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 un rituel interrompu

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Dorian
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MessageSujet: un rituel interrompu   Mar 28 Aoû - 15:52

Dorian vivait en tant que vampire depuis maintenant bien des années. Il ne les comptait même plus, trouvant cela inutile. Après sa vengeance chaude cruelle et digne de celui qui l’avait enfanté, il s’était retiré dans un coin reculé sur le continent. L’activité démoniaque dans les parages se faisait souvent ressentir, mais la nourriture y était tout aussi abondante. Il remarqua d’ailleurs qu’il y avait beaucoup de créatures féériques dans les parages sans vraiment trop comprendre d’où elles venaient. Mais il n’en avait rien à faire aussi, se délectant uniquement du plaisir de torturer et de se nourrir. Une personne par jour lui suffisait, mais lorsque la solitude se faisait ressentir, il errait à la recherche d’âme en peines à qui une petite transformation tenterait. Quel soucis d’aider son prochain ! Ironique bien sûr, parce qu’avant cette transformation que lui-même avait subi peut être des centaines d’années auparavant, il n’était pas rare de le voir se ruer sur sa victime à coups de griffes, de fouet même ou même de plantage de plantes !

En cette matinée particulièrement calme pour lui, il décida d’aller faire une petite excursion sur els terres désertiques qu’il avait déjà traversées à sa venue dans les grottes. Elles étaient grandes, chaudes et sans végétation aucune. Il aimait à aller la bas puis s’asseoir au milieu de ces dunes pour tout autour de lui faire pousser des plantes en tout genre, mais bien souvent il s’agissait bien évidemment de choses épineuses ou bien carnivores…Ainsi, après un périple pas très long dans des pas d’une légèreté d’elfe, un coté de lui-même qu’il répudiait plus que tout, il se retrouva entre deux dunes, en tailleur, presque méditant, tous ses sens en éveils. Il posa alors ses mains paumes ouvertes sur ses genoux repliés, et il ferma ses yeux. A cet instant, le vampire, du moins l’aspect uniquement avait disparut pour laisser place au visage un peu blafard certes, d’un simple humain en pleine méditation.

Cinq minutes plus tard peut être, des rose d’un rouge sang l’entouraient déjà, formant presque un bouclier autour de lui. Les épines tranchantes portaient en leur sève du poison, un poison mortel qui était capable de faire mourir à petit feu et dans d’affreuses souffrances à la première piqure. Et là, doucement, très lentement, une coquille épineuse enfermait le vampire. Elle lui servirait de protection durant sa méditation ! Un cocon protecteur en somme. Il était parfois bien utile, surtout lorsqu’il était à la phase concentration qui lui faisait un peu perdre de sa vigilance. Il allait entrer dans cette phase à présent, mais il fut coupé dans son élan par des bruits de pas derrière lui, que son oreille affutée avait réussie à percevoir. Il se tenait prêt…
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Namibe Stark
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MessageSujet: Re: un rituel interrompu   Mar 28 Aoû - 16:18

"Raaaaaaaaaaaaah"

"Allez mon gros !"

"Tu vas crever ma petite garce ! Espèce de sauterelle"


Un bond, deux bonds... Et la voilà à cheval sur les épaules d'une grosse bête démoniaques gesticulante. Le colosse faisait bien plus de deux mêtres de haut, soit beaucoup plus que la petite demoiselle qui chevauchait ses omoplates. Elle avait fait pivoter sa lance, puis en glissa le manche sous la gorge du démon pour serrer de toutes ses maigres forces. Loin d'égaler celles de son adversaires, elle ne lui suffirent nullement à l'étrangler, mais le froid mordant qui se diffusait toujours de la lame, habitée par ce terrible élémental de glace, compensait facilement cette carence là. Cependant, le démon n'eut pas spécialement envie de la laisser faire, et d'une main il arracha la lance des deux mains cramponnées de Namibe, comme l'on arrache à une petite fille sa fausse baguette magique, faisant basculer celle-ci en avant. Elle attérit lourdement aux pieds de son adversaire, sur le dos. Mais bien que son souffle fut coupé, sur le coup, elle trouva la force de rouler sur le côté afin d'éviter de servir d'essuie-semelles à la bêbete, et, dégainant dans son élan une lame planquée dans sa botte, elle lui entailla les deux tendons à l'arrière de ses chevilles. Le démon s'affalla lamentablement et, le souffle toujours coupé, Namibe rampa sur son dos pour à nouveau le chevaucher. Là, elle glissa une dague sous sa gorge, et tira de toutes ses forces, quelques fines goutelettes de sang venant moucheter le côté droit de son joli petit visage, tendu par la douleur et la fatigue.
Elle du s'y reprendre à trois fois pour qu'enfin le démon ne s'endorme.
Finalement, elle se laissa rouler sur le côté, étendue sur le dos, la respiration précipitée comme après des ébats fougueux. Une fois remise, elle se leva, épousseta ses vêtements d'un blanc pur, enfin, pur si l'on omettait le sang, partout. Elle avait de hautes bottes blanches qui montaient jusqu'à mi-cuisse, et pour une fois n'avait pas mi de pantalon, juste une tunique qui descendait à peine en dessous de la fin des bottes. Elle était à manches longues, comme à son habitude, et réhaussée d'un corset lui aussi blanc, tout juste parcouru par quelques broderies sommaires.

Une fois le plus correcte possible, elle fit quelques pas et alla récupérer la lance, jetée plus loin par son adversaire de la journée. L'arme glissée dans son dos, et se massant les cuisses meurtries par le démon alors qu'il avait voulu attenter à ce qu'une demoiselle à de plus intime, elle se mit en route pour les terres désertiques. Elle faisait une sortie, oui. Elle n'avait pas l'intention de s'absenter bien longtemps, mais avait envie de se dégourdir les pattes, les mains, la lance et aussi toutes ces petites aiguilles chéries. Quoi de mieux qu'un lieu où elle pourrait épancher toute cette barbarie qui lui manquait tant maintenant qu'elle était plantée sur Ynis?

