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 Exil ( PV Arwana )

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Arwana Gelina
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MessageSujet: Re: Exil ( PV Arwana )   Jeu 11 Oct - 2:29

Arwana voulut parler à Zane d’Ynis. Elle avait vu ces images enfermées dans cette sphère, et elle devait bien se l’avouer, tout cela l’intriguait. Et malgré le combat qu’ils avaient essuyaient, la jeune elfe n’avait rien oublié de leur échange. Mais elle le vit se lever alors qu’elle lui posait cette simple question s’appuyant sur cette arme, qu’elle avait trouvée lourde à manier lors de la bataille de la vieille. Il s’appuya alors contre la paroi de la grotte et énonça une vérité évidente sous forme de question. La palefrenière ne savait pas vraiment comment réagie, mais après tout c’est elle qui avait posé la question, et qui cherchait à comprendre. Mais ces images qui étaient sorties de cette sphère y étaient elles aussi pour quelque chose. Que celui qui n’aurait jamais été curieux à cette vision reçoive la première pierre. Elle fit un pas en avant et le regarda droit dans les yeux, acquiesçant.

« En effet, mais par-dessus tout, je souhaite savoir pourquoi mon instinct m’a mené ici, pourquoi je vous ai rencontré, pourquoi j’ai du mener une bataille si rapidement alors que je n’avait jamais combattu de la sorte auparavant, je veux savoir ce que l’avenir me réserve dans la mesure du possible. Est-ce un tort que de vouloir savoir ceci ? »

Mais derrière cela, elle avait aussi la volonté de connaître mieux l’homme en qui elle avait mis sa confiance, qui avait eu sa vie entre ses mains et qui l’avait sauvé. Cela était il égoïste que de vouloir faire plus ample connaissance ? Non, elle ne le pensait pas. Puis il ne fallait pas ‘oublier il semblait en connaître beaucoup sur elle, même si tout était dit à demi mots et il avait ardemment tenté de la retenir quand elle allait se diriger droit sur les harpies et autres démons. Et toujours il avait voulu qu’elle rentre chez elle alors que s’il connaissait si bien le terrain il devait être au courant qu’il n’y avait aucun village à moins d’une journée de chevauchée ! Puis soudain, elle le vit se tourner et lâcher son arme. Puis d’un geste plein de force, étonnant vu son état d’ailleurs, elle le vit ôter sa tunique découvrant ainsi son torse. Arwana ne put cacher un sursaut d’épouvante. Des cicatrises, partout, sur chaque centimètre carré de peau. Le pauvre avait du souffrir, aussi bien moralement que mentalement. Les larmes firent leur apparition et voilèrent le regard de l’elfe sans pour autant coulées. Puis elle fut surprise, de nouveau, par le ton qu’employait Zane pour s’exprimait. Elle y sentait de la rancœur. D’ailleurs, elle se rendait compte que même en ayant bloqué son don, elle ressentait toute la tristesse qui se dégageait des paroles de l’homme. Arwana resta saisit face à ces mots de souffrance et de tristesse. Elle ne sut que dire pour une fois, bien qu’elle n’était pas d’accord avec lui. Il n’était pas un chien de guerre. Elle ne le pensait pas. Il s’affaissa alors et retomba par terre. Elle s’approcha encore. Mais, Zane reprit la parole et elle s’arrêta de nouveau. Le fuir ?

« Non je ne vous fuirez pas ! Certes je rentrerais chez moi, vers ceux que j’aime, car je n’ia pas le droit de les abandonner, mais peut être pouvez vous vous aussi venir ? Je sais que vous connaissez Ynis, tout me l’indique, même si vous voulez me le cacher pour une quelconque raison que je respecte. Mais je suis sûr que quelqu’un vous attend là bas ! Et puis Ne fuyez pas ! Vous m’avez fait me battre à vos côtés, vous n’avez pas el droit de me demander de vous oublier ainsi ! Laissez-moi être votre amie… »

L’elfe pouvait sembler étrange, mais on ne combattait pas auprès de quelqu’un on ne lui offrait pas sa confiance et ne lui confiait pas sa vie pour des prunes ! Puis la tête certainement lourde de Zab vint choir sur la pierre de la paroi, puis il eut un léger sourire qu’elle ne comprit pas vraiment. Il lui parlait de celui qu’elle aimait. Miyu ? Oui, elle voulait le rejoindre, se blottir dans ses bras, comme ils savaient le faire légèrement, sans rien de plus. Et encore une fois, on faisait une erreur sur ce qu’elle était, sur sa pureté. Elle était femme, mais la honte la touchait de puis qu’elle était gamine.
« Vous me parlez de celui que j’aime, mais savez vous que c’est en partit grâce à lui que je me suis battue pour ma vie. Rien ne m’attache plus à ce monde, j’ai tout perdu, je n’ai même plus d’intimité, et tout cela on me l’a ôté alors que je n’étais encore qu’enfant. Pourtant je suis là, alors ne considérez pas ces mains comme pure, elles sont loin de l’être. Enfin je dirais que malheureusement vos espoirs sont vains. La guerre est ancrée dans les mœurs. Les hommes sont nés pour combattre et aimer, j’en suis convaincue. Mais ne vous en faites pas, un jour, j’en suis sûre, la paix règnera de nouveau, et les démons cesseront de semer frayeur et pertes parmi les populations pacifiques du continent. »

Elle ne comprenait pas ce qu’il lui arrivait, mais Arwana s’approcha encore de Zane, et intrigué par ces cicatrices qui bariolaient son torse, elle s’accroupie, une grimace étirant les traits de son visage, puis avec son index fin, elle effleura quelques unes de ces blessures. Elle le regarda ensuite dans les yeux, impénétrable regard doux et confiant, tout autant que sincère.


« Zane, soyez fière de ces combats que vous avez menés. Vous avez certainement sauvé plus de vies que vous ne voulez bien le croire, et si les dieux on décidés de vous laisser en vie c’est qu’ils ont pour vous un dessein bien particulier. Et bien que je crois que c’est c que vous êtes en train d ‘accomplir, ne vous perdez pas en cours de route, ne vous oubliez pas. Et permettez-moi, une requête ! Promettez-moi que ce ne sera pas la dernière fois que nous nous verrons… »

Elle alla alors s’asseoir tant bien que mal contre la même paroi que l’homme, étendant sa jambe où son mollet avait été touché. Puis elle saisit la main de Zane lui donnant un peu de chaleur. Pensait-il encore à Namibe ? Pourquoi avait il quitté l’île et celle qu’il aime, Tant de questions, que la jeune fille douce et compatissante se posait.

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MessageSujet: Re: Exil ( PV Arwana )   Mar 16 Oct - 15:44

Arwana cherchait clairement des réponses à sa présence auprès de Zane. Elle voulait savoir pourquoi son instinct l’avait conduite ici et pourquoi avait-elle combattu. En fait, elle voulait certainement enfin comprendre ce qu’il lui cachait et peut-être également pourquoi elle s’était attachée autant à lui en si peu de temps. Les réponses, il en détenait la plupart même s’il ne pouvait pas expliquer leur rencontre autrement que par le destin qui ferait tout pour qu’il ne reste plus éloigné de l’île. Enfin, ce n’était pas le genre de choses sur lequel il allait se mettre à philosopher en ce moment. Toutefois, elle semblait attendre quelque chose de lui et se murer dans le silence n’aurai servi à rien.

