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 '¤' Le Chat et Le Loup '¤'

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Namibe Stark
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MessageSujet: '¤' Le Chat et Le Loup '¤'   Mar 25 Déc - 23:14

Ce sujet est réservé exclusivement à Fenrir

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LE CHAT ET LE LOUP
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Le Chat déboussolé, dans la forêt s’était égaré.
Frère Loup le trouva, le nourrit, l’hébergea.
Le Chat le Loup conversèrent, dans les bois échangèrent
Deux vies et deux histoires, jusqu’à l’heure du coucher.
La Lune était bien haute, quand le Loup veillant
Sur une branche perché, entendit un feulement.
Le Chat tourmenté de songes, de la tanière sortit
Tomba dans ses bras, sous l’astre d’argent affaibli.
Le Loup alors le prit, à la terre l’arracha
Et le félin transit par ses soins s’apaisa.
Lorsqu’enfin nos deux compères
Sous la voûte d’encre furent abreuvés
De l’eau limpide traversant une clairière,
De la forêt prirent congé.

Loup bruni, Chat mouillé
Après les bois les toits.


------------------- ~¤~ --------------------------------------
Ils s’étaient rencontrés dans l’univers de Fenrir. Namibe n’avait pas l’espoir de l’intégrer au sien, mais avait réfléchit à ce qui s’en rapprocherait le plus, et avait trouvé la solution dans les toits d’Ynis. Elle l’avait ainsi guidé, tous deux éclairés par une lune pleine et luisante, dans les ruelles de la ville ce qui, au jugé de son aspect, n’était guère dans les habitudes de Fenrir. Elle n’avait cependant pas l’intention de lui imposer le monde, et au détour d’une ruelle exiguë, elle s’arrêta pour lui faire face. Elle haussa un sourcil, laissa un rire léger lui échapper puis, sans une explication, elle s’accroupit pour bondir sur une gouttière. En deux en trois mouvements, ses semelles et ses doigts trouvant instinctivement les orifices qui leur permettraient de la hisser au sommet, Namibe avait gagné les toits où elle se dressa sur la pointe ses pieds. En équilibre sur l’arrête, elle tendit ses deux bras sur le côté, joueuse. Elle ne risquait rien du tout, les toits de l’île éminemment plus cléments que ceux d’une cité scandinaves, déchirés par le vent et recouverts de verglas, mais elle aimait jouer au jeu du danger, et se mettait volontairement en déséquilibre pour retrouver un peu ces sensations tant aimées. Elle se mit ensuite sur un pied, ôta la botte de l’autre, puis d’un bond changea de jambe pour se mettre tout à fait pieds nus. Là, elle s’amusa un peu puis s’immobilisa sur une jambe pour observer les environs. La nuit, le spectacle était beaucoup plus beau que de jour. Du moins à son goût.
Une lumière bleutée ajoutait à la sombre forêt un peu de poésie. Le lac aussi se moirait d’agréables reflets d’argent, au grès de ses mouvements irréguliers. La brume ressemblait à un gigantesque essaim de lucioles et de poussières, agitées sur le rythme de l’eau, un ballet silencieux et harmonieux qui n’avait de spectateurs que Namibe et Fenrir.

Le Chat de gouttière offrait en silence les toits au Loup.

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Fenrir
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MessageSujet: Re: '¤' Le Chat et Le Loup '¤'   Mer 26 Déc - 2:26

Quelle brillante idée avait il eut encore de lui montrer un lieu qu’elle appréciait…Enfin, c’était une étape de plus vers la découverte de ce personnage assez énigmatique qu’était Namibe. Fenrir se remémora les quelques instants passés dans la forêt juste avant qu’il n’atterrisse dans cette ville si moche.

Il l’avait traité d’exhibitionniste et apparemment, ce qualificatif ne semblait pas convenir à la belle alchimiste qui rétorqua qu’elle n’avait pas choisi de finir à l’eau. Le jeune homme ne put s’empêché de sourire en entendant cela car quelque part, elle l’avait bien cherché cette baignade forcée mais il n’ajouta rien. Il préféra écouter les jacasseries du petit écureuil qui ne devait pas s’attendre à ce que ces remarques soient dévoilées ainsi. Lorsqu’il vit la demoiselle fixer l’animal, il eut peur un moment qu’elle ne décide de le faire taire définitivement. L’ange déchu ne supportait pas que l’ont puisse faire du mal aux habitants de la forêt même si l’agresseur était une de ses connaissances. Il fit une petite remarque sur le postérieur de son invité histoire de détourner son attention et heureusement, sa ruse fonctionna. Tandis qu’elle lui répondait, il adressa un petit message via la télépathie au rongeur.

** Aller, tu en a assez fait maintenant…File vite avant qu’elle ne décide de te couper la langue. **

Fenrir savait être très persuasif avec ses amis à quatre pattes et celui-ci sentant que cette menace pourrait se vérifier, parti aussi tôt vers de nouveau horizon. Namibe avait caché ses fesses à l’aide de ses mains faussement outré car le sourire qu’elle affichait en disait long sur ses pensés. Cependant, il préféra ne pas continuer sur ce terrain là et contre toute attente, il formula une requête. Le magus se doutait bien qu’elle ne pourrait refuser ceci et après tout c’était tout à fait normal qu’elle aussi lui fasse partager un monde qu’il ne connaissait que très peu. Tout deux se dirigèrent vers l’orée des bois en empruntant un petit sentier le long de cette rivière mais cette fois, il ne la prit pas dans ses bras comme auparavant.

