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 Les échoués de la kermesse... [réservé v_v]

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Miyu
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Miyu

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MessageSujet: Les échoués de la kermesse... [réservé v_v]   Sam 21 Juil - 4:01


[le Moi et l’Autre ---->]

Plot Summary
Toujours au centre ville, le meneur de barque se trouvait toujours en compagnie d’une charmante créature au doux nom d’Arwana. Une jeune elfe ayant eu l’immense opportunité de chanter de concert avec Miyu. Leur soirée toute de jeu et de petits duels séducteurs, s’était trouvée coupée par une scène des plus étranges…
Alors qu’ils discutaient et que la demoiselle passablement égayée par un obscur breuvage, le meneur quant à lui s’était trouvé effleuré par une sensation qui était loin de lui être étrangère…


ACTE II
Scène…


Ca l’avait saisi, tout à coup, sur le hoquet délicat de la jeune créature. Cette sensuelle et légère caresse qu’il connaissait si bien. Cette main impalpable, insidieuse, qui s’infiltrait partout, au creux même de la chair et venait la saisir tout en se soustrayant au regard. Il s’agissait d’une voluptueuse main d’air et d’âme, délestée de sa chair et de son poids, tout juste bonne, en la circonstance, à prodiguer de ces frissons presque inconscients.
Miyu était loin d’en ignorer la teneur comme l’origine. Et pour cause, il avait pour habitude d’être moteur de ces caresses plutôt que de les recevoir. Bien qu’il fut incapable de saisir ce que criait l’âme d’autrui, cet effleurement d’énergie, lui, avait la force de s’emparer de lui, et en cette heure, en cette compagnie, il avait comme un regain de saveur.
Mais le mystère demeurait : pour cela il se laissa faire, regardant ses mains comme s’il en était le responsable. Mais lorsqu’il sentit ses pieds se décoller du sol, il compris qu’il n’en était rien. Il maîtrisait à la perfection la télékinésie et ne se serait pas laissé aller à léviter comme ça, sans l’avoir prémédité. A vrai dire, il ne ressentait jamais le besoin de léviter, tout comme celui de nager, ou courir plus vite grâce à ses pouvoirs. En fait, il ne les utilisait jamais sur lui-même. Il s’en servait pour tout autre chose… pour animer l’inanimé, bloquer, à l’inverse, ce qui à son goût était trop remuant. Alors ça ne pouvait être que…

Les yeux plus plissés qu’ils ne l’étaient naturellement sur ce visage d’asiatique, le meneur croisa les bras, un sourire énigmatique aux lèvres, attendant patiemment qu’elle le laisse effleurer à nouveau le sol de ses semelles. Bon sang elle me plait de plus en plus, elle, songea-t-il en cochant mentalement une case de plus dans la grille des points communs inattendus. L’entendant dire qu’il devait savoir voler, il haussa les épaules comme on le fait face à un type bourré disant à peu près la même chose à son compagnon de comptoir. Ou au tabouret vide à côté de lui, au choix. A la différence près qu’il devait être difficile à un tabouret de hausser les épaules puisqu’il n’en… possédait pas. Bon le principal dans l’histoire et ce qui demeure digne d’intérêt est le fait que Miyu oui, et qu’il en usa en guise de réponse. L’emmener au septième ciel ? Oh oui doucette, si c’est de lévitation que tu parles, tu penses pas si bien dire. Le meneur sourit avec une grande délicatesse.
« Si tu penses que décoller peut t’en rapprocher un tant soit peu je peux peut-être bien quelque chose pour toi » Il n’en dit pas plus, se contentant de cet air énigmatique. Sitôt qu’il redescendit un peu et retrouva la terre ferme, impassible, il fit un pas, deux, puis resta sur place à l’écoute de ses réflexions. Alors ça survenait occasionnellement, ainsi ? Cela faisait longtemps qu’il avait paré à ce genre d’accidents. « J’ignore si ce genre de choses t’arrive de temps en temps mais je peux peut-être t’aider à le maîtriser » Autrement dit, il n’existait pas de meilleur professeur en matière de télékinésie que Miyu. Il cachait bien son jeu hen ! Le jeune homme souriait toujours, puis laissa la demoiselle l’entraîner à sa suite avec un sourire absent. Ca faisait un peu de bien de se laisser porter par la volonté d’autrui. Ses initiatives laissaient en général les autres assez pantois et peu enclins à en prendre par la suite. Comme si Miyu donnait un peu l’impression de ne pas être apte à entrer dans les cadres tracés par quelqu’un d’autre. Pourtant, c’était tout le contraire. Il était pour le moins insouciant et trouvait dans les chemins prédéfinis une liberté immense. Celle de faire ce que l’on désire sans s’inquiéter de la direction à prendre… Celle d’accorder sa confiance, et de se remettre entre des mains qui prendraient soin de lui. Et la douceur de celles d’Arwana laissait entendre que c’était bien le cas avec elle. Bon, elle ne le guida pas non plus dans un lieu exceptionnel, et ce n’était somme toute qu’un verre d’eau, mais le meneur prit un certain plaisir à la voir évoluer, sans rien dire, patient… en fait il aimait bien l’observer. Certes il ne sentait pas toutes les subtilités de la demoiselle, mais il s’en passerait bien tant elle compensait de sa finesse et de ses petits gestes qu’il n’expliquait pas. Lorsqu’un oiseau vint se percher sur son épaule le meneur esquissa un pas de retrait, puis voyant la surprise sur le visage de la demoiselle il afficha une mine un peu scrutatrice. En vain puisqu’il ne percevrait pas, de toutes façons, le jeu d’actrice sous ce masque. Il regarda l’oiseau, décidément aussi étranger aux bêtes qu’aux humains, et se contenta de reporter son regard passablement surpris sur le visage enjoué de la demoiselle. Il aurait aimé s’attribuer l’honneur de l’avoir ainsi touchée, mais il n’en était rien et il jeta un regard suspicieux autour d’eux pour voir d’où cela pouvait venir. Finalement, il sourit à la demoiselle. « Pour la bête à plumes je ne sais pas trop. J’ai un mauvais ressenti en général avec les animaux. Ils ne m’aiment guère mais… Mais je peux toujours essayer de faire en sorte de récolter les lauriers de cela » Sans le moindre scrupule ? Parfaitement. Mais c’était honteusement prôné, ce qui enlevait un peu à la gravité de ce caractère là. Le meneur glissa donc l’air de rien une main sur le visage de la demoiselle, l’effleurant comme pour l’attirer à lui puis, posant un doigt sur ses lèvres appétissantes, lui fit signe d’attendre. Quelques instants plus tard, il revenait auprès d’elle à petits pas, un sourire finaud sur les lèvres. Il sembla hésiter, toujours en proie à de nombreuses interrogations, se demanda s’il ne valait pas mieux mettre en place de bonnes circonstances pour les éclaircir un tant soit peu.

La réflexion fut ainsi vite faite et il posa sur l’épaule libre de la demoiselle une main à la fois douce et ferme puis la poussa tout doucement pour se mettre dans son dos, là, il lui glissa
« Une petite promenade ? » Il n’y avait dans sa voix rien de douteux ni d’inquiétant. Il avait même laissé tomber un instant le masque du séducteur lubrique pour celui d’une franche envie de discuter, légère et plus innocente. Il n’attendit pas vraiment de réponse puis la dirigea dans une ruelle qui permettait de s’éloigner un peu de la foule. A la rencontre de la cité de verre…

Il ne trouvait rien de plus beau sur Ynis que cette cité la nuit. La lune s’y reflétait avec un charme différent du soleil. Elle la bleutait toute entière et bien entendu c’était pour le meneur une éminente qualité. D’autant plus qu’ils étaient seuls, toute la population s’étant massée dans les ruelles où se trouvait la kermesse. Miyu avait eu une petite idée d’un endroit agréable pour entamer une visite de l’île, et l’y conduisait calmement. Pas la peine de se presser. Tout en marchant, il posait sur les alentours un regard calme et silencieux. Finalement ils touchaient presque au but, soudain plus au frais qu’ils ne l’étaient dans la foule agitée. Le meneur posa alors un regard léger sur la demoiselle et lui sourit aimablement.
« J’étouffais un peu là bas » Totalement faux bien entendu « Je me suis dis qu’une visite nocturne des lieux serait une idée charmante » Puis avec un sourire, il s’inclina et lui indiqua d’un geste profond de la main la place du monument de verre. Magnifique place au centre de laquelle trônait majestueusement la grande et belle fontaine dont l’eau moirait la place entière de vaguelettes mal définies. A côté d’elle, le grand monument de commémoration sur lequel était gravée l’histoire de l’île semblait planté dans les pavés comme le pied d’un titan. Le tout était fait d’un verre étrange et solide, qui reflétait mille lunes.
Bref, une jolie petite placette pavée rien que pour eux. Le meneur, après avoir laissé à la demoiselle le temps d’apprécier la découverte, lui proposa sa main pour l’entraîner au bord de l’eau et là lui tendit un petit sachet.
Il contenait des myriades de petites pâtisseries colorées… Les choisir aurait suffit pour offrir au cœur le plus terne des couleurs diaprées. Elle avait donné l’impression d’en avoir envie, et le meneur aurait été un goujat –enfin, pire qu’il ne l’était vraiment- en l’en privant par caprice. En attendant qu’elle saisisse le paquet, il lui dit d’une voix posée, comme pour ne pas troubler le calme et soyeux chant de l’eau :
« Tu as dis risquer de tomber dans mes bras, il fallait bien que je mette tout en œuvre pour le tenter » Et sur ce il lui adressa un sourire qui dénonçait la boutade. Toutes les fontaines du monde ne suffiraient pas à ôter ce qui faisait qu’il était lui, cette espèce d’énergumène imprévisible, et loin de ces clichés de chevaliers servants. La scène était jolie, le lieu enchanteur. Mais le meneur était meneur, et de poétique il ne pouvait avoir davantage que les accents d’une guitare et une voix berçante.
Sans attendre davantage, il ôta sa guitare de son dos et l’appuya au monument avant de s’asseoir au bord de la fontaine. Le geste lui arracha un rire léger. La dernière fois qu’il s’était éveillé ici, il avait finit à l’eau, effrayé de se voir réveillé par Cronos. Le meneur était allé jusqu’à croire qu’il avait hypothétiquement pu passer la nuit avec le jeune homme et en avait été comment dire… tout retourné. Un regard à la demoiselle le rassura quant à la situation d’alors et il acheva ce rire inexpliqué sur un léger soupir soulagé, penché en arrière et le regard perdu dans les torsions que le verre appliquait à ce qu’il masquait.


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MessageSujet: Re: Les échoués de la kermesse... [réservé v_v]   Dim 22 Juil - 3:55

Arwana, malgré les effets quelques peu contraignant, ou hilarant, selon comment l’on voit la situation, venait de reprendre de cet hydromel au bon goût. Un hoquet, comme la première fois et hop ! un autre évènement étrange. La jeune fille vit son compagnon s’élever. Ses pieds décollèrent du sol, son corps se mettant, petit à petit, délicatement, en apesanteur. De ses yeux ébahis, Arwana observait Miyu, qui s’envolait, réussissant encore à plaisanter tout en ne se doutant pas que c’était elle qui le faisait s’élever ainsi. En effet le corps du meneur suivait la direction des pupilles d’Arwana. Elle était fascinée par la lévitation qu’entreprenait Miyu, persuadée qu’il faisait cela pour l’impressionner, ne se doutant de rien... L’elfe savait qu’elle possédait le don de télékinésie, amis jamais encore elle n’en avait réellement usé et encore moins dans de telles proportions. D’où son ignorance sur ce qu’elle accomplissait, de dont le garçon était victime…Les passant le regardaient certains amusés, d’autres déconfis et d’autres encore exaspérés. Arwana, elle ne le lâchait pas des yeux. Toujours dans les airs, Miyu finit par croiser les bras, comme Aladin attendant au Balcon de Yasmine. A ceci prêt que dans la situation présente le meneur attendait de pouvoir retoucher le sol…Les effets de l’hydromel se dissipant, Arwana reprenait ses esprit et baissa la tête ce qui permit à Miyu de lui aussi redescendre sur la terre ferme. Elle sourit, simplement à son invitation juste avant que ses pieds ne touchent le ciel. Elle s’était, en outre, enfin rendue compte de la provenance du pouvoir C’est alors que Miyu lui proposa de l’aide. « Volontiers ! Je ne sais pas du tout maîtriser ce don…je l’ai découvert il n’y a pas longtemps et je ne m’y suis jamais trop attardée…je ne savais même pas que je pouvais bouger des corps... » La jeune femme lui était reconnaissante de cette main secourable qu’il lui tendait
Sur ce, elle l’e mena vers d’autres stands. Le bien heureux se laissait joyeusement porter, ce qui fit sourire intérieurement l’elfe. Depuis le début de la soirée, lorsque l’on y réfléchissait bien, les rôles avaient souvent été inversés et là cela continuait mais aucun des deux ne s’en plaignait. Le trainant ainsi à sa suite, sa petite main dans la sienne, elle se dirigea vers un stand où elle trouverait de l’eau. C’était tout de même moins risqué que de boire encore une fois au goulot de sa flasque. Elle se désaltéra alors lui proposant un verre aussi et fit un petit tour, faisant appel à un don qu’elle possédait grâce à sa nature d’elfe et qu’elle maîtrisait particulièrement bien. Résultat de son entreprise, une belle chouette effraie au plumage blanc neige vint se poser sur son épaule. Endossant à nouveau un costume de théâtre, elle décida de feignait l’innocence. Elle fit ainsi croire à Miyu qu’elle n’avait aucune idée de ce qu’il venait de se passer, et elle lui en attribuait tout le mérite, comme il le disait si bien.
« Vous jouez bien votre jeu cher meneur de barque ! », lui lança t-elle sachant ce qu’elle faisait. Le pauvre devait être complètement perdu, ne sachant d’où venait réellement cet oiseau. Cependant, elle ne dit mot sur le fait de recevoir les lauriers de tout cela. Miyu passa alors sa main à la fois fine douce mais forte sur la joue de la jeune fille qui ferma alors les yeux. Ce toucher était bon et doux. Jamais Arwana n’avait sentit pareille chose. Cela se finit bien vite, trop rapidement à son gout même. Puis elle le vit partir puis revenir, lentement. Avec beaucoup de charme pour Arwana, il lui proposa une promenade, glissant une main sur son épaule libre. Elle entendait la chouette lui parler « Il est mignon ce petit, vas y, lance toi » et Awana lui répondait « Voyons, on se jette pas sur les gens au premier contact ! » et elles riaient toutes deux. La télépathie était réellement un don que la jeune fille adorait par dessus tout. Elle lui permettait de communiquer avec tous les êtres de la forêt…Miyu avait changé de ton avec sa proposition et dirigeait déjà la jeune fille sans même avoir obtenue de réponse.

Ils s’éloignèrent ainsi de tout le brouhaha provoqué par la kermesse et s’enfoncèrent vers un lieu qu’Arwana ne connaissait pas. Ils étaient seuls, dans cette nuit étoilée et silencieuse. Sans que le meneur de barque ne s’en rende compte, l’elfe parlait toujours avec la Chouette. Elle était très gentille, mais n’arrêtait pas de taquiner Arwana et son attirance potentielle ou fondée pour le jeune homme. ..Puis ils arrivèrent à l’endroit choisit par Miyu. Lui qui disait na pas être romantique savait tout du moins séduire. Comme cela, il « étouffait » et souhaitait lui faire visiter les lieux. Tout cela dit avec un sourire ravageur et un ton enjôleur. Peut être ne s’en rendait il pas compte, mais pour le coup Arwana était totalement sous son charme.
« Oui !!! Quelle bonne idée ! Je ne connais rien de l’île encore …puis c’est bien de se retrouver un peu seuls... » lui dit elle un clin d’oeil ponctuant ses derniers mots.
Alors, un sourire accroché eux lèvre il lui montra un lieu enchanteur. Une magnifique fontaine d’où une eau limpide et donnant envie de se baigner coulait trônait au milieu d’une petite place. D’ailleurs après quelques minutes de contemplation déjà une idée lui venait en tête. Mais elle la mettrait à exécution plus tard. Sortant de sa contemplation de ce merveilleux endroit, elle vit que Miyu lui tendait l’une de ses mains qu’elle s’empressa de saisir. IL l’entraîna alors vers le bord de la fontaine où elle s’assit après que celui-ci lui eut offert un sachet. Délicatement de ses doigts fins, elle dénoua le nœud qui tenait fermé le sachet et regarda à l’intérieur. Ses yeux s’arrondirent, voyant des…pâtisseries…
»Waou !! Miyu !!! Mais…Waou !!! Comme j’en avais envie tout à l’heure…ça doit faire une bonne dizaine d’années que je n’en ai pas mangé...Là, ça y est je suis totalement séduite !!! » Avec son accord, elle déposa alors la chouette sur l’épaule de Miyu et lui sauta au cou le remerciant. Et oui des fois Arwana pouvait avoir des réactions très excessives, mais on ne rigolait pas avec des pâtisseries. Elle se saisit d’un gâteau et en donna un au meneur, puis dégusta le sien, les yeux fermés. La chouette était restée sur l’épaule du garçon.

Soudain, la jeune fille se redressa et ôta tous ses vêtements ne gardant que ceux qui étaient en dessous. Et elle entra dans la fontaine telle une nymphe, s’immergeant. Elle ne savait pas si cela était autorisé mais sous l’impulsion et l’attractivité du lieu elle n’avait pu résister
. « Tu viens »,demanda t-elle alors à Miyu sans la moindre gêne…

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MessageSujet: Re: Les échoués de la kermesse... [réservé v_v]   Lun 23 Juil - 0:17

Quand le meneur et la palefrenière partageaient un seul et même pouvoir…
Pour Miyu qui voyait en cette capacité l’une de ses plus grandes richesses, ce qu’il aimait le plus chez lui avec ses cheveux, le fait que la demoiselle le possède également était quelque chose d’assez exceptionnel. Voyant qu’elle ne le maîtrisait pas, et ce sans qu’elle ne lui en ait rien dit, il lui avait proposé son aide. A vrai dire Miyu n’était pas homme à faire preuve d’altruisme. Aider n’était pas vraiment son propre. Du moins lorsqu’il n’y avait pas de contrepartie prévue. Et pourtant cette proposition là avait été naturelle et spontanée. Il ignorait s’il devait attribuer cela au fait que ce pouvoir lui plaise, ou plutôt au fait que la demoiselle lui plaise d’autant plus. Toujours était-il qu’il s’était offert de l’aider, et qu’elle avait accepté. Après tout c’était, dans l’histoire, le plus important. Il s’inclina légèrement, et lui glissa doucement
« Le monde et ses coïncidences sont donc pour le mieux pour nous ce soir » Et sur ce elle l’entraîna plus loin. Le meneur prenait plaisir à se livrer aux bons soins de la demoiselle. Sa main dans les siennes, douces, emplit de cette sensation de légèreté, il se prit à envier le sort des chevaux qu’elle allait cajoler aux écuries. Ces animaux se rendaient-ils seulement compte de la perle qui allait les rejoindre sous peu ? Ralala sans doute pas assez.
Sirotant son verre d’eau sous les yeux de la jeune femme, le meneur finit par le poser, à l’instant même où la volaille vint se poser sur l’épaule de la demoiselle. Fabuleux quiproquo elle laissa entendre qu’elle le croyait responsable de cela. Bien entendu c’était formellement impossible. Mais alors qui donc… Une personne ayant prêté attention à ce qui se disait entre eux deux, un curieux fauteur de trouble, la demoiselle elle-même ou bien Monsieur Hasard ? Le meneur n’en avait pas la moindre idée. Mais le regard de la demoiselle à l’idée qu’il ait pu être auteur de ce tour de passe-passe était suffisant pour qu’il n’en joue. Il ne laisserait pas entendre qu’il était responsable par mesure de sécurité. Et puis il n’était pas et ne serait jamais un menteur. Acteur passe encore… Fraudeur non. C’était fatiguant. Et puis trop compliqué, il n’avait pas l’organisation nécessaire pour cela. Il s’inclina alors face à elle, profondément, en digne gentleman qu’il était, puis se redressa. Il y avait quelque chose de particulier chez elle, comme si elle n’était pas tout à fait à lui, dans le sens où elle avait l’air liée à quelqu’un d’autre. Objectivement, il ne pouvait pas ressentir cela. Cependant il remarqua que le regard de la demoiselle n’était plus intégralement planté dans le sien. C’était comme s’ils étaient trois. Le meneur ne creusa pas bien loin dans cette direction là, conscient de ses lacunes en la matière. Comment aurait-il peu avoir une chance de comprendre cela, ou même de savoir s’il était simplement dans l’erreur ou non.
Puis il y eut cet instant là, durant lequel il laissa le bout de ses doigts vagabonder sur ce masque de porcelaine. Toucher ainsi une femme, il y était plus ou moins habitué, mais si ça lui était déjà arrivé, rares avaient été les fois où cet instant avait eu tant de saveur. Dans la foule trépidante de l’événement, avant qu’il ne prévoit de lui fausser compagnie et de briser ces petits liens ténus qui se tissaient entre eux, cette caresse était une envoûtante pause, un instant qu’il leur accordait avec un sourire, avant de la laisser sur sa faim pour se retirer rapidement.