- « Trouver un sens à ce que nous vivons n’est pas un tort mais pas forcement une bonne chose non plus. Et puis, que souhaitez-vous tant comprendre ? Que le monde dans lequel nous vivons sera bientôt plongé dans une guerre totale n’est pas vraiment ce que les gens veulent entendre non ? Et pourtant ce sera le cas. » dit-il avec une certaine dureté.

Peu après, il lui montra son torse parsemé de blessures et ne manqua pas la réaction de la jeune femme. Peut-être réalisait-elle alors pourquoi il était si dur. Encore que les blessures physiques étaient loin de tout expliquer. En tout cas, voilà ce qu’il était à ce jour : un homme façonné par des combats incessants qu’il subissait autrefois et qu’il provoquait aujourd’hui. Il ne lui avait pourtant pas montré les profondes entailles qu’il avait aux poignets et qu’il cachait continuellement avec ses gants. Ses marques qui symbolisaient l’héritage de sa famille dont les hommes devaient, de génération en génération, savoir maîtriser le golem de sang, sacrifiant ainsi leur vie pour sauver celles de ceux qu’ils devaient protéger. Zane ne pouvait pas tourner le dos à ce don et il était désormais le dernier à pouvoir le maîtriser.
Il l’avait également mise en garde contre lui-même mais rien ne semblait la faire changer d’avis. Sans le savoir, elle mettait sa vie en danger et celles des autres en voulant qu’il revienne sur l’île. D’ailleurs, elle avait la conviction qu’il connaissait Ynis Witrin et que quelqu’un l’y attendait. Le gardien ne savait pas ce qui avait pu concrètement lui faire croire cela mais il pensait que son empathie et son instinct pouvaient être des explications. En tout cas, il ne lui répondit pas et tourna la tête en direction de la cascade qui faisait un véritable mur d’eau devant la grotte. D’une certaine façon, il fuyait à la fois pour ne pas dire la vérité mais également pour fuir une proposition qu’il n’aurait pas eu la force de refuser par les mots.
Elle lui confia ensuite une partie de son passé et de ses souffrances qui y étaient rattachées. Elle aussi avait vécue la perte de tous ceux qu’elle aime. Elle aussi avait combattu pour sa vie et le faisait encore même si cette fois-ci, c’était pour celui qu’elle aime. En tout cas, elle faisait preuve d’optimisme, un sentiment auquel il croyait mais dont il connaissait à l’avance les obstacles qu’elle ignorait.


« Je n’ai pas dit que vos mains étaient pures mais qu’elles n’auraient pas du servir à combattre. Hélas, comme beaucoup d’autres, vous n’avez certainement pas eu le choix et sachez que je peux vous comprendre car il en a été de même pour moi. Mais aujourd’hui alors que mains ne sont plus que le socle de mon arme, je vois que les votre peuvent toujours faire preuve de douceur. Comme vous le dîtes, on ne peut supprimer les guerres mais j’aurai aimé qu’elles vous épargnent car votre place n’est pas sur un champ de bataille. » dit-il avec un ton qui n’était toujours pas vraiment doux alors que le sentiment l’était.

Peut-être n’aurait-il pas dû prononcer toutes ces choses mais il n’eut pas vraiment le temps pour toutes ces considérations car Arwana venait de s’approcher de lui et effleura de son index quelques-unes de ses blessures. Ce geste le surpris bien plus que le fait qu’elle ait la conviction qu’il connaisse Ynis Witrin. Pourquoi avait-elle touché quelque chose qui semblait la dégoûter ? Qu’attendait-elle de lui hormis des réponses ? Il l’ignorait et cela le troublait particulièrement. On pouvait d’ailleurs aisément le lire dans son regard qui changea pourtant en entendant ce qu’elle venait de prononcer.
Elle voulait qu’il soit fier de ces combats et qu’il avait certainement sauvé plus de vies qu’il le pensait. A cet instant, il repensa à tous ceux qui étaient tombés… Bien sûr, avec eux, il avait remporté certains combats mais cela n’avait fait que repousser l’inévitable. Comment pouvait-il être fier de cela ? Comment pouvait-il être fier de lui alors que son épouse était morte en le protégeant ? Et puis, pourquoi croire aux desseins de dieux qui n’ont que faire du destin des peuples décimés ? Sa colère était immense et il se saisit de la main d’Arwana en la serrant de manière appuyée.


- « Il n’y a aucune fierté à retirer de combats que j’ai menés. Je n’ai pas sauvé la moindre vie, je n’ai fait que repousser l’échéance et au final, tous ceux qui combattaient avec moi sont morts. Comment pourrais-je être fier de cela ? Et les dieux, que font-ils dans tout ça ? Ils se délectent d’un spectacle qui vient simplement les sortir de l’ennui. Ils n’interviendront jamais en faveur des hommes à cause d’un pseudo respect de la neutralité. Ainsi, je ne combattrai jamais en leur nom et je les maudis tous autant qu’ils sont ! » dit-il avant de la repousser.

Il se releva à cet instant et regarda celle qu’il venait de rejeter physiquement. Ses pupilles étaient à nouveau devenues rouges comme lorsqu’il avait combattu contre les démons.

- « Pourquoi persistez-vous à vouloir me garder près de vous ? Je suis un être dangereux et vous ignorez parfaitement de quoi je suis capable. Mon entraînement a fait de moi une sorte de monstre comme ceux que je tue chaque jour et je ne peux plus revenir en arrière alors comprenez-vous maintenant pourquoi vous devez me fuir ? Partir est la meilleure solution que je puisse vous donner. » dit-il avant de se retourner.

Zane regrettait de l’avoir agressé de cette manière mais il n’avait pu contrôler sa colère qui ne venait finalement pas d’elle. Elle ignorait ce qu’il était, elle ignorait à quel point il était désormais proche de la créature qu’il invoquait…Toutefois, il ne savait pas si elle allait prendre la décision de partir ou non, alors il voulait lui poser une dernière question.

- « Vous n’êtes en aucun cas obligez de me répondre mais j’aurai aimé savoir pourquoi vous avez touché mes blessures avec votre index tout à l’heure ? Ceci était loin d’être plaisant pour vous alors pourquoi Arwana ? » demanda-t-il avec une certaine tristesse.