Après être sorti de cet espace vert, ils continuèrent jusqu’à la ville, lieu de prédilection des habitants de Ynis Witrin. Des les premiers pas qu’il fit sur les pavés, il su que ces instants allaient être difficiles pour lui. Ce lieu lui paraissait très hostile car il y avait des bruits inconnus jusqu’à maintenant, les odeurs avaient également été modifier…Bref il était complètement déboussolé. Il tenta bien de masquer cette gêne mais l’inquiétude se lisait sur son visage comme si un monstre risquait de les attaquer d’un moment à l’autre. Il songea un instant à ce qu’elle avait du ressentir dans la forêt et si elle avait fait l’effort de supporter ce malaise, lui devait en faire autant.

Il la suivait comme un petit chien lorsqu’elle s’arrêta brusquement avant de se retourner. Avant qu’il n’ait eu le temps de lui demander quoique se soit, elle bondit avec grâce d’une gouttière à une autre pour finalement se percher sur une toiture. Les bras croisés, il la regarda faire ses pitreries…C’était mignon mais en même temps, il ne pouvait pas la rejoindre car sous cette forme il était aussi agile qu’un pingouin devant une montagne…Il la fixa et prit la parole.


« Quand t’aura fini de faire tes acrobaties, tu me préviendra. »

Le jeune homme alla s’asseoir contre le mur d’une maison qui semblait abandonné à en juger par l’état de cette baraque. Il mit ses mains derrière sa tête et soupira longuement avant d’ajouter comme si il se parlait à lui-même.

« Quel endroit sinistre. La nature est complètement absente, on dirait que plus rien ne vit ici à par les humains. »

Il n’y avait pas beaucoup de passant étant donné l’heure tardive et cela lui allait plutôt bien…Les ennemis de dame nature sommeillaient paisiblement. Il attendit patiemment qu’elle refasse surface en songeant qu’il ferait peut être bien de grimper la haut lui aussi mais il n’y avait qu’un seul moyen. Se changer en loup n’était pas un problème mais se retrouver nue comme un ver, c’était autre chose.
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Namibe Stark
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MessageSujet: Re: '¤' Le Chat et Le Loup '¤'   Mer 2 Jan - 13:09

Elle savourait un peu la quiétude des toits, retrouvant un instant le silence, percé par les mugissements du vent seuls. Après s’être mise pieds-nus et avoir testé quelque temps son équilibre, la jeune femme avait fini par s’immobiliser pour attendre Fenrir qui… ne venait pas. Le Loup répugnait donc à la rejoindre en son royaume ? Le Chat de gouttière l’entendit alors râler, en bas, et supposa que tant de haine venait sans doute d’une incapacité à escalader. Certes, grimper aux arbres était de loin plus facile que d’escalader la façade d’un immeuble… Mais elle avait pris l’habitude de croiser sur Ynis des gens plus désespérants les uns que les autres tant ils étaient… parfaits. Ce qu’elle pouvait détester cela, ces êtres bouffis de leur orgueil, noyés dans leur propre puissance… Ce lieu enchanteur leur avait-il fait oublier qu’en dehors d’Ynis, ils n’étaient que de vulgaires mortels ? Qu’ils aient des ailes ou une paire d’oreilles pointues, une flèche les transpercerait comme le plus vulnérable des hommes… L’acier mordrait leur chair au même titre que celle d’un nourrisson.
Appréciant de voir chez Fenrir une sensible différence, Namibe agrippa ses orteils à l’ardoise pour se rendre au bord, où elle pencha sa tête dans le vide pour voir l’homme de la forêt. Il était différent, lui, et plutôt que de se prêter au jeu, il restait en bas à râler. La jeune femme ne pipa mot, ne voulant pas répondre à ce qu’il avait de mauvaise humeur, et se contenta d’appuyer son menton dans ses mains en coupe, un sourire absent aux lèvres. L’entendant soupirer, elle haussa un sourcil. Comme elle s’y était attendue, une remarque suivit ce soupir. Et celle-ci, il fallait bien l’avouer, n’était pas tout à fait faite pour lui plaire… Il fallait bien lui trouver des défauts, à cet homme, afin d’éviter qu’il ne soit trop parfait dans l’imperfection.
L’homme loup était un naturaliste. Le chat de gouttière était humaniste. Trop humaniste pour conserver un sourire. Dans la voix de l’homme, elle perçu sans difficulté l’aigreur, comme une rancœur vis-à-vis de ses congénères. Namibe ignorait ce qui pouvait motiver cela dans les faits, bien qu’elle n’ignorât pas la potentielle bêtise des siens. Les hommes s’étaient fait la guerre, et sans doute se la feraient-ils encore durant des siècles. Les hommes étaient beaucoup plus étrangers à la magie que ne l’étaient les autres races. Ils étaient moins avancés, quelques part, que les elfes, les démons, les anges… Ils étaient des chasseurs, souvent ignorants de ce que leurs actes faisaient de dégât dans la nature. Ils étaient des meurtriers, des voleurs, des idiots. Ils étaient des opportunistes, et dans l’ensemble leur bien passait avant celui du reste du monde.
Et surtout, les hommes étaient faibles. D’une désarmante faiblesse. Ils étaient du gibier pour les démons, qui rechignaient bien souvent à les considérer comme des adversaires à leur hauteur. Le plus triste était sans doute qu’ils n’étaient pas dans le faux.
Pas de lettres de noblesse pour la race de la médiocrité et de la neutralité.

