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 Elle s'effondre

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Namibe Stark
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MessageSujet: Elle s'effondre   Ven 30 Nov - 14:10

[Retour >>>]


Le crépuscule, épais manteau rouge de ce continent dévoré par l’hiver, s’abattit sur les voyageurs comme une masse. Le cheval, pressé par le Coursier, redoubla de vitesse à la vue de la masse brumeuse, alors que celui-ci oscillait avec des sifflements préoccupés. Elle n’était pas inconsciente, pour une fois. Il n’empêchait que le simple fait de tenir en selle relevait pour elle du miracle. Les jours de chevauchée s’étaient succédés, durant lesquels elle avait chuté un nombre incalculable de fois, ajoutant au plaies encore vives, infectées par endroits, causées par le fouet des contusions sur les jambes et les flans. Le fouet. Elle garderait de nombreuses cicatrices. Des marques témoignant de l’épreuve qu’elle avait endurée pour venir à bout de l’homme qui avait brisé sa vie.
Mais il lui fallait encore tenir le coup jusqu’à ce qu’enfin une barque l’emmène sur Ynis où elle pourrait se remettre doucement de ses blessures. Lorsqu’ils pénétrèrent la brume pour s’approcher de l’embarcadère, Obb arrêta brutalement le cheval qui se cabra et fit tomber, une fois encore, sa pauvre cavalière. Le Coursier, habitué, amortit la chute en la retenant dans sa queue. Il étendit la jeune femme avec douceur dans l’herbe brûlée, transie de froid, le visage moucheté de sang séché. Le Coursier ne pouvait rien faire pour elle, et le déplorait au plus haut point. Elle allait avoir besoin d’une toilette, elle allait avoir besoin qu’un humanoïde prenne soin de son corps, ce qu’il était incapable de faire correctement. Il avait bien tenté de l’enrouler dans des étoffes pour la protéger du froid, ou de nettoyer les plaies qui la faisaient le plus souffrir, mais il n’était arrivé à rien de concluant, et s’était contenté de les faire voyager le plus vite possible pour ne point la voir trépasser en chemin.

Elle respirait très faiblement, difficilement, et hoquetait de douleur de temps à autre. Ses yeux encore ouverts avaient perdu tous leur éclats, comme aveugles. L’infection lui avait collé, entre autres frissons et lancements violents, une fièvre telle qu’elle avait les tempes recouvertes de sueur froide. De plus, elle n’avait plus mangé quoi que ce soit depuis des lustres. Il fallait faire quelque chose de toute urgence. Le reptile flanqua au bagage un grand coup de sa queue hérissée, récupérant au vol une épaisse étoffe entre ses dents. Il la déposa tant bien que mal sur le corps affaibli puis effraya le cheval pour l’éloigner un peu. Bien que l’idée le répugne, Namibe voudrait retrouver cet équidé, adopté à l’occasion de la mission durant laquelle elle était devenue sa Liée. Il lui fallait donc en prendre soin le temps de la convalescence de la jeune femme. Le cheval anxieux un peu plus loin, le reptile se pencha au-dessus de la jeune femme, sa queue balançant à un rythme lent et régulier, à la manière de la queue d’un chat attentif. Il mit toute sa douceur à l’œuvre pour pénétrer l’esprit de la jeune femme. « LIEE VA S’EN SORTIR… ILS TE SOIGNERONT… »
Elle tourna difficilement la tête vers lui, tremblant comme une feuille. Obb… songea-t-elle faiblement. Je ne veux pas qu’ils m’hospitalisent… C’est… dangereux… « TROUVE LA FORCE DE LE LEUR DIRE ALORS… JE NE PEUX PLUS RIEN FAIRE, PETITE HUMAINE » Elle ferma les yeux, lasse. « REMISE, REVIENS ICI NOUS CHERCHER… » Elle trouva l’énergie d’acquiescer, et, les sourcils froncés, attendit que quelqu’un ne vienne la chercher. Le Coursier avait fait en sorte qu’elle soit facilement visible de l’embarcadère. Quant à lui, il disparu, n’ayant ni chaleur ni plus de réconfort à lui offrir, s’éloignant juste assez pour ne pas effrayer une personne en mesure de l’aider. Il restait cependant attentif à cette âme dont il percevait, graduellement, l’extinction. Il était également attentif à ce qui, dans les alentours, risquait de l’attaquer, et se tenait prêt à la protéger de toute attaque. Quiconque lèverait la main sur sa Liée servirait de repas au Coursier affamé.

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MessageSujet: Re: Elle s'effondre   Ven 30 Nov - 14:58

[Ne connaissant pas très bien ton perso, je crois avoir dit des conneries grosses comme ça... signale-le-moi dans ce cas ^^]

La chasse.
Oui, la seule journée où on le laissait au repos, il chassait.
Il chassait les bêtes, les trésors, les humains et les démons: tant que ceux-là possédaient une énergie magique. C'est cependant pendant l'hiver que cette personne étrange mais toutefois cultivée que la chasse était la moins fructueuse. Les trésors ont déjà tous été volés, les humains et les démons restent chez eux. Les animaux, eux, hibernaient. Avec acharnement, chaque dimanche, il allait "chasser", sans succès. Il était bien beau de rester sur les côtes du continent, mais le constat est le même partout. Encore une fois où il aurait peut-être dû rester chez lui. Du haut de ses trois mètres, il marchait depuis maintenant presque une journée. Il se demandait si il ne ferait pas mieux de rester ici, et d'écrire un poème. Le poète écrit mieux ses poèmes lorsqu'il parle d'une chose qu'il connaît. Il marcha encore quelques temps, puis s'appuya contre un arbre gelé. Il sortit une plume et un morceau de papier de sa poche gauche. De sa poche droite, il prit une petite fiole d'encre. Il y trempa le bout de sa plume, et se mit à écrire. L'inspiration venait facilement: le crépuscule était présent ainsi que l'hiver. Il est rare de pouvoir assister à un pareil spectacle. La neige commençait à fondre, laissant apparaître une végétation peu vitale. Il écrivait rapidement, et gribouillait plus qu'autre chose. Il écrivait tout ce qui lui passait par la tête, et structurerait tout cela une fois retournée chez lui.

