishimo, tu ne peux pas m'échapper. Allons, viens …"

A nouveau, une volonté très forte se substitua à celle du Démon déchu, qui fit quelques pas vers Jarann. Ensemble, ils partirent vers le fond de la grotte, et disparurent dans les entrailles de Gaïa, pour accomplir un terrible rituel.



uhuhuh, une fin bien marrante, non ?
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Jarann Anagward
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MessageSujet: Re: Jarann: fictions et textes ...   Mer 12 Juil - 23:24

Voici différentes citations de mes personnages (avec réponses pour certains cas) sur les quelques RPs forums que j'ai fréquentés ...


Citation :
"AAhh ... l'Amour ... l'Amour maternel ... la première illusion, sans doute la plus dure à vaincre. Si ta mère t'avais réellement aimé, serais-tu seule ici ? Aucune mère n'aime vraiment. D'ailleurs, nul être capable d'amour ne peut donner naissance, car ce monde est trop moche. Berce-toi d'illusions autant que ut voudras, soit ivre d'amour, mais sache que cette chimère se dissipera dès que tu seras moins ignorante, et que tu en sortiras avec une horrible gueule de bois ..."

Citation :
"Le sang qui coule dans tes veines explique ton incrédulité et ta stupidité, démone. Mais je n'excuse pas pour autant tes offenses.
En effet, ton sang tient plus de la bourbe que du fluide vital, mais il coulera tout de même de tes blessures."

Citation :
- Maître de tes actes ? Qui donc peut prétendre diriger sa destinée ? Crois-tu que les Dieux nous laissent vivre comme nous le souhaitons ? Quelle éducation les Prêtres de la Guerrière reçoivent-ils ?
- Les Dieux, veillent à ce que nous suivions le trait qu'ils ont déjà tirés. Le reste, c'est à nous, de faire face et de tenir debout. Et suivre cette ligne.
- Et si nous basculons et tombons de cette ligne ? Alors nous tombons dans le péché et nous sommes obligé de prier pour être pardonné. Quoi de plus écœurant que ces moutons craignant la malédiction divine pour une pomme volée ? Il s'aplatissent, rampent plus bas que terre, pour un pardon superficiel. Ils ne croient pas réellement en leur dieux, ils n'ont jamais vu celui qu'ils sont censés révéré agir.
- Sommes nous vraiment obligé de tombé ? N'avons-nous pas, de l'équilibre suffisant, pour se dire droit, et marcher droit ? Sinon, vous et moi, comment nous tiendrions nous comme cela, assis ?
- Je n'ai jamais vu personne rester sa vie entière sur la corde raide du droit chemin. Les péchés sont si nombreux que tout être en fait au moins un par journée de vie. L'équilibre n'est pas en question, ce qui nous fait tomber, ce sont les obstacles dressés sur notre route par les Dieux ! Ils nous poussent à tomber pour mieux pardonner, pour mieux asservir. Moi-même je suis tombé, et ma chute à été bien pire que tout ce que vous pourriez imaginer.
- Les Dieux sont là pour nous guider, lorsqu'on s'égare. Lorsqu'on se perd, ou nous dirigions vers le mauvais chemin.
- Le Mauvais chemin ... Je marche dans ce chemin, et je l'éclaire pour tous ceux qui marcheraient encore dans les ténèbres du droit chemin !
Voilà que tu cesses enfin de me prendre pour un mégalomane ... enfin, comment peux-tu savoir que je en suis pas en train de mentir ? Il s'agit pourtant de l'un des attraits des mauvais, c'est un péché que de mentir. Or je suis un pécheur, comme tous ceux qui suivent le même culte que moi.



(en italique mon perso ...)