...

Elle marchait depuis plus d'une heure, en plein soleil. Ce qu'elle pouvait détester le désert... Il y faisait chaud. Pour un flocon de neige, ça n'avait rien de commode. Elle se contenta de soupirer, ravie de ne point avoir mis de chausses, les bottes étant déjà suffisemment chaudes à son goût. Puis elle avait sa lance qui diffusait encore en elle un peu de cette réconfortante fraîcheur... A condition bien sur qu'elle portat encore l'amulette... Ce qui lui évitait de se faire démolir l'organisme par un élémental déchaîné.
Mais quelque chose clochait. Il y avait un truc là bas qui n'allait pas. Une chose. Puis une odeur aussi. Elle jeta un oeil à sa tunique, dont le bas avait quelques traces brune de sang séché, la renifla et se dit que non, ça ne venait pas d'elle. Faisait une éternité que je n'avais plus senti de telle chose... Elle sourit d'un air fineaud, coriace, puis s'avança d'un pas décidé. Pour cette fois, elle ne cherchait pas spécialement à masquer sa présence. D'ailleurs, dans le sable, elle aurait eu du mal à le faire. Elle était en pente, et ne pouvait empêcher le sable de chuinter sous ses pas, quels que soient ses efforts. Alors elle prenait un risque, alerte, et sa lance tournant lentement mais surement à ses côtés. Cette lance, elle était comme la queue l'un chat : toute la nervosité de la demoiselle s'y déversait, et ce mouvement, régulier et lent, témoignait de son attention, de ses réflexes. La personne était dos à elle, et autour d'elle, il y avait des petites fleurs charmantes tout plein.
Bon, la citadine forcenée qu'était Namibe se moquait notoirement de ce qu'étaient lesdites fleurs, qu'elles soient carnivores, dignes de romans romantiques, ou bien de ces poisons qu'elle chérissait tant.
Non, les fleurs ne l'intéressaient pas. En revenche, le fait que cet homme soit plein de l'odeur si caractéristique de mort, cette odeur que finalement, elle avait pas mal elle aussi, l'intriguait bien plus. Elle ne toussotta pas pour prévenir de sa présence, nul besoin si elle en croyait la tension qui semblait tenir l'étranger. Elle se contenta donc de parler directement :
"Original, le petit jardin au beau milieu du désert..."

Techniquement, c'était faux. Ils étaient loins du "milieu" du désert, bien entendu, auquel cas elle n'aurait pu arriver jusqu'ici. Mais il n'empêchait qu'à cause des dunes, ils avaient l'air bien isolés.

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MessageSujet: Re: un rituel interrompu   Mar 28 Aoû - 21:26

Sa retraite dans le désert était chose quotidienne pour le vampire insensible aux doux rayons du soleil. Encore un des nombreux résultats de cette chose étrange qui lui était arrivée voilà bien des années à présent ! Chaque matin, il avait donc pris l’habitude, depuis qu’il s’était installé dans les grottes sombres et humides qui se trouvaient à quelques kilomètres d’un lac, de venir dans ces étendues désertes, pour une petite recharge d’énergie. Son petit déjeuner quant à lui, il le prenait souvent en chemin, étant assez rare de rencontrer une personne ou deux sur la route. Ce matin là, il s’était contenté d’une petite elfe, innocente et comme elle avait hurlé de douleur ! Il en avait jouit de plaisir au son de ces cris stridents ! Mais cela avait tout de même été trop vite à son goût la petiote ne pouvant se défendre comme une adulte. Le corps devait certainement encore reposer au milieu de la forêt à moins que quelqu’un ne l’ai trouvé pour lui donner une sépulture…

Assis dans sa bulle au milieu du désert, à peine allait il entrer dans sa phase de méditation, qu’il entendit des pas qui ne se cachaient pas. Innocent ou je m’en foutiste ? Peut être aussi une personne assez téméraire qu’il serait alors alléchante de combattre. Les pas se rapprochaient, et Dorian se tenait prêt à défaire son bouclier fait de plantes venimeuses à tout moment. Au son de la voix de ce qu’il semblait être une femme, il eut un rire froid, noir, démoniaque en somme.


« Mwahahaha, essayez de vous y frotter cela deviendra vite moins original ! »

Un rictus aux lèvres, que la jeune femme ne pouvait voir, il dirigea son esprit sur une rose rouge comme il savait les faire, et en fit pousser une aux pieds de la donzelle. Puis deux, puis trois et ainsi de suite, afin de faire une bulle comme il se l’était faite pour lui-même. Seulement les épines ne possédaient aucun poison. Il se releva alors, les plantes autour de lui poussant en même temps pour agrandir le cocon. Cependant il ne se retourna point. Debout, il restait figé pas de frayeur mais seulement comme cela, par envie pure et simple. En tant que vampire avec du sang d’elfe et d’une nature plus que lunatique, on pouvait souvent s’attendre à le voir faire des choses étranges voir inutiles.

« Qui êtes vous pour m’interrompre de la sorte? »

Ce qui était étonnant chez Dorian, c’est que lorsqu’il prenait le temps de parler et qu’il ne torturait donc pas la personne, il était très poli et courtois avec autrui. Mais dès lors qu’il avait décidé de passer à autre chose, le lexique n’était plus du tout du même genre. Il était pervers et vulgaire. Parfois même prétentieux et puéril. Bref, tout cela pour dire que Dorian n’était pas encore dans l’optique de faire quoi que ce soit à cette donzelle. En outre il avait déjà mangé et l’heure de son rituel passée sans qu’il accomplisse celui-ci, ce qui était tout de même contrariant !...Il se retourna alors, toujours protégé par ses plantes pour voir à qui appartenait la voix objet de l’interruption à laquelle il avait du faire face…
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Namibe Stark
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MessageSujet: Re: un rituel interrompu   Jeu 30 Aoû - 0:48