Il plia sa feuille, et rangea son matériel dans leurs poches respectives. Il se releva, s'étira, puis se remit en marche.
Le chemin du retour était plus pénible qu'autre chose. Il ne se sentait plus vraiment d'attaque pour faire quoi que ce soit. Il devait avoir environ deux heures de marche à ce train.
Il s'arrêta brutalement. Il eut un sourire de coin, et son regard démoniaque apparut.

*Je sens une énergie quelque part... enfin... cela va faire des mois que je ne me suis plus délecté d'une si bonne chose...*

Ca y est. La chasse allait enfin porter ses fruits.
Il se dirigeait tranquillement vers cette énergie, le sourire aux lèvres. De loin, il vit une silhouette allongée plus loin. Le constat fut rapide: l'énergie magique se dissipait de plus en plus, démontrant que la personne concernée se mourait petit à petit.


*Malchance. Au lieux de me faire plaisir, je vais devoir examiner quelqu'un...*


Pas plus pressé qu'une personne se promenant, les mains dans les poches, il se dirigea vers la silhouette qu'il reconnut féminine. Il se baissa, et regarda le visage de celle qui devrait mourir. Son visage paraissait faible, aussi pâle que la neige et taché de sang. Le corps tout entier était couvert de cicatrices et diverses blessures. De sa poche, il sortit une sorte de boulette de couleur verte. Il n'était pas scientifique à plein temps pour rien: cette boulette était en fait un aliment contenant bon nombre de vitamines provenant des aliments naturels tel que les fruits et les légumes. Il n'avait que cela, malheureusement. Il le mit dans la bouche de la pauvre femme, puis lui sussura à l'oreille:

"C'est à sucer. Je n'ai que ça avec moi pour vous aider. En tous cas, vous n'avez pas fait semblant de vous blesser... vous n'avez pas de chance..."


Son sourire diabolique revint:

"... mais vous en auriez eu encore moins si j'aurai été obligé de vous chasser pour dévorer en vous ce qui m'intéresse."


Ses deux mains se mirent à grandir d'une taille phénoménale. D'une main, il prit sa proie, de l'autre, il la recouvrait totalement en prenant soin de lui apporter de quoi respirer. Il y avait une autre présence qui avait de l'énergie magique dans les environs.

"Si tu es avec elle, tu ferais mieux de venir et de bien la surveiller."
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MessageSujet: Re: Elle s'effondre   Mer 5 Déc - 2:12

Ce matin là n'avait rien de différent pour Shad depuis son arrivée sur Ynis Witrin. Elle avait dormis avec le reste du clan des Ombres, laissant Dan et ses préoccupations un peu trop humaine rejoindre la maison de Leïa. Elle sentait le trouble dans l'esprit du Maître de la Guilde mais ne le comprenait pas vraiment. La notion de fidélité sexuelle n'existait pas chez les Coursiers et elle ne voyait pas l'intérêt d'une telle chose, à part des soucis supplémentaires. Elle avait décidé que la petite voix serait sans doute meilleure conseille qu'elle dans ce passage humainement trop compliquée et surtout rébarbatif à son goût. Elle s'était tout de même demandé si c'était l'ajout de sa personnalité aux relations de Dan qui l'avait conduit à se jeter sur l'humaine d'Obb. Surtout celle d'Obb d'ailleurs, ce grand rustre, trop glorieux de sa puissance pour se rappeler la sagesse. Un Coursier au sang chaud sans doute. Il était partit avec l'humaine blanche, les pensées violentes du grand lézard ne résonnaient plus en écho sur l'île depuis quelques semaines déjà. Profitant de cette période relaxante, Dan ayant mis aux points leurs techniques de combat et lui laissant du répits, elle décida de se dorer au soleil matinal sur un caillou captant bien la lumineuse chaleur. Sa langue sifflait régulièrement, suivant sa lente respiration. Du soleil et du repos... une journée délicieuse en perspective. Du moins qui aurait dû être délicieuse: des pensées agitées et violentes firent échos dans son esprit. Elle eut du mal à faire le tri de prime abord mais finit par comprendre l'auteur de ce trouble: Obb revenait. Et il semblait avoir besoin d'aide. Les pensées des Coursiers s'interrogèrent mutuellement pour bien saisir tout le sens du message: l'humaine blanche était en danger. Blessée et à la merci d'un inconnu possiblement dangereux. Dans un puissant râle, Shad se leva et fit savoir qu'elle s'occupait du problème. Courant vers une ombre proche et appelant Dan par de nombreuses et violents ondes psychiques, elle usa de son pouvoir pour aller chercher son Lié. Celui-ci apparut en même temps qu'elle sur le perron de la demeure de la dirigeante, déjà tout en armes, un peu affolé.