Passage au royaume des pâtisseries, agrémenté de remarques du teneur du stand qui n’avait pas manqué de remarquer la charmante créature qui, l’instant d’avant, lorgnait ce qu’il proposait.


oui c’était pour la donzelle
bien sur il en voulait de bonne
avec des aphrodisiaques ?
et pourquoi pas après tout
du chocolat oui
mais surtout
il fallait que ça soit joli à l’ouverture du paquet



Ainsi il lui revint avec un sourire sensiblement goguenard, se débrouillant pour qu’elle ne voit rien du paquet et croit qu’il lui faussait simplement compagnie le temps de jeter un coup d’œil à l’un des stands. En revenant il fut pour le moins satisfait de voir que la petite demoiselle était décidée à lui faire confiance et, comme lui l’instant d’avant, se laissait volontiers guider par le jeune homme. Sans pour autant qu’ils ne soient déplacés ou même équivoques, ses gestes étaient doux. Il avait dans ses mains de musiciens cette tension perpétuelle qui faisait que bien que caressantes, elles étaient capables d’une fermeté rassurante. L’oiseau ne broncha pas. Le meneur haussa d’ailleurs un sourcil, s’étant presque attendu à ce que la chouette, alors qu’il déplaçait son perchoir, s’envole et les laisse seuls. Il n’en était rien. La chouette livide les accompagnerait donc dans la visite nocturne de la cité de verre d’Ynis Witrin.

Elle était réellement charmante leur petite promenade. La musique et les rires n’étaient déjà plus qu’une lointaine rumeur et ils pouvaient tous deux s’accorder un instant de silence et de bien être. Miyu n’était pas vraiment ce qu’on pouvait appeler un homme calme, au contraire, il avait plutôt tendance à s’agiter ou tout du moins à faire preuve d’une énergie pleine de ressources. Enfin, ce cas de figure ne se présentait que lorsqu’il avait passé une bonne nuit, n’avait pas fini trop ivre ou trop frustré et surtout qu’il était debout depuis suffisamment de temps pour s’être remis du choc de l’éveil. Il n’en était rien, en cet instant précis. Au contraire il se sentait même très bien, mais il prenait un certain plaisir à savourer ce calme, cette nuit. Aussi marchait-il lentement, en silence et les mains dans les poches, le paquet plein de pâtisserie discrètement attaché à l’étui de sa guitare. De temps à autre, il détachait ses yeux du ciel ou du reflet des astres pour les porter sur Arwana. Dans les grands yeux légèrement verts de la demoiselle, la lune se teintait de reflets frémissants. Il pencha un peu la tête de côté, elle prêtait vraiment beaucoup d’attention à sa chouette. Décidément cet animal, il se demandait d’où il pouvait bien venir. Qui est-ce qu’il l’avait ainsi appelée à les rejoindre ? Car pour rester ainsi impassible sur l’épaule de l’elfe, il fallait bien que quelque chose l’ait convaincue… Les pâtisseries, peut-être ? Espèce de piaf, songea-t-il, n’espère même pas m’en piquer une miette. Il n’avait pas vraiment eu l’idée de s’attarder sur l’hypothèse qu’Arwana était l’auteur de ce tour. Elle était dans la liste des possibilités, mais pas en tête. La logique aurait voulu le contraire, mais Miyu possédait sa propre logique qui ne dépendait en rien d’un fonctionnement habituel ou commun.
Elle avait l’air ravie de la visite, et dévorait littéralement des yeux les ruelles exiguës et les tournants, leurs pavés bleuis. Elle confirma l’impression qu’il avait eu lorsqu’ils furent près de l’endroit qu’il avait l’intention de lui faire découvrir. Le ton enjoué ainsi que le message ravirent à Miyu l’un de ses sourires, qui trembla sensiblement lorsqu’elle acheva sa phrase. Qu’ils soient un peu seuls ? Oui-da c’était une bonne chose. Il ne le lui aurait pas dit ainsi, histoire de ne pas passer pour un rustre, mais son esprit était celui du pire des rustres, à savoir passablement égocentrique, opportuniste, sans aucun sens des nécessités et répondant par onomatopées à la plus touchante des déclarations. Dans le petit précis du rustre figurait aussi un passage sommaire sur les rituels « amoureux », bien qu’il ne s’agisse pas tout à fait de cela présentement, qui se résumait à assouvir ses envies dès le feu vert luisant. Par chance, de ce portrait là Miyu n’avait pas tout, et plus qu’il l’était, il se plaisait à penser l’être. C’était un peu contradictoire dans la mesure où le meneur était un artiste et qu’il était cet être délicat, agréable. Ainsi Arwana avait droit à l’artiste qui avait su lui épargner la rudesse du blaireau. Celui-ci se contenta de la couver d’un regard énigmatique, un sourire étrange aux lèvres. Ils étaient arrivés. Le meneur s’arrêta alors et lui montra la placette d’un geste avenant. Elle avait l’air d’apprécier, il était ravi. Il saisit à nouveau la main de la demoiselle pour la guider jusqu’à la fontaine et profiter un peu de cette soirée ici. Il y était venu de nombreuses fois, de nuit comme de jour. Non pas que l’histoire d’Ynis le passionnât, mais il aimait simplement ce lieu. L’Auberge où il résidait se trouvait juste à côté, et il pouvait ainsi sortir lorsqu’il le désirait pour venir se détendre un peu ici. Il observait le comportement de la demoiselle alors qu’elle se trouvait plus près, et le regard qu’elle portait sur l’eau fit germer dans l’esprit de Miyu une idée somme toute sympathique. Il avait bien envie, là, de la prendre et de l’emmener dans l’eau avec lui. Mais avant cela il avait quelque chose d’autre à faire. Il prit dans son dos, toujours accroché à l’étuis, le paquet qu’il offrit à Arwana. Les gestes avec lesquels elle l’ouvrit firent à nouveau monter un sourire au visage du meneur qui attendait là, comme posé devant elle. Les glapissements l’informèrent du bon fonctionnement de la manœuvre. Le coup de la chouette eut du mal à passer mais il n’eut pas le temps de s’y attarder puisque déjà il avait Arwana au cou. Il se contenta de poser une main amusée sur l’épaule de la jeune elfe, ravi de la voir ainsi satisfaite, puis esquissa un geste sitôt qu’elle l’eut lâché. Geste qui lui procura la désagréable sensation d’avoir les griffes de la bestiole plantées dans son épaule. Il n’en laissa rien paraître, se contenta de crisser un peu des dents puis, aventurant un doigt, deux entre les pattes comme pour dénouer son épaule, il esquissa même un sourire alors qu’elle dévorait du regard ce qu’il avait jugé bon de lui offrir.
Le rapace, voyant ces deux doigts fins se glisser sur l’étoffe de son pauvre haut martyrisé, y agrippa ses serres comme s’il s’agissait d’un perchoir mobile. Miyu serra à nouveau les dents, puis retira sèchement ses doigts, avec un regard torve à l’animal. L’espace d’un instant, le fumet d’un poulet grillé lui vint aux papilles. Il abandonna ce fantasme pour un autre, pour ainsi dire, et reporta sur la demoiselle qui déjà lui offrait l’une des pâtisseries un regard impénétrable. Il prêta attention au gâteau qu’elle avait choisit et un sourire naquit sur ses lèvres. Voilà qui n’est pas fait pour arranger son état. Il prit celui qu’elle lui tendait, hochant la tête en guise de remerciement, puis s’installa à ses côtés pour le manger. La bête avait décidé de se cramponner. Miyu se demandait d’ailleurs si elle comptait un jour lui lâcher la grappe ou s’il aurait à vie la marque de ces griffes sur sa peau. Ayant finit le gâteau, la demoiselle se leva et amorça de lui fausser compagnie. Miyu ayant lui aussi terminé le sien la regarda faire d’un air un peu absent. La façon dont elle se dévêtit rappela à son souvenir la tête qu’elle avait tiré lorsque lui avait simplement ôté une chemise. Il laissa un rire léger lui échapper alors qu’offrant sa chair à la nuit l’elfe déjà passait le rebord pour entrer dans l’eau. Elle n’était pas bien profonde, et ne la tremperait pas, du moins pas pour le moment, mais la vue d’une jeune femme magnifique pratiquement dévêtue et l’attendant dans une fontaine de verre tenait davantage de ses songes lubriques que de la réalité. La réalité, elle l’y rappela en lui lançant cette invective. Le ton lui parût plutôt catégorique, si bien qu’il fit mine d’hésiter un instant. Elle l’avait pas mal fait attendre, lui aussi, après tout. Pour descendre de scène, pour le suivre… Il s’accordait donc bien volontiers le privilège de lui rendre la pareille. Sans compter que la bougresse venait de lui saper son idée de piège. Elle s’y adonnait volontairement et avec un plaisir qui même pour Miyu et à cette distance était manifeste. Finalement, le meneur saisit les pattes de l’animal pour l’accrocher au manche de la guitare. Ainsi débarrassé, il se massa l’épaule, puis entreprit de délacer les bottes de cuir noires qu’il portait. Saisissant ensuite son haut au niveau de la taille, debout et face à la demoiselle, il tira dessus et l’enleva, ses cheveux retombant en pagaïe devant son regard. Jouant de ses épaules, il libéra ses avant-bras de l’étoffe, un regard amusé à la demoiselle, puis effleura sa ceinture du bout des doigts. Il les laissa jouer un peu là puis avec un haussement d’épaule décida finalement d’y aller toujours vêtu de ses chausses. Il ignorait si cela frustrerait la demoiselle d’une manière quelconque, mais c’était en tout cas le but.
« Tu m’as tout à l’heure demandé de ne pas heurter ta sensibilité » Il joua alors une espèce de comédie peu convaincante de l’ingénu innocent au possible, et posa ses mains sur ses hanches comme pour en souligner la présence du cuir. « De toute évidence tu n’as cure de la mienne » C’est alors que disparut le masque au profit d’un froncement de sourcils amusé « Et je dois avouer que j’en suis plutôt enchanté »
Il fit ensuite un pas de plus et, appuyé au monument, grimpa sur le rebord. Là il se laissa tomber dans la fontaine, de l’eau jusqu’à mi-cuisse à peine. Il n’était pas franchement trempé, seules ses jambes, comme celles d’Arwana, étant immergées. Il n’eut pas besoin de beaucoup de temps pour la rejoindre. L’eau derrière elle murmurait toujours sa litanie berçante, les enveloppant tous deux d’un nuage mystérieux et agréable d’humidité. Le meneur la rejoignit bien vite et fut tout près d’elle en un instant. Il se pencha alors vers son épaule et posa l’une de ses mains sur celles d’Arwana. « Tu permets… » Et sur ce, sans préavis, il glissa une main sous ses jambes et l’autre dans son dos pour la prendre dans ses bras et la soulever. Quoi qu’elle lui dise il ne l’aurait lâchée pour rien au monde et, d’un pas toujours aussi calme et implacable, se dirigea jusque sous le jet d’eau de la fontaine pour faire pleuvoir sur sa captive les seaux jetés par l’ouvrage qu’ils avaient violés tous deux. Il rattrapait ainsi le fait qu’elle lui avait sucré son idée en allant de son propre chef dans l’eau. En aggravant les choses, en la retenant prisonnière d’une étreinte le temps de la tremper, il se vengeait un petit peu. Toujours sous l’eau, lui aussi trempé bien entendu, il secoua un peu la tête, des mèches bleues alourdies par l’eau retombant autour de son visage radieux, puis lui glissa sur le ton de la conversation « Ah au fait, je ne t’ai pas dis, le pâtissier a eu envie de me faire goûter à quelques gâteaux bourrés d’aphrodisiaques. C’est en dehors de ma volonté, mais je crois bien que tu viens d’en dévorer un goulûment. Vu ton appétit j’en conclue qu’ils doivent effectivement être très savoureux » Il lui fit un clin d’œil, la tenant toujours dans ses bras. « Alors c’était comment ? » Puis avec un rire doux, déposa les pieds de la demoiselle au fond du bassin avec précautions avant de faire un pas en arrière. Il regarda autour, ils étaient toujours seuls. Heureusement. La sainte et sobre population d’Ynis n’apprécierait sans doute pas de trouver deux jeunes gens en grande partie dévêtus prendre un bain de minuit dans une fontaine du centre ville.

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MessageSujet: Re: Les échoués de la kermesse... [réservé v_v]   Lun 23 Juil - 20:09