Aux premiers propos du vampire, la jeune femme se contenta d'un sourire léger. La lance, toujours, tournoyait dans son dos. Comme un métronome, son doux chant, régulier et facilement audible à quelqu'un d'un minimum sensible, rythmait jusqu'aux expirations de Namibe. Elle avait... chaud. Oui un peu trop chaud, son souffle était plus sonore qu'à l'ordinaire. Dragon... Elle avait beau avoir du sang de dragon dans les veines, il n'empêchait qu'elle était sensible à la chaleur. La créature au sang pratiquement froid s'était adaptée les années durant à la glace, au verglas, à la neige et à la pierre plus mordante encore... Le désert n'était donc bien évidemment pas son cadre de vie de prédilection. Etait-ce là une sensibilisation quelconque, une faiblesse? Peut-être pas, non. Non elle n'était pas vraiment fille à souffrir de faiblesses telles que celle-ci. Elle s'adaptait à tout, il lui fallait du temps, simplement. Et puis il restait cette fraîcheur que la lance infusait toujours régulièrement, via son poignet déjà endolori, dans son corps entier. Avec un sourire elle fit quelques pas, puis s'arrêta en entendant la voix du jeune homme s'élever à sa rencontre.
S'y frotter, certainement pas !
« Je ne suis pas très portée sur les végétaux... Il n'y a pas d'inquiétudes à vous faire pour moi, très cher » Pourquoi l'avoir appelé ainsi, simplement parce qu'elle avait senti quelque chose dans sa voix qui trahissait un certain mystère. Tout ce qui était mystérieux sur le continent était potentiellement dangereux. Et ce très cher avait dans l’intonation la marque très claire du fait qu’elle restait sur ses gardes. Et elle eut raison.

Bien vite, elle vit pointer à ses pieds ces petites plantes, des pousses, croquantes et vertes, qui se transformèrent en bouton, en roses, puis qui se déployèrent tout autour d’elle pour former une sorte de cocon exigu… Elle ne réagit pas sur le coup…



Que s’est-il passé… ? Et cette odeur… ?
Un jardin… Des plantes… partout. Des roses, là.
Des plantes ? Mais… et le gel ?
La chaleur d’un corps contre le sien. Un corps épais, ferme… Un corps d’homme. Mais il manque…
L’odeur de la mort… Où est l’odeur de la mort ?
Ce n’est pas le corps qu’il faudrait. Elle a fait un songe.
Un cauchemar
Vraiment un cauchemar ? Alors il ne serait pas mort. Il vivrait. Elle ouvrirait les yeux et…
Il serait là… Mon assassin

Avec un grognement, elle ouvrit de petits yeux presque endormis. Sa vue était troublée, comme par des larmes. Elle jeta un regard autour d’elle. Elle était dans les serres de sa cité. Cette cité de pierre noire, de hauts murs criblés d’obsidienne et de verglas, de neige… Cette cité où les canaux gelés avaient tant durci qu’ils étaient devenus le ciment et l’architecture de cette mère de pierre. Il fallait être fou pour, dans cet environnement, non seulement urbain, mais d’un froid mortel, vouloir faire un jardin, même sous serre.
Les Starks étaient fous. Et les Starks, surtout, n’aimaient pas ce qui les contraignait. Ils aimaient montrer leur force, montrer que toujours, ils repoussaient les limites. Elle avait le même nom qu’eux. Mais pas la même conception de cette cité. Elle, elle l’aimait plus que tout, et ce que la ville interdisait, elle n’y pensait même pas.
Mais que faisait-elle alors dans ce maudit jardin ? Puis ce parfum de plantes, partout, c’était entêtant et désagréable pour elle. Elle avait un odorat trop gin, c’était insupportable.


« Mademoiselle »
La voix n’était pas la bonne.
« Mademoiselle Namibe, vous vous sentez mieux ? »
Elle le regarda, les yeux écarquillés, puis tenta de le pousser, mais il la retint. Elle était assise sur ses genoux comme un pantin, ou un enfant. Elle le regarda. Il avait le brassard honni : le brassard des Stark. L’homme de main de Père, songea-t-elle avec effroi. Elle le reconnu. Son visage l’avait mise mal à l’aise… Parce que son esprit ne désirait rien tant que de l’effacer. Le meurtrier.
Eux, ils étaient des assassins, Daeniel, elle, les autres. Mais lui, lui c’était un meurtrier. Lui il ne tuait pas pour l’argent mais pour le bon vouloir d’un imbécile de noble. Cet imbécile de vieux Stark. Il avait mené ses hommes et tué…
Mes frères… Tous mes frères…

« Vous avez fait un malaise… Je dois vous amener à votre père comme promis… »
« Mes frères sont tous… morts… »

Elle leva un regard incrédule vers lui, comme s’il était un adulte venant de révéler à un enfant qu’un conte merveilleux n’était finalement qu’un obscure sinécure.
« Et c’est… »
« C’est moi qui les ai tué, Mademoiselle Namibe »

Elle acquiesça, comme si elle acceptait l’idée. La bouche toujours un peu entrouverte, le souffle court. Elle plissa les yeux, pencha la tête de côté.
« Oui… c’est toi » Elle ferma la bouche, puis sourit doucement. « Fumier »

Il laissa un rire aigre lui échapper, comme s’il s’y attendait. Il la regardait, la contemplait. Il passa une main sur son front. Elle était vraiment jolie. Et puis, elle ne portait qu’une grande chemise et ses petites jambes étaient à croquer. Il se pencha vers elle, elle était placide, se laissait faire. Elle se laisserait faire quoi qu’il fasse, il le sentait. Il l’avait… brisée. Namibe n’était qu’une enfant, en fin de compte. Elle n’était qu’une enfant que l’on venait de briser intérieurement. Une vague d’amertume et de culpabilité brilla dans les yeux de l’homme. Tu as fait une erreur, mon beau fumier, songea-t-elle.
Elle se redressa un peu, et glissa son bras gauche autour du cou de l’homme. Il avait compris. Il se laissait faire à son tour. Elle approcha son visage de celui de l’homme, ses lèvres des siennes, puis au dernier moment l’évita et approcha sa bouche près de son oreille.