~Namibe avoir des ennuis~

*Namibe? Vite!*

Il sauta sur le dos du sang-froid et ils disparurent dans les ombres l'instant d'après. Le paysage défilait par accoups quand ils sautaient, donnant une image saccadée de vitesse. Ils arrivèrent sur le bord du lac, prêt de la demeure du vieillard d'Ynis Witrin. Celui-ci se reposait, ronflant bruyamment dans son fauteuil à bascule, les mains posées sur sa barbe. Le ton de Dan était fort et sec, pour le faire réagir au plus vite.

"Je dois traversé de toute urgence l'Ancien. Puisse votre magie me permettre de ne pas arriver trop tard."

"Le jeune Dan? Quelles mielleuses paroles juste pour me faire me hâter! Bien, tombonctou et boule de caoutchout, je ne saurais faillir à mon rôle si vous en avez besoin, Maître des Chevaucheurs."

Dan ne connaissait que peu l'ancêtre, mais pour une raison qu'il ignorait celui-ci accédait à toutes ses requêtes, sans jamais bougonner. La grande barque fut vite à quais et Shad sauta dedans. Contrairement aux lentes traversées habituelles que semblait apprécier le vieil homme, celle-ci fut si rapide qu'elle faisait voler sa cape dans son dos. A peine furent-îles de l'autre côté que Shad sauta dans l'ombre d'un grand saule pour y disparaître dans les ténèbres, ne laissant à Dan l'occasion d'un quelconque remerciement. Ils filaient plus vite que n'importe quel rapace ne le pouvaient, se rapprochant de plus en plus de la position des pensées chaotique et coléreuse d'Obb. Ils finirent par apparaître là où se tenait une sorte de géant disproportionné aux yeux si grands qu'il en était dévisagé. De ses mains fermées s'échappaient de fins fils blancs que Dan reconnut comme la chevelure de sa seconde. Obb était tout près d'eux. Il regarda la géant quand il dégaina son épée bâtarde et pointa la lame vers lui.

"Je vous sommes de me remettre Namibe sur le champ, ou vous payerez le poids de votre erreur."

La voix de Dan incitait à l'obédience, son épée ne tremblant pas malgré le poids qu'elle faisait ainsi, à bout de bras. S'il fallait en découdre, il serait rapide et violent, le meilleur des assassins d'Ynis Witrin.

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Namibe Stark
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MessageSujet: Re: Elle s'effondre   Jeu 6 Déc - 19:59

Obb, toujours tapi dans l’ombre, s’était sensiblement arqué en sentant approcher un être étrange. Cette odeur là lui était inconnue, et elle ne lui plaisait pas le moins du monde. Bien au contraire, la créature hybride qui approchait de sa Liée éveillait en lui des instincts des plus offensifs. S’il ne grognait pas, Obb sifflait néanmoins, de façon inaudible, toujours invisible. Voyant les mains de la créature grandir, Obb ne perdit pas une seconde et se glissa sur l’instant dans le dos de la créature, qui ne se doutait pas de sa présence pour autant. Créature à sang froid, reptile silencieux, il se tendait tout entier alors que la monstre qui menaçait sa Liée s’adressait à lui. Si Obb en croyait le volume de la voix de celui-ci, il ne se doutait pas le moins du monde que la Mort rôdait dans son dos. Sa mort, s’il ne retirait pas ses mains de la jeune femme. Mais une autre présence se manifesta alors, qui attira toute son attention. Il laissa sa langue s’agiter entre ses dents, et reconnu sur le coup l’odeur de cet homme. Pour lui non plus, Obb n’avait pas d’amitié. Mais il était déjà préférable à cette créature hybride. Le Coursier, sentant d’où venait Dan Ryu, recula un peu, préférant à une boucherie imminente une seconde de plus. L’homme menaça la créature, ce à quoi Obb fit échos, sortant tout à coup du monde,où les sons étaient étouffés, les silhouettes gondolées, des ombres. Il se trouvait à trois mètres dans le dos du démon, dressé sur ses pattes, gigantesque, et sa tête ondulant avec des sifflements menaçants à la manière de celle d’un serpent sur le point d’attaquer. Certes, l’individu était grand. Mais qu’en était-il alors de ce reptile, Obb, le plus gros de son clan d’antan, le plus grand, le plus massif. S’il le dépassait de moins qu’il ne dépassait la petite Namibe, ou même Dan, il ne se sentait pas pour autant impressionné par l’homme, quand bien même ses mains grossissaient à volonté.
Obb, de toutes façons, n’avait jamais appris la peur. De toute sa vie, le Coursier avait eu l’habitude de façonner son corps puissant pour le doter de rapidité autant que de force. D’autant plus, en ce crépuscule qui, de plus en plus, assombrissait les lieux, multipliant et étirant les ombres, il ne risquait pas la moindre attaque. Il ne jeta à Dan qu’un regard puis, plus agressif que jamais, et pour souligner les invectives de l’homme, qui parlait pour lui, abaissa sa tête au ras du sol, ses plumes et certaines de ses écailles hérissées, comme pour le rendre plus impressionnant encore. Les yeux d’un rouge flamboyant du Coursier en disaient long sur ses intentions.