Et pourtant, ils avaient quelque chose que les autres n’avoisinaient même pas… Ils avaient une fougue très particulière. Celle de l’éphémère. Qu’étaient soixante-dix petites années face aux millénaires d’elfes de haut rang ? Et face à l’éternel brasier de l’Hadès ? Face aux paisible Paradis ? Pourtant l’homme ne se résignait pas et luttait pour lui, parfois pour sa race, parce que leur ténacité désespérée était une richesse qu’ils offraient à ceux qui leur étaient cher sans retenue. Parce qu’ils avaient l’intégrité d’ôter leur armure, de jeter une épée, de brandir deux poings et de dire à un hybride colossal, ou à une milice elfe : « Ok, je suis une faible petite créature, j’ai plus d’armes, j’ai plus rien. Je vais me battre pour ma pomme. Ton monde, je m’en br*nle, je vais sauver ma peau, et même si je la sauve pas, mon gars tu repartiras pas avec toutes tes dents »
Namibe était un peu comme cela, elle était fière d’être humaine, d’avoir cette faiblesse, et ce goût de l’anthropocentrisme… Lorsqu’elle arpentait les villages dévastés, sur le continent, elle priait qu’un dieu existe pour ces êtres qui renaissaient dans les cendres, qui se relevaient de massacres pour reconstruire leur vie sur les ruines de l’ancienne.
Le dédain qui avait envahit les paroles de Fenrir l’avait donc blessée. Il n’y avait que des humains, ici…
« Qu’ont fait les hommes pour que tu aies tant de mépris pour eux ? » Elle ne souriait plus, et s’était redressée pour, le dos droit, l’observer du haut de son perchoir. Elle ajouta d’une voix sombre : « Je sais lire les voix » Puis, soupirant à son tour, la jeune femme se leva pour s’éloigner un peu du bord. « Tu devrais monter, les ruelles n’ont rien de magique… Toi qui aime la nature, viens donc la voir parée de ses plus beaux atours. La nuit lui offre des couleurs que le sous-bois lui-même ignore posséder. »

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MessageSujet: Re: '¤' Le Chat et Le Loup '¤'   Jeu 3 Jan - 23:08

Fenrir n’avait pas put suivre la belle alchimiste sur les cimes des maisons car il ne bénéficiait pas d’une telle agilité…Enfin si mais cela lui aurait valut quelques ennui après. Il préféra donc rester à sa place un petit moment observant Namibe prendre appui sur les façades des maisons et quelques secondes plus tard, elle disparu de son champs de vision. Le magus resta quand même surpris de voir cette maigriotte faire autant d’acrobatie après l’avoir vu tremblante comme une feuille lorsqu’elle avait fait son malaise. Mais son sourire disparu car maintenant, il se trouvait seul au milieu de cet endroit froid et hostile et plutôt que de risquer une escalade dangereuse, il préféra s’asseoir dans un coin. Bien entendu, l’ours grognon ne loupa pas cette belle occasion pour râler car après tout, c’était sa nature d’être ainsi alors il n’allait pas faire une entrave.

Une fois sa plainte terminée, il observa le milieu dans lequel elle évoluait chaque jour et très vite, il ressentit une petite déception en voyant tout cela. La terre avait disparu au profit de béton et autre pierre rendant la marche plus agréable. L’herbe, les fleurs n’était pas aussi radieuse que dans la forêt. Il n’y avait que quelques arbres isolés, plantés dans quelques centimètres carrés de terre…Juste assez pour qu’il puisse survivre et non s’épanouir. Partout où il regardait, il n’y avait que ces pierres froides, sans vie et il ne put réfréner un soupir ainsi qu’une petite remarque. Toutefois, il ne s’attendait pas à ce qu’elle l’entende et sur un ton qui laissait deviner sa déception, elle prit la parole.

Il leva la tête et fixa ce visage sans sourire. Peut être l’avait il déçue en prononçant ces mots mais c’était sa manière de dire les choses…Il était franc avec tout le monde et même si cela apparaissait comme une qualité, ici c’était tout le contraire. Il attendit qu’elle ait fini puis lorsqu’elle disparu de nouveau, ce fut son tour de répondre. Il n’était pas du tout fâché, son ton ne trahissait aucune émotion négative, il voulait juste lui expliquer sa façon de penser…Simplement.


« Tu sais, je me demande ce qu’il pouvait bien y avoir ici bien avant que ces grands murs ne soient érigé. Peut être qu’il y avait une forêt semblable à celle où je vie qui était peuplé de beaucoup d’animaux. Peut être qu’il y avait un grand champ de fleur au coloris varié. Seulement regard maintenant, il n’y a plus que ces ruelles et ces maisons sans vie. Les humains sont arrivés et ont tous détruit pour pouvoir y vivre confortablement…Alors qu’ils auraient put tous simplement utilisé les ressources naturelles pour vivre en osmose avec la nature… »

Un jour, il avait imaginé un tel mode de vie ou tous aviveraient dans des cabanes en bois ou des huttes. Plus besoin de détruire pour créer quelque chose d’utile à leur survit sauf bien entendu pour tuer des animaux afin de manger. Mais les humains voulaient tout dominer et écraser par la force. Seul comptait leur bien être et peut importe ce que cela coûtait. Fenrir serra les poings en repensant à tout cela puis une fois qu’il fut calmé, il enchaîna.