Après cette question, le dragonnier ne prononça plus un mot de plus. Il voulait simplement entendre une réponse ou attendre le départ d’Arwana pour qu’elle retourne près de ceux qu’elle aime et loin de lui qui ne pouvait plus se permettre de la mettre en danger.
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Arwana Gelina
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MessageSujet: Re: Exil ( PV Arwana )   Jeu 18 Oct - 2:06

Arwana,, il tait inutile de le nier se posait beaucoup de questions, voila la raison de son insistance. Puis voir Zane, un homme qui avait l’air si sage dans cet état la déconcertait au plus haut point. Et ce souvenir qu’elle avait pu voir, elle pensait le lui avoir volé , voilà pourquoi elle ne lui en parlait pas directement. Elle laissa, pour on ne sait quelle raison, son empathie ressortir. A vrai dire la contenir l’épuisait émotionnellement. Encore une chose qu’elle appréciait énormément avec celui qui était à présent dans son cœur, c’était qu’elle pouvait laisser son pouvoir sans pour autant ressentir un trop plein d’émotions. C’était une sensation certaine de plénitude que de se trouver à sas côtés. Et là, avec Zane, c’était à la imite du mal de crâne, il y avait trop d sentiments qui se mélangeaient, et d’ailleurs Arwana qui était loin de posséder la capacité émotionnelle d’une petite cuillère, se demandait comment on pouvait ressentir autant de choses. Puis elle el sentit devenir plus sec et dur dans ses mots. Dans un sens cela blessa la jeune femme qui s’était fait entraîner la dedans sans même savoir pourquoi. Pourquoi voulait-elle savoir ? Que voulait elle savoir ? Mais pourquoi retournait-il sans cesse la situation ? Elle aussi commençait à bouillonner, mais elle se contint.

« Je veux comprendre pourquoi j’ai failli perdre la vie aujourd’hui ? Je veux qu’on me dise la vérité ! Voila ce que je veux ! La guerre vous me dites ? Sit, et bien je serais là pour protéger ceux que j’aime et pour essayer de sauver els générations futures ! Mais par pitié, ce n’est pas parce que je suis une femme qu’il faut m’épargner ! Ne parlez pas des gens, c’est moi, Arwana Gelina, qui suis en face de vous et qui vous demande cette vérité ! »

Arwana en avait assez de toujours être prise avec des pincettes. Puis elle voulait savoir, certes il avait fini par lui confirmer cette guerre et c’est tout ce qu’elle voulait savoir. Bien sûr cela ne la réjouissait pas mais il valait mieux savoir pour mieux se préparer qu’être dans l’inconnu se faire surprendre et que tout le monde périsse ! Elle n’aimait pas devenir plus sévère, mais apparemment c’était le seul moyen pour qu’il comprenne ce qu’elle cherchait ! Ne pouvait il pas comprendre à quel point cela pouvait être étrange pour elle de se retrouver là, par son seul instinct puis de se retrouver à combattre, sans entraînement et sans en avoir été prévenu, auprès d’un homme que l’on ne connaît pas ? Elle ne lui en voulait pas à lui bien sûr, après tout il n’était pour rien dans tout cela, amis elle avait vraiment l’impression d’être traité comme une enfant que l’on doit préserver. Malheureusement cela faisait bien longtemps qu’elle avait dépassé ce stade ! Et elle ne pouvait plus contenir cette fougue qui bouillonnait en elle. Bien sûr elle pouvait comprendre aussi le point de vue de Zane qui différait du sien rien que de par le fait qu’il était homme. Mais elle comprit aussi un peu mieux lorsqu’elle vit l’état de son torse. Chaque centimètre de peau était couvert de cicatrices. Elle avait beau essayer mais elle n’arrivait pas à s’imaginer le nombre incalculable de batailles que ce vaillant homme avait du essuyer. Elle avait mal pour lui, mal physiquement mais mal à l’âme aussi. Une empathie étrange mais elle pouvait ressentir sa souffrance, comme celle d ‘un membre fantôme. Puis elle fut étonnée par sa requête. Elle ne voulait pas le fuir, elle avait combattu à ses côtés et elle avait le sentiment de devoir rester en bon terme avec cet homme plein de poigne. Elle lui évoqua aussi Ynis, sans qu’il ne sache d’où elle savait, mais le fait qu’il appartienne à l’île le rendait plus confiante et lui avait expliqué énormément de choses. Elle se sentait en passe de se confier, amis elle remarqua que Zane avait fuit son regard, s’était détourné. Pourquoi était il devenu si dur ? Peut être voulait elle ainsi la convaincre de le laisser, mais en ce cas il était très mal tombé. Il se trompa alors sur ce qu’était Arwana et celle-ci se mit alors à se confier, ce qu’elle ne faisait que très rarement et souvent à demi-mots. Sa réaction, elle la comprit partiellement, cela n’était pas vraiment difficile, et pour tout dire, elle ‘n’avait rien à re dire. Elle n’avait pas toujours la sensation d’avoir raison, elle était un être vivant qui pouvait faire des erreurs.

« Malheureusement, on choisit trop peu notre destin… je n’ai pas échappé aux batailles et pourtant dieu sait que j’aurais préféré échapper à tous ces bains de sang. Malgré tout je e suis toujours jurée, de rester naturelle, de ne pas me transformer en soldat ou en être sans cœur. Je ne pourrais vivre ainsi… »

Puis elle fit une moue attristée. Elle le regarda et fut encore une fois vexée par son comportement, comment pouvait-il faire ce qu’il avait accompli la veille, l’entrainant avec lui pour lui dire de telles choses ? Elle alla alors se mettre plus prêt. Elle voulait essayer de comprendre, mais cela s’avèrerait difficile apparemment. Son doigt fut comme attiré par els cicatrices qu’elle voyait. Bien sûr une grimace étira ses traits, mais ce n’était en rien du dégoût. Le regard de Zane interpella Arwana, amis elle ne le commenta, non au lieu de cela, elle accompagna son geste de mots qui se voulaient d’encouragement et de réconfort. Elle voulait qu’il soit fier des combats qu’il avait remportés et des vies qu’il avait sauvées, c’était tout ce qu’il y a de plus normal. Mais la douceur de la jeune elfe pouvait la rendre un peu naïve et elle ne connaissait pas vraiment les enjeux de ces batailles. D’ailleurs elle n’eut pas vraiment le temps de comprendre ce qu’il lui arrivait, mais Zane prit sa main et la serra, d’ailleurs ses doigts s’engourdirent au fur et à me sure qu’il parlait. Elle ne comprenait pas ce geste et essayait de tortiller ses doigts pour els soustraire à cette poigne mais rien à faire. Elle l’écoutait mais lorsqu’il acheva une première série de questions explications, il la repoussa et se leva. Visiblement il avait récupéré pas mal de forces. Puis son regard, lorsqu’il se retourna se fit dur une nouvelle fois, et étrange. Elle n’avait aucunement peur, mais se sentait mal à l’aise. Elle ne reconnaissait plus le Zane qu’elle connaissait, une part de lui-même n’était plus la même. Du moins la jeune palefrenière le ressentait elle ainsi !