Namibe, au milieu de tout cela, n’avait que peu réagi aux gestes de l’inconnu. N’étant pas en mesure de le distinguer clairement, ni même d’entendre ce qu’il avait à dire, elle ne paniqua, ni ne se débattit. Pourtant, le fait de sentir la moite chaleur de ses mains sur elle lui fut pour le moins désagréable. La fièvre l’étouffait, et plus que de la chaleur supplémentaire, elle aurait tué pour de l’eau glacée dans laquelle s’immerger. Et les dieux savaient à quel point Namibe, dans son état d’esprit actuel, se sentait encline à tuer…
Bien heureusement, le simple fait de tourner la tête ou même de respirer lui était pratiquement insupportable. Elle gémit, juste, en sentant l’agressivité d’Obb lui parvenir, et chercha à savoir ce que l’inconnu avait de si effrayant, mais, omnubilé par sa rage, il ne lui répondit pas. Elle saisit en revanche une pensée de son coursier. Dan… Cette pensée, ce mot était-il tiré de ses pensées à elle ou bien de celles d’Obb ? Elle était incapable, alors, de faire la distinction des deux. Mêlées ses réflexions et celles de la créature, comme si leurs voix commençaient à se confondre en elle. A moins que ça ne soit celle de Namibe qui, tout simplement, commençait à se taire… Commençait à… mourir.
Elle trouva néanmoins l’énergie de gémir un peu plus fort, et, avec des gestes mous, tenta de repousser, les dents serrées par la douleur, l’hybride. Son dos et son ventre meurtris, cisaillés et infectés, rendaient atroce le moindre frémissement. Elle y mit pourtant de la force, sans douceur, ses yeux rouges et ouverts agressifs eux aussi. Ce faisant, elle appelait doucement, mais toutefois de façons audible : « Dan… Dan… » Elle ferma les yeux, sa respiration lui était difficile, de plus en plus. Et sa fièvre semblait n’attendre qu’une seule chose, bondir et, enfin, l’engloutir tout à fait.

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MessageSujet: Re: Elle s'effondre   Dim 9 Déc - 18:01

Cela faisait déjà quelques jours que le combat au cours duquel il fut aux cotés de Namibe et du vieux meneur de barque était terminé. Ce dernier avait d’ailleurs ramené l’alchimiste sur l’île pour lui donner les soins nécessaires tandis que le gardien s’était contenté de repartir loin d’elle et loin de tout à nouveau. Enfin, il n’était pas resté éloigné des démons qu’il continuait à attirer et à poursuivre inlassablement pour réduire leur nombre avant les combats qui débuteront. Finalement, depuis sa venue dans cette époque, Zane avait gravé encore un peu plus en lui le goût du sang que ce soit celui de ses ennemis ou le sien. Il avait aussi gravé ces quelques minutes passées auprès de la jeune femme à qui il voulait de nouveau parler pour lui faire une proposition qu’elle n’avait pas pu entendre la dernière fois au vu de son état. Cette offre lui paraîtrait certainement troublante mais il la lui ferait si l’occasion se représentait. Pour cela, il fallait qu’elle se rende sur le continent car le gardien ne pouvait désormais plus retourner sur Ynis Witrin. Il devait donc attendre de sentir l’aura de son alchimiste et il s’étonnait d’ailleurs que ce ne soit déjà pas le cas au vu de la situation entre eux.
En effet, il savait qu’elle lui en voulait terriblement de l’avoir laissé sans rien dire et d’avoir, en quelque sorte, trahi les espoirs d’une vie différente qu’ils auraient pu avoir ensemble. Bien sûr, il y avait une raison à cela mais elle finirait bien par le découvrir tôt ou tard. En attendant, son désir d’en découdre avec lui était sa meilleure chance de la voir revenir sur le continent. D’ailleurs, c’est ce qui se produit en cet instant même. Adossé à un arbre, entouré de quelques cadavre de démons qu’il venait de renvoyer en enfer, le dragonnier ressentit l’aura de Namibe mais cette dernière était en train de s’éteindre, il pouvait le ressentir aisément et avec une certaine terreur. Sans plus attendre, tandis que son petit dragon reprit sa forme adulte, il monta sur son reptile et tous deux s’élancèrent vers le lieu d’où provenait l’aura de la jeune femme. Chaque seconde semblait compter et tous deux en avaient bien conscience. Ainsi, Hakouryo vola à une vitesse telle que peu de cavaliers auraient pu la supporter avant d’arriver à l’endroit où gisait Namibe.
Là, le dragon blanc resta en hauteur tandis que son maître observa ceux qui se trouvaient autour de celle qui fut son épouse dans une autre époque. Près d’elle se trouvait un géant qu’il reconnût assez facilement de part sa taille notamment. Cet être mi-démon mi-humain se nommait Faust et dans son époque, tous deux avaient déjà combattu ensemble. Il le savait à la fois fort mais aussi très intelligent et il valait mieux l’avoir de son côté que contre soi. D’ailleurs, il fut un allié de taille contre les démons qui s’étaient attaqués à l’île. Il avait ainsi choisi de combattre contre cette race à laquelle il était lié en partie et malgré ses qualités indéniables, il était tombé à son tour comme tous les autres. Aujourd’hui, il semblait presque menaçant envers l’alchimiste et le dragonnier allait tenter de comprendre pourquoi.
Non loin de lui se trouvait également Dan Ryu, le leader des Chevaucheurs d’Ombre. Cet homme, le gardien ne pourrait jamais l’oublier car il avait fédéré bon nombre de gens dans la lutte contre les démons. Il avait défendu l’île et ses habitants de toutes ses forces et de toute son âme. Il combattait pour l’espoir mais aussi pour sa femme et son enfant mais malgré toute la force qu’il possédait, il tomba lui aussi mais les Chevaucheurs d’Ombre qui continuèrent le combat après lui avouèrent qu’il ressentait toujours sa présence à leurs côtés durant les combats.
Restait une dernière force en présence et celle-ci était totalement inconnue du gardien. Cette créature d’écailles ne faisait pas partie de son passé et son aspect était assez effrayant encore que cela n’était pas comparable à ce qu’elle dégageait. Ce reptile se trouvait non loin de Faust et semblait contre toute attente être là pour défendre Namibe. Ceci le surprit d’ailleurs beaucoup et il fit ainsi une petite tape sur le flanc de sa monture pour lui dire de garder ce reptile à l’œil, après quoi, Zane sauta de son dragon pour arriver juste à coté de la jeune femme. Là, il ne menaça personne de sa lance qui était restée attachée dans son dos. Il se pencha tout de suite auprès d’elle et constata son état critique. Le gardien comprit que si l’on n’agissait pas très vite pour la soigner, elle risquerait de mourir.