« Les humains sont égoïstes, ils ne pense pas à ce qui pourrait arriver du moment qu’ils peuvent prospérer et c’est cela qui les rends méprisable. Lors de mon exile, j’ai put me rendre compte à quel point ils peuvent être cruel…Toutefois, je refuse de croire qu’ils sont mauvais. Même si je déteste cet aspect de leurs natures, je ne peux pas les mépriser pour autant. »

Il marqua de nouveau une pause et il en profita pour s’étirer avant de prendre une photo qui se trouvait dans la poche de son pantalon. Quelque soit l’endroit où il se trouvait, ce souvenir était toujours en sa possession…On pouvait y voir deux enfants avec leurs parents. Un sourire remplie de tristesse se dessina sur ses lèvres, fait rare étant donné qu’il affichait la plupart du temps un visage neutre. Il aurait pu s’arrêter là mais il continua comme si il se sentait soulagé de parler ainsi…

« Ca peux paraître ringard mais je vais te raconter une histoire Namibe…Celle d’un bébé fuyant une menace avec ses parents. Des gens de sa leur race cherchait à tous prix à les éliminé et le premier à périr fut le père de cet enfant. Sa mère ne tarda pas à subir le même sort mais elle put cacher le nourrisson dans une forêt et cet acte désespéré lui sauva la vie. L’histoire aurait pu s’arrêter la si un loup n’était pas passé par là alerté par les cris du gamin affamé. Il l’emmena hors de la forêt dans une ferme où des humains recueillir le bambin… »

Tout ceci lui rappelait des souvenirs et cela commençait à se ressentir dans sa voix. Cela faisait bon nombre d’année que cette histoire avait eu lieu mais pour lui, elle était encore bien présente. Il fixait toujours la photo et de temps en temps, il caressait avec ses doigts les visages joyeux des acteurs de son bonheur prenant la pose.

« Cet enfant n’était pas le leur et pourtant, ils lui donnèrent autant d’amour qu’à leur fille biologique. Durant tout ce temps, elle ne montra aucun signe de jalousie envers lui et elle l’accepta comme son frère. Un jour, ils prirent conscience de ce qu’était réellement l’enfant lorsque des ailes apparurent dans son dos. Mais tandis que ses camarades le rejetaient, sa famille adoptive lui donna encore plus d’amour pour palier ce rejet des autres. Il croyait que tout ceci durait toute la vie mais un jour…Des démons apparurent. »

Son visage se ferma car la suite allait être beaucoup plus intense et triste.

« En l’espace de quelque heure, tous furent tué à part le jeune garçon et comme si sa peine et sa douleur n’était pas suffisante, ces monstres lui arrachèrent les ailes…Juste parce qu’il trouvaient ça…drôle. »

Son récit venait prendre fin et comme si la réalité l’avait rappelle, il rangea cette photo dans sa poche et songea à ce qu’il allait dire. Il ne savait pas à cet instant si elle était toujours cachée ou si elle s’était à nouveau penchée sur lui mais le plus important c’était qu’elle l’écoute. Un petit moment de flottement s’installa et finalement il prit fin lorsqu’il parla de nouveau.

« Si tu regarde les différents acteur de cette histoire, tu remarque que les démons sont restés fidèle à leurs réputations de barbare mais les anges considérés comme des êtres suprêmes et parfaits n’ont pas hésité à pourchasser trois des leurs et ils en ont massacré deux sans état d’âme. Par contre, les humains que l’ont assimile à des êtres faibles, répugnants et inférieurs ont montré des qualités qui aurait fait pâlir les dieux…Comment les mépriser alors qu’ils ont un cœur se montrant aussi généreux et miséricordieux ? »

Son sourire réapparu de nouveau et instinctivement, il releva la tête admirant l’astre lunaire ainsi que le bord du toit où elle était apparu juste avant son récit et termina.

« Tant qu’il y aura des humains aussi merveilleux, je les considérai comme des êtres à part entière et je sais que tu es toi aussi quelqu’un de merveilleux Namibe…Même si tu t’exhibe un peu trop, je suis content de t’avoir rencontré. »

Un petit rire s’échappa de sa bouche car il se rendit compte qu’il était incapable de tenir une conversation sans la taquiner comme il l’avait fait jusqu’ici. Après tout, il avait suffisamment parlé de lui car même si il n’avait pas nommé ce garçon, il ne fallait pas être surdoué pour deviner son identité. Maintenant, il devait répondre à sin invitation, nul doute que le spectacle devait être beau là haut mais il y avait tout de même un problème de taille à résoudre avant de pouvoir contempler la vue.

« Je vous signale mademoiselle que je suis loin d’avoir vos aptitude à la grimpette alors il va falloir trouver une solution. »
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Namibe Stark
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MessageSujet: Re: '¤' Le Chat et Le Loup '¤'   Dim 3 Fév - 15:29