Citation :
"Tu viens, prêtre, de m'offenser et d'offenser mon Dieu, et je te le pardonne. Mais il s'agit de la dernière fois. Que je en t'entende plus faire des allusions mal placées à propos de mon Maître. Et comme je te l'ai déjà dit, pourquoi crois-tu que tu devras réellement affronter un Dieu ? Ne suis-je pas en train de me moquer de toi ? De t'humilier, de jouer de ta crédulité ? Si tu ne souhaites pas affronter un Dieu, ou même voir s'il s'agit réellement d'affronter une Entité Divine, peut-être est-ce parce que tu as peur de celui qui te mets au défi ! Peut-être ton refus présent te permettras, du moins dans ton esprit, de déculpabiliser pour ton prochain refus, ta prochaine lâcheté ? Je ne le pense pas, et sache que tu tomberas tôt ou tard dans mes filets. J'obtiens toujours ce que je veux."

Citation :
"Mais quel honneur ? Je n'emploie plus ce terme pour moi-même et mes compagnons de route depuis bien longtemps. Ce mot est vain, tout comme la honte. Avoir honte, c'est refuser ce que l'on fait, refuser d'assumer les responsabilités de ses actes. Pourquoi aurais-je honte ? Je suis fier de tout ce que je fais, car toutes mes actions mènent mon Dieu vers son But.
Nos péchés ? Qu'est-ce qu'un péché ? Ryûha n'a pas décidé d'instaurer des péchés, mis à part l'abandon de son culte et la profanation ou le vol d'un de ses Sanctuaires. Je n'ai jamais péché, puisque ce terme ne s'applique pas à un prêtre de mon culte, ni même à n'importe quel fidèle. Seuls les adeptes des Dieux plus faibles les quittent, comme cette fille en quête de vengeance que j'ai convertie il y a peu. Ryûha ne pardonne pas, il n'en a pas besoin, nous ne l'offensons pas, ou alors de manière définitive. Pardonner n'est qu'un simple moyen de garder les moutons dans la bergerie. De plus, Ryûha se repaît de nos fautes à tous."


Citation :
*Journée agitée, soleil noir au dessus de notre peuple ... tant mieux pour moi ...
Ailes noires, Âme noire, Esprit lumineux. A chacun appartient son Destin, j'ai choisi, elles pas.*

Citation :
"Face au nombre et à la beauté, le mâle ne peut que s'incliner et disparaître ... Jeunes dames, je vous salue bien."

Citation :
"Je vais te décrire l'Elision, aussi appelé le Paradis, où vivent les Anges et les Archanges, je vais te montrer la beauté des cieux limpides où ils volent, je vais te faire voir où se prélasse Yezalel, lorsqu'il ne traumatise pas une jeune fille.
Imagine un palais de cristal, au toit de nuages, blancs comme la neige, imagine des festins, où la joie se mêle à la beauté, imagine ce palais aux mille bonheurs, où vivent les Anges. Des prairies de ciel, des montagnes de nuages, des petits palaces, une vie ensoleillée, les étoiles brillantes illuminant la nuit sous le doux regard de la lune. Pense à cet endroit, où vit Yezalel, et où tu pourrais vivre, s'il n'avait pas estimé que tu ne le mérites pas. Tu lui montreras le contraire, tu rejoindras ta mère ... si belle, si heureuse, dans les bras de son amant, elle a déjà oublié cette dérisoire créature, avec qui elle a vécu, de qui elle a enfanté ... elle se prélasse dans les joies sans fin d'Elision, dort dans un lit de plumes de Phénix, et vois la terre sous ses yeux. Imagine son cher Archange, venant la rejoindre ...
Elle a oublié ton père, et a sombré dans l'extase. Pas de doute, Yezalel est Archange de Sédia, Déesse de l'Amour, et il a ensorcelé ta mère. En le tuant, tu retrouveras tout ! Ou bien ta mère a-t-elle souhaité tomber sous le charme de son nouvel amant ?"

[...]

"Allons, tu peux mieux faire, ce n'est pas ainsi que tu vengeras ton père, cet imbécile qui a osé s'attaquer à un Archange, trop arrogant et trop égoïste pour comprendre qu'il mourrait en laissant une pauvre petite fille tout seule ! Venge-le ! Qu'est-ce que tu attends ? Puise ta force dans la haine qui te submerge ! Brise la faible résistance que ta partie angélique t'oppose ! Tu deviendras plus forte ! Mais jamais tu n'atteindras mon niveau !"
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