- « Qui a bien pu te mettre dans un état pareil Namibe ? » lui demanda-t-il sans attendre de réponses.

Il fallait la conduire immédiatement sur l’île afin de lui donner les soins nécessaires mais elle ne pourrait peut-être même pas voyager tant son état était critique. Il n’y avait donc qu’une solution : lui donner les premiers soins ici et le dragonnier était en mesure de le faire car il l’avait déjà fait de nombreuses fois par le passé quand tous deux combattaient ensemble. Ceci, il devait avant tout le faire comprendre à Faust qu’il regarda avec ses pupilles rouges qui montraient tout de même la rage qu’il pouvait ressentir face à la situation.

- « Faust, tu ne me connais pas mais sache que je sais qui tu es et quelle est ta nature. Tu es un être intelligent et je pense que tu es tout à fait en mesure de comprendre que si cette jeune femme n’est pas soignée immédiatement, elle risque de mourir et ceci n’est pas quelque chose d’acceptable. Ainsi, je te demande de relâcher ton étreinte et de me laisser la guérir. Chaque seconde compte et pour ne pas en perdre une de plus, je suis prêt à tuer n’importe qui que ce soit mon meilleur ami ou mon pire ennemi. Suis-je assez clair ? » lui dit-il en le regardant avec force tout en restant agenouillé près de l’alchimiste.

Zane ne souhaitait pas le combattre même si en lui naissait une profonde rage face à ces trois êtres qui se trouvaient là à ne rien faire de bon pour son épouse. Si le dragonnier se laissait submerger par sa haine qui le dévorait à mesure que le golem de sang grandissait en lui, il aurait tué chacun d’eux mais il devait garder les idées claires. Il prit alors la parole à nouveau en s’adressant à Dan cette fois-ci.

- « Dan, toi non plus tu ne me connais probablement pas mais sache que je connais parfaitement Namibe et que je suis le seul en mesure de lui donner les premiers soins tout de suite. Quand ceci sera fait, il faudra la conduire immédiatement sur l’île. » lui dit-il avec force.

Le visage du gardien était froid mais déterminé. Il savait que Faust et Dan se poseraient des questions sur lui mais tous deux devaient avant tout comprendre qu’ils devaient œuvrer pour Namibe et non contre elle.

- « Tu peux bien faire tout ce que tu veux mais la seule chose que je t’interdis c’est de mourir avant moi. Si tu meurs maintenant, il te sera ensuite impossible de te battre contre moi, y as-tu pensé ? » dit-il à la jeune femme en la provoquant afin de tenter de la maintenir éveillée et combattive.

A présent, il fallait attendre la réaction de Faust qui déterminerait la sienne. Ainsi, sa main gauche se trouvait dans une petite sacoche où se trouvaient diverses herbes qu’il utiliserait pour soigner l’alchimiste tandis que l’autre tenait le manche de lance qu’il n’avait pas encore dégainé.
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MessageSujet: Re: Elle s'effondre   Dim 9 Déc - 20:47

[Edit: dsl Dan, voilà c'est corrigé Razz]

Ce dimanche, un jour d'hiver, était le jour de la chasse. Lorsqu'il trouva enfin une proie, il la vit en fait à moitié morte et sans plus aucune énergie magique. Déçu, il décida quand même d'essayer de l'aider en la couvrant avec ses énormes mains et en lui donnant quelque chose à sucer. Elle n'eut pas la force d'ouvrir la bouche.

"Dommage. C'est pour moi alors."

Il sentit alors un grand nombre d'énergies magiques arriver. Plus précisemment, une bonne dizaine s'étaient éteintes, et deux arrivaient vers lui.

"J'ai l'impression que c'est mon jour de chance."

Il esquissa un sourire de coin, mais son visage était bien humain et normal. Il avait un mauvais pressentiment, comme si il empirait le cas de sa "victime".
L'une des présences était toute proche. Son visage redevint diabolique, et avant même de détourner la tête, une épée fut brandit tout droit vers son visage. Il se fit menacer par l'inconnu, tout en sentant une présence invisible qu'il sentait derrière lui. La situation n'était pas à son avantage. Il était plus sage de ne pas avoir de réactions violentes, même si il pourrait enfin se régaler après tout ce temps.


"Je vous demanderai de commencer par abaisser ce ridicule cure-dent, je ne souhaite pas avoir des petits trous de partout pour avoir tenté d'aider quelqu'un."

Cet homme au bandeau devait sûrement connaître la femme aux cheveux blancs.