« Nous sommes les pions des Dieux, et ils nous déplacent à leur guise sur leur échiquier. Mais voila, même si vous n’avez fait que repousser l’inévitable, peut être avez-vous permis à des jeunes de connaître un minimum la vie, alors qu’autrement ils ne l’auraient pu. Certes il n’y a vraiment aucune fierté à ôter des vies, mais il y a de la grandeur à en sauver même pour une courte durée….Quant à la seconde partie de vos interrogations. Je n prétend pas vouloir vous garder à mes côtés , mais je souhaiterais être votre amie, pour pouvoir vous aider en cas de nécessité. Pourquoi ? Savez-vous pourquoi vous tombez amoureux ? Ou encore pourquoi on possède certaines caractéristiques à la naissance et d’autres non ? Et bien c’est identique quant à mon désir. Et je ne fuirais pas. Fuir est une solution pour les lâches ! C’est à présent que vous aurez le plus besoin d‘aide et je peux être là. »

Arwana ne passait vraiment pas par quarante chemins. Autant être concis. Mais elle ne comprenait pas ce changement soudain chez Zane. Au contraire, peut être était ce des instincts maternels mais elle avait envie de le prendre dans ses bras et de le réconforter. Etrange, peut être, mais pas vraiment si l’on regardait de plus près. Il était en colère, contre elle ? Elle n’en avait aucune idée, amis ce sentiment était très présent chez l’homme. Arwana se releva alors tant bien que mal ayant encore des pics de douleurs dans le mollet surtout, puis elle s’appuya contre la paroi de la caverne.

« Qu’ont vos yeux Zane ? »
lui demanda t’elle alors soudain intriguée.

Puis a son tour alors qu’elle ne savait plus vraiment comment agir et que faire, Zane lui posa une question, à vrai dire assez gênante. Ou du moins, il n’était vraiment pas facile d’y répondre. Elle le considéra alors quelques instants cherchant à la fois ses mots, mais aussi les vrais raisons.

« Pourquoi…Vous savez que je suis empathique, et bien comment ire, lorsque vous me les avez montré j’ai ressenti une douleur intense, et le contact de mon doigt m’a fait ressentir, en quelque sorte toute votre douleur. Et je l’ai fait pour essayer de comprendre vos souffrances. Et j’avoue c’était aussi de l’intérêt pur et simple. Je trouve cela dommage de ne pas vous avoir connu avant toutes ces batailles que vous avez essuyées et que toutes ces cicatrices barioler votre torse. J’aurais voulu connaître l’homme que vous étiez avant. Pourquoi !, Ne me le demandez pas, je ne saurais vous répondre. Peut être cela est il du à ce combat que nous avons vécu côté à… »

Mais Arwana ne put finir sa phrase, car elle s’écroule au sol, une douleur fulgurante lui traversant la jambe de part en part. Elle avait posé une main sur chaque blessure, se tordant de douleur, cela devenait insupportable, mais que lui arrivait-il ? Qu’allait elle devenir ?

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MessageSujet: Re: Exil ( PV Arwana )   Jeu 18 Oct - 15:26

Rien ne parvenait à la détourner de sa recherche de la vérité. Elle tenait absolument à savoir quelle était la raison de cette rencontre mais aussi de ce combat aux côtés du dragonnier. Elle semblait également croire qu’il lui cachait la vérité car elle n’était qu’une femme qu’il incluait dans la masse de la population. Elle voulait s’affirmer en face de lui mais elle n’avait nullement besoin de le faire car il connaissait déjà parfaitement sa valeur. Et puis, il n’était pas de ceux qui considéraient les femmes comme étant plus faibles que les hommes. Bien au contraire d’ailleurs. Ainsi, il allait réagir sur ce point et essayer d’éclaircir un peu mieux la situation car, effectivement, comme elle venait de le lui rappeler, elle n’était pas n’importe qui pour lui.

- « J’ai combattu auprès de nombreuses femmes dont mon épouse. A aucun moment je n’ai considéré l’une d’elle comme étant inférieure à moi alors n’allez pas croire que je vous cache quelque chose sous ce prétexte. De plus, vous avez vous aussi prouvé votre valeur en combat et je vous respecte pour cela. Toutefois, je ne sais pas si le moment est encore venu de vous confier ce que je sais car j’aimerai que vous viviez dans l’harmonie encore un temps. La guerre qui nous opposera aux démons unifiés est inévitable mais avant cela, profitez de la vie quotidienne près de ceux que vous aimez. Perfectionnez vos aptitudes et quand l’heure du dernier affrontement aura sonné, je vous expliquerai tout mais en attendant il est important que vous soyez heureuse et je ne transigerai pas là-dessus. » dit-il avec sincérité.

Pour lui, le sujet était définitivement clos, il ne dirait pas un mot de plus à ce sujet et peut-être l’avait-elle déjà compris. Il voulait qu’elle savoure le temps qu’il lui restait avant la guerre car c’est là qu’elle puiserait sa force pour les combats futurs. Il avait aussi tenu à souligner l’importance d’entraînements car cela ne pourrait que lui être utile avant que les entraînements ne puissent plus avoir lieu tant les combats seront continus.
Elle se rapprocha ensuite de lui tandis qu’il devenait plus dur vis à vis d’elle, certainement car il ne voulait pas qu’elle s’attache encore davantage à lui qui pouvait être dangereux pour autrui. Au moment où elle lui expliqua qu’elle s’était jurée de ne pas devenir un soldat ou un être sans cœur, il ressentit une certaine douleur à la poitrine. Elle venait de lui dire qu’elle ne pourrait pas vivre ainsi mais pourtant elle serait plongée dedans par la force. Savoir à quoi elle aspirait et ce qui l’attendait vraiment déclenchait en lui un sentiment de révolte titanesque qu’il garda pour lui.


* Je ferai tout pour les repousser le plus possible. Je te promets que je vais consacrer ce qu’il me reste de vie à frapper les démons avant qu’il ne s’approche de toi et de ceux que nous aimons. Arwana … *

Comme il aurait aimé pouvoir être en mesure de changer le destin du monde avec facilité mais il savait que cela relevait du miracle ! Même en lançant toutes ses forces dans la bataille il ne ferait que les repousser et les réduire en nombre. Toutefois, il avait un plan qu’il gardait pour lui et qui pourrait peut-être changer le cours des choses. C’était d’ailleurs pour cela qu’il s’était exilé de l’île.
Il l’avait ensuite repoussé avec une certaine force pour lui montrer qu’elle ne pouvait pas rester là avec lui mais à nouveau, elle lui démontrait que ce n’était pas du tout à son goût et il avait beau être plus dur avec elle, elle n’en restait pas moins déterminée et douce. Et puis, la jeune elfe ne cachait pas ce qu’elle pensait, loin de là. Il l’écouta donc avec attention, elle qui persistait à la défendre alors qu’elle le connaissait encore si peu.


- « Si j’acceptais que vous soyez mon amie alors cela ne ferait qu’entraîner votre mort. Chaque jour, je combats les démons pour les repousser et le piège qu’ils nous ont tendu hier n’est que la preuve de cela. Ils savent à présent qui je suis et c’était d’ailleurs mon but car désormais ils viennent à moi en plus grand nombre et c’est idéal pour en vaincre un maximum. Au fur et à mesure de mes victoires, d’autres viendront encore grossir les rangs de ceux qui veulent me tuer alors sachez que le combat de tout à l’heure n’était qu’un prélude. En agissant seul, ils ne se vengent sur personne d’autres alors si je suis soutenu ils finiront pas s’en prendre à tous les villages, pensant que les populations combattent avec moi. Ainsi, même si vous vous attachez à moi, je serai donc lâche car je vous fuirai mais cela m’importe peu car j’ai choisi moi-même mon destin et il ne laisse de place à personne d’autre. » dit-il avec force.