Elle se tenait droite, debout sur le toit, pourtant hors de vue de Fenrir. Après les propos qu'il avait tenu sur les humains, Namibe s'était éloignée du rebord, comme pour se raccrocher à la beauté du lieu et ne pas perdre patience. Cela pouvait sembler exagéré, mais elle n'avait que trop entendu des spécimens de races autres que la race humaine les rabaisser. Viande hachée pour les démons, chair à canon ignare pour les anges et autres elfes... Les humains étaient un peu ces ouvriers du monde qui s'en sortaient avec leurs moyens, et sous les pierres de plus nobles civilisations. Oui, comme il disait, ils avaient sans nul doute détruit, pour bâtir les murs de cette citée de verre. Détruit une forêt, une clairière. Un ruiseau, peut-être, a du se trouver un autre lit... Mais...
Elle ne répondit pas, pas pour le moment, car à nouveau la voix de Fenrir s'éleva, interrompant ses pensées. Il en rajoutait une couche. Sur leur cruauté, maintenant... Et leur....
Innocence ? La jeune femme haussa un sourcil, puis s'assit lentement sur le toit, attentive à la fois à la voix du loup qui lui parvenait, en contre bas, et à la fois à cet harmonieux troupeau que dessinaient les toits de la cité de verre. Elle aurait été mal avisée que de le contredire sur le plan de le cruauté... Etant elle-même de la lie de l'humanité, le bras armé de guildes que les hommes avaient recrachés.
Elle prêta attention à la suite. Il voulait lui raconter une histoire. Toujours hors de vue, Namibe se contenta de garder le silence et de tendre l'oreille. Ses yeux, violets dans la lumière bleutée de la nuit, se promenaient sur ce dédale de toits alors que la voix de Fenrir déroulait la vie de cet enfant. Il ne lui fallut guère de temps pour comprendre qu'il s'agissait du Loup. Le Chat s'imagina cette vie et ces tortures dans lesquelles les jolies figures étaient humaines. Quel contraste avec le propos qu'il avait su tenir l'instant d'avant sur sa race. Les hommes y étaient généreux, ils y étaient les amarres qui sauvèrent le Loup des forces du Malin...
Elle n'en demandait pas tant.

La conclusion qu'il fit à son histoire la fit sourire. Il fustigeait les anges, les démons, et honorait, quelque part, les humains. Un mot en particulier arrêta son attention. Miséricordieux. S'il était un mot dans lequel Namibe ne se retrouvait pas, c'était bien celui-ci. Mais il n'était pas nécessaire de l'évoquer pour le moment. Elle garda le silence encore un petit peu, songeuse. Elle repensait à cette histoire.

Elle était triste, très triste. Tragique, même. Combien de fois avait-elle ouï parler de ces méthodes fort réprimandables qu'avaient les anges pour traiter ceux des leurs qui ne suivaient pas la "noble règle" de leur race ? Si seulement on pouvait parler de race... Les anges n'étaient après tout que des rebus d'un peu tout le reste, démons misà part... Elfes, Dryades, Humains... Tout ce qui mourrait dans l'honneur et méritait au regard des cieux une seconde chance... Tout ce qui devait sembler en mesure d'offrir sa force à ces causes... De quel droit un ramassis de combattants recyclés se permettait-il de juger, du haut de leurs petits nuages, de la façon dont la vermine, en bas, se démenait pour survivre ? Des moyens et des méthodes que ladite vermine employait ? Il en allait également de même pour les elfes. Certes, les elfes avaient combattu les forces démoniaques, ce qui n'était pas le cas de tous les hommes. Mais eux les combattaient d'égal à égal... Un homme n'ayant pas de pouvoirs ne pouvait que très laborieusement survivre face à un démon. Et qui dire d'un paysan, d'un commerçant ? Les hommes étaient un peuple guerrier, mais contrairement aux elfes, cela n'était pas systématique. Ils avaient d'autres préoccupations. La Nature, la santé des arbres et celle des écureuils...
Mais les elfes avaient une constitution qui le leur permettait. Les hommes, eux, faisaient confiance à la nature pour survivre sans leur recours, et allaient jusqu'à la contrarier... Mais cela ne leur retombait-il pas souvent sur la poire ?

Le rire de Fenrir la sortit de ses pensées. Elle n'avait pas tout à fait écouté la fin, et s'en mordit les lèvres. Qu'avait-il dit qui le fasse rire après un tel récit ? Elle joua la carte du silence une nouvelle fois. Ce qui ne sembla pas déranger l'ange déchu outre mesure puisqu'il rembraya sur ses aptitudes à la grimpette. Elle se releva et fit deux pas sur le toit. En se rapprochant du bord, elle le vit affalé par terre. Il passait à côté du plus beau... Comme beaucoup de monde. cela devait être le tribu à payer pour la force et le poids. Les combattants qui n'avaient pas la légèreté d'un chat étaient de piètres grimpeurs.
"Je pourrais te guider pour monter, si tu le désires. Derrière toi, il y a un gouttière. Elle n'est pas très bien accrochée alors il faudra faire vite. Sers t'en pour monter jusqu'à cette petite fenêtre, là. Elle n'est pas bien haute, la gouttière devrait supporter ton poids jusque là. Une fois que tu te seras agrippé à la fenêtre, tu glisseras tes pieds dans la rainure de la pierre, en dessous. Tu la vois, là, elle est actuellement au viveau de tes épaules, si tu te lèves. Les étages de ce batiment sont assez rapprochés les uns des autres pour qu'en te tenant debout sur le rebord de la fenêtre, et en t'aidant de la gouttière à chaque fois, tu puisses atteindre le toit."