L'autre puissance magique s'approchait à très très grande vitesse. Faust leva la tête, et vit un gigantesque dragon blanc. Il était chevauché par un homme aux cheveux et aux yeux marrons. Il descendit du dragon, et, calme, alla vers Faust qui avait retrouvé son visage d'origine. Peu de personnes osaient l'approcher sans craintes. Ceci flattait Faust. Il s'adressa à la femme aux cheveux blancs, puis à Faust. Ses pupilles devinrent rouges, et il affirmait le connaître, notamment sur le fait qu'il soit intelligent, entre autre. Il lui demanda de relâcher la femme.

*Comment me connaît-il ? Je n'ai pourtant aucune réputation... cet homme me cache quelque chose.*

C'est alors qu' une force essayait de repousser l'étreinte du géant. Immédiatement, après avoir entendu des plaintes, il remit la femme à terre, et dit à celui qui semblait le connaître:

"Je ne comptais pas la tuer ou quoi que ce soit d'autre. Je souhaitais simplement l'amener chez moi pour tenter de la guérir. Cependant, si tu me connais vraiment, tu dois savoir que j'ai toujours eu un faible pour les hauts niveaux d'énergie magique...
Je te laisse la soigner, mais n'oublie pas que j'ai quelques capacités en tant que chirurgien, j'ai disséqué nombre d'êtres vivants à l'organisme semblable de celui d'un être humain."


Il se demandait cependant à quoi était dû la disparition des autres sources magiques...


Dernière édition par le Mar 11 Déc - 22:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Elle s'effondre   Mar 11 Déc - 0:11

Namibe, les tempes toujours vrillées par les imprécations du reptile tempétueux, se débattait doucement contre l’étreinte de Faust, en quête d’un peu plus d’air, d’un peu plus de fraîcheur. Elle étouffait sous cette fièvre, elle était au bord des larmes sous la douleur, et tout à la fois, elle sentait un sommeil, profond et envoûtant, la guetter. Un sommeil blanc, et qui lui offrirait, à présent que son œuvre était accomplie, et qu’enfin la Guilde Blanche avait péri pour toujours, le repos que méritait la dernière de ses ombres. Comme si elle n’avait pas eu le droit de vivre, une fois l’histoire de ses frères définitivement terminée. Ainsi se laissait-elle porter par les remugles de cette mer au murmure sourd, lorsque le brouhaha qu’Obb faisait dans son esprit s’interrompit tout à coup.
Intriguée, elle tendit tout comme lui son esprit, s’écartant une seconde de la barque qui allait l’emporter dans ce Royaume où elle avait déjà projeté tant de ses victimes, lorsque l’âme du reptile la frappa avec une violence inouïe sous laquelle elle se cambra. Un cri muet lui échappa…

Le reptile qui s’était approché en silence de Faust, menaçant, s’était tout à coup immobilisé. Sa langue qu’il n’avait de cesse de darder en quête de l’odeur de la créature, avait soudain capté un effluve totalement étranger, derrière lui en… hauteur. Il s’était mis à l’arrêt, à la manière d’un chien de chasse, sans plus bouger la moindre de ses écailles. Quelque chose approchait. Quelque chose qu’il n’aimait pas du tout. Lorsque l’odeur caractéristique se confirma, le Coursier émit tout à coup un crachat extrêmement sonore, plus perçant que ne l’eut été le rugissement d’un lion, et fit volte face à toute vitesse pour apercevoir, de sa vue limitée par sa race, une silhouette dans les airs. Un reptile gigantesque et volant, un…
« DRAGON ! » Hurla-t-il à l’âme de sa Liée. Nouveau cri silencieux de celle-ci, à nouveau elle se cambra. La fureur et la soif de combat du Coursier était trop virulente pour que celui-ci ne se rende compte de son état. Du moins avait-il pu animer en elle une nouvelle énergie, celle de la souffrance, repoussant sans le savoir le paisible chemin qui menait à la mort. Alors que Zane était apparu, le Coursier ne lui prêta pas la moindre attention, et se détacha du groupe sans un geste pour les quatre humanoïdes. S’il était un être dangereux, c’était celui qui se trouvait au-dessus de lui. Le reptile, plongeant dans chaque ombre qui se trouvait sous lui, en cherchait une suffisamment en hauteur pour le saisir, mais en vain. Il était incapable ne serait-ce que d’effleurer le dragon, aussi finit-il par s’immobiliser, planté sur ses pattes arrière, sa tête oscillant avec une lenteur hypnotique, ses longs crocs dépliés, plus agressif qu’il ne l’eut jamais été.

C’est alors qu’une voix rappela Namibe dans le monde physique, la détachant de nouveau de celui, psychique, qui était devenu la demeure de deux âmes, celle d’Obb et la sienne propre. Celle nouvelle voix, elle la connaissait parfaitement. Et cette voix, le simple fait de l’entendre la mettait à son tour dans une colère noire. Effet boule de neige, sa propre rage fit écho à celle de son Coursier, et tous deux s’invitèrent mutuellement à pester plus encore qu’ils ne le faisaient. Alors que Zane, comme à son habitude, avait opté pour le discours plein de révélations et chargé en émotion, Namibe s’était cambrée à nouveau, mais cette fois pour se dépêtrer de sa situation et lui faire valoir sa colère. Il l’avait, de plus, provoquée, et cela avait marché à merveille. Les pensées de la jeune femme furieuse, venues repousser l’espace d’un instant la fièvre, se multiplièrent et se déclinèrent en multiple imprécations. Mais où est Dan ?! songeait-elle. Ou encore : Qu’il approche, qu’enfin je puisse lui faire regretter de s’être foutu de moi ! Mais la seule chose qu’elle en exprimait, trop épuisée pour même continuer à se débattre, n’était que ce regard maladif qu’elle dardait avec colère sur l’incertaine silhouette de l’homme qui prétendait la guérir.