Zane venait ainsi d’expliquer la manière dont il espérait changer le cours de choses. Il voulait attirer de plus en plus de démons à lui. En focalisant leur attention sur sa personne, ils ne s’en prendraient pas à d’autres et, en se faisant connaître de plus en plus, les démons viendraient toujours plus nombreux jusqu’au jour où ils le seront tellement qu’il pourra enfin mettre en action la dernière étape de son plan. Toutefois, il avait menti sur un point : il aurait aimé que les choses se passent autrement, il aurait aimé vivre à nouveau auprès de Namibe mais c’était trop tard à présent…

Arwana se releva malgré tout et continua à s’inquiéter pour lui. Elle voulait savoir ce qu’il avait aux yeux et, contre toute attente, il allait lui répondre. Peut-être espérait-il l’éloigner de lui avec son récit même si la jeune femme venait à nouveau de démontrer que ce n’était pas son intention. Sa voix fut alors moins dure car teintée de sa tristesse.

- « Ma mère était la femme la plus forte que je connaisse mais également la plus douce. Personne n’était en mesure de la surpasser dans le domaine de la magie et il en était de même pour sa beauté et sa tendresse. Mon père l’a très probablement aimé pour cela et j’aurai tout donné pour qu’elle ne souffre jamais. Pourtant, elle pleurait souvent car elle savait le prix que payait mon père pour recourir à l’invocation du golem de sang. Pour l’invoquer, il nous faut verser notre propre sang et de manière abondante, ainsi, le seul moyen est de nous taillader les veines du poignet et ce n’est qu’à cette condition que la créature accepte de combattre pour nous. Cette pratique est très dangereuse mais avec l’expérience, on parvient à y survivre. Toutefois, le monstre prend une part de notre vie à chaque fois et au final, nous lui offrons notre vie. Ma mère en était consciente et elle savait que mon père tomberait un jour ou l’autre, d’autant plus qu’il devait garantir la sécurité du royaume au quotidien. Il finit donc par trouver la mort. Ma mère n’avait plus que moi et je n’avais plus qu’elle. J’aurai aimé pouvoir lui dire que je n’aurai pas recours au golem de sang et que je ne la quitterai jamais mais la vie en avait décidé autrement et aujourd’hui, il ne me reste plus beaucoup de temps à vivre. D’ailleurs, la couleur de mes pupilles est le signe que la créature et moi sommes désormais très proches. Notre association étant de plus en plus fusionnelle, je ne parviens plus toujours à me contrôler et c’est pour cela aussi que je dois combattre seul pour ne pas blesser ceux qui se joindraient à moi. »

Il écouta ensuite avec attention la réponse à sa question. Il l’a savait sincère et ces mots l’avaient profondément touché, lui qui était devenu si dur. Il aurait alors aimé lui dire merci pour tous ces mots qui avaient un sens si fort pour lui mais il n’en eut pas le temps. Arwana venait de s’écrouler de douleur au sol après avoir posé ses mains sur ses blessures. Immédiatement, Zane accourut vers elle et regarda ses plaies après avoir retiré ce qui faisait office de bandage. Ses blessures ne s’étaient pas rouvertes alors la douleur était ailleurs. Elle était probablement interne et la conséquence d’un affaiblissement général. Pour la soigner, il ne connaissait alors qu’un seul moyen : celui auquel il recourait la nuit près de Namibe.
Il posa donc ses mains sur l’abdomen de la jeune femme jusqu'à ce que son aura se matérialise tout autour de lui et se concentre dans ses paumes. Il allait donc recommencer à donner ses propres forces pour soigner quelqu’un qui lui était cher. Namibe souffrait d’un affaiblissement général suite à l’utilisation de poisons et la seul moyen qu’il avait trouvé pour l’aider sans qu’elle ne s’en aperçoive fut celui-là. A présent, il allait faire de même pour elle en espérant que ses douleurs s’arrêteraient.


- « Tenez bon Arwana. » dit-il pour la garder consciente.

Combien de temps s’écoula depuis qu’il avait posé les mains sur elle ? Il ne saurait le dire mais son aura explosa tout autour de lui avant d’aller dans le corps de la jeune elfe. Etait-elle sauvée ? L’entendre prononcer quelques mots ou la voir sourire le lui confirmerait mais en attendant, il resta assis auprès d’elle en respirant de manière très saccadée.
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MessageSujet: Re: Exil ( PV Arwana )   Jeu 18 Oct - 21:54

Certes Arwana avait appris à être têtue, mais en cet instant il s’agissait plutôt de principes. Elle voulait savoir, qui aimait être dans l’ignorance de toute manière ? Mais apparemment, elle s’était fourvoyée quant au mutisme du dragonnier. La palefrenière était cependant contente d’apprendre qu’il n’était pas de ces sexistes qui mettent la condition féminine plus bas que terre. Elle put aussi comprendre qu’il cherchait simplement à la préserver, et même si c’était ce qu’elle ne comprenait particulièrement pas, elle finit par accepter de ne plus revenir sur le sujet et d’obtempérer. Ainsi, elle s’inclina légèrement, afin de lui montrer qu’elle respectait ces derniers mots. Néanmoins, quelques petits détails, comme le fit qu’il était marié à une combattante percuta dans son esprit. Elle s’imagina quelques petites explications à certaines choses, mais sans plus, elle le gardait pour elle. De toute manière c’est souvent dans les mots, même anodins des autres que l’on en apprend le plus sur eux. C’est ce qu’Arwana faisait. Puis elle finit tout de même à se surprendre à penser à son retour. Elle songeait aux bras réconfortants de Miyu, à sa chaleur et sa douceur. Son unique présence lui ferait du bien. Elle qui ne s’était attaché à personne depuis bien longtemps, qui avait erré seule dans les rues et els forêts pendant plus de huit ans, avait trouvé un point d’attache, une ancre qui la maintenait en vie et qui lui donnait des forces. C’est dingue ce que quelques mots étaient capable de faire ressentir à quelqu’un en si peu de temps. Mais Arwana n’avait pas, au delà de cela, oublié les conseils de Zane. En rentrant sur Ynis, elle ferait de l’entrainement une priorité, même si l’optique d’un autre combat la répugnait encore. Elle n’aimait vraiment pas ôter des vies. Dans un autre sens si c’était pour sauver celui qu’elle aime et ses amis aussi, elle ferait tout son possible. Avant tout, elle demanderait à son meneur de barque de l’aider à développer sa télékinésie pour qu’elle l’emploi de la meilleure manière possible. Puis elle essaierait de s’entraîner au combat à l’épée. Bref elle suivrait ses conseils, et puis elle le savait maintenant, elle recevrait une explication, il le lui avait promis de toute manière.