« Un… deux… »

« Trois »

Elle appuya sur la dague qui pénétra son abdomen comme elle aurait pénétré du beurre. Elle aurait pu viser mieux… si elle l’avait voulu.
« Tu n’aurais pas du me briser… Tu n’aurais pas du les tuer tous… C’était ma chair… »
Elle laissa une larme lui échapper, une seule.

« Je pars… Je m’en vais loin. Tu as échoué, mon père ne me récupère pas »
« Adieu, Mademoiselle Namib…… »


Le parfum des roses, des hortensias, des lys, du sang, de toutes ces fleurs si belles et colorées.



« Infect » Elle émergea d’un coup de ses souvenirs. D’un coup. Et ce mot lui avait échappé. Infect. Elle, l’odeur, lui, sa mort minable, sa déchirure. Elle leva un regard furibond, d’un coup, vers l’homme. Il était debout. Un souffle et elle se calma, la lance tourna un peu plus vivement. La tension montait, dans ce cocon la chaleur aussi. Elle soupira, quand à nouveau la voix de l’inconnu s’éleva. Son identité ? Quelle importance ?
« Namibe » souffla-t-elle à voix basse. Elle ne demanda pas celle de son interlocuteur. Ca n’était pas une erreur de sa part. non, c’était bien fait exprès. Elle fronça les sourcils, puis se redressa un peu. Elle s’était un peu voûtée, comme abattue par ses souvenirs. Elle le voyait mal.
Tout à coup, elle fit tournoyer la lance, avec vivacité, déchiquetant les plantes tout autour d’elle… Elle se tenait, droite, au milieu de cette pluie de petits morceaux de verdure. Une boucherie chlorophyllienne.

« J’étouffais là dedans »
Restée en garde, elle laissa un souffle lui échapper puis, la lance plaquée à son dos, entre ses omoplates, elle fit deux pas pour sortir de ce tapis de plantes mortes. Tout dans son attitude montrait qu’elle était tendue, vive et surtout prête à répliquer à n’importe quelle attaque. On enfermait pas innocemment une femme dans un cocon tel que celui-ci. Des roses, c’était certes galant, mais éminemment louche.
Elle jeta un œil à sa tenue, et d’un geste délicat, elle ôta du haut de sa botte le morceau de rose qui s’y était coincé. Elle n’avait pas grande pudeur, certes… Elle n’avait jamais appris à en avoir. Le jeune femme se tenait droite, et bien que sa taille soit des plus modeste, elle conservait une certaine stature, ainsi… Le flocon était échoué sur le sable, à présent il devait se battre pour ne pas fondre.

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MessageSujet: Re: un rituel interrompu   Ven 31 Aoû - 2:20

Des pas légers s’approchant…Une odeur…Celle d’une humaine assurément, un peu spéciale toutefois. Son odorat de vampire le trompait rarement. Qu’est ce qu’un humain pouvait bien faire dans cette contrée désertique ? Dangereux ! A moins qu’elle ne soit tout autre ?…Dorian ne se retournait pas, aimant le suspens…un jeu. Il préférait se délecter du moment, de voir ce que le temps amènerait. Il se moqua gravement de la boutade de la nouvelle venue. Car oui c’était « une » et non « un ». Elle n’était pas verdure ainsi ! Lui non plus, en tant que vampire, ce vert lui était assez insupportable, cela pouvait même l’écœurer. Mais la nature avait voulue qu’il soit un elfe avant de devenir vampire, ainsi la nature faisait partie de son sang comme le montrait bien son pouvoir ! Elle n’aimait pas alors il allait lui en donner de la verdure…

Un son redondant. Un morceau de métal fendant les airs. Une épée peut être, certainement même ; Une arme blanche, un outil de destruction. Sa destruction ? Non une épée n’avait pas ce pouvoir sur lui, du moins jusqu’à présent, et Dieu sait qu’il en avait subit des affronts, des tortures et des blessures ! Ce son redondant, cyclique, Dorian s’en servit pour se concentrer sur son pouvoir, pour le diriger au millimètre près. Cela faisait bien longtemps qu’il avait appris à le maîtriser, mais pour mettre un peu de piquant, il lui arrivait de se servir des sons environnant afin de rythmer la pousse. Ainsi, lentement les pousses émergèrent du sol, puis se développèrent et grandirent encore et encore. Elles finirent par faire une cage à l’intruse.


« Très cher ? Cette formulation est inconvenante, vous en conviendrez …»

Une cage étouffante, certes, mais n’était ce pas là le but d’une telle prison ? La nouvelle venue ne parlait pas et Dorian savait que ces entrelacs de plantes épineuses n’y étaient pas pour rien. De tels mot étaient souvent ironiques et mal vus, plutôt familiers et laissaient entendre un dénouement qui n’était pas en faveur du vampire. Puis le silence tomba alors durant quelques secondes. Secondes durant lesquelles, le vampire crut entendre la respiration saccadée de la donzelle prise au piège. Il lui tournait toujours le dos obstiné. Mais durant ce silence, il en profita pour se relever. Les plantee grandissant au rythme de sa remontée, lente et harmonieuse à la fois.Puis un mot brisa alors le silence. Toujours de dos, le vampire fut secoué d’un fou rire. Infect ?

« Infect ? Hein ? Comment pouvez voues dire cela alors que vous n’avez même pas encore vu de quoi je suis capable ? »


Son rire était glauque, se propageant comme un écho dans cette étendue désertique, fendant les airs pour prendre une direction inconnue.Il se de délectait de sa propre engeance, se contentant uniquement de la tension qui s’insinuait dans chaque nerfs de la jeune femme. Il le sentait. Elle était tendue. Il n’attendait qu’une chose, qu’elle se libère, oui qu’elle éradique cette prison vivante, et ainsi pouvoir voir ce qu’il se passerait ensuite. Mais pour le moment, une autre chose était hors de portée du vampire. L’identité de celle qui avait osée perturber sa méditation. … Namibe ? Et bien, Namibe savait elle la chance qu’elle avait, il ne se contenterait de pas grand-chose, ayant déjeuné avant d’arriver ici.