Nouvelle phrase prononcée sur son compte, cette fois par l’inconnu qui, selon les dires de ce cher Zane, se prénommait Faust. Un chirurgien. Bon sang ! Rares étaient les chirurgiens plus habiles que Namibe Stark. Si l’homme était, toujours selon Zane, un grand scientifique, Namibe se trouvait exactement dans le même cas. Et si l’homme avait disséqué de nombreux humanoïdes, Namibe elle se targuait de les avoir disséqués vivants. Cela sans doute était le privilège de l’assassin. Aucune morale ni même de sens de l’humanité, seule la science, fut un temps, avait existé pour elle. Et toutes ces richesses de l’esprit qu’apportent des tripes à l’air avaient contribué à lui apprendre que ce qui se passait en son propre corps, grâce à l’alchimie, aux poisons, aux drogues, et aux manipulations diverses qui furent le prix de sa science, n’était en rien comparable à ce que Faust pouvait espérer trouver en faisant des trous en elle. Elle se débattit alors avec un peu plus de virulence, au sol cette fois. Avec une plainte un peu plus sonore, pour échapper au boucher et aux bons soins d’un Zane qu’elle se savait malheureusement incapable de tataner, elle se mit à ramper lamentablement dans la direction de la voix de Dan. Dan, c’était un lit chaud, un hydromel peut-être, puis une bonne dose de désinfectants divers. Finalement, il ne fallait pas être un grand médecin pour comprendre qu’il suffisait de nettoyer ses plaies pour la remettre d’aplomb…

Le jeune femme exhala un nouveau gémissement, plus ténu, puis s’effondra, cependant toujours consciente. Ces trois hommes qui l’entouraient l’étouffaient.

De son côté, Obb attendait toujours qu’Hakouryo ne descende pour prendre conscience de la dangerosité de cette créature pour sa tendre Liée.

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MessageSujet: Re: Elle s'effondre   Mar 11 Déc - 21:54

[hrp: C'pas un turban c'est un bandeau Surprised]

Entre les mains du géant à la face pathétique, la petite silhouette qu'il chérissait secrètement se tortillait, se débattait avec faiblesse. Et malgré les mains épaisses et la voix de 'yeux moches' il entendait parfaitement la voix de Namibe l'appeler, comme si elle avait collée ses lèvres aux oreilles du Chevaucheur. Il n'en était que plus motivé pour la tirer de là. L'étrange créature qui était tombé sur elle par une malheureuse mégarde pouvait être aussi forte qu'elle se croyait, Dan la piétinerait sans vergogne pour secourir la Leader. Son épée ne vacillait toujours pas, la pointe sur son adversaire, ses yeux concentrés, tout son être prêt à bondir et à trancher la chaire à vif. Shad se tenait dans l'ombre par laquelle elle était arrivée, ainsi pouvait elle se trouver n'importe où l'instant d'après, tant qu'elle avait ce n'importe où dans son champ de vision. Elle avait déjà fait une analyse du terrain, conjointement avec l''esprit de Dan, différentes stratégies appelant des tactiques selon les réactions diverses que pourrait avoir la grande chose. Comme un, l'esprit en commun, le Chevaucheur et son Ombre, fer de lance d'Ynis Witrin.

"Si vous ne relâchez pas tout de suite cette jeune femme, ce que vous appelez ridicule cure-dent se fera un plaisir de vous curer les orbites jusqu'à chatouiller votre système nerveux, s'il est assez long pour l'atteindre. J'avoue en douter..."

L'heure n'était sans doute pas aux sarcasmes mais Dan n'appréciait guère cette créature qui lui paraissait au mieux totalement malfaisante. Il ne plaisantait nullement: s'il devait l'abattre pour mettre la main sur son bras droit il n'hésiterais pas la moindre seconde, même si cela signifiait mettre sa vie en jeu.

Des bruissement d'airs chatouillèrent sa cochlée. Une chose lourde, de grandes ailes, et pas de plumes... Il releva la tête pour voir ce lézard volant, d'une taille conséquemment plus importante que celle de Shad: un dragon selon toute vraisemblance. Un dragon qui acceptait un cavalier. Ce qui signifiait quelqu'un d'autre de puissant rejoignant la scène, comme si elle n'était pas déjà assez compliquée. Dan était surpris de voir que tous se rejoignait ici, au même moment, contre toute probabilité. Etait-ce la présence de Namibe qui se trouvait si perturbatrice des lois statistiques? Le nouveau venu sauta alors à terre pour se joindre au débat déjà bien engagé. Il commença par s'adresser à Faust, puis à Dan, comme s'il le connaissait de longue date. Mais le Maître des Chevaucheurs, lui, ne le connaissait nullement, du moins selon son souvenir.


*Dis petite voix... je l'ai déjà rencontré ce type?*

~Non, mais lui connais quelque chose de toi. Un destin qui pour lui a été, qui pour toi aurait pu être. Mais les choses ont changées et ce qu'il croît connaître est erroné. Il est perdu et actuellement plus une menace qu'autre chose pour l'île. Je ne peux t'en dire plus pour le moment.~

*Toujours cette bonne vieille rengaine, hein?*

Dan toisa alors le nouveau venu avec un regard de défi. Son ton était autrement plus farouche que celui auquel il avait eu droit.