Mais Zane devenait de plus en plus distant et de plus en plus dur avec Arwana. Des tas d’émotions se bousculaient en elle. Les siennes et celles de Zane. C’était étrange, elle aurait pu partir, fuir cette ambiance, rentrer sur Ynis auprès des siens, mais non elle restait et gardait son indéfectible douceur. Elle ne voulait pas le laisser ainsi seul, elle ne comprenait pas comment on pouvait rester et vivre seul ainsi, surtout qu’il semblait avoir connu la société, il avait une femme. Personnellement, la jeune elfe qui avait été seule la quasi-totalité de sa vie, se sentait à présent vide sans personne autour d’elle. Et malgré tout ce que le dragonnier pouvait dire ou faire, elle savait au fond, grâce à son ouverture émotionnelle que cela n’était pas dirigé contre elle. Mais voila elle voulait être sur de partir au bon moment et d’avoir tout mis au clair. De toute manière, elle ne savait pas vraiment comment elle pourrait rentrer, elle n’avait pas prévenue Lily, ne s’était accordée sur aucun moment avec personne pour son retour sur Ynis. Et puis par-dessus tout, quelque chose faisait qu’elle s’attachait à sa personne, une force qu’elle ne comprenait pas et inconnue qui la poussait. Mais Zane refusait toujours qu’elle reste un peu et qu’elle laisse une part de son amitié pour lui. Il lui révélait, pour lui expliquer ses raisons, ce qu’il comptait faire. Bien sûr la jeune femme en était révoltée pour plusieurs raisons, et en outre il ne pensait que l’amitié pouvait apporter autre chose que de l’aide pour un combat. A force de combattre pour les autres, Arwana avait l’impression qu’il s’était totalement oublié.


« Votre stratégie est fort judicieuse, mais il y a une donnée que vous oubliez. Vos forces, il faut les renouveler. Vous n’êtes pas un surhomme, enfin dans le sens où je l’entends…Et puis si être votre amie entraîne ma mort soit. Je peux vous aider, un ami et là pour remonter le moral, pour aider dans tous les domaines, cela ne veut pas dire que je combatte près de vous. Puis je suis encore en vie, malgré 500 démons et quelques harpies. Non plus sérieusement, un soutient moral et toujours bénéfique, vous pensez tellement aux autres Zane, mais vous, Pensez vous que nous allez aider les gens en vous épuisant ? Je suis consciente du danger, mais ne pensez vous pas que la décision m’appartient ou non ? Ne croyez vous pas que je possède assez de discernement pour savoir à qui faire confiance, et à qui confier une part de mon amitié ? »

Arwana parlait posément, elle avait même un peu plaisanté avec le fait qu’elle était toujours de ce monde bien que le sujet ne soit pas porteur à des boutades de bon goût. Pourtant, elle ne se sentait pas dévié et puis la fatigue et la douleur qui la transperçait encore y faisaient beaucoup. Mais elle ressentait aussi la tristesse de Zane, bien qu’il ne l’évoque pas. Elle était très présente. Elle se doutait que tout cela, comme cela lui faisait à elle, devait lui rappeler de nombreux souvenirs cuisants et beaux aussi, blessant quoi qu’il en soi, son âme. La jeune elfe, quant à elle avait une douleur physique qu’elle commençait à ne plus contrôler, alors elle se releva, peut être que changer de place l’aiderai à faire passer la souffrance. Puis elle remarqua alors, bien ses yeux. Ils étaient différents de ceux qu’elle avait croisés lors de leur rencontre. Ils projetaient out autre chose aussi, ils étaient inquiétant. Elle l’interrogea alors sans retenue mais sans grand espoir de réponse. Pourtant, quelle ne fut pas sa surprise ! Ce qu’il lui révéla était plutôt fort inquiétant, il se perdait, il sombrait en quelques sortes, et il était triste, elle le sentait, d’ailleurs les larmes lui venaient aux yeux. Arwana était devenue très sensible depuis qu’elle avait pu relâcher la pression qu’elle avait eue sur les épaules depuis son enfance. Elle s’avança vers Zane au fur et à mesure qu’il lui racontait, et puis elle finit par lui prendre la main doucement en signe de réconfort, bien qu’elle se douta qu’elle se ferait à nouveau virer. Elle ne savait pas quoi faire, d’autre et il n’y avait rien à dire, la rationalité se trouvait dans les paroles de l’homme qui se tenait là devant elle. Alors elle se recula un peu, puis entreprit de répondre à la question quelque peu gênante qu’il lui avait posée. Mais elle resta sincère. La douleur de sa jambe quant à elle s’amplifiait mais la jeune elfe n’avait pas pour habitude de se plaindre ainsi, elle ne fit pas attention, et s’écroula au sol, ses mains plaquées sur sa blessure. Allongée sur le sol froid, elle était toute engourdie et parcourue de tremblements frénétiques qu’elle ne comprenait pas, que lui arrivait-il ? Du poison avait il pénétré son sang ? Quoi qu’il en soit, elle aurait préféré sombrer plutôt que de rester éveiller et consciente. Elle entendit Zane lui dire de tenir bon, elle ‘n’avait pas le choix, il le fallait pour ceux qu’elle aimait et d’ailleurs elle pensa fort à eux pour essayer de faire passer la douleur. Elle ne comprenait plus vraiment ce qu’il se passait, mais d’un coup elle vit comme de l’énergie entourer Zane, et une vague de haleur et de douceur s’empara d’elle. Arwana ne savait pas comment mais elle se rendait compte de ce que le dragonnier avait fait et elle se trouvait très en colère de son acte. Elle aurait voulu le gifler lui faire mal pour qu’il comprenne qu’elle était en colère il ne pouvait pas faire de telles choses pour elle !! Mais elle n’arrivait pas à bouger, son corps était tout engourdi. C’est alors que tout d’un coup sa télékinésie s’éveilla et elle voulut s’en servir en vain. Elle attendit alors, et au fur et à mesure des minutes son corps se décontractait. Elle ressentait encore des picotements, amis elle réussit à s’asseoir. Elle jaugea Zane quelques minutes du regard puis aussi soudainement qu’elle put le faire, le gifla.