Flush !Flash !Flush. La lame fendait l’air, des clapotis, le hachis de rose tombait au sol. C’était bien, elle s’était libérée. Deux pas sec, elle gardait ses distances, était sur ses gardes. Cela se sentait. Comme cette chaleur étouffante des dunes. Li sifflement ? Il ne l’entendait plus ! Avait elle cessé de faire tournoyer son arme blanche ?


« Savez vous que ces plantes, je peux les faire pousser où bon me semble et les diriger où bon me semble ? »


Rien était menaçant dans le ton de Dorian. Il s’agissait d’une constatation. Ni plus ni moins.Pourtant cette femme avait une odeur et un aura étranges, particuliers. Lui, personnellement n’en avait pas vraiment. Et la sentant derrière lui, dans une atmosphère pesante. Il se décida alors, à lui montrer son visage. Doucement, les fleurs redevinrent des pousses, puis des bourgeons et se rétractèrent dans le sol, laissant place à une étendue de sable, uniquement. Son cocon protecteur défait, il resta encore un moment de dos, confiant en sa vitesse pour ne pas avoir peur d’être touché par une attaque. Puis, il se retourna et fit face à la femme au regard de braise encore rougeoyante…
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Namibe Stark
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MessageSujet: Re: un rituel interrompu   Mar 11 Sep - 13:35

Calme dans son écrin végétal comme un oiseau patient dans sa cage, Namibe laissa un sourire très amusé poindre sur le bout de ses lèvres... L'odeur de la mort... Sur cet étranger, sur ces plantes, sur elle... un instant, elle aurait pu s'imaginer retrouver les odeurs, bien particulières, de sa guilde. Mais encore manquait-il l'âpre odeur du vin chaud, celle des épices, du papier... des drogues... L'odeur des alcools. Et en plus, pour venir pervertir tout cela, il y avait celle bien caractéristique du sang du démon, ainsi que de la sueur créée par la chaleur étouffante des lieux.
La voix de l'étranger avait quelque chose de mystérieux. Il parlait comme s'il était détaché de tout, de cet endroit même. Si sa logique n'avait su lui dicter la réalité, elle aurait même pu imaginer à entendre cette voix qu'il n'était pas responsable du cocon fleuri. Il n'avait pas la voix de l'être attaché à sa proie, de l'être offensif. Et pourtant aux yeux de l'alchimiste, rien n'était tant offensif que ce qu'il était en train de bâtir autour d'elle. Effectivement, on aurait tout aussi bien pu demander au boa constrictor si les anneaux qui enserraient l'enfant étaient offensif. La réponse aurait été identique.
Elle prit néanmoins elle aussi un ton léger, détaché, et mit un peu plus de force dans son poignet pour rendre le sifflement de la lame plus sonore, avant de le calmer doucement.
"Est inconvenant, selon moi, que ce que notre morale juge comme décalé. Est inconvenant ce qui ne sied guerre à une approche, à des valeurs" Elle se permis un rire délicat. "Fort heureusement pour moi, ma morale est plus réduite que celle d'un fauve acariâtre... je m'en trouve libre de juger au hasard de ce qui selon moi sied à la situation. "Très cher", à mes yeux, vaut bien un "fumier" et l'une comme l'autre des appellations sait s'adapter selon le besoin et le ton..."

Elle s'appliquait à conserver tant bien que mal son calme Olympien, et pourtant, souvenirs cuisants aidant, petit à petit, son calme se dissipa pour que jusqu'à sa respiration se précipite. Cette foutue respiration devenait de plus en plus, et de plus en plus clairement surtout, le point faible majeur de l'alchimiste. Ses poumons les premiers cédaient sous les assauts que l'alchimie leur appliquait. Viendraient sans doute ensuite le coeur, les artères... Tout le réseau sanguin de la jeune femme, mis à mal par tout ce qu'elle se plaisait à y faire circuler. L'être au sang pratiquement froid, origines reptiliennes oblige, s'était les années durant souillée... et commençait tout juste à le payer comptant.