Arwana avait accepté la proposition spontanée du meneur de barque qui se proposait à l’aider à maîtriser son don. Sans réfléchir, la réponse était sortir toute seule. Cependant, la jeune elfe ne s’était même pas rendue compte, que par cette offre, Miyu lui avait dévoilé un côté de sa personnalité. Car si l’on agissait avec un minimum de logique, pour apprendre à quelqu’un quelque chose, il fallait bien soi même posséder l’objet de l’enseignement. Elle ouvrit alors de grands yeux ronds lorsqu’elle réalisa la portée des paroles du garçon. Elle savait enfin quelque chose de concret sur lui. Ne revenant toujours pas de sa découverte, elle voulut s’assurer de ne pas avoir mal compris, ce qui l’aurait fortement étonnée après la réplique du meneur. « Cela signifie donc que tu fais toi aussi de la télékinésie ? »...Arwana voulut allée plus loin, savoir s’il possédait d’autres dons, mais elle sut se retenir. Peut être auraient ils l’occasion d’en reparler plus tard. Elle l’entraîna alors vers un stand où il y avait des boissons moins dangereuses et équivoques que celle qui se trouvait dans sa flasque. Elle l’avait repéré grâce à sa vision, et elle en était même très fière. Elle avait encore un peu de mal avec son pouvoir de télékinésie, mais tout le reste elle le maîtrisait plutôt bien.
Alors qu’ils sirotaient tout deux leur verre, Arwana ouvrit son esprit aux êtres de la forêt et chercha un oiseau, un rapace de préférence, qui voudrait bien communiquer avec elle et l’aider à monter une petit blague. Quelques secondes lui suffirent à trouver l’être idéal.
« Hey, salut toi ! Je suis Arwana Gelina, avec le meneur de barque, nous somme à la kermesse, devant le stand de boisson, voudrais tu m’aider ? » « Pourquoi le ferais-je étrangère ? »..Là Arwana eut un moment d’arrêt cherchant une bonne raison. « Et bien pour t’amuser un peu…et puis...si tu veux je te donnerais ce que tu veux ! » trouva t-elle finalement. Cette proposition était dangereuse, amis après tout elle ne craignait pas grand-chose et la chouette accepta après lui avoir dit qu’elle s’appelait Hedwige ! (XD et oui on voit de suite les références !!mdr). Ainsi, l’animal vint se déposer sur son épaule et Arwana put enfiler son costume de parfaite petite actrice. Le tout fonctionna à merveilles. Le garçon fut très honnête avouant qu’il n’y était pour rien dans l’arrivée de cet animal et elle était bien placée pour dire qu’il ne mentait pas. Elle parlait aux deux et forcement sa concentration n’était plus optimale. Mais elle restait toujours le regard rivé sur le meneur, passionnait pas ce qu’elle voyait et sa réaction qui la faisait sourire intérieurement. Elle allait finir par lui révéler que c’était elle-même qui avait attiré Hedwige lorsqu’il s’en alla. Visiblement il regardait des stands, elle n’usa cependant pas sa vision pour épier ses gestes et l’attendit patiemment là où il l’avait laissé. La chouette se tenait bien à son épaule et malgré les serres qui auraient pu gêner Arwana, celle-ci lui proposa de rester encore un peu en leur compagnie… Elles profitèrent de papoter un peu. Hedwige revint sur la caresse, tendre du meneur. « Il en pince pour toi » avait elle dit avec espièglerie. Et l’elfe, sur ce s’était mise à éclater de rire. D’ailleurs peut être cela dû paraître très étrange à certains passants. Elle n’en avait aucune idée et s’en moquait totalement. Vite, et heureusement avant que cette chouette n’ai eu le temps de dire d’autres âneries, Miyu revint, innocent. Elle n’avait aucune idée de ce qu’il avait fait, amis il ne lui en laissa pas le temps non plus et déjà il l’entraînait hors de la kermesse. Arwana le laissa la guider lui offrant toute sa confiance. Après tout ne l’avait il pas mérité, Jusqu’à présent, ils s’étaient bien amusés tous les deux. Et ils continuaient toujours de faire un pas vers l’autre. Sans le faire très consciemment, ils se livraient des petites parties d’eux même. Le suivre ainsi, alors qu’il l’emmenait dans un lieu qu’elle ne connaissait pas, c’était vraiment se sentir en sécurité, et l’elfe espérait qu’il se rende compte de la foi qu’elle lui vouait. Son touché, était le plus rassurant qu’elle eut depuis bien longtemps. Encore une fois, tout remonté à son passé et lui indiquait encore plus la coupure provoquée par la mort de ses parents. Quasiment toute ses dernières fois avaient eu lieu en ce jour sombre. C’était à ce moment là qu’Arwana était devenue la personne qu’elle était à présent. A la fois combative et espiègle, elle savait aussi bien se battre et se sortir d’un mauvais pas qu’elle savait rire et entourer son aura de joie et de bonne humeur, pour se protéger aussi du monde extérieur.
La promenade qu’il lui proposa était magnifique. La jeune fille pouvait rentrer à nouveau en communion avec la nature, Hedwige toujours sur son épaule, elle sentait sa chaleur tout aussi rassurante que celle de la main de Miyu effleurant sa joue. Soudain, prévenant la chouette de s’accrocher, Arwana s’écarta un peu du garçon qui marchait un silence. Et sur une bonne bouffée d’air elle écarta ses bras, et respira à pleins poumons l’air frais de la soirée, savourant par la même l’instant paisible qu’elle vivait en très bonne compagnie. Pendant un long moment, alors qu’elle avait repris sa route, elle observa le ciel, citant dans sa tête les constellations qu’elle reconnaissait. Ses yeux grands ouverts. Par moment, elle sentait le regard de Miyu se poser sur elle, mais aussi sur la chouette. Elle se rappela alors, qu’elle n’avait pas eu le temps de lui dire ce qu’il s’était réellement passé, et décida alors de le laisser encore dans l’ignorance un moment, car elle aimait a savoir qu’il devait se triturer les méninges pour trouver la provenance mystérieuse de l’animal, qui en plus, ne bougeait pas d’un pouce. Elle avait même finie par s’endormir, bercée par els pas légers et gracieux d’Arwana. La jeune fille quant à elle, finit par baisser quelque peu son regard et observa tout et rien, gravant dans sa mémoire le moindre détail des lieux afin qu’il puisse y revenir si l’envie lui prenait. Tout avait un gout de merveilleux. Les arbres se dessinaient dans la nuit avec une majesté digne de Sylvebarbe dans le Seigneur des Anneaux. Grâce à sa sensibilité d’elfe, la jeune fille percevait aussi les petits animaux comme les gros. C’est alors, que passant près d’un bosquet, elle se retrouve avec un écureuil sur l’autre épaule. Elle le caressa délicatement avec un doigt et il redescendit le long de son bras redescendant ainsi dans sa cachète. Si on ne l’avait pas remarqué, Arwana possédait vraiment un bon feeling avec les animaux. D’ailleurs peut être cet épisode aurait pu mettre la puce à l’oreille de Miyu concernant Hedwige…Quelques minutes de marche les fit déboucher sur une petite placette. Impressionnée par la beauté d’un lieu pouvant pourtant paraître si banale, Arwana s’émerveilla du décor. La, le meneur saisit à nouveau une des petites mains de l’elfe et la conduit vers la fontaine. Une magnifique fontaine à vrai dire. Elle remarqua aussi, non loin de là, une pierre dressée où était inscrite l’histoire d’Ynis. Elle se dirigea vers celle-ci et lut avant de revenir près du garçon.
« Waa ce lieu est magnifique…paisible… ». Elle avait dit cela avec le fond du cœur… la vint alors le cadeau pour le moins agréable de Miyu. Un sachet de pâtisseries. Elle était contente de l’attention qu’il lui avait portée autant que du délice qu’il lui avait donnée. Ainsi, avant de manger quoi que ce soi, Arwana prit la chouette et la posa délicatement sur l’épaule de Miyu, totalement consciente qu’il n’était pas très ami avec les animaux. Elle voulait aussi, de cette manière, lui montrer qu’ils n’étaient pas méchants et qu’ils n’avaient rien contre lui. Puis elle lui sauta littéralement au cou. Et l’elfe vit qu’il était amusé lorsque celle-ci le lâché, son geste avait été éloquent. Elle s’était laissée emporter dans un moment d’égarement. Elle entreprit alors de prendre une pâtisserie, au chocolat bien sûr et la tendit au meneur. Et en prenant un, au chocolat aussi, avec lui à ses côtés, tous deux posés sur le bord de la fontaine, Arwana ayant délibérément laissée la chouette sur l’épaule de son compagnon, ils dévorèrent ces douceurs. Ce gâteau était succulent et elle s’en suça les doigts un per un lorsqu’elle l’eut fini. Enfin, contente de cette petite pause visant à remplir son estomac de nourriture délicieuse, d’un bond elle se leva, et l’elfe, debout face à Miyu se mit à se déshabiller entièrement. Sans aucune pudeur, elle se retrouvait en sous vêtements devant ce jeune homme, consciente de sa provocation. De plus, les rôles s’inversaient, mais dans une mesure bien plus avancée que lors de leur rencontre. Elle qui avait eut ‘ peur ‘ de le voir faire un genre de strip tease en pleine rue, elle, le faisait face à lui, avec des gestes lents et doux, comme si elle l’incitait à la regarder. Ce qu’il ne devait pas se gêner de faire d’ailleurs. Alors, passant lentement à côté de lui, l’effleurant, elle se hissa sur le bord de la fontaine, et jeta un coup d’œil au garçon avant de s’immergeait dans l’eau peu profonde de la source de verre. Après quelques secondes, ne le voyant pas bouger, elle lui ordonna presque de venir la rejoindre… Le voyant agir, out aussi lent qu’elle l’avait été lors de leur rencontre, elle laissa un rire lui échapper, comprenant son jeu. Elle ne le lâchait pas des yeux, le dévorant littéralement du regard. Mais cette fois ci le regard n’était ni moqueur ni joueur, amis plutôt passionné. Arwana changeait, ce n’était pas possible, d’un seul coup le mode ‘joueur ‘ s’était évanouit !...Elle comprit ce changement lorsqu’elle remarqua qu’elle était…déçue de le voir garder ses braies, invoquant la sensibilité de la jeune fille. Elle sourit. « N’as-tu donc rien apprit de moi depuis tout à l’heure ? ». Une question que peut être ne comprendrait il pas, bien qu’elle soit des plus éloquentes. En effet, le nombre de sous entendus bien ficelés qu’ils s’étaient échangés, ôtaient le soupçon de sensibilité dont elle pourrait faire preuve à la vue d’un corps presque dénudé. Il se permit tout de même de la complimenter indirectement lui arrachant ainsi un sourire radieux. « Les elfes ne sont d’origine pas énormément vêtus, être ainsi me soulage donc, e me sens plus libre… », lui dit elle alors avec un regard malicieux. En quelques pas et un petit bond, Miyu vint alors enfin la rejoindre. L’eau n’était pas très haute, mais le peu était rafraichissant. Et le son que provoquait le remous de l’eau était apaisant, cela les isolait même du reste du monde les enfermant dans un petit irréel bien à eux….Alors que Miyu était droit, en face d’elle plus près que jamais, il la prit dans ses bras lui arrachant un petit cri de surprise. C’était la chose à laquelle elle s’attendait le moins. Bien qu’elle se doutait que l’eau entrainerait un petit jeu. Elle passa alors les bras autour de son coup, se laissant faire. Leur peau l’une contre l’autre, Arwana trouvait cela fort agréable. Le garçon bien plus grand et fort qu’elle n’avait aucun mal à la porter. Il l’emmena sous l’eau tombant à jets de la fontaine. Elle lâcha alors le coup du meneur laissa sa tête tomber en arrière et ouvrit les bras en croix, faisant une total confiance à son ‘bourreau’, et laissa courir l’eau sur la sa poitrine puis son ventre et se délectant de la fraîcheur que cela lui procurait. Une fraîcheur qui contrastait à merveilles, dans une danse parfaite, avec la chaleur du corps qui la portait et des sensations que cela lui procurait… tous les deux trempés, et la tenant toujours, il finit par lui faire un petit aveu sur les confiseries qu’il lui avait offert, avant de la redéposer. Malicieuse qu’elle était, Arwana s’approcha alors bien près du garçon, faisant mine qu’elle allait l’embrasser mais au dernier moment détourna la tête lui murmurant à l’oreille « Délicieux…nous verrons si cela fonctionne réellement ». Elle le regarda alors droit dans les yeux après qu’il eut détourné un moment la tête et se mit à le chatouiller comme une vraie gamine…Après quelques minutes d’amusement, elle s’assit dans l’eau, les jambes repliées sur le côté et tendit le bar en regardant toujours Miyu : « Hedwige, tu veux venir s’il te plaît ? ». On entendit alors un battement d’aile, et la grande chouette effraie vint se poser délicatement sur l’avant bras de l’elfe. Agissant ainsi, Arwana espérait faire comprendre à Miyu que c’était elle qui avait joué le petit tour…

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MessageSujet: Re: Les échoués de la kermesse... [réservé v_v]   Mar 24 Juil - 4:09

Suite au petit incident qui était survenu entre eux, alors que Miyu venait de flotter paisiblement dans les airs sous l’effet d’un regard de la demoiselle, une petite discussion eut lieu. Une discussion somme toute enrichissante durant laquelle il lui proposa de l’aide. En effet, le meneur ne s’était pas simplement mis à flotter, bien que l’on parle d’un amour ou de quelque chose y ressemblant de près ou de loin, qui donnerait des ailes. Les ailes n’étaient toujours pas là, et l’amour n’était encore qu’une espèce de fanfaronnade entre eux. Par la suite, et pourquoi pas ? Peut-être pas de l’amour à proprement parler. D’ailleurs Miyu ignorait s’il était capable d’aimer qui que ce soit, mais de l’affection, sans nul doute. Après tout cette demoiselle avait tout les atouts pour. Elle était craquante, tant plastiquement que dans ses attitudes, et elle jouait sur le même tableau que lui : celui des êtres plutôt fantasques, décalés. Celui des êtres présomptueux et n’hésitant pas à ‘oser’.
C’était aussi pour cette raison qu’il lui avait proposé son aide. Rares étaient les femmes à avoir sur lui un impact réel. Rares étaient celles après lesquelles il ne courait pas, en fait. Il avait du succès, normal eh eh eh… mais quelque chose devait les mettre assez mal à l’aise pour qu’elles se posent comme inaccessibles, même pour un homme pour qui elles ne le sont pas. Alors cette demoiselle là, qui le sortait de ses habitudes, le troublait très sérieusement. Cela ne se voyait sans doute pas, barrière mentale oblige, mais il l’exprimait tout de même par des choses ténues, ou camouflées. Là par le fait de lui proposer son aide : c’était un moyen de la garder de vue… Un moyen de, déjà, s’offrir une assurance de la voir plus tard… C’était un petit accord qui, comme celui de lui faire visiter Ynis, lui permettrait d’avoir sous son aile l’oisillon encore quelque temps après cette soirée. Il s’avançait sans doute un peu, en prenant ce genre de mesures, et peut-être la donzelle finirait-elle au final par ne pas lui plaire, mais il pensait tout de même pouvoir s’y risquer étant donné le déroulement de la soirée. A la question qu’elle lui posa sur sa pratique de la télékinésie, le meneur se contenta d’un sourire espiègle puis, effleurant ses cheveux azurins du bout des doigts, répondit, toujours avec ce ton qui criait l’évidence :
« Un éleveur de moutons aurait du mal à enseigner à un bibliothécaire de quelle manière agencer ses rayons pour s’y retrouver » Il songeait depuis quelque temps déjà à rédiger un recueil de ses maximes. Il aurait assurément un succès certains, et déjà il imaginait une foule aux cheveux bleus en train d’entonner un air révolutionnaire et plein d’énergie en son honneur. Sans doute s’égarait-il un peu. Pour preuve : lui-même s’en rendait compte ! L’heure était grave, il devait reprendre le fil. Du moins assez pour ne pas se perdre lui-même dans les aléas de sa logique douteuse. Il rattrapa l’affaire en ajoutant d’une voix amusée « Enfin, oui je possède ce don. Je pourrais peut-être vous en montrer deux trois petites choses plus tard, qui sait… ? »

Une chouette, une caresse et quelques pas plus loin.


Les voila tous deux déambulant en paix dans les rues pavés d’Ynis. Le meneur observait de son côté ces murs qui lui étaient devenus familiers. Les regards qu’il laissait couler sur la demoiselle lui criaient de façon plus qu’explicite que celle-ci s’intéressait à tout autre chose. En effet, ses yeux qui, avec cette lumière, lui semblaient presque bleu, caressaient tout ce qui autour d’eux était vert sous le soleil. A cette heure tardive, les arbres, la pierre, le verre, tout semblait d’un gris anthracite doux, tout semblait immatériel. Même elle, même lui sans doute. Miyu voyait la scène comme celle des petits théâtres de brume qu’il se créait, à la différence près qu’il était à présent un des acteurs et ignorait qui était le fou qui tirait sur leurs ficelles à tous deux… Et surtout, il se demandait ce qu’il finirait par leur faire jouer, partis comme ils l’étaient… Cela dit Miyu n’était pas frileux, du moins pas dans ce registre, tant qu’il n’était pas question de sentiments purs et chevaleresques. Il se laisserait donc volontiers porter tout au long de l’opéra qu’ils jouaient, curieux d’en connaître le dénouement, et surtout avide de savoir ce que cela produirait sur lui… Est-ce qu’elle arriverait à quelque chose, elle ? Bon il était plutôt sceptique étant donné que les autres avaient échoué, à moins que ce ne soit lui qui ait su faire l’effort nécessaire à sa réussite… Mais cette demoiselle était un peu différente, et il avait bon espoir de la voir lui faire apprendre quelques petites choses. C’était au nom de cet espoir là qu’il mettait en place un contexte qui lui permettrait de ne pas lui lâcher la grappe. C’était discret, étonnamment subtil pour lui, mais il n’en était pas moins en train d’installer pour ainsi dire le cadre adéquat. Et une partie de ce cadre se trouvait être le lieu enchanteur où il s’était décidé de la guider. Il la connaissait comme sa poche, la ville, et de tous les coins possibles, la place du monument de verre était la plus douce, de nuit. Mais pour l’heure ils en étaient encore à se promener tranquillement dans les ruelles. Lui amateur de l’urbanisme, elle de la nature. Pour la première fois ils n’étaient plus semblables. A la voir ainsi prêter attention aux arbres, aux buissons même, il se dit que la chouette n’était peut-être pas tout à fait là par hasard. Elle alla jusqu’à accueillir sur son bras une espèce de petit écureuil gigotant, qui laissa pantois le marin qu’il était… un véritable aimant à bestioles en tout genre, cette fille… Même à grand musicien à cheveux bleus… Mais il ne poussa pas plus loin cette idée parce que déjà ils approchaient de la placette. Il accorda alors à la demoiselle toute son attention, cherchant à voir quelle allait être sa réaction. Alors qu’il la guidait vers la fontaine, la voyant s’éloigner de lui pour lire l’histoire, il récupéra le sachet de pâtisseries pour lui en offrir une.

Pâtisseries donc, mais aussi chocolat, sourires, aphrodisiaques.


Et aaaaaah la voila en train de se dévêtir sous ses yeux. Alors là pour le coup à bas la zapette, abandon de la touche avance rapide pour un ralentissement voir un total arrêt sur image. S’il n’avait pas été lui, Miyu aurait de toutes évidence soit fait un pas vers la demoiselle pour l’aider, au cas où elle ait quelques difficultés à s’en sortir comme une grande, soit reculé pour s’adosser à la stèle afin de se remettre de ses émotions, soit dévié pudiquement le regard histoire de masquer sa gêne. Mais il n’était pas ces miyus là et de tous les possibles il choisit, étrangement, le plus neutre et à la fois le plus percutant. Enfin, l’altruiste aidant la demoiselle en détresse avec son chemisier l’aurait été également. Il se contentait alors d’attacher à ses gestes fort peu équivoques les mêmes regards que ceux attachés à ses mains lorsqu’elle s’était recoiffée, souriant d’un air énigmatique, mystérieux même. Elle était décidément très sensuelle, et cela plaisait à Miyu à l’en faire bouillonner. La raison était très simple. Pour un homme chez qui les sentiments se résumaient à de la frustration, celle de ne pas saisir ce qui l’entoure, un peu d’amertume à se laisser aller à ses souvenirs perdus, de la joie insouciante à se laisser porter par la vie et faire preuve, toujours, de cette détonante originalité… Pour cet homme là, les sens étaient l’unique rempart à une monotonie qui guettait. Sans eux, il aurait sans doute même fini par se lasser de lui-même… venant de lui, qui semblait si égocentrique, cette idée pouvait paraître improbable, mais en réalité il n’en était rien. Il était enfermé dans son corps avec pour seule compagnie ses pensées. Il savait que plus le temps allait en avançant, plus il se ferait puissant, plus il se couperait du monde… Pour cela sans doute les pouvoirs psychiques étaient les plus dangereux pour l’être humain. En effet, l’homme n’était pas fait pour cette profonde solitude intérieure. Au contraire, il était plutôt un animal social, Miyu à plus forte raison…
Alors restaient les sens. Caresses, coups, souffles, engourdissement… Tout un assortiment de petites bouées qui le maintenaient encore à flot. Et la demoiselle qui en face de lui ôtait un à un ses vêtements avec cette grâce et cette attention toute particulière était alors comme un recueil de sensations pour le moins appétissantes. Pourquoi alors ne bougeait-il pas ? Parce qu’il avait encore besoin de quelque temps pour cela. Quelque temps pour le faire bien, et choisir habilement de quelle manière. Miyu ne voulait pas échouer cette fois. Les autres fois ça n’était finalement pas dramatique, mais ce jeu là avait une saveur assez originale, et il ne pourrait pas facilement passer à autre chose. Du moins pas aussi naturellement que le reste du temps. Alors qu’elle passait à côté de lui et l’effleurait au passage, il pencha la tête et regarda cette épaule veloutée par la lumière faible qui se glissait, plus bas que la sienne toujours couverte d’étoffe noire. Elle avait l’air, par contraste, d’une blancheur presque laiteuse. De la porcelaine, fragile, immaculée. Et pourtant pour agir de la sorte avec lui, son âme comme son corps ne devaient pas l’être tant que cela. Il trouvait décidément exceptionnelle cette habilité qu’avait le corps des femmes de renfermer ses secrets, et cela même dans le plus simple apparat. Non pas qu’il lui fut souvent donné d’admirer de beaux athlètes, mais il avait toujours pensé que ce genre de stigmate marquait davantage le corps des hommes. Ou peut-être était-ce juste que les femmes les voyaient parce que moins omnubilées par l’idée d’avoir face à eux un homme dévêtu que ne l’étaient les hommes face à un spectacle tel qu’il était donné à Miyu de le voir. Enfin, il s’agissait encore de conjectures, et le meneur n’était pas apte à deviner de telles choses…
Il s’était finalement dévêtu à son tour, débarrassé de l’encombrante et tortionnaire créature qu’Arwana avait jugé bon de lui refiler. Il avait cependant gardé son pantalon, ce qui sembla déranger la créature déjà dans l’eau. Alors il avait touché juste pour le coup…
« Je dois être un peu obtus alors… » Dire cela l’amusait grandement étant donné que non seulement c’était le cas, mais que dans le cas présent pour une fois ça changeait un peu. C’était ainsi à la fois atrocement faux et terriblement vrai. Puis il laissa un rire doux lui échapper à sa remarque sur la nudité des elfes… « Oui je comprends, nous autres humains naissons vêtus de pied en cap et nous déshabiller nous fait l’effet de nous écorcher vifs » L'ironie était palpable, et pourtant pas agressif. Non il était simplement très amusé tant par la remarque que par sa réponse. Penché en avant, il effleura alors, une main repliée dans le dos, la pierre avant de relever vers la demoiselle le plus insolent et séduisant des regards.
Puis à son tour il s’était immergé pour l’approcher au plus près. Elle était décidément ravissante, même d’aussi près. Sans doute aurait-il pu profiter de la situation et agir comme elle l’aurait attendu… mais non. Et le glapissement surpris qu’elle produisit alors le ravit plus encore. Elle était cela dit peu dérangée par l’eau et cela le frustra sensiblement, lui qui aurait aimé le voir se blottir pour ne pas être trop trempée… A croire que les elfes étaient de ces créatures qui entraient en communion avec la nature au moindre pot de géranium qu’ils croisaient… Pour Miyu, cela avait le charme d’une forme d’exotisme, bien qu’il ne comprenne pas tout à fait un tel état d’esprit. Il ne le jugeait pas négativement le moins du monde, au contraire. Lui comprenait cela, à moindre mesure, étant donné son besoin de se retrouver face à la mer, l’océan, ou l’eau plus généralement. Il prenait donc lui aussi beaucoup de plaisir à se trouver là avec elle. Mettant de côté son orgueil bafoué par le peu d’effet de sa petite farce sur la donzelle, il renversa un peu la tête aussi, laissant l’eau frapper son visage et mettre la pagaïe dans son broshing.
Après lui avoir avoué le contenu de la pâtisserie qu’elle avait si délicatement savourée, et ce jusqu’à la dernière miette, il l’avait déposée au fond du bassin, et l’avait alors vu jouer un petit jeu qui allait un peu plus loin encore dans la provocation. Ils étaient si près l’un de l’autre à présent que bien que sous l’eau de la fontaine il percevait encore la chaleur du petit corps plein de vie sur sa peau. Il la vit s’approcher, se demanda ce qu’elle pouvait bien faire, s’attendant, effectivement, à ce qu’elle l’embrasse. Le souffle de la demoiselle effleurant ses lèvres avec volupté, il laissa un sourire poindre aux commissures de celles-ci avant qu’elle ne s’éloigne pour lui parler… Délicieux ? Bon sang oui ça l’était ! Qu’entendait-elle par là ? Le meneur ferma les yeux un instant avec comme un éclat de rire très bas, un sourire sonore, en quelque sorte.
« Et pourquoi pas… S’agirait-il d’une proposition, mademoiselle ? » Puis il rouvrit les yeux à tant pour voir les mains de la demoiselle courir sur ses flancs. A son tour il s’autorisa un glapissement, sensiblement plus viril que celui de sa compagne du soir, et s’empressa de saisir avec un rire les mains délicates pour les écarter tant bien que mal de leur proie. Il glissa alors les siennes, s’exposant un instant à la seconde salve de la part d’Arwana, à son tour sur ses côtes et fut ravit de les atteindre assez pour produire son effet. C’était de bonne guerre. Il recula ensuite rapidement pour se mettre hors de portée.