Elle épousseta alors ses vêtements, et bondit quant à elle dans la ruelle. Elle se reçut sur une main et un genou sans le moindre bruit, puis se releva, face à Fenrir. Son visage trahissait l'ombre d'une contrariété, pourtant, il n'y avait rien de combattif dans son attitude.
"Ce que tu as dis au sujet des hommes, je l'ai entendu très souvent. Trop souvent. Elfes, Anges, Démons... Ce sont des races dotées d'une puissance telle qu'il leur est facile de parer aux difficultés de la vie dans la nature. Avec une constitution aussi aléatoire que la notre, nous autres humains n'avons guère de chances de survivre dans un environnement hostile. La maladie, les prédateurs... La Nature si on la contrarie, ne meurt pas. Elle retrouvera son énergie ailleurs. La rivière se creusera un nouveau lit, les arbres pousseront ailleurs... Les animaux reconstruiront leurs nids... Les hommes n'ont pas cette capacité là, du moins pas au même point.
Ces derniers temps, j'ai pu réaliser au cours de mes voyages quelle était la situation des humains sur le continent. Les attaques du Malin on réduit à néant leur habitat, leurs villages, leurs maisons... Et sais-tu ce qu'ils font ? Ils ont amoncellés les cadavres des leurs, ou ce qui en restait. Ils leurs ont prodigués les derniers honneurs, les ont enterrés ou incinérés puis... Ils se sont relevés. De la maladie et de la famine, ils ont rattrappé des fibres de vie. Ils sont repartis des ruines de leurs villages pour le rebâtir, à l'endroit même où ils se trouvaient. Ce village là, pour le construire, sans doute ont-ils déboisé quelque bosquet. brûlé des herbes sauvages... Sans doute chassent-ils pour nourrir les bouches de leur foyer. Sans doute ont-ils fait dériver un ruisseau pour approvisionner leur puit en eau claire... Sans doute retournent-ils la terre, et l'appauvrissent-ils pour cultiver de quoi faire du pain et du vin... La Nature, autour des hommes, est domestiquée, mais si la Nature ne voulait pas d'eux, elle les anéantirait, parce qu'un orage, une crue, un incendie est de loin plus dévastateur qu'une hache. Elle veut donc d'eux...
Pour cette raison, et ne soit pas vexé car tu n'es pas le plus visé de l'histoire, je méprise les reproches que ces grands naturalistes d'elfes et d'anges, ces nymphes, ces satyres font à des êtres qui ont fait de la survie leur leit motive..."


Elle soupira. Elle avait été dure. Trop sans doute. Mais sincèrement, elle n'en avait pas grand chose à faire. Fenrir était un grand garçon à qui un tel discours ne ferait sans doute pas grand mal. Elle porta son regard sur la gouttière qu'elle lui avait indiqué.
Pour elle, ce qu'elle avait donné d'indications n'était guère nécessaire, mais elle allait les suivres, en guise d'exemple.
"Je vais te montrer comment grimper... Viens voir à un peu nos toits sublimer la magie de ton bois."

Et sur ce, elle se glissa contre la gouttière et, d'une poussée de ses cuisses, elle se hissa à la gouttière, sur un peu plus de trois mètres de haut. Rien de bien sorcier. Etant donné son poids plumme, la gouttière ne grinça même pas. Dès que la fenêtre fut à hauteur de ses épaules, elle y encocha ses coudes et, la pointe de ses pieds trouvant largement l'encoche, elle s'en servit pour se dresser sur le rebord de la fenêtre, d'une poussée. Ca n'était pas hors d'atteinte du tout. Elle utilisa ensuite les attaches de la gouttière pour monter jusqu'à la fenêtre suivante, et recommença. Trois étage seulement menaient à un toit qui, en plus, n'était pas incliné. Ainsi, Fenrir ne risquait pas trop de glisser. Arrivée en haut, elle se pencha pour le regarder, et voir de quelle manière il allait se débrouiller.

"Dépêche toi, ça n'est pas difficile, sur ce mur-ci"

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MessageSujet: Re: '¤' Le Chat et Le Loup '¤'   Dim 16 Mar - 23:11

Le chat était perché sur son toit regardant l’horizon tandis que le loup moins agile se contentait rester là à ruminer les méfaits des hommes sur la nature si belle. La situation pouvait être résumée de cette façon, le premier défendait avec ferveur cette nature qui l’avait vu naître et grandir tandis que l’autre semblait la mépriser…Y avait il une entente qui puisse naître entre ces deux êtres ? Voilà la question que Fenrir se posait depuis qu’il avait vu la jeune fille dans la forêt. Elle avait découvert son espace et maintenant c’était à lui de se sentir un peu mal à l’aise dans cet univers dépourvu de toute espèces vivantes hormis les hommes. Son erreur avait sans doute résidé sur le fait qu’il trouve les humains bien trop méprisant à l’égard de la nature car immédiatement, il eut l’impression que Namibe se fermait.

Et ce fut peut être la raison qui le poussa à lui raconter cet histoire qu’il avait vécu il y a quelques années de cela. Ca n’était vraiment pas bon de se replonger ainsi dans un passé si douloureux car toutes les scènes qu’il avait vues à travers ses yeux d’adolescent revenaient en cet instant. Elle ne devait pas se douter de la difficulté qu’il avait à narrer ce récit mais vu son silence, elle devait l’écouter ou du moins faire comme si. Son récit dura et semblait s’éterniser mais il tenait à ce qu’elle comprenne qu’il ne détestait pas les hommes car quelques uns s’étaient montré d’une générosité à faire pâlir les siens. Puis il se tue.

Il avait finit et maintenant s’était au tour du chat de se manifester et c’est ce qu’il fit en indiquant au loup comment surmonter cet obstacle en escaladant ces murs par les gouttières et autres artefact qu’utilisaient les hommes pour protéger leurs maison. Il fut cependant surpris de voir Namibe sauter de son perchoir et atterrir en face de lui. Elle avait une bonne raison de faire cela et il suivit avec attention le discours de la belle même si c’était parfois dur à supporter.