« Jamais vous n’arrêterez de perdre inutilement vos forces pour moi ? Vous dites vouloir sauver els gens mais vous vous épuisez avec moi ! …Merci tout de même j’ai moins mal »

Elle s’en voulait de l’avoir giflé ainsi mais en même temps il ne pouvait pas continuer ainsi. Ses blessures étaient bien plus importantes que celle de la jeune elfe et il trouvait encore le moyen de s’épuiser. Elles ‘approcha péniblement de lui et le prit amicalement et chaleureusement dans ses bras…

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MessageSujet: Re: Exil ( PV Arwana )   Jeu 1 Nov - 16:11

Zane avait beaucoup parlé tandis que la jeune femme avait concentré sa réponse en une seule intervention. Il l’écouta d’ailleurs avec la plus grande attention et savait qu’elle disait vrai. Pourtant, lui aussi était têtu et il n’allait pas céder même s’il aurait sincèrement aimé cette amitié. Toutefois, elle ne pouvait pas avoir lieu maintenant car pour le voir elle aurait dû à chaque fois revenir sur le continent et il ne voulait pas qu’elle se mette en danger pour lui. Pour goûter à cette amitié devait-il donc attendre la fin de la guerre ? Il serait sûrement mort avant… Troublé, il ne savait pas quoi répondre mais peut-être que son silence actuel parlait pour lui.
En tout cas, il n’eut pas le temps de trouver les mots car Arwana semblait prise d’un malaise. Après avoir compris que ces souffrances étaient internes, il transféra une grande partie de sa force vitale en elle. De cette manière, il savait que son état se stabiliserait et que retrouver des forces lui permettrait de mieux surmonter la douleur de ses blessures. A présent, considérablement affaibli, l’homme du futur se tenait assis près de la jeune femme qui parvint finalement à s’asseoir tandis que la grotte était encore teintée de l’aura qu’avait dégagé le dragonnier.
A cet instant, Arwana le gifla avant de lui confier sa colère de le voir ainsi s’épuiser pour elle. Il ne pouvait pas dire que ce geste le surprit mais il eut de l’impact sur lui au point qu’il ne prononça pas un mot. Et puis, l’essentiel n’était pas qu’elle aille mieux ? C’est ce qu’il pensait en tout cas tout en essayant de retrouver une respiration normale. Soudain, elle le prit dans ses bras. A cela, il n’opposa pas la moindre résistance comme s’il avait à son tour besoin de la chaleur d’une autre personne. Finalement, elle ne se trompait pas sur lui : il était à bout de forces en ce moment et peut-être allait-il en récupérer un peu durant cette étreinte.
Pour sa part, il ne l’enlaça pas mais posa sa tête contre sa poitrine comme pour entendre les battements de son cœur. Il se rendit compte que le cœur d’Arwana battait de manière plus harmonieuse que le sien et il comprit alors encore davantage à quel point son corps était au bord de la rupture. Combien de temps resterait-il donc ainsi ? Ce n’était peut-être pas vraiment à lui de décider.


- « Arwana, les battements de votre cœur sont une mélodie que j’aime entendre. Je crois que cette étreinte me fait du bien… » dit-il avec une voix relativement basse tandis que le rythme de sa respiration était revenu à la normale grâce à elle.

Zane ne voulait pas sortir de ce cocon et on ne pouvait pas dire que cela lui ressemblait aujourd’hui mais il avait tant eu besoin de cette chaleur et il était si affaibli que pour une fois il accepta de laisser son corps et son âme trouver un peu de repos. Hélas, comme pour toute chose dans sa vie, cela n’allait pas durer longtemps car il sentait une très puissante aura démoniaque approcher de la grotte dans laquelle ils se trouvaient. Pour lui, il ne faisait aucun doute que quelqu’un venait pour lui car en temps normal, personne ne s’aventurait dans cet endroit reculé. Tous deux devaient donc partir au plus vite car ils n’étaient certainement pas en état de combattre une telle force pour le moment. Le gardien se releva donc tant bien que mal avant d’expliquer la situation à sa compagne.

- « Une source d’énergie colossale se dirige droit sur nous et je peux très bien ressentir que l’aura dégagée est particulièrement hostile. Si je ne me trompe pas, je crois que nous avons été suivis ici à cause de notre sang qui a fléché le parcours pour quiconque s’y attarderait. A présent, il nous faut partir le plus vite possible. »

Cette fois-ci, ce fut lui qui la prit dans ses bras après avoir appelé son fidèle Hakouryo qui traversa le mur d’eau avant d’arriver devant eux. Il était évident, en le regardant, que lui aussi avait ressenti ce danger qui approchait et il allait conduire son maître, et celle qui l’accompagnait, en lieu sûr.

- « Vole le plus vite possible mon ami et le plus haut que tu pourras afin que les nuages nous dissimulent. »

Sans perdre un seul instant, le dragon aux écailles blanches déploya des ailes et sortit de la grotte avant de voler droit vers les nuages protecteurs. Ce plan allait-il fonctionner ? Le dragonnier l’espérait tandis qu’il entoura la jeune femme de sa cape avant de s’adresser à elle.

- « Plus nous prenons de l’altitude et plus le froid se fait intense alors il faut vous couvrir. Hakouryo et moi-même avons l’habitude de telles conditions alors ne vous en faîtes pas pour nous et essayez simplement de dissimuler votre aura le plus possible afin que notre ennemi ne nous retrouve pas. Une fois que nous serons sur les berges du continent, nous devrions être sortis d’affaire. » lui dit-il pour la rassurer.

Le dragonnier aurait pu combattre cet individu qui les avait localisés mais cette fois-ci, il aurait dû recourir au golem de sang qui aurait pu s’emparer de lui tant il était faible. Il aurait alors mis la vie d’Arwana en danger et plutôt que de courir le risque, il avait pris la décision de l’emmener loin d’ici où plutôt de la ramener chez elle à Ynis Witrin. Ce n’est d’ailleurs qu’au bout de deux longues minutes qu’il lui expliqua ceci d’une voix posée, lui qui se trouvait juste derrière elle pour ne pas qu’elle tombe, ce qui pouvait arriver pour une personne n’étant pas habitué à une telle vitesse sur dos de dragon.

- « Dans quelques instants nous serons sur le pont d’embarcation pour Ynis Witrin. Je sais que quelqu’un viendra pour vous et mon dragon s’en assurera tout le temps qu’il faudra. A présent, tout ira bien pour vous et demain vous vous réveillerez près des gens que vous aimez, je vous le promets » dit-il tandis que, contre toute attente, il semblait disparaître.

Peu à peu l’aura de Zane s’évaporait tandis que sur son visage se dessinait un sourire qui se voulait réconfortant à l’égard de celle qui lui avait apporté tant de chaleur en si peu de temps. Soudain, une explosion colossale se fit entendre à l’endroit même d’où ils s’étaient échappés. La terre tremblait et un énorme champignon de fumée s’élevait à présent dans l’air à l’endroit de l’impact. L’explosion dégagea également une onde de choc qui parvient jusqu’à eux et qui secoua dangereusement le fidèle dragon qui continua son vol malgré tout. Il savait exactement ce qui étaient en train de se passer plus loin. Il savait que son maître était resté dans la grotte après avoir créé une illusion pour qu’Arwana ne reste pas avec lui. Le reptile n’ignorait pas le fait que son dragonnier était resté pour que leur ennemi ressente encore une présence dans la grotte et qu’il ne se doute pas qu’il venait de laisser fuir une jeune femme et le reptile aux écailles blanches.
Zane était donc resté dans la grotte en confiant à son ami de toujours la protection de celle qui avait déjà tant fait pour lui. A présent, son illusion allait s’éteindre en perdant toute consistance mais avant cela, à travers elle, l’homme venu du futur voulait une dernière fois prendre la parole.