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MessageSujet: Re: Les échoués de la kermesse... [réservé v_v]   Mar 24 Juil - 4:09

Il était un peu essoufflé, quelques mèches bleues venues se glisser devant ses yeux. Après quelques instants, voyant qu’elle s’installait au fond du bac et n’était donc plus dangereuse pour les côtes du meneur, celui-ci s’autorisa quelques gestes pour ses cheveux. Il n’avait pas dans ceux-ci la finesse d’Arwana, et heureusement d’ailleurs, sans quoi il aurait parût par trop efféminé. Alors que celle-ci tendait un bras vers lui, il immobilisa ses mains alors qu’elles tiraient en arrière ses cheveux trempés pour dégager son visage lorsqu’elle appela quelqu’un. L’animal vint alors se poser sur son bras si délicat. Dans un premier temps, le meneur retint un rictus de douleur au souvenir des serres de l’animal et passa d’ailleurs une main, presque inconsciemment, sur son épaules, où trois points rouges laissaient penser à l’attaque d’une espèce de… vampire à trois dents. L’image était, certes, plutôt saugrenue, mais le sujet ne l’était pas moins après tout…
Dans un second temps, une fois la douleur rappelée à son souvenir, le meneur obtint confirmation de ce qu’il avait déjà supposé avec l’écureuil et les géraniums. C’était bien d’Arwana que venait ce petit quelque chose qui avait su transformer un rapace en chouette de collection. A peu de choses près elle lui semblait faite en plâtre… Un sourire caressa alors les lèvres de Miyu avant d’aller caresser la donzelle, puis il s’assit à son tour, adossé au rebord de la fontaine, à ses côtés. Lui avait replié un genou contre lui, y appuyant l’un de ses coudes. Il se mettait ainsi de trois quart face à l’elfe, et avait à porté de main et la petite créature, et la bête à plume. En signe de bonne foi –comme si cela avait pour lui la moindre importance…- il alla jusqu’à effleurer les douces plumes de la bestiole. Certes, c’était agréable, mais ça ne valait pas la peau toute perlée de gouttelettes d’une jeune femme coincée sous l’eau.
« Alors c’est bien de toi que ça venait » souffla-t-il sans la regarder. Ce n’est qu’ensuite qu’il posa sur Arwana son regard toujours aussi bizarrement énigmatique. La demoiselle se lasserait sans doute de ne rien en tirer, à force… Il poussa un léger soupir puis s’étira pour récupérer le sachet de pâtisseries et lui en tendre une autre, avant d’en prendre une pour lui. Il laissa le paquet juste sur le rebord derrière eux, à portée, puis prit une petite bouchée de cette merveille, avant de penser à quelque chose qui l’avait interpellé avant…
D’une voix basse, inaudible à un étranger à la scène, il glissa à la demoiselle
« Puis-je te poser une question… ? » Puis, après un instant d’attente, décidant de la poser sans y recevoir d’invitation, il ajouta : « Comment se fait-il qu’avec un appétit pareil tu n’ai plus touché à des pâtisseries depuis des années ? » Et sur ce, attendant une réponse, il termina tranquillement la sienne.
Une fois ses cheveux dégagés de son visage celui-ci paraissait plus doux, attentif, et un peu moins enjôleur qu’il ne l’était autrement. Il ne la lâchait plus des yeux.

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MessageSujet: Re: Les échoués de la kermesse... [réservé v_v]   Mer 25 Juil - 19:53

Alors qu’ils se dirigeaient vers la placette, le visage aux traits fins d’Arwana s’illumina, comme pour contraster avec la pénombre ambiante. La lune, cet astre qui domine la nuit ainsi que ses beautés, rayonnait déjà sur l’île, effleurant les feuilles habituellement vertes des arbres et des bosquets se situant de ci de là sur leur chemin. Elle se reflétait aussi sur le verre et la pierre dans lesquels la cité était taillée ; donnant une luminosité étrange, à toutes ses couleurs vives, d’accoutumée. En somme, elle donnait un tout autre aspect à cette dame nature que l’elfe chérissait tant. La jeune fille restait volontiers admirative devant ce merveilleux spectacle. Nous aurions pu nous en poser des questions. Etant une elfe, cela aurait du lui être familier. Pourtant, ce ne l’était pas, et pour elle, une énergie nouvelle l’envahissait, comme si…oui comme si l’île était vivante. Cette sensation, sans doute la devait elle aux nombreuses terres désolée qu’elle avait traversé, laissant plutôt une vision néfaste de mort. Et l’image de ce chaos contrastait terriblement avec la beauté des lieux où elle se prélassait en ce moment même aux côtés de ce charmant meneur de barque qu’elle avait rencontré voila quelques minutes, ou peut être même quelques heures. En réalité, la jeune elfe ne s’était même pas rendue compte de la durée, tellement elle se sentait bien avec lui. Néanmoins, l’espace d’une minute, une petite minute, elle avait tout oublié, se retrouvant seule avec dame nature. Même le verre et la pierre des bâtiments et des routes, et des monuments étaient d’une beauté fluide et irréelle, à tel point que pour l’elfe, cela ne gâchait en rien le peu de nature qui se trouvait alentour.

Revenant à elle, Arwana, Hedwige toujours sur son épaule, se souvint alors que le meneur faisant lui-même de la télékinésie, lui avait proposé son aide. Ceci lui fit par la même, repenser à leur rencontre inopinée, par l’intermédiaire de la musique. Elle l’avait jugé mal poli et désinvolte, et même peut être un peu rustre, malgré sa beauté apparente. Il avait bien changé à ses yeux une poignée de secondes après leur intervention. Et, à présent, elle passait une très bonne soirée, et chassa alors cette première impression désagréable de ses pensées les plus folles comme les plus douces ou les plus amères. Et remplaça le tout par une image de Miyu qu’elle obtint en le regardant furtivement. Arwana, croulant sous la joie, se mit alors à chanter, en anglais, afin que le garçon comprenne.

Love in your eyes
Sitting silent by my side
Going on Holding hand
Walking through the nights

Hold me up Hold me tight
Lift me up to touch the sky
Teaching me to love with heart
Helping me open my mind

I can fly
I'm proud that I can fly
To give the best of mine
Till the end of the time

Believe me I can fly
I'm proud that I can fly
To give the best of mine
The heaven in the sky

***

Stars in the sky
Wishing once upon a time
Give me love Make me smile
Till the end of life

Hold me up Hold me tight
Lift me up to touch the sky
Teaching me to love with heart
Helping me open my mind

I can fly
I'm proud that I can fly
To give the best of mine
Till the end of the time

Believe me I can fly
I'm proud that I can fly
To give the best of mine
The heaven in the sky

Can you believe that you lie down my way, no matter how that is my birth, I never loose my day.

See me fly.
I'm proud to fly up high.
Show you the best of mine.
Till the end of the time

Believe me I can fly.
I'm singing in the sky.
Show you the best of mine.
The heaven in the sky.
Nothing can stop me to spread my wings, so wide


Sa voix toujours aussi douce et fluide tout en étant apaisante résonna dans la nuit étoilée. Malicieusement, la jeune fille, durant la prouesse de ses cordes vocales, s’accordait des petits regards sur le meneur de barque. La chanson finie, elle se mit alors à rire pour deux raisons. D’une part, elle venait de remarquer que paradoxalement, c’est elle qui avait volé Miyu quelques minutes auparavant, et elle qui lui avait demandé si il voulait l’emmener au septième ciel. Or les paroles de la chanson étaient éloquentes. Elle parlait sensiblement de la même chose, amis d’une autre manière, ne dirons. La deuxième raison ? Comme si elle avait, par le biais de sa musique, appelée la forêt à elle, un écureuil, sortit de nulle part lui avait grimpé sur le bras, lorsqu’elle avait prononcé ses dernières notes.
Arwana se dit qu’elle devait avoir l’air fleur bleue aux yeux du meneur de barque, mais la jeune elfe se trouvait être beaucoup plus heureuse qu’autre chose. En cet instant, sa nature elfique, présentant d’ordinaire des êtres enjoués, fin et calmes, était totalement apparut aux yeux de Miyu. Peut être en serait-il content ? Peut être ce côté un peu loufoque et inattendu le ferait fuir ? Ou peut être bien qu’après tout cela rajoutait à la beauté de l’elfe ?

Déjà ils arrivaient au lieu choisit par la meneur. Une placette, une fontaine, une tablette de verre gravée de lettres d’or, le tout dans la pénombre et bercé par les flots coulants de la source. Une ambiance, somme toute, propice à la légèreté et aux confidences. D’ailleurs, le cadeau de Miyu ajouté à tout cela finit par donner une idée à l’elfe. Une idée qui prenait la forme d’un couteau à double tranchant. D’une part elle ‘allécha’ le garçon qui fort heureusement se contentait de regarder. Souvent, elle avait agit de la sorte. Cependant le contexte était tout autre, et à présent elle s’amusait encore à ce petit jeu de séduction, toujours plus osé et qui aboutirait on ne sait où, sans peur ni crainte, mais plutôt avec envie et impatience. Oui, impatiente de connaître le dénouement de l’histoire…Arwana ne connaissait pas Miyu. Du moins pas comme elle l’aurait voulut. Et elle espérait fortement que leur petite isolation finirait par les mener à s’apprendre l’un l’autre plus en profondeur, mais si elle avait bien vu que cela était quasiment impossible avec ce garçon. Peut être en demandait-elle trop, Quoi qu’il en soit, malgré tout ceci, il n’y avait rien à faire, l’elfe se sentait en osmose avec ce lieu enchanteur et avec le garçon à la chevelure azur.

Elle s’ôta alors les épaisseurs fines qui recouvraient son corps avec sensualité, à la manière d’un oignon que l’on éplucherait, retirant les fines pellicules avec délicatesse pour ne pas l’abimer. Elle regardait le meneur droit dans les yeux, se demandant ce qu’il devait bien penser d’elle. Malheureusement, avec lui, elle ne sentait pas ces choses. Comme un champ énergétique qui enfermait certains villages pour les protéger, Arwana se heurtait au même mur lorsqu’elle essayait de percevoir ne serait-ce que els émotions du garçon. De toute façon, elle n’aimait pas rentrer dans l’esprit de quelqu’un sans son approbation, aussi restait elle toujours à la surface de l’âme, acceptant en elle, uniquement le ressentit des autre. Elle ne laissait ainsi que l’empathie agir. Elle finit, une fois à l’aise, par avancer, lentement vers la fontaine. Regard, effleurement, impulsion, et la jeune fille était dans l’eau. Quelques minutes passèrent, et Miyu finit par la rejoindre, la taquinant au passage. Elle lui sourit, car il avait été très perspicace sur ce coup là. Il était obtus ? C’était assez amusant à l’imaginer dans l’excès. Une folle idée qui était passée par la tête de l’elfe sans savoir pourquoi ! Et il se mit alors à ironiser avec gentillesse sur la nudité.
"Je n’ai pas di cela ! Mais les humains conçoivent assez mal la nudité ! je le sais je vivais de cette manière avant… D’ailleurs si ta sensibilité à été trop effleurée, je peux aller me rhabiller si tu le souhaites ? », finit elle par répliquer, riant légèrement en même temps. Elle savait pertinemment qu’il ne le voudrait pas. Le regard qui s’ensuivit fut comme on pourrait l’appeler de nos jours ’toride’. Alors, répondant par un autre geste, lorsque Miyu fut face à elle, immergé dans l’eau jusqu’à mi-cuisses, Arwana, d’une main fine et délicate lui caressa le torse doucement. Juste un contact qu’elle souhaitait avoir depuis qu’elle l’avait vu ainsi. Son comportement devait semblait étrange. Derrière une jeune fille aux apparences juvéniles, n’ayant rien connu de la vie, se cachait une femme pas si innocente que cela. Peut être était-ce déroutant ? Mais c’était ses souffrances, elle ne pouvait rien y changer. Au moins, pouvait elle, à présent départager l’appréciable et le dégoût.

Soudain, le sol se déroba sous ses pieds, créant un effet de surprise, elle poussa un petit cri de stupeur. Seulement la plaisanterie du garçon fit du bien à Arwana qui se laissa aller. Sans doute fut il surprit de sa réaction, mais elle adorait l’eau, comme tout ce qui était de la nature. Souvent, lorsqu’elle était petite, elle se baigner, que ce soit à la piscine, au lac ou à la mer, et durant son errance, pour se laver quelque peu, souvent elle passait par un point d’eau. Miyu, lui aussi laissa choir l’eau sur son visage. La scène devait avoir tout de même quelque chose de très sensuel. Et comme pour confirmer, le meneur de barque lui parla des sois disant pâtisseries aphrodisiaques. Se prenant au jeu, Arwana lui fit une petite farce pouvant le laisser plein d’espoir.
« Une proposition ?...Hummm…A vous de voir ! Je ne vais pas tout dire ! » Elle le fixa alors, fermant son esprit afin qu’il ne puisse lire quoi que ce soit si jamais il avait cette faculté. La jeune elfe souhaitait qu’il agisse vraiment de lui-même, qu’il ne perçoive rien qui vienne d’elle et qui puisse l’influencer. Puis, sans crier gare, elle se mit à torturer ses côtes, un jeu d’enfants qui pouvait prendre n’importe qui et à tout âge. Il rit un peu et à sont tour lui renvoya la pareil. Arwana elle était écroulée de rire, chatouilleuse comme personne. Pliée en deux elle essayait d’échapper à la torture. La vengeance de Miyu était réussit. Ils avaient bien rit e ce fut le garçon qui recula le premier, Arwana lui jetant le regard d’une lionne qui va bientôt se jeter sur sa proie. Mais elle se ressaisit et le laissa tranquille. Puis un peu à bout de souffle après cette petite retombée en enfance, elle s’assit l’eau lui arrivant juste au dessus de la poitrine. Miyu replaça alors sa crinière et encore une fois Arwana eut une de ces étranges images un peu démesurées dans la tête. Elle s’imagina une scène ressemblant étrangement à celle où l’on voit Charmant, dans Shrek, vous savez, faire un geste de la tête, rappelant la publicité « parce que je le vaux bien ! ». La jeune fille se mit a lors à rire, sans doute ne comprendrait il pas et c’était mieux ainsi.

Arwana se décida alors à montrer au jeune homme ce qu’elle avait fait avec la chouette et appela cette dernière qui se déposa délicatement sur son bras tendu. Face à cette révélation, le garçon se massa d’abord son épaule puis adressa un sourire tendu à l’elfe. Il finit tout de même par s’installer lui aussi dans l’eau, près d’elle et caressa la chouette. Elle venait de lui avouer son don avec les animaux. Une fois ceci fait elle laissa la chouette repartir sur une pensée et adressa un profond sourire à Miyu qui ne la regardait pas et lui demanda une confirmation.
« Oui c’est moi…j’ai un don particulier avec les animaux. Je suis aussi télépathe et je communique aisément avec eux…c’était pour te faire une petite farce qui à bien marché...surtout avec la tête qui tu as faites lorsque j’ai laissé entendre que ce n’était pas moi qui l’avait attirée !! » Arwana riait doucement.

Puis l’ambiance devint moins légère, un sérieux étrange qu’il n’y avait pas vraiment eux jusqu’à présent se mit à régner entre els deux jeunes gens. Miyu sur une élégante extension, après un regard ne laissant rien paraître comme d’habitude, se saisit du paquet content les pâtisseries et lui en donna un. Ensembles, ils le dégustèrent. C’est alors que le meneur lui demanda une autorisation qu’il n’attendit pas pour poser sa question. Cela ne gênait aucunement Arwana, bien que la demande fût des plus étranges. Il revenait sur un moment passé depuis déjà pas mal de minutes. Le fixant dans les yeux, enlevant sa barrière mentale elle se remémora et lui avoua.
« Et bien…je crois que tu dois souvent entendre ce genre d’histoire étant meneur de barque, aussi je ferais court. Voilà, alors que j’étais encore qu’une enfant, mes parents sont mort sous mes yeux dans notre maison alors qu’ils essayaient de me protéger. Et, depuis ce jour, j’ai erré dans les rues des villes cherchant à trouver mon destin, et vivant de ce que je pouvais, travaillant comme je le pouvais pour avoir un minimum. Tu peux donc te douter que malgré mon appétit, les pâtisseries étaient un luxe que je ne pouvais m’offrir ». Voila la toute première fois qu’elle disait à quelqu’un ce qu’il lui était arrivé. Cependant, son ton était neutre, sa rancœur contenue. Elle se demandait pourquoi, soudain ce garçon si énigmatique, et joueur, s’intéressait à elle. Non pas que c’était un miracle, mais il n’avait pas l’air d’être le genre d’homme avec lequel on parle de telles choses. Mais encore une fois, peut être la jeune fille se fourvoyait elle. Voulant à son tour comprendre quelque chose, elle se décida, quelques instants plus tard, à lui poser à son tour une question, son regard caressant chaque trait, chaque expressions du visage de Miyu. « Pourquoi ne puis je lire tes sentiments, ton ressentit ? ». la question pouvait paraître inhabituelle, néanmoins, du moment que l’on savait qu’elle était télépathe, plus rien n’était étonnant. Il s’agissait là bien d ‘un mystère qu’elle voulait éclaircir, mais le meneur se livrerait il seulement à une elfe qu’il ne connaissait que par jeu ? En tout cas, Arwana, elle se trouvait passionnée par ce mystérieux jeune homme. Il était très intriguant, un vrai défit …

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MessageSujet: Re: Les échoués de la kermesse... [réservé v_v]   Mar 21 Aoû - 22:44

[allez, zou on avance ! Je pense qu’on a développé autant que possible leur trajet de la kermesse à la place xD]


Se poursuit la plaisante petite promenade, pleine de leurs regards et d’idées saugrenues, d’animaux, de broussailles et de… chansons ?

Le meneur, sitôt la voix de la jeune femme élevée dans l’air frais de cette soirée, se tourna vers elle pour l’observer chanter. Il l’avait déjà vue faire, puisqu’elle avait poussé la chansonnette à ses côtés environ une heure plus tôt. Mais dans le silence soyeux de cette nuit, sa voix prenait des accents tout à fait différents… Il plissa un peu les yeux. Il était insensible, certes certes, mais il n’en était pas moins esthète, et musicalement à fortiori. Pour le coup, ses difficiles petites oreilles étaient ravies. Il en vint même à fermer les yeux de plaisir. Finalement, lorsque s’éteignit la voix de la demoiselle, il hocha la tête en signe de félicitation et lui adressa un sourire lumineux… mais il avait comme l’impression qu’elle ne le saisirait pas. Comme l’impression qu’elle n’était pas là, pas à ses côtés. Il était trop fermé pour saisir cette fameuse stature elfique, et il avait un mal de chien à ne serait-ce que se trouver sensibilisé à un quelconque charme. Cependant, il comprenait qu’il se passait quelque chose, dont il ignorait tout, en la demoiselle, et bien qu’il ne se doutait pas de la nature du changement opéré, il ne pouvait s’empêcher de se poser la question. Mais bien rapidement ses questions l’abandonnèrent car ils étaient enfin arrivés au terme de leur promenade.