Elle prétexta pour commencer une survie rendue difficile par les maladies, ce qui était tout à fait vrai mais aussi par des prédateurs…A part les démons qui faisaient des massacres sur le continent, il n’y avait guère de menaces pour les hommes de ce côté-là. Elle donnait beaucoup d’argument pour prouvé la véracité de ses propos et ce fut certainement ce qui rendait cette petiote joute très intéressante car tout deux avait des torts et des vérités. Une fois qu’elle eut fini, ce fut au tour du magus de répliquer avec beaucoup de convictions.


« Je sais que vous êtes méprisé par des races soit disante supérieur dont je fais parti et croit moi, j’ai entendu pas mal d’anges traité les homme comme de vulgaire bête. Mais comme je t’ai dis tout à l’heure, les véritables monstres sont ceux qui ont tué les êtres que j’aimais, ange comme démon.
Tu ne m’apprend rien en disant ce que tu as vu sur le continent car c’est là bas que j’ai vécu et que j’ai survécu des années comme un loup en fuite. Le jour comme la nuit était rythmé par des massacres et même dormir était une chose impossible tant la peur était présente.
Je les voyais ces humains se relevé même si la douleur d’avoir perdu un parent ou un enfant était poignante ! J’ai admiré ce courage alors que moi je fuyais constamment de peur d’être à nouveau pourchassé ou même tué !
A chaque fois que je voyais un arbre tombé, je serrai les poings car il s’agissait d’un être vivant abattu par d’autres être pour assuré leurs survies. Mais petit à petit, j’ai commencé à me dire que c’était normal car les troncs redonnaient des arbres, les animaux prélevés pour les nourrir pouvaient se reproduire car il ne tuait que ce dont ils avaient besoin.
Je ne sais pas si la nature veux d’eux mais elle a su les accepter dans la mesure ou ils ne l’ont pas détruite abusivement. C’est la seule chose que je redoute car je sais qu’ils peuvent quelques fois montré la même cruauté que les autres espèces.
Je suis persuadé que ces deux entités peuvent vivre ensemble tant qu’ils se respectent.
»

Il croyait vraiment en cette harmonie qu’il devait y avoir entre toutes les espèces et c’était même devenu un de ses combats. Toutefois, il resta étrangement calme durant son monologue et ce fut certainement ce qui le surprit le plus. Lui qui restait le grognon de service, il avait su contenir son amertume certainement à cause de l’importance qu’il mettait à convaincre Namibe de cette entente.

La discussion porta ensuite sur la manière dont il allait se faufiler jusqu’au sommet de ce toit car il devait bien avoué qu’il avait oublié le cheminement. L’avait elle deviné lorsqu’elle lui montra comment grimper le long du mur ? Peut être savait elle lire dans les pensés du vieux loup. Il resta assis cependant car après cette escapades dans la forêt, il avait clairement la flemme de faire des galipettes…Il n’avait donc pas le choix. Fenrir se leva et alla se cacher derrière une maison car la jeune fille l’observait du haut de son perchoir. Lorsqu’il eut fini ses petites affaires, il sortit de sa cachette un loup avec dans sa gueule des vêtements roulés en boule.

Le mammifère jouissait à présent de la même agilité que Namibe et ce fut donc avec la même aisance qu’il escalada le mur et atterrit juste à côté de son acolyte. Cela devait certainement être un peu impressionnant de se trouver à côté d’un loup beaucoup plus imposant que la moyenne mais il ne montrait pas de signe d’agressivité envers elle. Il prit position sur les tuiles et posa son postérieur laissant sa longue queue allée de droite à gauche. La vue était vraiment très belle d’ici et il avait même put apercevoir sa tanière grâce à sa vision très développé.

La lune ronde trônait elle aussi dans le ciel sombre et ce fut donc tout naturellement qu’il leva sa tête et laissa échappée un chant en hommage à cet astre divin. Bientôt d’autres complaintes se mêlèrent à cet ode qui raisonnait sur toute l’île…Les loups étaient à l’honneur ce soir. Le requiem toucha à sa fin et l’animal tourna sa tête vers Namibe et il l’incita par un mouvement de sa patte à se retourner pour qu’il puisse à nouveau redevenir « humain »…
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MessageSujet: Re: '¤' Le Chat et Le Loup '¤'   Jeu 27 Mar - 12:16

(le poste ne sera pas vraiment fameux, je n'ai plus rp depuis un bout de temps, pardonne moi, ô toi môssieur lol)



La réponse que le Loup fournit au Chat laissa ce dernier pantois. Il ne faisait en fait qu'étayer de ses propres exemples ce qu'elle-même avait dit ou pensé. Etayer ce courage, cette envie de vivre à tout prix qui était finalement la seule et unique force que la race humaine possédait invariablement. Sans doute leur venait-elle de l'ignorance de ce qui se passait "après", ou de l'angoisse d'un destin que les hommes normaux, les plus nombreux finalement, ne démêlaient pas encore. Cela venait de leurs superstitions et de leur contes, qui leur ordonnent d'être courageux, valeureux, ce que finalement, ils n'étaient que quand il ne cherchait pas à l'être. Cette idée là pouvait sembler saugrenue, mais Namibe était intimement persuadée que l'homme qui se lève avant le soleil pour bêcher un champ, et se couche après lui pour prendre soin des siens était de loin plus courageux que le Loup, le Chat, Dan ou tous ces pantins armés de cure-dents qu'ils pouvaient être. Mourir pour un idéal c'était, pour elle facile. Pour... rien, l'était-ce ?