Ce fut la voix de l'étranger qui la fit prendre conscience du mot qui lui avait échappé. Elle se calma aussitôt et passa ses doigts fins sur son menton, en pleine réflexion. Elle finit par crisper son dos puis par le détendre, avec un soupir profond.
"Je crains avoir laissé mon esprit s'évader dans un désert plus cuisant encore que celui-ci... Cet "infect" ne vous était pas adressé, mais si j'en crois l'odeur de mort qui vous colle à la peau, vous n'êtes pas si loin que cela de cet adjectif... La mort imprègne la chair de ses victimes. Ses artisans les plus cruels, c'est au fer rouge qu'elle marque leur fragrance" elle sourit. Et j'en sais quelque chose, ma propre odeur n'étant pas tant éloignée de celle de cet être mystérieux, ajouta-t-elle pour elle-même.
Le rire de l'étranger la poussa à hausser un sourcil sceptique, doutant de l'attitude à adopter. Soit il était tombé, comme elle, sur un être égaré en lui-même... Sur l'une des abeilles que la mort avait abandonnées, soit elle totalisait son second démon, ou tout du moins adversaire, de la journée. Ces derniers temps, en effet, ces derniers s'en donnaient à coeur joie, ce qui aurait expliqué l'odeur... Le second, alors que son épaule la lançait toujours un peu, et que le sang du premier séchait tout juste. N'en pouvant plus, elle mis en charpie la prison de roses. Elle trouva presque cela trop facile, pour le coup. Avec un haussement de sourcils, les dents crispées, elle expliqua son geste, toujours en garde. Elle n'attaquerait pas. Non pas question de principe, non pas qu'elle répugne à s'attaquer sur un homme de dos, loin de là. L'assassin est fourbe, et sa force est d'en jouer. Non c'était plutôt que lorsqu'elle n'avait pas connaissance de son adversaire, elle préférait attendre qu'il attaque lui même. Elle se tint donc droite, lumineuse dans sa tunique de neige au soleil, son menton et son décolleté moucheté de sang bruni, ses cuisses dévoilées en parties fébriles et tendues. Elle avait beaucoup de détente, et se trouvait prête à bondir en cas d'attaque... Ainsi ce qui pouvait passer pour de la tension nerveuse, ce qui rendait cette chair plus ferme, plus rude, était à l'inverse témoin d'une grande concentration. Namibe, nerveuse? Oui, toujours un peu. Réactive, surtout.
Elle écouta la réponse sans grand intérêt. Qu'il puisse faire pousser ces plantes n'importe où, foncièrement, elle s'en balançait. Faire pousser des plantes, finalement, ça n'était pas vraiment dans le registre de l'alchimiste. En revanche, ce qui l'intéressait bien plus, c'était cette odeur qu'avaient ces pousses... Qu'en faisait-il donc, pour qu'elle y sente la peur, la sueur froide et le sang? Un sourire glissa sur les fines lèvres de la jeune femme. C'est alors qu'il se tourna vers elle. Elle esquissa un geste vers lui, ses doigts toujours agrippés à la lance d'un blanc plus éclatant encore que celui de ses hardes qui reposait entre ses omoplates. Il était à première vue un homme des plus agréables. S'il devait s'avérer qu'elle l'affronte, elle en était d'avance comblée. Danser avec un bellâtre est toujours plus affriolant que de se frotter à un hybride atrocement membré, songea-t-elle en revoyant sa précédente victime. Elle lui dit alors d'un ton calme et posé, sans lâcher un instant sa garde :
"Et c'est simplement pour vous faire un jardinet que vous errez dans les parages?" Le sourire qu'elle lui servit, avec une pointe de sarcasme, aurait pu laisser entendre que, face à cet homme impassible, pas le moins du monde agressif, Namibe était une vile petite provocatrice...
Eh ! ne l'était-elle pas ?

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MessageSujet: Re: un rituel interrompu   Mer 12 Sep - 15:43

L’étrangère semblait aussi tendue qu’une pièce de cuir neuf, et pourtant tout indiquait dans son comportement externe qu’elle était calme. Un joli paradoxe qui plaisait énormément à Dorian. Cette donzelle, à en croire sa lance qui sifflait de manière redondante, devait être une guerrière. Et en tant que tel cela pouvait faire du vampire sa proie. Néanmoins, lui était là uniquement dans le but de méditer et de faire le plein d’une bonne énergie. Il en avait besoin s’il voulait pouvoir vivre la journée. Il s’agissait plus d’un rituel visant à renouveler les cellules pour la journée en somme. Bien sûr le démon pouvait s’en passer, mais évidemment pas longtemps. Quoi qu’il en soi, il venait d’être coupé par une imprudente, et se faisait une joie d’être calme malgré la fureur qui l’habitait. Les motivations ? L’odeur, et oui, il le savait son odeur n’avait rien de commun pour un odorat entraîné, mais celle qu’il sentait sur la jeune femme était tout aussi particulière. Jamais il ne l’avait rencontrée auparavant. Du moins celle qui était la plus douce, l’autre il savait très bien que c’était l’odeur de mort et en particulier, du démon qu’il avait rencontré quelques heures plus tôt, une odeur putride. Et à cette odeur, s’ajoutait une voix, assez jolie selon lui d’ailleurs, mais qui se faisait trop entendre. Quel besoin de philosopher ainsi pour un « très cher » ?

« Tant de mots pour si peux, n’avez-vous donc cure de votre salive ? »

En effet dans le désert, celle-ci pouvait se révéler fort utile, mais peut de gens s’en rendez comptes, aussi bien humains que démons, et c’était une erreur souvent fatale. Mais cela était secondaire, Il voulait savoir de quoi elle était capable, qui était cette imprudente. Et bien que lui, ne donnait jamais son identité, à part une fois où l’erreur avait été de mise, avec cette Liudmila, peut être consentirait il à le faire, si son adversaire était digne de cela. Prétentieux ? Peut être mais quel vampire ne l’ai pas ? Celui qui se pavane pour attraper ses victimes ? Surement pas. Celui qui mords et s’abreuve de sang à tout va alors ? Non. Bien aucun vampire n’est pas prétentieux, Dorian n’y échappait donc pas. Parfois cela pouvait être un défaut, une méprise qui pouvait coûter la vie, mais souvent, de la manière dont celui-ci s’en servait, cela lui était bénéfique ; Et cacher son identité lui avait évité que bien des gens puissent le retrouver grâce à son nom. Il était d’ailleurs réputé comme le vampire sans nom, ou encore le vampire de l’ombre, alors que paradoxalement il pouvait vivre le jour, un bon camouflage. Il s’amusait de toutes les élucubrations inutiles des hommes mais il devait avouer que cela lui plaisait tout comme ça l’avantageait.

Mais voilà que celle-ci changeant soudainement de comportement l’insultait, bien faiblement. Il en s’en vexait nullement il avait reçu bien pire à la tête, mais il s’interrogeait sur la provenance de cette soudaine nouvelle optique. Elle semblait mal en point, si précipitamment et sans crier gare surtout, une faible, une sale petite faible pour l’affronter. Peut être l’achèverait il rien qu’en la faisant parler ? Le désert cuisant faisant tout le travail. Vaniteux le petit vampire maintenant. Non réaliste, il sentait la respiration saccadée de l’inconnue. Elle ne réagissait plus au moindre des mouvements de Dorian jusqu’à ce que celui s’étonne justement de ce mot prononcé par la bouche de cette jeune femme après un moment d’intense silence et de tension. Elle soupira et recommença dans l’un de ses longs et ennuyeux discours de donzelle. Cependant elle lui fournit une information importante. Elle sentait son odeur, elle sentait sa mort, cette fille avait donc quelque chose de spécial, quelque chose qui méritait ainsi toute l’attention de ce vampire qu’était Dorian. Il rit avec légèreté, mais cela n’en restait pas moins glauque.