Après un sensuel laissé tomber de ses hardes, la demoiselle avait donc fini à l’eau, et Miyu lui-même avait abandonné une partie de ses vêtements. S’en était suivie une petite discussion piquante quant à la nudité de l’un et l’autre. Les humains avaient donc un problème avec la nudité ? Miyu aurait été hypocrite de la contredire sur ce point : originaire du Japon, il venait sans doute de l’un des pays aux codes les plus stricts sur le sujet. Il ne fallait pas oublier qu’en effet, les femmes qui, là bas, montraient chevilles où même poignets étaient considérées comme des traînées. Certainement pas aux yeux d’un être aussi atypique qu’il l’était, mais aux yeux du commun. Méprisées par les femmes, Jalousées, souvent, pour l’effet qu’elles produisaient sur les hommes et traitées comme des poupées de chiffon par ces derniers. Cela ne concernait pas les geishas chez qui un tel geste appartenait à tout un rituel, et était fait dans les règles de l’Art. Que penseraient-ils alors de la nudité quasi-intégrale de la splendide créature qui baignait sous et dans le regard du meneur ?
« Certes, je n’irais pas me dévêtir devant un gros bonhomme barbu ! Nous sommes chanceux, tu n’as pas ledit profil… Quant à te revêtir, je ferais bien mon possible pour t’en dissuader »
Au diable les japonais, il n’était dans le cœur du jeune homme qu’un désir, celui de la rejoindre dans le petit bac de la fontaine. Il ne fut d’ailleurs pas déçu d’accéder à son désir du moment, puisque cela poussa la demoiselle, elle aussi, à accéder à son désir, qui n’en fut que très agréable pour le jeune homme. Cette main qui vint se glisser sur son torse lui fut une terriblement agréable caresse, et il laissa un sourire plein de douceur poindre à ses lèvres. Le regard qu’il déposa sur elle, alors qu’elle récupérait sa main, était plein d’éloquence, même pour lui, et le léger rire qu’il glissa entre eux ne l’était pas moins. Miyu n’était pas un grand romantique, et aux belles paroles, il préférait, de loin, ce genre de rapprochements. Il aimait ça, il aimait les mains des femmes et en grand amateur de savoureux fantasmes, les sentir courir sur lui agitait ses songes solitaires bien souvent. Là, ça n’avait rien de ses rêves, sinon le cadre qui valait bien ses décors favoris, mais ça n’en était pas moins doux et savoureux.
A lui, donc, d’avoir pour elle un geste qui lui était propre. Ce qu’il trouva alors, simplement, fut de la prendre dans ses bras pour l’amener sous un jet d’eau. Il espérait, en grand joueur qu’il était, la déranger un peu, la voir grincher, se débattre ou quoi que ce soit, fut grandement décontenancé de la voir savourer l’eau. Finalement, il se prêta au jeu de la petite demoiselle, savourant lui aussi cette douce caresse.
Puis passa à l’ordre du jour le contenu de ces fameuses et savoureuses pâtisseries. Elle ne savait pas ce qu’elle disait, la douce créature, ni à qui elle le disait, semblait-il, car il n’était pas de nombreux hommes capables de prendre au sérieux un jeu pareil. Et Miyu, s’il n’ignorait pas qu’il s’agissait de simples plaisanteries, n’aurait pas été contre un petit peu d’action ou d’amusement supplémentaire. Il réfréna cependant ses envies diverses et variées pour laisser à l’eau le temps de couler entre eux, et les charmants petits orteils de la jeune femme retrouvèrent enfin le fond de la fontaine.

La demoiselle installée au fond, Miyu s’étonna à moitié de la voir rire de son geste. Beaucoup de femmes ne comprenaient pas cette tendresse qu’il avait pour sa somptueuse crinière azurine. Il se contenta de hausser les épaules avant de se couler à ses côtés pour une petite conversation non moins plaisante que tout ce qui avait pu précéder. Ce fut alors le retour grandiloquent du volatile, au sujet duquel le meneur pu apprendre que c’était Arwana qui l’avait fait venir. C’était bien logique, en fin de compte, et il se trouva particulièrement stupide. Par bonheur, le rire de la jeune femme vint effacer son malaise, et il se contenta d’un regard malicieux au possible :
« Oh mademoiselle, à charge de revanche, je vous dois donc moi aussi une petite démonstration de mes dons » Et sur ce il leva le nez… Il avait une question, lui… Une question au sujet de ces fameuses pâtisseries qu’ils dégustaient ensemble en ce moment même. Elle commença par lui rappeler la teneur des histoires qu’il devait entendre le plus souvent sur sa barque. Effectivement, les petits contes de ses passagers ne respiraient pas vraiment la joie de vivre. Les autres meneurs pour la plupart ne demandaient pas à savoir ce qui s’était passé, par pudeur. Etant tout autant étranger à la pudeur qu’à l’empathie, il était épargné par la déprime, et ses passagers, après tout, ne lui en voulaient pas tant que ça de gratter un peu… Enfin, pas beaucoup… Remarque, ça dépend des gens… Il haussa les épaules une fois de plus, frottant un peu sa joue à son épaule droite, avec un sourire énigmatique, puis écouta la suite de son histoire. Grands dieux non, rien de bien glorieux dans l’histoire de la petite demoiselle. Plutôt triste, même, en fait. Ca n’était pas de lui, de compatir, mais ce petit pincement désagréable, au creux de son ventre, c’était bel et bien un peu de… d’Empathie ?! Il déglutit, puis avança, doucement, une main vers ce visage délicat. La main hésita avant de se glisser sous le petit menton pour l’élever un peu. Il ferma les yeux, hocha la tête avec un sourire et lui dit à voix basse, sa main toujours sous le menton de la demoiselle « Eh bien il te faut alors prendre goût au luxe, le temps que l’île tiendra, tu y auras droit… s’il le faut je peux t’aider… » Si ses mots étaient de miel, il n’en évoquaient pas moins une menace pour le moins douloureuse pour ceux qui faisaient tenir l’île : Ynis n’était pas éternelle. A ses portes se pressaient personnes, comme Arwana, blessées, orphelines, ou encore, comme Katsuo, plutôt portées sur le sang et la destruction. A ces questions Miyu se contentait d’un « chacun suit la voie qui lui est la meilleure » ès le fameux Spinoza, mais il n’empêchait que si l’île ne succombait pas aux attaques, ses habitants finiraient, un jour ou l’autre, par s’entre-étouffer. Il ne partirait pas dans un tel débat, lui qui n’était pas ici par nécessité, il trouverait son compte n’importe où, du moment qu’il y avait des femmes, de l’alcool, de l’eau et de la musique. Si l’Hadès revêtait ces composants, alors il s’y serait senti à l’aise.
Mais ça n’était pas tout ce que ses mots sous-entendaient. Ils sous-entendaient également que, s’il ne possédait qu’une petite chambre à l’auberge, et encore à condition qu’il verse suffisamment de Rin au creux de la main de la tenancière chaque semaine, ce serait très volontiers qu’il le mettrait au service de la petite demoiselle dont il parcourait le visage du bout des doigts.

Ses doigts, d’ailleurs, il s’en servit pour retracer les traits de cette œuvre d’art. Ils remontèrent ensuite, en passant sous les cheveux gorgés d’eau et ondulants de l’elfe, jusqu’à la pommette de celle-ci, sur son sourcil, pour redescendre le long de son petit nez.
« Ca serait dommage de te priver de quoi que ce soit… Bienvenue sur l’île des possibles ! » Et il parlait en connaissance de cause. Ici, un homme qui comme Miyu avait une vie pour le moins décousue ne souffrait d’aucune culpabilité… « comme » Miyu, parce qu’on ne pouvait pas vraiment dire qu’il était étouffé par la culpabilité, le jeune homme.

Elle lui posa ensuite une question qui l’interpella… Avant que ne lui revienne à l’esprit qu’elle était l’une de ces télépathes qui se trouvaient si démunies face à lui. La question ne le dérangeait aucunement, aussi abaissa-t-il la main qui venait de caresser le doux visage de la jeune femme pour poster sur la fontaine un regard qui semblait songeur. Effectivement, il réfléchissait, mais pas à une réponse, plutôt à une… forme. Il leva ensuite une main, et de l’eau naquit comme une forme glacée… Une statue qui s’éleva, en mouvement perpétuel, lissée au possible presque… parfaite. Avec sa naissance, le niveau de l’eau descendit un peu. La forme tourbillonnante se mit en mouvement pour dessiner une silhouette… Comme un oiseau qui prenait son envol, un aigle. Il sembla vouloir se détacher de l’eau une seconde, puis pivota, retomba et fut comme dévoré par un majestueux et délicat dragon d’eau. Il déplia de magnifiques ailes dentelées, sorties des mains d’un orfèvre expert. Le dragon battit des ailes deux fois, puis, relevant la tête comme pour pousser un cri silencieux, il s’y enveloppa et fut comme dévoré à son tour. Se redressa alors un nouvel animal, ou plutôt deux, comme un orque bondissant qui plongea dans des profondeurs imaginaires. S’ensuivit un banc de poissons venus batifoler dans les cheveux de la demoiselle, la recouvrant d’eau… Douce caresse de l’élément. Finalement, l’eau retomba, inerte, et ne demeura de la caresse que la main que le meneur avait cette fois encore glissé dans le cou de celle-ci. Il adorait faire cela. Sa télékinésie était plus puissante que celle de tous les télékinésistes qu’il avait jamais croisés, mais il s’en servait à des fins pacifistes, et y trouvait là un plaisir incommensurable. Finalement, sa main retomba sur l’épaule d’Arwana, et il l’y laissa une seconde avant de l’en retirer pour dire :
« Ma télékinésie atteint des sommets… Mais on n’a rien sans rien. Depuis tout petit j’ai décidé de vouer ma vie à la musique, à la télékinésie et aux plaisirs… Le prix que l’on m’a fait payer pour cela est raisonnable » Il posa sa main sur le côté de sa tête et s’y appuya, un sourire songeur aux lèvres « Il y a là dedans une barrière mentale à la hauteur de mes compétences en télékinésie. Mes sentiments, si je ne les offre pas explicitement, sont hors de portée de quiconque voudrait les connaître, quels que soient ses pouvoirs psychiques… Quant à ceux des autres, je ne les ressens pas non plus le moins du monde… C’est à double sens, et c’est irréversible… Je suis dans une bulle, j’ai l’aura d’une aubergine » Il plissa ses lèvres, ça l’handicapait, il ne se leurrait pas… « Je n’aime pas cette situation, mais je l’accepte, pour le moment… Pour y parer, je ne cache pas mes sentiments aux autres et… je leur demande de livrer oralement les leurs… En priant pour qu’ils n’essaient pas de me tromper… »
Il cilla, regarda ailleurs. C’était un sujet très sensible chez lui, que pourtant il abordait facilement. Comme s’il ne se rendait compte de son importance que lorsqu’il s’était un peu trop avancé sur ce terrain… Comme si la blessure était longue à se déclarer après le premier coup porté. Finalement, il esquissa un sourire et reporta sur elle un regard troublé « L’avantage, c’est que je ne suis pas torturé par les sentiments. Mon affection, profonde, est difficile à gagner, et me faire peur relève de l’impossible » Il éclata de rire et ajouta « Ca me rend un peu idiot et maladroit sur les bords, mais après tout ça n’est pas un drame, ma télékinésie me sort de nombre de problèmes… » Il la regarda alors, dans les yeux cette fois, et lui dit à voix basse. « Je ne pense pas que tu coures le même risque que moi. Peut-être ta télékinésie ne sera-t-elle pas aussi puissante que la mienne, et cela grâce à la télépathie, mais ça t’évitera sans doute les petits désagréments qui me pourrissent la vie »

Et il clotura d’un sourire lumineux cette réponse.

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MessageSujet: Re: Les échoués de la kermesse... [réservé v_v]   Jeu 23 Aoû - 20:30

Une magnifique soirée dans un nouveau lieu tout aussi beau avec un jeune homme plus que charmant. Telle était la manière dont la jeune elfe voyait la soirée. Sa prestation avec le meneur et Wilyn sur la scène, puis sa promenade avec Miyu avaient été un enchantement de jeux verbaux et gestuels que jamais encore elle n’avait expérimenté. Cela lui était venu tout seul. Pourtant, les sentiments n’étaient pas son fort, elle y était plutôt fermée aux premiers abords ! En revanche, son expérience des relations humaines était notable. Mais le moment n’était pas à cela, mais plutôt à une scène mettant en jeu les deux jeunes gens dans une fontaine, l’eau effleurant à peine la totalité des cuisses du garçon, mais arrivant à la taille de la jeune fille. A vrai dire, Arwana ne s’était jamais autant amusée, à vrai dire l’occasion ne s’était pas vraiment montrée dans sa courte vie, reflet d’une succession de malheurs d’embuches et de hontes. Mais en cette soirée, elle mettait à profit un jeu de séduction dont elle n’avait jamais fait usage auparavant et dont elle ne soupçonnait même pas l’étendue. Et ainsi, les deux jeunes gens se cherchaient l’un l’autre à la manière des deux camarades de classe dans une cours de récréation. Chacun répliquant toujours plus hardi à l’autre avec un jeu notable et assez piquant. Ainsi, à la fontaine de verre alors que la jeune fille s’était presque totalement dévêtue pour entrée dans la fontaine, certainement dans l’optique d’une petite vengeance sur les devants qu’avait pris Arwana, Miyu, lui n’enleva que son haut. Elle sourit alors face à ce comportement enfantin. Elle avait été rusée comme un renard la première mais l’oiseau s’était fait plumé ! Mais soudain, l’elfe se souvint aussi, que les hommes étaient en combat avec la nudité, souvent jugée malsaine et contraire à la bienséance ; Personnellement, Arwana, de part son histoire et ses origines ne se souciait plus de se détail. De plus elle avait encore ses sous vêtements même si une partie de ceux-ci menaçait de lâcher. Elle s’en amusa donc, charriant Miyu sur cela, invoquant par la même sa sensibilité. Sa réponse fut d’ailleurs celle qu’elle espérait, ou plutôt qu’elle attendait. Et juste au moment de répliquer, elle s’était un peu avancé, et sa brettèle avait sauté, cependant elle la rattrapa avant que son intimité ne soit dévoilée et la raccrocha tant bien que mal. Elle le regarda alors malicieuse. « Humm c’est ce genre de dissuasion, ou c’est un simple hasard ce petit incident ? » En effet peut être un petit coup de télékinésie aurait pu très bien être à l’origine de ce petit égarement de bretelle ; Mais elle ne lui en voulait pas du tout, elle était, à vrai dire plutôt amusée. Comme elle l’avait dit chez les elfes, et avec tout ce qu’elle avait eu la nudité n’était pas un problème, mais ayant un minimum le sens de la bienséance, elle respecter tout de même le jeune homme. Bien vite, il la rejoignit, et ils se retrouvèrent l’un en face de l’autre, Arwana se sentant terriblement petite et diminuée à côté de ce grand homme azur. Elle avait suivit du regard le moindre de ses mouvements, observant la beauté de ses muscles se mouvants sous une peau de pêche, et à présent, sa main était terriblement attirés par se torse nu. Elle avait envie d’effleuré ses lignes si bien dessinées et harmonieuses. Elle commença par le contour de ses pectoraux pour continuer avec les abdominaux jusqu’au niveau de la ceinture. Audacieuse la demoiselle ? Non juste attirée pour la première fois par les beaux traits d’un jeune homme. C’était peut être bien la première fois qu’elle appréciait et se délectait de la demi nudité d’un spécimen de la gente masculine. Tout ce qui d’habitude la laissait froide et sans sentiment aucun, l’attirait en ce moment. D’ailleurs, Miyu avait eu l’air de particulièrement apprécier ce touché et une constatation naquit alors dans l’esprit de la jeune fille, une constations dont elle fit part au jeune homme à voix haute sans même y faire attention. « Tu es différent… ». En effet, elle ne connaissait pas les raisons qui la poussaient à dire cela, mais le meneur de barque avait réussi à attirer son attention, un intérêt de femme envers un homme.

Mais le jeu continua et Miyu surprit Arwana la soulevant et la noyant sous les jets, mais elle appréciait fortement ce doux touché sur sa peau. Le touché de la nature sur son corps avait toujours était un délice, le meneur fit de même certainement quelque peu déçu, mais n’en dit rien. Elle passa au passage une main dans ses cheveux se souvenant de la sensation agréable qu’elle avait eut en les touchant quelques minutes auparavant lorsqu’ils étaient encore dans la kermesse. Lorsqu’il la redéposa ils enchaînèrent sur les petits gâteaux aux propriétés « magique » et Arwana jouait encore, laissant libre court à l’imagination de Miyu. Il avait carte blanche mais il resta humble et réservé. Une qualité très peu répandue chez les hommes. Peut être se trompait elle aussi. Après tout, elle ne percevait rien de ses sentiments et l’erreur pouvait donc sans cesse être au rendez vous. Elle fut tout de même un peu déçue par la passivité du jeune homme, il fallait l’avouer. Mais ils s’installèrent dans l’eau, assis sur le fond de la fontaine et Hedwige vint à nouveau sur Arwana, qui expliqua alors tout eu grand énigmatique jeune homme qui était à ses côtés. Elle était vraiment fière d’elle et de sa petite supercherie, la chouette riant de bon cœur avec elle par télépathie.
« Humm voir tes dons me ferais le plus grand plaisir, mais je sens que la modestie ne sera pas au rendez vous encore une fois ! ». Elle souriait joyeusement regardant Miyu avec passion et intérêt.

Mais soudain, après un regard dans le vague, assez vitreux même, le jeune meneur de barque devint sérieux, posant une question un peu indiscrète à la jeune elfe qui ne lui en vouait vraiment pas de vouloir savoir mais qui était étonnée de cet intérêt. Il devait en entendre souvent des histoires tragiques et elle se demandait comment il pouvait encore poser la question sans se lasser ou encore sans avoir peur de la tristesse de celle-ci. Elle se soumit alors, face à sa réponse, et conta son histoire, du moins les grandes lignes pour ne pas avoir l’air trop mélodramatique. Lorsqu’elle eut finit elle sentit un petit changement chez le jeune homme, pour la première fois d’ailleurs. Il glissa avec un peu d’hésitation l’une de ses grandes mains sous son visage et elle plongea ainsi son regard dans le sien. Ses mots étaient à la fois doux et « menaçants. Non ils évoquaient une menace mais la soirée ne portait pas vraiment à ce genre de conversation et Arwana se doutait bien que l’île, bien qu’un havre de paix devait subir assaut et surpopulation. Ce qui l’avait plus interpellée c’est l’autre sens caché et l’intonation qu’il avait eu. Elle voulut dire quelque chose, ce comportement, jamais personne ne l’avait eu avec elle depuis qu’elle errait, mais Miyu commença alors, avec sa main, à caresser doucement le visage de la jeune elfe, provoquant une tonne de frissons allant de son échine au sommet de son crâne. Lorsqu’il s’arrêta, elle posa sa tête sur l’épaule du meneur et dit :
« je n’ai jamais eu besoin de grand-chose pour vivre, et je ne vais pas abuser des gens ni des ressources de l’île pour rattraper, je veux juste pouvoir être tranquille, et ne pas avoir à payer avec autre chose que des rins pour manger… » Ses mots étaient simples, mais lourds de sens. Ce n’était pas un objet, et la honte pesait vraiment sur ses épaules, le seul but qu’elle s’était fixé, c’était d’essayer de pouvoir vivre mieux, comme le tout à chacun, sans avoir à rendre de compte.