- « Pardonnez-moi, je n’avais pas d’autres choix mais sachez que je ne vous dis en aucun cas adieu mais au revoir car je sais que nous nous reverrons un jour ou l’autre pour changer le destin de ce monde. En attendant, prenez soin de vous et... merci pour tout. » dit-il avant de porter un léger coup à la nuque de la jeune femme afin de l’endormir pour qu’elle ne tente pas de revenir vers la grotte.

Hakouryo accomplit la mission que lui confia son maître. Il avait conduit Arwana jusqu’à un embarcadère où un meneur de barque vint bientôt la chercher pour la conduire en toute sécurité sur Ynis Witrin où elle se réveillera le lendemain.
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MessageSujet: Re: Exil ( PV Arwana )   Ven 2 Nov - 5:23

Arwana venait, par deux fois, de se faire sauver la vie par Zane. Bien sûr, elle ne l’en remercierait jamais assez, mais il s’épuisait pour elle et cela elle ne le supportait pas. D’où la gifle. Elle avait, en outre, un mal fou à concevoir tant de protection. De tout temps, ces dernières années, elle s’était toujours débrouillée toute seule et se voir ainsi octroyait dans d’attention la mettait plus que mal à l’aise. Elle avait donc réagit de la seule façon qu’elle voyait alors qu’elle était encore faible. Mais fa ce au silence qui s’en suivit, par surprise ou juste acceptation elle craqua elle le sera dans ses bras. Elle savait très bien que c’était la seule manière qu’elle possédait à l’instant même pour le remercier mais aussi pour le réconforter. Il était faible et elle s’en voulait car c’était à cause d’elle, il avait dépensé beaucoup trop de forces pour une blessure qui aurait pu guérir toute seule en plus de temps. Il déposa quant à lui sa tête sur sa poitrine et à cet instant elle eut l’impression de se transformer en maman. Une maman réconfortant son enfant blessée où venant juste de faire un cauchemar. C’est ainsi, que de la même manière elle posa une main rassurante sur sa tête. C’est alors qu’il lui confia une chose étonnante. La scène, à vrai dire était elle-même très étrange, mais Arwana comprenait ce qu’il voulait dire. Mieux qu’il ne puisse le penser. La chaleur humaine est parfois tellement réconfortante, tout comme les battements réguliers d’une personne. Puis elle libéra son empathie et ressentit tout ce qu’il ressentait, comme si il s’agissait d’un livre ouvert sous ses yeux et qu’elle n’avait plus qu’à y déchiffrer els mots tracés à l’encre indélébile. Avant de défaire cette étreinte, qu’elle dut interrompre à cause de sa douleur et car cela ne pouvait durer éternellement, Arwana déposa tout de même un baiser sur le front.

Elle le vit alors soucieux, et Arwana éprouvât un profond ennui face à la situation. Elle ne savait pas trop comment mais elle sentit de l’inquiétude émaner de l’aura de cet homme mystérieux qu’elle avait rencontré il y avait encore peu. Elle était lasse de toutes ces mauvaises nouvelles successives, et elle voulait plus que tout rentrer chez elle. Mais elle ne voulait pas non plus, pour rien au monde, laisser Zane. Il était encore faible. Mais les mots qu’elle ne voulait entendre arrivèrent. Elle décida alors de concentrer son énergie sur l’extérieur de la caverne et pour la première fois, elle put confirmer ses dires. Elle sentait le mal, des âmes perverties par un désir ardent de mort.

« Jamais ils vont nous lâcher ? »,
se demanda t-elle à voix haute, exaspérée.

Elle avait envie de tout lâcher de se laisser choir sur le sol là devant, elle en avait assez pour le moment de fuir et de se battre, elle n’y était plus obligée après tout, elle n’en avait pourtant pas l’habitude. Elle devait rester forte, pour elle, pour Zane, pour Miyu et pour tous les autres. Et puis n’avait elle pas dit qu’elle souhaitait se battre jusqu’au bout, Et elle abandonnerait maintenant pour faillir à sa promesse ? Non cela ne ressemblait pas à l’elfe. Elle regarda alors Zane, les yeux déterminés. Et malgré son état de faiblesse il l’entoura de ses bras, sur lesquels elle posa les deux mains, mains qui avaient tués malgré elles. Il appela son dragon et lui demanda de voler le plus haut possible. Arwana qui avait peur du vide n’était vraiment pas rassurée, aussi s’accrocha t-elle assez fort à lui. Il lui expliqua les raisons de la prise d’altitude mais cela ne la rassura pas le moins du monde au contraire. C’est alors qu’elle sentit du tissu glisser sur ses épaules. Puis dissimuler son aura, mais elle ne l’avait jamais fait cela ! Comment devrait-elle s’y prendre ? Elle ferma d’abord son esprit, boucla son empathie derrière un épais mur mental, puis ensuite elle se concentra de toutes ses forces, comme pour s’effacer. Elle espéra que cela ait fonctionné. Elle sentit aussi Zane agir, s’tait une sensation étrange, comme si la personne disparaissait. De fait Arwana s’accrocha de plus en plus fort au dragonnier, quand elle entendit un énorme bruit sourd. En dessous d’eux. Elle se posait des questions mais elle n’osait pas dire quoi que ce soit de peur de laisser son estomac lui échapper. Puis elle se rendit compte qu’il avait parlé d’Ynis, de l’embarcadère et de tout le reste tout ce dont il avait eu du mal à lui avoué sa connaissance il l’avait « calé » dans une seule phrase. Elle aurait voulu lui dire merci, et surtout l’aider, lui dire qu’elle pouvait revenir pour lui offrir une amitié qu’elle se sentait de donner à quelqu’un comme lui même si elle risquait de souffrir. Mais rien ne sortit, tout restait enfoui. Puis il lui parla de nouveau, il était étrange, rien de tel auparavant, il ne semblait pas être l’homme qu’elle avait aidé durant un combat, colossale, pour elle. La demande de pardon était étrange, et elle se doutait bien qu’il tramait quelque chose.

« Non Zan…. »


Mais elle n’eut pas le temps de finir, il l’avait assommée.

Elle se réveilla à l’embarcadère, étourdie, et avec un mal de fessiers pas possible. Elle était encore sur le dos du dragon et retint un petit cri de frayeur lorsqu’elle se vit si haut. Elle comprit alors ce qu’avait fait Zane, comme si cela était soudain évident et elle commença alors à s’énerver et à pleurer en même temps. Elle ne comprenait pas et à la fois tout était si limpide dans son esprit. Elle voulut faire alors passer un message au maître d’Hakouryo.

« Hakouryo, j’aimerais que tu fasses comprendre à Zane, que je ne l’oublierais pas et que je me vengerais »

Elle avait mis de la hargne dans ses mots, laissant passer amertume et amitié et protection. Espoir aussi, une chose dont tout le monde avait besoin et surtout l’homme vaillant qu’était Zane. Elle espérerait pour deux à présent… Puis sur ses mots elle se laissa tomber au sol et le meneur de barque qui était là elle ne savait pas trop comment l’aida à se placer à bord de la barque où elle s’endormit…

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