« Ainsi mon odeur vous semble être celle de la mort ? Soit. Je suis vampire…Mais sachez gente dame que la votre n’a rien à envier sur ce chemin ! »

Oui il lui avait révéler sa nature, mais le fait qu’il soit là en plein jour, pouvait susciter bien des questions ! Il la laisserait ainsi se les poser avec délectation. Quelle soit une proie, ou bien un de ses semblables, il n’en restait pas moins qu’elle l’avait interrompue et que de toute manière il détestait toute créature appartenant de près ou de loin aux hommes ou aux vampires comme aux elfes. Après un moment elle se défit de cette cage épineuse. Elle n’était donc pas effrayée par de telles futilités et il devait invoquer le poison s’il voulait l’atteindre. D’ailleurs, la curiosité le prit et il fit s’abaisser la barrière épineuse et empoisonnée qui le cernait avant de se retourner et de faire face à une femme, une guerrière visiblement au regard de feu, tel le démon, un brin menaçante et provocatrice avec ses doux sarcasmes bien sentis toutefois.

« Un jardinet ? Non, une méditation de mise et quotidienne, cela vous gêne t-il ? Mais si vous voulez farfouiller dans ce jardinet comme vous l’appelez, soit mais ne vous attendez pas à en ressortir vivante… »

Ce n’était pas là une menace, mais une simple information dit sur un ton amicale, qui ne ressemblait pas à Dorian. Néanmoins, il sentait là que cette donzelle était une adversaire de taille, ou une future alliée, qui sait ? Bien que ce fût peu probable, il s’étonnait tout de même à voguer sur cette possibilité.

« Puis je vous retourner cette question ? Ou est ce tout simplement mon »jardinet » qui vous a attiré peut être ? »


Il rit légèrement, avec une pointe d’ironie. Elle était à la fois douce et sauvage et cela intriguait encore plus le vampire…
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Namibe Stark
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MessageSujet: Re: un rituel interrompu   Dim 23 Sep - 2:26

A la réponse que le vampire fournit à ses propos, Namibe esquissa un sourire amusé, puis haussa les épaules. "Nous ne sommes pas bien loin des terres fertiles, et il n'était pas dans mes intentions de m'attarder ici. Aussi ma salive n'a-t-elle pas de valeur particulière à mes yeux" Elle avait été, en fait, plutôt amusée par la remarque, et il aurait pu lui sembler, si elle n'avait pas été en mesure de décoder les comportements humains, que le jeune homme mystérieux montrait de l'inquiétude à son sujet. Qu'il prenait "soin" d'elle, bien que le mot ne soit quelque peu emphatique. Elle ne se méprenait pas et était tout à fait consciente que ça n'était sans doute pas le cas, mais l'idée la faisait néanmoins sourire légèrement. Et pourtant, quelque part, il venait de taxer de creux son discours que pourtant elle avait pris soin de tourner habilement. Mais cela ne lui faisait pas grande peine, étant donné qu'effectivement, son propos n'avait été d'aucun intérêt. D'ailleurs, elle n'avait pas cherché à lui en donner. Il était assez étrange d'analyser le débit de parole de l'alchimiste. En général, elle ne parlait pas, ou peu. Cela dit, lorsqu'elle fatiguait cela devenait un réflexe, comme un sursaut avant d'entrer dans une phase de mutisme grave. Elle ne parlait pas d'elle, ne révélait pas ses sentiments les plus sincères. Mais lorsqu'elle gardait trop de choses en elle, et que celles-ci devaient absolument sortir, là les discours pouvaient être longs… Mais ils étaient aussi souvent… violents, ou pour le moins virulents. Elle était ainsi Namibe, une bombe à retardement au tic tac enjôleur, qui présentait un silence pesant avant, enfin, l'explosion.
Mais pour l'heure nous en étions qu'au tic tac, ne nous préoccupons donc pas trop de ce qu'il adviendrait si… si la bombe était mise à bout.

Elle aborda ensuite -pipelette- l'odeur du jeune homme qui n'avait rien de commun… Une odeur de mort plus forte même que chez les petits meurtriers qu'elle avait pu croiser. Il lui fournit une réponse plus que convaincante qu'elle accepta, avant de s'interroger sur un point problématique. Sans quelle ne puisse le masquer elle porta son regard en direction du soleil, à son zénith, puis se dit que même ces plantes ne devaient pas suffire à protéger un vampire de ses lueurs. Et pourtant, en dépit de cela elle le croyait. Sans doute parce que seul un mort pouvait à ce point se trouver embaumé d'une telle fragrance.
"Certes, si je ne suis pas morte, je suis néanmoins l'une des abeilles les plus efficientes de la Mort. Mais il me reste un doute : les vampires, jusque là, n'étaient-ils pas supposés… mourir définitivement au contact de la lumière solaire?" Elle avait dit cela sur le ton de la conversation, et pourtant la question la taraudait réellement. La raison de son interrogation était simple : les vampires faisaient partie des créatures du mal les plus redoutables, parce qu'ils avaient la capacité de se multiplier, bien que cela leur prenne davantage de temps et d'effort qu'aux lycans par exemple, et constituaient un danger réel pour leurs adversaires. Mais ce qui permettait de contre balancer ceci, c'était justement le fait que la lumière du jour leur soit fatale. Alors si les vampires se mettaient à la supporter… Là la situation n'aurait rien de drôle pour ceux qui seraient leurs adversaires. Mais peut-être ne s'agissait-il encore que d'un cas à part, ou marginalisé. Dans tous les cas Namibe n'était pas femme à paniquer pour si peu. Et puis, pour cela, encore aurait-il fallu qu'elle se sente concernée, englobée dans le camp des bons ou des mauvais.