Puis, tout comme il l’avait fait, elle prit la liberté de lui demander l’origine du néant qu’elle ressentait en voulant essayer de lire ses sentiments. Une chose qu’elle n’arrivait pas à accomplir, il semblait être une coquille vide, ce qui n’était évidemment pas possible. Il fut alors quelque peu songeur l’espace d’un instant, et sans crier gare, elle vit une forme s’élever devant elle et le niveau de l’eau baisser. Elle se rapprocha alors de Miyu, se colla à lui, et regarda ébahie se dont il était capable rien qu’avec la force de son esprit. Il sculptait, de plus, des animaux, l’environnement si cher à la jeune elfe. Mais bien vite, tout retomba, ces figures, étaient si magnifiques, il faisait un spectacle à lui tout seul, devant lequel Arwana s’extasiait volontiers. Lorsqu’il finit sa démonstration, car s’en était bien une et magistrale qui plus est, le meneur re glissa sa main dans le coup d’Arwana ; Elle le regarda alors à nouveau revenant petit à petit de sa surprise ; il était fort et maîtrisait vraiment bien sa télékinésie. Elle l’enviait vraiment, se demandant comment une telle puissance pouvait s’atteindre. A regret, elle sentit la main tombée et Miyu ouvrir la bouche pour donner son explication. Arwana, rapide comme le lion rattrapa cette grande main qu’elle garda dans la sienne. Miyu avait un autre pouvoir, qu’il ne soupçonnait même pas ! Puis elle écouta attentivement son explication, vraiment intrigué sur la raison de ce vide. Il parlait, encore une fois, aucune émotion ne ressortait ; Arwana était touchée par son récit. Certes apparemment il ne se souciait guère de sa condition ou du moins il s’en accommodait, mais avoir du mal à savoir ce que les autres ressentaient cela relevé du cauchemar pour la jeune elfe. Mais peut être était ce du à son empathie qu’elle possédait depuis toute petite. Peut être était ce finalement son handicap, et ce aussi pourquoi elle se sentait bien avec le meneur de barque. Etre avec lui, lui laissait un certain répit et elle pouvait analyser ses propres sentiments. Mais être devant un mur était tout aussi déroutant. Pourtant cette particularité ajoutait énormément au charme du garçon qui se disait idiot et maladroit par moment à cause de tout ceci. « Non, je dirais que tu es attachant et très charmant ! » lui dit elle alors un sourire goguenard aux lèvres.
« J’envie vraiment ta puissance, et si tu arrives à vivre en paix comme cela, c’est fort respectable. » Puis il avait aussi ajouté qu’il ne pensait pas qu’elle risquait d’être imperméable aux sentiments comme lui. Certes cela ne risquai pas du tout d’arriver, son pouvoir de télépathie étant le plus puissant et le plus développé. Elle perçait déjà de nombreuses barrières si elle s’en donnait la peine, mais elle n’aimait simplement pas faire cela. « Je ne risque vraiment rien, je le sais, car ma télépathie est fortement développée, plus que tu ne le penses, et depuis que je suis gamine, mon empathie est notable, mais je te rassure, une extrasensibilité comme celle là, est aussi gênant qu’une imperméabilité… ». Elle ne voulait pas vraiment s’attarder sur le sujet, sentant que c’était tout de même délicat pour Miyu même si il abordait le sujet avec aisance.

Il lui offrit un magnifique sourire, et il lui revint alors en mémoire des paroles *Pour y parer, je ne cache pas mes sentiments aux autres et… je leur demande de livrer oralement les leurs… En priant pour qu’ils n’essaient pas de me tromper… *. Arwana se redressa alors, regarda le meneur dans les yeux et se reposa dans la fontaine à genoux, et se rapprocha de Miyu lentement, le regard pétillant, le sourire aux lèvres. Elle glissa une main dans sa crinière azur puis s’approcha dangereusement de son visage pour finalement y déposer un baiser sur ses jolies lèvres alors qu’elle était entrain de serrer ses cheveux. La lune les éclairant d’un rayon lumineux au même instant. Quelques secondes et elle s’éloigna. « Est-ce assez explicite comme cela cher Miyu Takumi ? » lui demanda t-elle un sourire bien accroché à son visage alors qu’elle se laissait glisser assise sur ses pieds…

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MessageSujet: Re: Les échoués de la kermesse... [réservé v_v]   Ven 24 Aoû - 22:38

Sans la lâcher des yeux, Miyu profitait largement du spectacle qu’offrait Arwana, et ce sans vraiment prendre garde au fait qu’elle aussi profitait de celui qu’il constituait. Le meneur n’était d’ailleurs pas tant dérangé que cela d’être la proie du regard d’une si charmante demoiselle, et contrairement aux austères guerriers ventant leur cœur brisé, de glace, et leurs tragique passé, le léger japonais, plein de sa vie et tout de braise, était particulièrement apte à savourer de tels moments. Bien entendu Miyu n’était pas simple d’esprit, et n’oubliait pas plus facilement qu’autrui ses souffrances, mais que venait faire le passé dans un présent si savoureux que celui qu’ils partageaient tous deux ce soir ? Il n’avait encore rien entendu de l’histoire de la jeune demoiselle, mais il se doutait bien qu’elle avait du avoir son lot d’embûches elle aussi. Puis, jolie comme elle l’était, sur le continent elle avait au moins dû être abordée deux ou trois fois, si ce n’était plus. Miyu lui-même l’avait été par des ivrognes qui n’avaient plus les yeux en face des trous.
D’un autre côté, elle était pleine d’un sale caractère trempé, il en était sur. Elle n’était pas creuse, il en était sur aussi, et ce même en dépit de son petit « handicap ». Si elle n’était pas creuse, et comme elle était jolie, elle avait forcément un fond de teignosité certain ! Ca lui plaisait, bien évidemment. C’était très logique quelque part. Toute personne équilibrée dont le corps penchait dans le bon, le beau, le savoureux, devait d’autre part pencher vers quelque chose de plus négatif : passons nous de commentaires sur la plastique de l’elfe, ses défauts n’avaient l’air d’être ni la crétinerie (rare composant de la pensée humaine que Miyu repérait vite) ni le sadisme (encore que) restait donc un peu de teignosité, piquante piquante le meneur prévoyait pourtant de s’y frotter.
La petite discussion qui s’ensuivit confirma sa pensée. Parler de nudité à un homme tel que Miyu, lorsque l’on est… Arwana, relevait d’une certaine cruauté, titilleuse petite nargueuse qu’elle était. Bien entendu, il la suivit dans la voie qu’elle empruntait, mais conscient qu’il était totalement inconscient de ce vers quoi cela les mènerait. C’est alors que, Damned ! la bretelle de ses estimés sous-vêtements lâcha. Vile petite pièce de satin ! ronchonna-t-il intérieurement en voyant la demoiselle s’empresser de rattraper le coup. Plus que l’idée de ce qui se trouvait dessous, il appréciait avec l’œil du connaisseur ces petits gestes crispés qui visaient à faire tenir le maudit objet. Question de principe, j’ai horreur que les choses soient faites à moitié. Soit on lâche, soit on tient, mais on me fait pas des frayeurs pareilles impunément ! Puis elle lui fit une remarque qui le fit marquer un arrêt, comme s’il… oui… comme s’il réfléchissait. A quoi donc ? A ce qu’elle disait, diantre ! Pourquoi parlait-elle de dissuasion ? Parce qu’il en avait parlé ? Et alors, le lien…
Puis le meneur se souvint que techniquement, bien que ça ne soit pas de son fait, triste sort… effectivement, ce « petit incident » pouvait tout à fait lui être attribué. Mais pour cette fois, non, non il n’avait pas fait lâcher la bretelle de la demoiselle. Tout lubrique et obsédé qu’il était, Miyu n’était pas homme à faire ce genre de chose. Voire une demoiselle se dévêtir lui plaisait bien davantage que de le faire de force. Et puis, il aimait sentir leur chaleur et leurs frémissements sous ses doigts. Ô oui les frémissements de la chair d’une femme, ces petits tressautements dont elles rougissaient, gênées de ne pas se contrôler, ce qu’il les aimait ! Rholala… Et puis, elles étaient toutes chaudes, tendues, oh oui, ce genre de petits jeux érotiques étaient sans nul doute les seuls pour lesquels il préférait ses mains à la distante télékinésie. Aussi répondit-il à la jeune femme :
« Non ce n’est pas de mon fait. Si j’avais voulu user de cela pour vous convaincre de rester en cet apparat, je n’aurais pas mieux fait moi-même » et lui de lui servir un large sourire enjôleur.
Il finit tout de même à l’eau avec elle, et pour son plus grand plaisir fut la proie de cette petite main délicate l’espace d’un instant. La caresse le laissa songeur, et la demoiselle ne manqua pas de le remarquer, étant donnée sa réaction. Qu’il était différent, Miyu l’avait souvent entendu…


------------- Flash back----



« Jeune hoooomme ! youuuhouuuuuu »
Le jeune garçon aux cheveux bleus se retourna, à temps pour apercevoir une bonne femme, maquillée à outrance, sur le pas d’une maison close. « Tu es différent mon petiiiit… allez, viens voir un peu par ici moi aussi chuis différennnte » Et le petit garçon s’en alla.


« Papa, maman… C’est ce jeune homme qui m’a sauvé hier »
Aaaah, hier, douce, ô douce nuit. « Il est hm… différent » Puis au père à présent : « Dehors sale petit profiteur, vaurien, pervers ! »


« Oh Miyu ! Miyu ! Miyu ! Hmpf ! Raaaah t’es unique Miyu ! »
Hin hin hin

---- Fin du flash back----------------------------



Oui, on le lui avait dit de nombreuses fois… Et dans des circonstances (positions) plus originales les unes que les autres. Mais cette fois, c’était étrange, il se sentait comme transporté par ces petits mots si souvent ouïs. La voix, le visage de la demoiselle était envoûtant, alors que ces misérables petites syllabes franchissaient le seuil de ses lèvres appétissantes. Si envoûtantes que pour la première fois sans doute, il lui demanda, d’une voix éteinte, suave : « Différent ? En quoi donc… ? » Avec un sourire, il opta ensuite pour de nouveaux jeux… Bien vite, s’adonner aux jeux afin d’éviter les questions trop personnelles.
La fontaine donc, de petites joutes chatouilleuses et enfin le calme revint se poser entre eux. La discussion porta sur cette fameuse chouette, puis vira sur la future démonstration de Miyu. Lui, modeste ? Et pourquoi donc, il était si exceptionnel. Pourquoi fichtre s’encombrer de modestie, lorsque l’on à le matériau nécessaire à une bonne dose de frime ?!
« La modestie gâcherait ce plaisir que tu y prendras. Lorsque l’on a le choix entre un timoré petit prestidigitateur de placette, et un archimage ultra démonstratif, inutile de s’encombrer d’un petit énergumène asticotant… »
Bien sur, dans les faits, Miyu tenait davantage de l’énergumène asticotant que de l’archimage, mais c’était volontaire, et ce qui était voulu était à ses yeux bien plus intéressant. Définitivement pas modeste, ça non. Mais pour un homme qui n’avait vécu en lui qu’avec lui-même, imperméable à autrui, si ce n’était à une, voire deux exceptions, apprendre à s’apprécier l’avait sauvé de la noyade. Cela pouvait paraître futile, superficiel… Mais l’humain, ou même l’humanoïde, n’avait su faire la moindre trace en lui… Il était un homme, mais il était un homme seul. Lui, il avait du apprendre à se supporter, n’ayant comme échappatoire un bon vieux mec bien sympa et amusant, qui l’aurait fait relativiser… Qui l’aurait épaulé. Il s’était épaulé seul, s’était amusé seul… Pas même ces jolies antilopes qui avaient foulé sa couche n’avaient su le soutenir dans la solitude de sa bulle. Ainsi donc Miyu savait que c’était à lui qu’il devait sa survie, pour l’heure et pour encore quelque temps…
Arwana était, certes, sur le point de mettre un pas dans la véritable garçonnière qu’était l’esprit de Miyu, non pas en le comprenant, mais en s’y faisant une petite place… Et ça n’avait pour lui rien de naturel. Ca ne voulait pas dire, à ses yeux, qu’il aurait « quelqu’un d’autre » ainsi donc, même en face d’elle, l’homme restait cet être narcissique qu’il avait toujours été, fier de son savoir, et de son originalité, amuseur placide et imperméable, au sourire… Au sourire du clown que personne n’atteint.
S’agissait-il d’un rôle, finalement, que cet être là ? Cachait-il une quelconque tristesse, une mélancolie ? Au début oui… oui bien sur, dès l’instant où il se rendit compte qu’il n’était pas seulement original, mais foncièrement détaché des autres. Parce qu’il était sociable, chaleureux, et que tous ses efforts, qu’ils portent ou non leurs fruits, ils n’en jouirait jamais… Que jamais il ne savourerait le fait d’avoir ému une personne… De l’avoir consolée.
Cela, il s’en rendait compte, et étrangement, plus avec Arwana qu’avec quelqu’un d’autre. Kyoko aussi avait été là sur ce plan là… Mais la jeune femme… Elle, elle avait résolu ça, à titre provisoire, grâce à la magie. Mais depuis, depuis qu’il avait perdu sa factice sensibilité, il s’était retrouvé plus seul encore.

Mais le petit garçon avait suffisamment clamé sa tristesse. Une seconde seulement, son sourire s’était évanoui, trop ténu changement pour se voir. Pourtant, s’il avait récupéré un masque moins à vif, il avait néanmoins embrayé sur un sujet moins léger que les précédents. La vie passée d’Arwana sur la sellette. Et cette fois, bizarrement, il fut sensible à ses mots. C’était rarissime, et suffisant pour le faire réagir sur un registre que pourtant il ne maîtrisait pas du tout : celui de la compassion. Comme toute personne démunie face à la souffrance de quelqu’un, il n’eut comme idée que celle de lui offrir de quoi rendre un peu plus colorée l’existence de la petite demoiselle. Et comme à chaque fois, ce ne fut pas ce dont elle avait besoin. La sentir poser sa petite tête sur son épaule le fit frémir d’un calme souverain, comme s’il était paisible, satisfait et reposé par la simple sensation de la proximité de la jeune femme. Sa phrase n’eut pas trop de mystère pour elle, et un coup d’œil de Miyu lui indiqua de quel mode de paiement elle parlait. Il avait côtoyé beaucoup de prostituées jusque là, et n’était pas du genre à s’en trouver choqué. Non pas qu’il usa de leurs services, mais il les fréquentait en tant que connaissances, lui aussi papillon de nuit. Les rares fois où l’une d’entre elles s’était glissé sous ses couvertures, c’était bien consentante, et par plaisir. Il ne les plaignait pas plus que d’autres, puisqu’après tout ces jeunes femmes vivaient, quand on volait à d’autres ce qu’elles vendaient, et de façon bien moins salubre. Mais il comprenait mieux, tout de même, ce qui faisait qu’elle n’avait pas eu droit à des pâtisseries tous les jours. Cependant, s’il n’était pas choqué, il n’avait pas moins envie de l’aider que l’instant d’avant. Avec un sourire, il haussa les épaules.
« Il ne s’agit pas de profiter de qui que ce soit. Je te propose mon aide à moi et moi seulement, ce qui ne veut pas forcément dire que tu dormiras sur un oreiller de plume tout en sirotant un fin saké, le tout en t’empiffrant de ces succulentes pâtisseries » Il laissa un rire doux lui échapper et haussa les épaules. « Je ne nage pas du tout dans le luxe, et ne possède moi-même pas grand-chose, mais il est d’autres luxes, que tu n’aurais pas de remords à savourer » La compagnie d’un soir, un regard d’égal à égal ou de simples pâtisseries offertes dans une fontaine.

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MessageSujet: Re: Les échoués de la kermesse... [réservé v_v]   Ven 24 Aoû - 22:38

Virement de bord, la discussion s’attacha ensuite au meneur et à son « petit problème ». Tout ce qu’il trouva fut un petit spectacle qui, s’il était impressionnant visuellement parlant, demeurait d’un silence reposant. Mis à part le son des bubulles que formait l’eau. Lorsqu’elle se jeta sur lui, il tenta de ne pas se déconcentrer, et conserva sa main élevée en direction des animaux. Il aimait décidément le contact de la chair d’une femme, et celle d’Arwana ne faisait pas défaut à cette maxime. Cependant, la télékinésie lui était trop chère pour qu’il ne gâche un spectacle au profit d’une midinette. Charmante midinette, certes, il se donnait tout de même du mal pour elle. Finalement, il la repoussa doucement, l’air de rien, sans même qu’elle ne s’en rende compte, afin de glisser sa main dans son cou au terme de la démonstration.
Il esquissa un sourire alors qu’elle l’empêchait de récupérer ladite main, et consentit alors à la lui laisser. Tout en parlant, il joua de ses doigts pour inverser les rôles, prendre dans sa main les petits doigts de l’elfe, et du pouce lui caressa le poignet, l’index ou encore le dos velouté de la pitite menotte. Il lui expliqua rapidement le pourquoi du comment, et écouta attentivement ses réponses. Alors qu’elle parlait, il détacha son regard du sien et joua l’air de rien avec les doigts fins de l’elfe. Il ramena au-dessus sa seconde main, et fit tourner plusieurs fois celle d’Arwana, dans un sens, dans l’autre, toujours avec un grand respect pour ses fines articulations. Finalement, il releva un regard sérieux vers elle, et hocha la tête. Il lâcha alors sa main, et lui dit d’une voix posée :
« Tu sais, le calme, c’est bon un moment… J’ignore ce que c’est que de se sentir emporté par quelqu’un… Et les sens sont la seule chose qui sache me réveiller un peu… Je dois dire que passé une certain stade, il n’y a là dedans plus grand-chose de respectable. Mais je conçois qu’à l’inverse trop de sensibilité doit être tout aussi handicapant. D’autant plus lorsque les personnes que l’on croise n’ont rien de respectable. De mon côté, je serais perdu au milieu des présences, des sentiments humains, car trop étranger à tout ce bazar »

Il lui sourit alors… Sans imaginer une seconde que ce sourire la pousse à agir comme elle le fit. A vrai dire, s’il s’en était douté, il aurait sourit un peu plus encore. Sitôt qu’il la vit se poser face à lui, il eut comme un pressentiment. Mauvais d’abord. Quelque chose qui s’apparenterait davantage à Aïe Aïe Aïe qu’à ehe… eh… eh… Mais en sentant la petite main délicate se glisser dans ses cheveux encore humides, le meneur ne put retenir un certain sourire, celui du chaton à qui on gratouille la gorge. Il redressa un peu son visage, sans pour autant s’attendre une seconde à ce qu’elle voulait faire. La voyant s’approcher, il fut plus surpris encore, nouvelle preuve qu’il n’avait décidément pas la moindre jugeotte en ce qui concernait les sentiments humains. Sans doute aurait-il du sentir une telle chose un peu plus à l’avance qu’une fois les lèvres de la douce créature pressées contre les siennes. Mais après tout la surprise n’avait rien de bien désagréable, et il appréciait plutôt pas mal le petit cadeau qu’elle lui faisait. Cela dit, il n’en laissa rien paraître, dressant simplement une main en suspens au-dessus du dos de la demoiselle. Il ne la posa pas, envoûté qu’il était, et suivit même son geste alors qu’elle mettait fin à leur baiser. Rare… rare que ça ne soit pas de son propre chef. Il s’était fait embrasser, de cette manière même, plusieurs fois auparavant, mais il avait toujours cherché à provoquer cela, et ne pouvait pas se targuer d’avoir bien souvent été aussi passif dans une situation pareille. Du moins pas depuis quelques années. Plus jeune, oui.