"Comme tu le dis je ne te connais pas. Et si tu me connaissais un tant soit peu tu te douterais que tes paroles n'ont pour moi pas de sens. Je ne te laisserais pas approcher Namibe, pour la simple et bonne raison que tu lui veux à ma connaissance au moins autant de bien que de mal. Approche là et je t'abats sur le champ."

Mais alors yeux moches laissa choir sur le sol celle qui était cause de tant d'animosité. Les deux autres étaient trop occupés à parler pour pouvoir agir. Dan vit Namibe ramper vers lui et son plan déjà tout prêt d'avance, habitude prise pour cet homme trop souvent sur ses gardes. Un des chemins tracés dans sa tête se révéla alors le bon et avant que les autres ne puissent réagir il sauta sur l'occasion.

*Maintenant Shad!*

Le géant était par définition grand. Le soleil était par définition lumineux. Et l'ombre du géant était par toute logique étendue. L'avantage était au Chevaucheur et à sa nouvelle alliée. Shad s'enveloppa instantanément dans l'ombre où elle se tenait pour réapparaître entre les jambes du géant, son cavalier se tenant d'une main à la selle pour attraper vigoureusement Namibe avec l'autre. Et, dans un deuxième battement de cœur, ils étaient à nouveau à l'ombre d'un grand arbre, une dizaine de mètre plus loin. Dans sa main, le Maître de la Guilde tenait le puissant artefact que lui avait confié les dirigeantes: la pierre de retour. Liée à la stèle de rassemblement, elle lui permettait de rejoindre le sous-sol de la Guilde au moindre appel d'urgence. Pendant le long d'une chaîne de platine, le cristal bleue reluisait en décomposant la lumière tel un prisme. Dan l'enfouit dans sa main, la serrant avec vigueur pour faire couler son sang sur la surface magique. Quand il sentit l'artefact s'agiter, il gratifia Zane d'un sourire narquois.

"A une autre fois, grand bavard."

Puis, dans la seconde qui suivit, Dan, Namibe et Shad furent enveloppée dans un éclair nacré. La lumière se dissipa, le nuage de poussière s'envola et au sol ne restait que l'herbe brûlée par leur départ.

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MessageSujet: Re: Elle s'effondre   Sam 15 Déc - 12:32

[ben puisque vous ne répondez pas,
pour ne pas laisser le topic en plan je le conclue rapidement
(après tout, le gros lézard impulsif est encore des vôtres :3)]


Sitôt qu'il sentit une ombre frémir, en direction de sa Liée, Obb saisit de quoi il pouvait bien s'agir. Il n'avait pas ignoré, bien qu'il n'y ait pas fait écho, la présence, trop douce à son goût, de Shad. Elle était beaucoup plus petite, mais en avait dirigés beaucoup dans leur clan. Obb pensait d'ailleurs qu'elle les retrouvait toujours, quand lui s'était plutôt isolé, captivé par la petite humaine dont on lui avait fait cadeau. De plus, aussi sarcastique et agressif que fut son esprit, Obb ne cherchait guère la présence d'être qui ne l'aimaient pas, et il avait cru comprendre qu'il agaçait Shad au plus haut point.
Mais cela n'entrait pas en jeu lorsque celle-ci apparaissait près de sa Liée pour la lui ravir. De prime abord, sa stupeur se répendit en imprécations silencieuses, qu'il apaisa, rasseréné, en réalisant que de toutes façons la confier à cet homme était sans doute le seul moyen de la sauver, quitte à ne pas la revoir avant un moment. Il se désintéressa du dragon, pour le coup, et se dressa sur ses pattes arrières, ses yeux d'un rouge flamboyant, assortis à ceux de sa douce Liée, lui dispensant une caresse mentale. La caresse tendre de celui qui confie un être qui lui est cher à un autre protecteur, une fois ses limites atteintes. Elle reviendrait, de toutes façons, il en était sur. Et si ça n'était pas pour lui, ça serait pour le canasson qui l'attendait toujours dans le sous-bois.

Dan disparût avec la petite humaine. Elle avait vraiment l'air minuscule, dans les bras de cet homme... Le reptile siffla, comme une mise en garde pour le Chevaucheur, puis ferma ses paupières opaques lorsqu'ils furent tous deux nimbés d'une lumière atroce. Shad acceptait décidément n'importe quoi de son Lié... Une ombre dévorée par la lumière... Obb en frémit. Une fois évanouie la lumière, le Coursier se déplaça, lentement mais avec souplesse, jusqu'à la terre brûlée qu'il effleura du bout de sa langue. L'odeur de son sang y persistait. Il s'en imprégna paisiblement, puis se redressa à nouveau pour regarder l'homme et la créature qui s'était, du coup, retrouvés seuls. Etrangement, il ne chercha pas à les combattre. Il venait de traverser, ne faisant de pauses que celles nécessaires à la Liée agonisante, tout le continent en l'espace de deux, peut-être trois semaines. Et ce au rythme d'un cheval, ces maudits mammifères décidément beaucoup plus lents que lui. l avait également combattu, ce faisant, pour les préserver d'attaques qui seraient fatales à l'humaine... Et pas une seule seconde il ne s'était, lui, reposé.

Il lui fallait être raisonnable. Il reviendrait près de l'embarcadère, chaque matin, dans l'espoir de l'y retrouver... Mais pour l'heure, le reptile se dressa sur ses pattes, jeta à la brume, violacée dans cette nuit naissante, un regard perçant, puis disparut dans les ombres de la forêt, à la recherche du cheval de la jeune femme.


[suite ]

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