Elle s'était un peu moquée de ses plantes. C'était facile pour elle, citadine forcenée qu'elle était. La verdure n'avait à ses yeux d'intérêt que bien assaisonnée dans une assiette ou dans ses fioles sous la forme de poisons. Aussi n'était-elle guère touchée par le côté menaçant ou bien sollennel d'une telle mise en scène. Elle ne le lui cacha pas, esquissant un sourire en coin et haussant les épaule avec négligence. Farfouiller là dedans, elle n'y songeait même pas tant elle n'y trouvait pas d'intérêt. C'était bon pour les elfes ce genre de choses, pas pour elle.
"Je vous rassure, l'idée d'y farfouiller ne m'a même pas effleuré l'esprit" Puis, avec toutes les saloperies que contient mon sang, je doute même que le poison de plantes me fasse le moindre effet… songea-t-elle.

Elle releva un regard assez surpris et éclairé vers le vampire lorsqu'il lui demanda ce qu'elle venait faire ici. "Rien" était-il une réponse correcte? Elle haussa les épaules, puis à nouveau laissa la lance osciller autour d'elle
"A vrai dire je me languissais de combats et de sang sur cette île… Et je suis venue en quérir sur le continent" Un fin sourire éclaira son visage "Et pour le moment j'ai été contentée"

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MessageSujet: Re: un rituel interrompu   Lun 24 Sep - 1:18

Parler dos à quelqu’un, inconnu et visiblement armé. Cela pouvait paraître fou, mais Dorian savait parfaitement ce qu’il faisait contrairement aux apparences. Tandis que l’inconnue elle parlait inutilement et gaspillait ainsi un bien précieux dans ce désert cuisant. Il en fit la remarque mais c’était sans se douter de la récolte d’informations qu’il ferait au passage. Il pouvait ainsi deviner qu’il avait à faire à une personne assez sûre d’elle et elle n’était pas venue s’attarder dans le désert. Mais pourquoi donc passait-elle par là alors ? Enfin, le désert serait peut être sa tombe qui sait. Pour l’instant le vampire n’avait aucunement envie d’attaquer. Etrange de la part de notre petit vampiretto ! Mais non, il aimait beaucoup jouer et faire durer aussi, on ne savait jamais quelle direction son jeu prenait.

« Soit », fut la seule et unique réponse à la réplique de l’étrangère.

Que pouvait-il bien ajouter ? De toute manière les femmes voulaient toujours avoir raison ! Il n’allait donc pas la contrarier, lui usait sa salive et il comptait rester dans le désert pour finir sa méditation, aussi en avait il un besoin précieux. De plus, à ses yeux elle parlait pour ne rien dire et les phrases pleines de fioritures le faisaient rire, et l’inconvenant. Il n’aimait pas à avoir à analyser ou réfléchir des heures pour comprendre un sens caché ou autre choses insignifiantes. Elle était en somme bien trop bavarde et dans le mauvais sens pour le vampire qu’il était. Elle parlait vraiment pour ne rien dire. Et elle continua de bavarder, amis cette fois, ci l’intérêt de Dorian fut attirée. Elle évoquait son odeur, oui la sienne n’était pas étonnante en réalité, et lui s’intéressait tout autant à celle de la jeune femme. Cependant, un lien étrange pouvait se sentir. Il lui tournait toujours le dos, dans sa cage de roses épineuses, et ils parlaient tranquillement comme de vieilles connaissances ou bien au choix comme deux personnes civilisées qui faisaient connaissances. Or tous els deux ne semblaient pas d’un monde tel que celui-ci, tel que celui-ci où on était poli de la sorte… Pourtant aucun signe d’agression ne profilait. Juste un échange poli de mots et d’informations.

Une abeille de la mort ? Humm devait-il justement en conclure qu’elle était une tueuse ou quelque chose dans le genre ? Oui certainement, ce qui expliquerait l’odeur de mort et celle du démon qu’il avait croisé plus tôt. Finalement elle était donc une rivale et rien qui s’approchait de loin ou de près à une potentielle alliée. Enfin, un petit jeu définirait certainement l’issue de cette rencontre. Rencontre qui s’annonçait pleine de rebondissements. Elle se posait d’ailleurs déjà des questions, du moins une question ! Comme il le pensait d’ailleurs en lui révélant sa nature. Les homes étaient donc toujours aussi faibles et prévisibles. Petits êtres répugnant et lâches.

« Si, mes semblables le craignent mais visiblement pas moi, embêtant hein ? »

Réponse simple avec un soupçon de provocation, parfait ! De toute manière lui même ne savait expliquer cette particularité. Du moins il ne voulait même pas essayer. Mais il comprenait le problème de son ca pour les chasseurs de vampires. Cela devenait dangereux, surtout si les être tels que lui venaient à se propager. Néanmoins, à sa connaissance son cas était unique, mais inutile de le préciser. Laissons un peu les troupes s’affoler et respirons l’odeur douce et à la fois piquante de la peur. Mais Dorian dans son entière personne n’était pas un vampire comme les autres ? Entre son don avec els plante et sa résistance ainsi que ca capacité à survivre le jour, tout son être était des plus glauque et étrange. Il était unique peut être même ! D’ailleurs, son don, Namibe Stark de son nom, s’en était quelque peu amusée. Tout comme lui elle semblait détester la nature, néanmoins le vampire s’en servait à des fins personnelles, tout ce qu’il ne fallait pas faire pour faire partit des bons !

Bref parler de plantes ne convenait à aucunes des deux personnes présentes, bien que cela était très utile à Dorian, notamment lorsqu’il voulait torturer. Cependant l’heure n’était pas au sadisme ; Et tout comme elle l’avait fait il lui retourna sa question pour savoir pourquoi elle venait traîner ses guêtres ici. Il lui fut alors confirmé que c’était une tueuse. Peut être songeait elle à un petit corps à corps avec lui ou alors ne faisait elle que passer pour tracer sa route ? Dorian se sentait l’âme patiente, alors…


« Une île ? »

Il s’approcha de la jeune chasseuse, le regard vitreux mais intéressé. Fortement intéressé ? IL sourit alors.

« Je crois que j’ai croisée plusieurs de vos compagnons… »
, dit il alors énigmatique, une certaine lumière sur les évènements passés se faisant.
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