Mais il n’était pas plus jeune, au diable les souvenirs et au diable la psychologie, le fait était que la donzelle l’avait embrassé et que non didiou il avait bougrement aimé ça. Assez explicite ? Que répondre à cela…
Il fronça les sourcils, réfléchit une seconde, puis tendit à nouveau une main, plus sur de lui et bien moins hésitant cette fois, pour saisir son menton cette fois encore. Il était ferme, mais ne perdait pourtant pas sa douceur. Il éleva le visage de la jeune elfe, marqua une pause, son visage si près du sien qu’elle pouvait sentir son souffle saccadé sur ses lèvres, puis y déposa les siennes à son tour, avec plus de « vigueur » cependant. Il glissa sa main libre dans la nuque de la demoiselle, l’autre tenant toujours son menton, effleurant son cou avec précautions. Il savoura ce baiser plus encore que le précédent, le prolongeant un peu, comme s’il se délectait des lèvres qui pour un instant étaient siennes. Lui aussi pressa la chevelure gorgée d’eau de la douce créature dans ses mains, puis finalement renonça à l’embrasser, sans pour autant éloigner son visage du sien. Il sourit en sentant le souffle de la petite demoiselle sur ses lèvres, puis se pencha pour glisser dans son oreille, glissant sa main sur la peau de la petite demoiselle…
« Très bien… » lui susurra-t-il d’une voix suave, aggravée par la proximité « … Désires-tu que je parle un langage similaire au tien ? » Puis il recula, juste assez pour plonger ses yeux en amandes, d’un noir profond, dans les deux lacs de ce masque de porcelaine. Elle était décidément un vrai régal pour les yeux… Qu’il s’agisse de sentiments ou de simples mécanismes barbares et humains, Miyu flottait sur un petit nuage, et n’aspirait pas encore à lâcher l’oisillon. Si elle avait voulu se défaire de l’étreinte, il l’aurait laissée faire, n’étant absolument pas de ceux qui pliaient les femmes à leur volonté (du moins pas à jeun ou dans son état normal) mais il brûlait de la garder encore un tout petit peu… quelques instants…
Avec un soupir, il abaissa la tête et posa simplement son front sur son épaule, une seconde, avant de se redresser tout en gardant sa main sous le menton délicat.

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MessageSujet: Re: Les échoués de la kermesse... [réservé v_v]   Dim 26 Aoû - 3:43

Solitaire, Arwana n’était pas familiarisée avec une relation naissante quelle qu’elle soit. Depuis presque dix ans, elle fuyait comme la peste les gens qui voulaient se lier émotionnellement à elle, mais là, elle laissait Miyu la toucher elle, effleurer ses sentiments, son passé. Elle s’abandonnait sans retenue, le laissait l’approcher dangereusement. Son jeu avec le meneur de Barque, n’était au départ qu’un jeu mais à présent le voir lui offrir un peu de sa personne pour son confort et surtout la légèreté avec laquelle il prenait cela, lui faisait un plaisir fou, elle se sentait…heureuse…oui heureuse de l’avoir rencontrer, lui le seul homme qui ne la dégouttait pas depuis fort longtemps, le seul qu’elle ne fuyait pas comme la peste. Il ne savait, bien sûr, rien de la configuration particulière d cette situation pour l’elfe, mais il était devenu en quelques instants, l’un des rouages principaux qui fait tourner les aiguilles d’une montre. La montre s’était rouillée, presque arrêtée à la mort de ses parents, avait reprit un peu de rythme avec l’arrivée sur Ynis et l’espoir d’une vie meilleure, et redémarrait complètement depuis le début de la soirée. Miyu était en quelques sortes, l’horloger qui avait réparé une montre en perdition. Arwana d’habitude fermée aux sentiments qui touchaient d’un peu trop près le sentimentalisme personnel, jouait plutôt bien sur le tableau ce soir là ! Certes elle était toujours à vouloir donner son aide aux autres, mais cela ne voulait aucunement qu’elle s’attachait à ceux à qui elle l’offrait au contraire, elle restait énormément détachée. Elle y était obligée de toute manière. Enfin jusqu’à présent, jusqu’à son arrivée sur l’Ile. Depuis qu’elle avait posée le pied sur ce petit morceau de paradis, les délices se succédaient toujours plus merveilleux. Miyu, peut être, serait il le sommet de la pyramide des délices ? Certes, il était narcissique, et ne cachait pas qu’il était fière de lui, de sa chevelure, il avait des mimiques charmantes, mais tout ce qui pourrait passer pour des défauts, se transformaient vite en charme. Il jouait à merveilles de ses atouts et même sa provocation était charmante. Elle aurait beaucoup donné pour savoir ce qu’il pensait à l’instant présent, de la voir ainsi presque dévêtue sous ses yeux, alors que son monde, celui des hommes était vraiment à cheval sur les préceptes de bienséances, et donc de la nudité, surtout celle d’une femme. En tout cas, lui était une pure merveille, une sculpture de Michel Ange n’aurait pas eu plus belle plastique aux yeux de la jeune fille. Arwana était consciente de ce regard insistant qu’elle lui portait, mais elle n’en démordait pas. Pourquoi donc le ferait-elle d’ailleurs ?

Ils parlaient, Arwana dans la fontaine, Miyu prêt à la rejoindre quand soudain la petite bretelle de son soutien gorge fit des siennes et se détacha. Celle-ci fut surprise, et tenta de raccrocher le tout tant bien que mal, jouant de ses petites mains. N’arrivant point à la remettre convenablement dans son état originel car s’étant visiblement décousue dans le dos, elle se tourna, montrant ainsi son dos, portant quelques cicatrices de ses combats passés, elle retira le tout, arracha l’autre bretelle et noua les deux. Ainsi, elle put ainsi rattacher le tout en glissant le nœud derrière son cou. Ceci fait, elle refit face au jeune homme. Certes c’était uniquement du rafistolage mais au moins elle épargnait la sensibilité du meneur, si il en avait une bien sûr, mais aussi, elle préservait une intimité trop souvent dévoilée. Pour une fois, l’humiliation n’était pas au rendez vous, et si elle devait aller plus loin avec le garçon ce serait seulement parce qu’elle le voudrait et lui aussi. Bref, ceci dit, elle soupçonna tout de même et avec amusement, d’être à l’origine de cet incident technique. Mais voir une moue intellectuelle sur cette home lascif et aux airs enjôleurs était une douce vengeance sur sa retenue. Comme pour l’épisode de la chouette, il fut pris au dépourvu par l’accusation d’Arwana. Et ses mots ! Cette douce réplique ! Quel homme sauvage et naturel ! Ceci laissa un petit rire s’échapper de la bouche d’Arwana. »Hummm, je vois que les délices de la chair ne te sont pas inconnus !...Soit…je me sens rassurée de ton respect envers ma personne Miyu ! » Répondit elle lui souriant, amusée par la même par son sourire quelque peu charmeur.

Ils finirent ainsi tous les deux immergés dans l’eau de la fontaine de verre. Les jeux sensuels joués par les deux jeunes gens étaient étonnement de plus en plus voluptueux, malgré le fait que le mot « romantique » et ses dérivés ne faisaient pas parti du lexique de Miyu et d’Arwana. Se touché, impulsion incontrôlable, avait certainement plut au garçon qui était entré dans ses songes. Mais Arwana était troublée par ce qu’elle faisait, par ce changement si soudain en elle. Jamais elle ne se liait, surtout depuis la mort de ses parents, et jamais elle ne pensait un homme autrement qu’en imaginant l’argent qu’il lui apporterait. Cependant avec Miyu c’était différent et songeuse, elle le lui en fit part. Contre toute attente, sortit de ses pensées par cette voix douce et si belle qui appartenait à ce mystérieux jeune homme, Arwana l’entendit lui demander des précisions sur cette simple constatation. « Hum ?...Ahh…Ohhh…Euhh, et bien tu es différents des autres hommes que j’ai pu rencontrer ces dernières années, tu es différent dans la manière d’agir avec moi, ainsi que dans l’effet que tu me fais… » heureusement pour elle qu’elle n’était pas une de ces douces midinettes qui se retient de tout et toute situation n’osant même pas exprimer un simple fait naturel . Non elle disait ce qu’elle pensait coûte que coûte et au diable la bienséance et la retenue ! Peut être le meneur le prendrait mal ou se sentirait mal à l’aise mais le connaissant, Arwana pensait qu’il serait plutôt flatté ! Ce qui la fit sourire d’avance. « Sois flatté, je t’en prie ! », lui autorisa t’elle-même avant qu’il ne dise quoi que ce soit, et sur le ton de la plaisanterie. Sur cette note plus légère ils entamèrent de nouveaux divertissements, dont un, le jeu préféré de l’elfe pour détourner l’attention, les chatouillent. Elle avait donc attaqué les côtes de Miyu qui avait fait de même avec elle et le tout s’était fini dans de grands éclats de rires d’Arwana !

Puis vint la petite douche improvisée par le meneur mais très appréciée de la jeune fille, et s’en suivit l’explication des évènements liés à Hedwig et ils en vinrent ainsi à un trait de caractère notable du garçon. Arwana lui fit remarquer qu’il n’en possédait pas vraiment. Cette remarque fut bien sûr attirée par une proposition, celle de lui faire la démonstration de ses pouvoirs. Bien sûr, elle était tout à fait consciente qu’il s’en vanterait plus qu’autre chose, et ceci faisait son charme, car son comportement n’en ressortait pas impertinent pour autant. Cela restait léger et frais et aussi enivrant par certain bords, laissant le spécimen encore plus mystérieux. On se demandait ce qui se cachait sous e comportement des plus enjôleur et léger qu’elle percevait de Miyu. Arwana imaginait un homme au fond, sincère et attachant tenant à peu de choses, mais réellement lorsque c’était le cas. Seul l’avenir, s’ils en avaient un commun pourrait le dire bien sûr, mais cette image, pour l’instant aussi superficielle que celle qu’elle s’imaginait, lui convenait. « Je ne doute pas que ta représentation m’éblouira alors ? J’ai cependant énormément de mal à t’imaginer en archimage ultra démonstratif malgré ton défaut de modestie et ton narcissisme ! », lui réplique t-elle un sourire ravageur aux lèvres. C’était amusant de voir ce grand garçon beau et au torse de rêve se vantait de ses capacités. Pourtant, même si Arwana était incapable de lire en Miyu, elle sentait quelque chose de spéciale, autre que toute cette superficialité ambiante qui noyait le jeune homme dans une image fortuite et non réelle aux yeux des autres. A le voir agir, elle s’imaginait bien que nombres demoiselles avaient du accompagner ses nuits, mais au delà de cela autre chose émanait de ce garçon. Peut le découvrirait elle par la suite, peut être s’ouvrirait elle à elle laissant un parti du mystère qui l’entourait faillir.

Le mystère d’une vie ? Miyu était en train de faire tomber le voile sur celle de la vie d’Arwana. Amenant ainsi un sujet beaucoup plus séreux que ceux qu’ils avaient pris l’habitude d’établir entre eux deux. Du plaisir, des délices, une vie avec plus de luxure ? A vrai dire cela sonnait comme trop riche pour la jeune elfe simple qu’elle était. Elle n’avait pas besoin de vraiment grand-chose, juste de quoi vivre paisiblement, un travail des amis et ne pas avoir à s’humilier et à vendre son corps pour manger. Elle en était sûr, les simples mots qu’elle avait prononcés avaient atteint le jeune homme qui avait certainement compris le sens véritable de «et ne pas avoir à payer avec autre chose que des rins pour manger… ». Mais encore il n’avait là que le superficiel, on pouvait dire que dans cette situation elle était un minimum consentante, bien pire étaient les épisodes où elle avait combattu des démons lorsqu’elle faisait ses début dans le vrai monde. Mais cela, personne n’avait besoin de le savoir. Et encore moins le meneur de barque. Elle n’avait pas besoin que l’on s’apitoie sur son sort. Mais elle appréciait fortement les efforts de Miyu pour l’aider un minimum à avoir une vie meilleur que celle qu’elle eut lors de toute ces années d’errance solitaire et déshonorante à souhait. Mais elle appréciait vraiment la détermination du meneur, cet engagement qu’il faisait envers elle, cette offre généreuse. Et comme il le disait il lui offrait bien plus que de futiles biens matériels, ce que la jeune elfe ne recherchait pas vraiment, mais il lui offrait la chaleur humaine, des soirée à l’image de celle qu’ils passaient ensembles. Sa tête toujours posée sur l’épaule de Miyu, elle la releva quand un rire la secoua. Il ne pouvait donc jamais rester sérieux celui là ! Elle le regarda, le regard amusé, et lui tira doucement une joue en jouant un peu avec. « Merci cher ange ! Mais es tu conscient que si je te prends au mot, tu pourrais me voir plus souvent que tu ne le souhaites ? » Car oui, c’était un ange tombé du ciel pour elle, il lui donnait, en ce moment même une autre vision du monde, mais il ne savait pas vraiment qu’elle était très collante surtout si elle pensait avoir trouvé un vrai ami en la personne de Miyu. En effet de souvenir d’enfance, elle ne possédait pas beaucoup d’amis, mais le peu qu’elle avait, elle aimait à se trouver avec eux et ce pendant des heures et des heures sans interruption. Bref, elle pouvait se trouver être plus encombrante qu’il ne le pensait.

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MessageSujet: Re: Les échoués de la kermesse... [réservé v_v]   Dim 26 Aoû - 3:44

Arwana dans un souci d’équité et surtout car cette question la taraudait depuis un moment déjà demanda alors à Miyu pourquoi elle ne pouvait lire en lui, pourquoi son empathie ne fonctionnait pas sur ce beau morceau d’homme ! Un moment de silence suivit et il commença à entrer en scène avec ses donc. Elle put alors constater avec délectation qu’il maîtrisait magnifiquement bien sa télékinésie, et ayant prit goût au contact de la peau du meneur, Arwana s’était collée à lui, ne lâchant pas les formes aquatique des yeux. Elle était tellement admirative qu’elle n’avait même pas remarqué que le jeune homme s’était éloigné d’elle de quelques centimètres. En effet elle n’avait pas pensé que cela aurait pu le déconcentrer dans sa tâche. Il était vraiment doué, maintenant elle en était sûre et elle ne se gênerait pas de lui rappeler sa proposition de faire le professeur avec elle ! Une fois qu’il eut achevé son beau spectacle digne d’une fête pour un personnage important, comme on aurait pu en voir au Château de Versailles pour Louis XIV, il lui offrit un autre touché qui la fit frissonner. Quel doux contact que celui d’un homme qui ne se jette pas sur vous, et qui plus est cherche à vous impressionner ! Car elle en était sûr, Miyu cherchait bien par cette petite démonstration à se démarquer, à montrer son originalité pour les beaux yeux de l’elfe. Sa main commença alors à glisser, il ne pouvait pas rester indéfiniment ainsi, et pourtant, Arwana ne voulait pas quitter ce contact apaisant et avec la rapidité dut aux elfes elle rattrapa sa main en vole, la gardant ainsi dans la sienne. Un sourire pour ce geste et il entama une explication qui fit comprendre pas mal de choses à Arwana et notamment cette chose que le jeune garçon dégageait mais qu’elle n’avait pas comprise jusque lors. Il devait se sentir en réalité bien seul avec lui-même. Finalement leurs différences les rapprochaient plus qu’ils n’auraient pu l’imaginer ! Arwana compatit alors, mettant aussi en lumière les difficultés d’être hypersensible. Et pendant tout ce temps, Miyu c’était amusé avec la mais de la jeune fille qui intérieurement en était toute amusée mais aussi heureuse de ce changement. Puis l’ayant écouté, il finit par posé la mais fine d’Arwana et reprit encore plus sérieux. Bien sûr ses paroles étaient sincères pas besoin de lire les sentiments pour cela, mais Arwana ne voulait pas entrer trop longtemps dans une telle discussion, ils étaient différent aussi voyaient ils logiquement les choses différemment. « Je ne peux prétendre comprendre ta perception des choses car j’ai toute ma vie était en présence de ces sentiments, et sans je me sentirais assurément bien vide et seule. Le calme, certes, c’est confortable, je suis tout à fait d’accord, et le seul endroit où je pouvais le trouver jusqu’à présent c’était en forêt, Or, fort heureusement pour moi je suis une elfe ! Et à présent je découvre que ce calme qui fait tellement de bien je l’ai aussi à tes côtés…Et, je pense que ce n’est pas parce que tu es fermé aux émotions humaines que tu ne peux vraiment pas les ressentirent, je suis sûre que l’on peut trouver un moyen, pour t’ouvrir à certains moments, au monde extérieur !... » Ses mots étaient doux et compatissant et aussi porteurs d’une offre d’aide et de soutien peut être aussi.

Sur ce, il revint un détail en mémoire à Arwana. Il lui fallait des mots pour comprendre l’autre. Mais des gestes pouvaient être tout aussi éloquents. Ainsi avec des gestes volontairement lents, Arwana commença à s’approcher de Miyu. S’approchant, puis glissant l’une de ses fines mains dans la belle chevelure azur du meneur elle vint l’embrasser, d’un baiser voulut et offert avec un plaisir qu’il pouvait facilement ressentir, sinon deviner. Elle y prit d’autant lus plaisir, qu’elle avait lut la surprise, voire peut être même de l’inquiétude ou de l’incompréhension sur le visage de son beau meneur. Un cadeau ou une volonté de poursuivre sur un autre terrain ? A lui de décider, il avait déjà bien entamé son chemin sur l’une de ces deux voie et Arwana s’en délectait. Elle avait tout de même fait preuve d’une audace peu commune et appréciée chez une jeune femme, mais elle ne s’en formalisait pas plus que cela, ce n’était qu’un baisé « volé ». S’ensuivit alors une question pleine de malice, mais au lieu de répondre immédiatement, il lui saisit suavement le menton, glissa sa main dans son cou, leur souffle s’entremêlant et l’embrassa à son tour, plus fugacement qu’elle ne l’avait fait. Bien sûr elle y répondit, et l’espace d’un instant, alors qu’elle était emportait vers d’autres cieux, sa télékinésie fit des siennes une nouvelle fois et ils se retrouvèrent dans les airs, à une mètre environ du fond de la fontaine. Lorsque Miyu finit de l’embrassait ils retouchaient le sol. Le baiser finit, l’homme ne lâcha pas pour autant le menton de la palefrenière. Et d’un murmure au creux de l’oreille, une voix grave lui rappelant celle qu’il avait en chantant sur la scène plus tôt dans la soirée, il répondit enfin à sa question. Elle sourit alors qu’il s’éloignait et toucha d’abord ses cheveux à l’endroit même où il avait posé sa main, puis elle effleura les lèvres du garçon de ses doigts fins lorsqu’il lui demanda quel langage il devait parler. Elle décida de le laisser patienter avant de répondre, et fit l’enfant, ou du moins joua sa nature elfique reprenant le dessus. Elle s’éloigna donc, sautilla dans l’eau et passa de l’autre côté de la fontaine, là où il ne pouvait pas la voir derrière les jets d’eau. Puis elle passa alors en dessous des cascades, telle une créature mythique, venue enchanter le jardin secret de son prince et elle se rapproche de Miyu. Elle prit de la hauteur, l’obligeant à lever la tête s’il voulait continuer à l’observer. Elle se baissa alors, le prit par le menton très délicatement, le regarda dans les yeux puis redescendit, posant à nouveau ses pieds sur le fonde du bac de la fontaine. « Si parler le même langage veut dire m’embrasser, et que c’est si délicieux chaque fois, je répond oui sans hésiter », lui dit elle finalement après bien cinq minutes de spectacle façon elfe.