L'ignorance notoire... La seule certitude que finalement la Mort nous fauchera... Les épreuves, le travail... Le manque, le deuil...

Les hommes, ces "animaux barbares" étaient finalement coincés dans une vie qui n'a de simple que le nom.

...

De retour sur le toit, et cette fois accompagnée par une bête velue, Maître Chat entendit Maître Loup entonner son hymne à la nuit. Elle était un peu impressionnée, n'ayant de sa vie jamais entendu ce son d'aussi près. Les loups étaient décidément des animaux mystérieux. Ils étaient sombres, redoutables, et surtout très poétique. Elle trouvait beau cet animal et finalement, elle le trouvait plus éloquent lorsqu'il parlait à leur mère d'argent que lorsqu'il répliquait à ses propres invectives. Pourtant, il ne voulut pas garder cette forme et lui demanda de détourner le regard. Un mince sourire étira alors le coin des lèvres de Namibe. Et si elle ne détournait pas le regard, finalement, ils ne seraient que quittes, non ? Lui ne l'avait-il pas vue, sous son inutile drap blanc détrempé, puis sans ce dernier, dans le plus simple apparat ? Elle était bien tentée de ne point accéder à sa requête.
Elle finit par hausser les épaules et regarder ailleurs. Elle prit alors la parole pour... meubler.

"La Nature sait respecter les hommes. Et les hommes, finalement, s'accommodent d'elle. Ne leur permet-elle pas de la faire reculer pour se faire une place ? Ne les laisse-t-elle pas s'épanouir, parfois, il est vrai, à son propre détriment ?
"Si la nature juge que les hommes sont en droit d'agir de la sorte, par quelle sorte de prétention les autres enfants de mère Nature, les autres humanoïdes, se permettent-il de juger les hommes ?"


Elle haussa les épaules afin de clôturer le sujet.

"Mais en voilà assez avec tout ceci, je ne t'ai pas amené ici pour nous quereller sur le bien fondé des mines et des déforestations. Je t'ai amené ici pour te montrer à mon tour quel est mon univers"

Elle ferma les yeux, et se pencha en arrière, appuyé sur ses mains.

"Encore que la ville d'où je viens ressemble fort peu à Ynis"

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MessageSujet: Re: '¤' Le Chat et Le Loup '¤'   Lun 16 Juin - 16:07

Leur querelle avait porté sur cette confrontation entre l’homme acteur de la déforestation et de la destruction de mère nature et celui d’un homme loup n’ayant dieu que pour les espaces verts et les animaux. Il était évident que l’un dépendait de l autre mais que l’autre ne pouvait facilement se développer sans que les humains n’interviennent. Fenrir devait se rendre à l’évidence qu’il ne s’agissait pas de parasitage mais plutôt de symbiose car les deux partes étaient gagnant à leur façon. Le chat en tout cas ne se laissait absolument pas démonté par les arguments du loup grincheux et répondait avec brio le faisait même parfois douter.

Cependant, elle tenait absolument à le faire grimper sur ces toits car il lui avait fait découvrir son environnement et bien entendu, Namibe comptait en faire autant. Cependant, l’idée de devoir jouer le tarzan ne le rendait pas vraiment enthousiaste et il préféra donc prendre sa forme animale afin de gagner ce perchoir. Une fois là haut, il put découvrir que la forêt était particulièrement bien visible de cet endroit et derrière lui, les lumières des maisons rendaient la nuit un peu moins ténébreuse. Son instinct prit le dessus et il ne pu retenir un hurlement à la fois énergique mais aussi remplie d’harmonie et de douceur.

Il voulu tout d’abord reprendre son apparence humaine et incita la demoiselle à tourner son regard car contrairement à elle, il était pudique. Cependant, il se ravisa lorsqu’il l’entendit redémarrer sur le débat des bons et méchants hommes irrespectueux de la nature. Il ne voulait plus parler de ca et sous cette forme, il lui était impossible de parler…C’était bien mieux comme ça. Tandis qu’elle ferma les yeux en se penchant en arrière, un petit oiseau se posa sur la tête du mammifère et avec de petits piaillements, il dit quelques mots au loup.

Emma semblait le chercher intensément car elle avait apparemment une mission extrêmement urgente à lui confier. Lorsque l’émissaire s’envola, Fenrir échappa un petit soupir car il aurait bien aimé rester avec elle un peu plus longtemps. Il s’avança lentement vers elle puis il lui lécha la joue plusieurs fois comme un toutou faisant la fête a son maître. Il se recula légèrement et il sortit avec sa gueule de sa poche de pantalon une gourmette qu’il déposa délicatement sur ses jambes.

Il sorti une de ses griffes et grava dans une tuile quelque mots histoire qu’elle comprenne ce qu’il avait l intention de faire.


Je vais devoir y aller.
Je te laisse cet objet comme gage de notre rencontre.
Tu me le rapporteras à l occasion.


C’était une façon assez maladroite de lui signifier qu’il désirait la revoir et sans attendre plus longtemps, le loup prit ses affaires dans sa gueule et bondit dans la ruelle en prenant la direction de la demeure de la dirigeante de l’île…Il ne se doutait pas que plus jamais il n’aurait l’occasion de la revoir…

( Vala le dernier post de mon Fenfen ^^. Disolé pour l attente mamzelle mais on se revera avec nos autre perso ^^ )
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