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MessageSujet: Re: Les échoués de la kermesse... [réservé v_v]   Lun 24 Sep - 2:18

La bretelle. Cette fugace petite pièce de satin, misérable traîtresse qui n'avait su faire les choses entièrement et avait mis d'abord dans un certain embarras le pauvre homme. Embarras simplement parce qu'il ne savait pas du tout comment réagir, qu'il avait été grandement surpris et que la surprise, il ne la masquait que trop mal. Vile petit bout de tissu donc venu lui jouer un tour. Et pourquoi diantre avait-il lâché ?! Après tout la petite Elfe ne l'avait pas trop rempli au goût du meneur, puisque la partie qui encore tenait correctement, qu'il entrevoyait sous les doigts en action qui rafistolaient tout cela, semblait parfaitement s'ajuster à ce qu'elle contenait ? Non, il avait fallu que le hasard vienne là dedans mettre son grain de sel, et ce juste après une conversation portant justement sur… la nudité. Qui a dit que la soirée n'était pas toute tracée? Venant de Miyu il n'aurait pas été étonnant qu'il la détourne totalement et ne finisse par un chœur bon enfant devant un chocolat chaud. Pas surprenant. Mais le fait était qu'il était plutôt porté sur le saké et que la musique qu'en ce moment même il avait bien envie d'entendre n'était pas du tout celle qui sortirait du gosier d'oisillons innocents. Et par dessus le marché voilà-t-il pas que la petite donzelle réagissait à sa réponse. Sa réponse, il l'avait ficelée tant bien que mal. Et le pire dans tout cela était qu'elle la rassurait. Habitué aux délices de la chair, lui ? si peu… Il sourit d'un air léger, son malaise s'atténuant une fois la maudite bretelle solidement arrimée a cette fine et pour le moins minimaliste étoffe blanche qui recouvrait les attributs de l'elfe. Puis il parlait de respect, aussi. Que voulait-elle donc dire ? S'était-elle attendue à ce qu'il lui saute sauvagement dessus et finisse le travail que le destin avait commencé sur ses sous-vêtements ? Il n'était pas homme à faire une telle chose, bien entendu cela allait de soi. Non il était plus fin, ou tout du moins il attendait que la demoiselle soit d'accord pour mettre les pieds dans un tel jeu. Non il n'aimait pas faire souffrir les gens, ça ne l'amusait pas, et Miyu ne faisait que ce qui l'amusait.
Il ne répondit pas oralement à la demoiselle, mais lui rendit cependant le sourire qu'elle lui envoya, l'accompagnant d'un clin d'œil des plus prometteurs pour la suite.



Elle lui avait dit qu'il était… différent ! Ralala ce mot lui collait décidément à la peau, maîtresse, acheteuse, pères enragés ou bonne vieilles au marché, tous s'y accordaient, non il était pas normal, non il était pas comme les autres, il était différent. Puis original aussi. Rien que les cheveux déjà le mettaient dans une classe à part, le marginalisaient. Mais alors, quand il se mettait à parler et que les gens se rendaient compte que non seulement il était différent, original, mais qu'en plus il était un tantinet barge, alors là ça devenait de suite plus rigolo ! Pour lui, bien entendu. Au Japon, les gens avaient plutôt tendance à se méfier, voire à craindre les fous. Allez savoir pourquoi… peut-être que les rônins, samouraïs errants rendus fous par la défaite, le déshonneur, un combat choquant ou même par folie clinique simple, devenaient des monstres sanguinaires et barbares, et ce avec les traits de la démence, avaient attisés dans la populace un peu d'inquiétude à l'encontre des gens étranges ? Et puis, Osaka, ville portuaire, était plutôt exposée à ce genre d'individus… Sans compter que lorsqu'il parlait dans sa langue natale, l'accent du meneur était des plus prononcé, et inutile, donc, de mentir sur ses origines. Mais même les gens différents ont des oreilles, et il en usa scrupuleusement dans l'attente de la réponse de la donzelle. Alors comme cela il lui faisait de l'effet? Ca c'était une bonne nouvelle parce que même la bretelle remise en place, on ne pouvait pas dire qu'il était exempt de sentiments à l'égard de la créature qui se trémoussait devant lui. Sentiments, sensations, tout cela foutu en vrac dans un grand panier, mixé, et hop on avait un semblant de l'état d'esprit, et de l'état physique de Miyu. Mais Miyu était fort, Miyu était beau, Miyu était grand ! Aussi Miyu se contenait-il, sinon verbalement, du moins fort bien physiquement. Il ne répondit cependant pas tout de suite, et tant mieux car sans cela il se serait vu outrageusement interrompu par la petite demoiselle qui non contente de le mener à la baguette à coup de bretelles désinvoltes, lui indiquait les directives à suivre au sujet de ses répliques. Flatté?
"Bien entendu je suis flatté", répliqua-t-il d'une voix enjouée "J'ai toujours considéré la différence comme une qualité, et je connais certains hommes dont différer aurait plutôt tendance à me plaire qu'à m'inquiéter" Il sourit ensuite, léger.



Puis ils firent le fameux petit tour sous la fontaine. S'il n'avait encore rien fait de bien particulier à cette petite demoiselle, et dieu sait qu'il savait en faire des choses, il avait néanmoins le mérite d'avoir pris avec elle la plus délicieuse de douches. Comble de la classe, la second bretelle y avait même survécu ! Et pourtant, pourtant il la serrait fort contre lui. Toujours était il qu'ils étaient trempés jusqu'aux os, comme dans un film de Luc Besson, que le jeune homme avait un sourire fugace, la demoiselle un minois mutin, qu'il l'aurait bien croquée et visiblement elle aussi. Mais l'heure était -encore !- à la discussion, aussi celle-ci se déplaça-t-elle plutôt vers les pouvoirs de Miyu -buh- que vers leur petite douche commune. Elle évoqua son narcissisme, ce qui le fit rire tout haut, et un petit moment. Il finit par glisser une main fine sous le menton de sa compagne de la soirée, approcha son visage du sien et déposa sur son front un baiser aussi rapide qu'innocent, celui qu'un enfant aurait donné à un autre enfant, avant de rougir et de se triturer les doigts dans le dos de honte. A la différence près, sans doute, que Miyu n'avait plus tout à fait l'âge d'être appelé "enfant", que la honte, lui pas connaître, et que s'il baisait le front, ce n'était non pas par pudeur, mais parce qu'il aimait à se rappeler à lui-même combien il était beau, combien il était fort, combien il était grand… Bref, il se redressa, la regardant avec indulgence, comme, justement, le père regarde, amusé, une mioche qui vient de sortir une aberration, et lui dit d'une voix franchement amusée
"Ne sous-estime pas mon narcissisme" Le pire dans ses propos était que, derrière le rire, il était sérieux ! Ca, elle ne pouvait pas le savoir car rien sur lui ne le disait. Mais après tout c'était naturel : un homme qui comme compagnon spirituel n'avait jamais eu que lui-même, ou son père fut un temps, n'était guère ouvert à autre chose qu'au narcissisme. Mais il ne s'attarda pas là dessus, et bien vite encore la discussion changea d'orientation.
Et leurs pas aussi, puisqu'ils avaient fini par tomber au fond de la pisc… fontaine, pour une discussion plus sucrée et surtout plus posée. Il lui avait proposé son soutient, ayant compris que la demoiselle n'en avait pas eu des masses jusque là, et se félicitait de la voir réagir comme elle le faisait. Elle ne semblait pas blessée par sa compassion, et lui répondait avec douceur, toujours. Cher ange, certes, n'était pas un petit nom qu'on lui avait donné fréquemment, mais il trouvait que sortit des appétissantes lèvres de la morveuse, il était particulièrement gouleyant. Il lui répondit à voix basse, doux comme de la soie :
"Et que sais-tu au juste de mes envies du moment?" Et sur ce, il abaissa un peu la tête, mystérieux. -oui, il sait faire aussi lol-

Le sujet se fit ensuite dévié sur la petite bulle qui toquetoquait son cerveau et l'empêchait de ressentir les sentiments et attitudes subtiles d'autrui. Il le lui expliqua tant bien que mal, lui confiant un peu de son malaise. A quoi elle lui répondit fort joliment. Le jeune homme alors touché par la grâce et la délicatesse de la demoiselle se contenta de hocher la tête, puis de regarder ailleurs, un sourire vague aux lèvres.
"Non effectivement, je ne suis pas étranger aux sentiments. Après tout ils ne sont qu'une forme développée de sensations, et je suis une bête de sensations…" Il reporta sur elle un regard crispé, la mâchoire serrée, et ajouta. "Je suis juste bougrement incapable de le partager correctement." Il soupira et finalement la regarda ajouter autre chose. Il aimait bien quand elle parlait en fait. Et la nature faisait bien les choses puisqu'elle parlait beaucoup. Elle avait une certaine finesse dans sa façon d'aborder l'homme qui lui plaisait beaucoup. Comprendre cet état de solitude, chercher à en trouver la clef avec douceur… Il aimait. Ca le changeait de ceux qui forçaient toujours le passage… Au hasard, des télépathes. Non ça n'était pas du tout le cas d'Arwana, et ça lui plaisait. Elle cherchait le mécanisme avant de chercher la faille, et cette philosophie lui plu énormément.
La clef, elle la trouva bien vite. Mais comme la serrure était difficile à forcer, Miyu l'aida en tournant la clef une seconde fois. Dieux que c'était agréable. Pour elle aussi, s'il en croyait le vol plané qu'une fois encore elle lui fit faire. Il ne s'y arrêta pas, et se contenta de savourer, avant de la voir lui échapper. Lorsqu'elle lui faussa compagnie, la main du meneur suivit son mouvement si bien qu'il se retrouva sa main tendue, en suspens, et la demoiselle en face. C'est alors qu'elle partit dans une espèce de danse comme il n'y en avait plus que dans les contes, qui plus que le ravir plongea le regard de l'homme dans un grand plaisir. Il ignorait encore ce qui pourrait bien se passer ensuite, mais il savourait chaque seconde, chaque petit geste qu'effectuait la gracile silhouette qui lui faisait face, comme s'il s'eut été agi de miel. Finalement, elle acheva sa danse tout près, debout face à lui. Le meneur ne perdit pas de temps et, commençant à sentir le froid sur sa peau décida de se lever. De nouveau il était plus grand qu'elle. Les mots qu'elle lui glissa le firent sourire, et il y répondit simplement :
"Et si t'embrasser te conduit à effectuer ce genre de choses à chaque fois, j'y vois alors un plaisir plus grand encore". Et sur ce, il recula et sortit de la fontaine, toujours face à elle. Un instant, il l'observa, seule, dans cet apparat plus que doux à l'œil. Puis il se tourna, récupéra sa chemise pour l'enfiler (ce qui était stupide étant donné que non seulement son torse ruisselait, mais qu'en prime il avait son pantalon encore trempé sur le fessier. "J'espère que tu ne m'en voudras pas mais je commence à avoir un peu froid…" Une idée lui vint alors à l'esprit "Que dirais-tu de venir chez moi? Le temps que je me change, on pourrait y finir nos pâtisseries ! L'Auberge est à deux pas ! ^^"

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MessageSujet: Re: Les échoués de la kermesse... [réservé v_v]   Mar 25 Sep - 1:58

Une soirée pour se détendre, voilà ce que s’était dit Arwana lorsqu’elle s ‘était rendue à la kermesse d’Ynis. Mais voilà qu’une belle rencontre l’avait menée tout ailleurs, dans des frasques et des plaisirs doux et chaleureux. Bien sûr, elle s ‘attendait à trouver de la chaleur sur cette île, du moins si tous ses espoirs étaient bien fondées, mais à ce point , elle qui venait d’une dizaine d’années d’errance dans le monde intransigeant qu’était le continent, elle n’avait jamais songée pouvoir tomber sur des gens si gentils et sur un garçon si original. Ohh oui ça il l’était. Rien que son allure était bien qu’à lui et ne pouvait être attribuée à personne d’autre. Miyu était vraiment un être particulier, et d’autant plus par sa marginalité. L’elfe était vraiment heureuse d’être tombée sur une personne comme lui ! Mais voilà, alors qu’elle s’amusait à une petite provocation, une bretelle de son sous vêtement lui jouait des tours ! Ce n’était pas prévu ça ! Mais elle rafistola le tout en deux temps trois mouvements et s’aperçut avec joie qu’il n’était pas un goujat et qu’il restait patiemment à attendre. En réalité, hantée par le souvenir cuisant de ses frasques obliges sur le continent Arwana s’attendait toujours au pire. Elle ne se souvenait pas encore avoir rencontré un homme fin et doux avec elle. Enfin il y avait toujours exception à tout et Miyu en était une particulièrement agréable et sauvage même.

Le garçon si particulier comme elle le lui avait fait remarqué ne démentit pas son affirmation. Au contraire il en demanda plus. Mais alors qu’elle y réfléchissait, Arwana n’était pas bien plaçait pour faire remarquer la marginalité de quiconque. Non pas qu’elle l’était mais il était vrai, qu’elle était elle aussi une assez étrange créature. Déjà de part son passé elle restait bizarrement calme et souriante, à voir le bon ôté des choses, alors que le continent ne l’avait vraiment pas gâtée. Puis elle n’avait rien des jolie jeunes femmes bien éduquée et obéissantes. Non elle s’était complètement libérée du monde, vivait à son idée et possédait encore la gentillesse et la joie de vivre due à ses origines malgré tout ce qu’il lui était arrivé. Et Miyu ba, il était différent aussi, mais d’une autre manière, d’une manière encore plus spéciale à ses yeux. Elle lui précisa même qu’il pouvait être flatté de sa remarque, mais cela était inutile de le lui autoriser, il n’était pas homme à rendre des comptes sur ses pensées ou autre, mais cela faisait rire intérieurement la jeune femme, surtout lorsqu’elle repensait à l’égo démesuré du meneur. Il lui signifia en guise de réponse qu’il était de par son passé heureux de montrer cette différence, aussi Arwana pour une fois ne sut qu’ajouter et lui sourit en abaissant un peu la tête…

Dans la fontaine, l’eau ruisselait sur leur peau lisse et le rayon de lune qui touchait le verre rendait une scène plus que spéciale. A la fois belle douce et épicée par de petits amusements sensuels. Notamment une rinçade dans les bras forts du beau meneur. Pour la première fois de sa vie, Arwana, même si elle ne l’avait pas dit ou fait remarquer, s’était sentie en sécurité. Et bien aussi, elle aurait presque pu s’endormir dans cette étreinte. Mais chut ! Elle ne devait pas laissait ses émotions dépasser sa pensée. Elle n’aimait guère ce comportement qui dévoilait un peu trop de sa personne. Ce qu’elle n’aimait pas et qui la faisait rire chez Miyu car lui partait carrément dans un narcissisme un peu démesuré mais pourtant léger et qui n’avait pas vraiment de vrai signification aux yeux d’Arwana. Ce qui l’importait plus c’était cette incapacité qu’elle avait de lire dans ses pensées et de pratiquer les branches de sa télépathie avec l’homme à la chevelure azur. Puis un comportement étrange prit enfin le meneur. Un enfant, oui elle avait soudain eu l’impression de devenir une nounou face à l’enfant qu’elle doit garder. Un bisou sur le front ! C’était tout de même très mignon ! Elle avait sourit au contact des lèvres douces du jeune homme sur son front. Il passa alors du comportement juvénile à celui d’un paternel et lui répondit avec sérieux. Les yeux d’Arwana s’arrondirent. « Et bien je ne le sous estime pas, mais pour le moment reste comme tu es, c’est tout ! », et elle sourit à nouveau, légèrement. Elle ne voyait pas ce qu’un peu de narcissisme pouvait faire, surtout qu’elle trouvait cet aspect assez charmeur chez Miyu.

Mais voilà, ils parlaient décidemment beaucoup, ce qu’Arwana avait peu de fois eu l’occasion de faire. Jamais elle n’avait eu une discussion de plus de dix minutes depuis sa fuite. Là au moins, elle se libérait et rattrapait le temps. Mais les discussions, du moins les sujets s’enchaînaient vraiment et ils se découvraient d’une manière qu’il leur appartenait certes, amis cela fonctionnait tout de même. Miyu en vint à lui proposé un peu de lui, enfin de son temps et de sa gentillesse. Arwana, qui savait pertinemment qu’il faisait cela par compassion en fut très agréablement surprise aussi lui répondit avec douceur. Il était son ange tombé du ciel maintenant. Cette soirée grâce à lui était devenue la plus magique de toute sa petite vie, même si il n’en avait pas conscience. « Tes envies du moment ? Non et je ne veux pas que tu me les dises, tu sauras très bien me les révéler en temps venu, j’en suis certaine ! », lui répondit elle, alors malicieusement, et un brin coquine. La tête de l’homme s’abaissa alors..

Mais Arwana ne comprenait toujours pas ce mur qui se dressait entre leurs esprits. La question fit alors mouche et sortit de la bouche de l’elfe, curieuse et avare de réponses. IL lui en donna une à laquelle elle réagit avec la plus sincère des sincérités (XD) et une pureté qui appartenait seulement à Arwana. Son regard se perdit alors, dans un endroit que seul le meneur connaissait alors qu’un sourire léger naissait. Puis vint une réplique que la jeune fille trouvait un peu décalée surtout avec son « je suis une bête de sensations » qui retirait du sérieux à la situation et qui fit sourire d’amusement Arwana ; Elle ne voulait l’interrompre alors elle le laissa finir. Mais c’était impressionnant ce qu’elle pouvait parler aux côtés de ce garçon. Elle ajouta juste un « Ne t’inquiète pas, on trouvera une solution », puis après un moment elle fit quelque chose à laquelle elle ne s’attendait vraiment, en réalité, elle avait pour la première fois de sa vie volé un baisé sur une impulsion. Un échange plutôt savoureux, qui après beaucoup de souffrances ne pouvait que la ravir. Miyu le lui avait rendu, avec encore plus de fougue, les faisant ainsi monté de quelques mètres. Les pouvoirs de l’elfe étaient encore quelque peu perturbés par ses sentiments visiblement. Il faudrait faire quelque chose pour remédier à cela tout de même. Mais le lien rompu elle se sentit l’âme légère, et sa nature d’elfe reprit le dessus. Elle dansa sautilla durant quelques minutes avant de revenir, immobile face à son ange qui avait accompagné ses pas d’un geste de la main ; Souriant pour sa part, elle le vit se lever. Elle dut alors lever la tête pour le voir alors qu’il lui répondait. Un grand sourire illumina alors son visage de satin. Et elle s’avança, juste pour passer ses bras fins autour de sa taille durant trente secondes puis elle le lâcha et le laissa sortir de la fontaine. D’ailleurs il s’agissait là d’une très bonne idée, car malgré sa nature, elle commençait à avoir froid, tout comme le meneur, et sa peau commençait à plisser un peu. Elle le suivit alors de prés, s’asseyant sur la fontaine, sur le rebord et elle lui sourit. « Ne t’inquiète pas, moi aussi je commence à faiblir… » Elle sauta alors avec grâce sur le sol et ramassa sa robe, légère qu’elle enfila sur le mouillé. Ce n’était pas très agréable mais il ne lui restait qu’à rentrer pour pouvoir se sécher elle tiendrait bien jusque là ! C’est alors que Miyu fit une autre proposition, et Arwana se tourna subitement en commençant à claquer des dents ! « Euhh et bien si tu me prêtes une serviette pour me sécher je veux bien ! Ce serait sympathique ! Mais je n’ai pas vraiment envie d’attraper la mort ! » lui répondit elle le sourire aux lèvres tout en s’approchant de lui et en lui crochetant le bras de sa frêle stature…

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MessageSujet: Re: Les échoués de la kermesse... [réservé v_v]   Mar 25 Sep - 9:26

[topic cloturé, je préparerai la réponse à aix et la posterai dès mon retour ! ^^

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