Âmes de toute etnies, hommes et femmes venus de tous pays... Rejoignez l'île magique d'Ynis Witrin......
 
AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Le Moi Et l'Autre (TOPIC COMMUN)

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Miyu
Humain
*Meneur de la Barque*

Miyu

Féminin
Nombre de messages : 238
Age : 30
Localisation : ¤ Partout ¤
Rang : ~~Meneur de Barque~~
Race : humain (oui oui ^^)
Date d'inscription : 07/06/2006

MessageSujet: Re: Le Moi Et l'Autre (TOPIC COMMUN)   Jeu 19 Juil - 1:34

Le jeune meneur observait la jeune palefrenière avec un regard pénétrant et un sourire des plus énigmatiques. D’ordinaire, les réflexions fusaient plutôt sur le physique des demoiselles que sur celui du gentleman les ayant abordées. Bon pour le coup, c’était plutôt l’inverse qui s’était produit, aussi Miyu ne se formalisa-t-il pas trop de devoir répondre aux regards d’Arwana, bien qu’il eut un peu l’impression de passer pour une pièce de viande, sur le coup. Après tout, combien de fois avait-il au juste regardé ainsi une femme ? Juste retour des choses il goûtait à son tour à cela. Il y avait, certes, plus agréable comme regards, mais il s’en contenterait bien. Après tout, jouer le morceau de viande pouvait mener à des choses amusantes, à condition bien sur qu’il ne soit pas dévoré vivant au bout du compte. Et à la voir le regarder ainsi il fallait bien avouer que le doute planait. Un sourire bravache aux lèvres, il écarta un peu ses bras de ses flancs et se regarda, comme pour s’évaluer à son tour. Il reporta ensuite un regard adorablement innocent sur la jeune femme et lui dit « Un pouvoir de séduction ? J’avoue ne pas en avoir souvent douté » Il réfléchit un instant « Et pourtant je me suis fait envoyer bouler par des donzelles comme vous nombre de fois » Il laissa un rire léger lui échapper. C’était vrai en plus ! Les femmes ici étaient un peu trop respectables. Et leur sens du vice et de la provocation déplorables. A moins qu’il ne soit pas tombé sur les bonnes personnes. Une fois de plus Kyoko faisait exception. Loin de la bienséance il y avait également eu cette espèce de folle furieuse de chevaucheuse d’ombres dont le nom n’avait su s’imprimer en lui. Peut-être deux ou trois autres donzelles peu commodes s’ajoutaient à la liste, mais ça se résumait à cela, aussi se délectait-il réellement de sa rencontre avec Arwana. Celle-ci avait une audace particulièrement agréable au jeune homme, et il brûlait sans même songer à le dire de voir où les mènerait leur petite soirée. En fait il ne la quittait plus des yeux, un peu comme elle d’ailleurs. Lui qui était insensible aux sentiments et autres niaiseries des contes romantiques, il ne basait ses jugements et autres ‘envies’ que sur ce qu’il pouvait voir de ses rencontres, il était avec elle grandement satisfait. Les gestes de la jeune créature étaient bien entendus surfaits et délibérément ralentis, ouvragés pour faire flancher le meneur. S’il n’avait pas la sensibilité nécessaire pour le sentir d’instinct, sa logique en revanche le lui disait étant donné la situation. Mais Miyu était un être d’apparence, un acteur. Aussi prenait-il beaucoup de plaisir à jouer ce jeu. Il était sincèrement heureux de se voir doté d’une compagne d’un soir, capable de comprendre ses aspirations et de jouer sur le même tableau.
Il leva le menton lorsqu’elle abaissa ses mains et répondit à la lamentable remarque qu’il avait su faire lorsqu’elle lui avait dit vouloir être parfaite. Il pencha alors la tête de côté et haussa les épaules. Non il n’allait tout de même pas ramper. Séduire n’était pas donner son assentiment à tout. Les femmes aimaient tout autant que les hommes se voir refuser de temps en temps. Après tout, elle lui avait bien demandé d’épargner sa sensibilité, quelques instants plus tôt…
« La bienséance voudrait sans nul doute que je vous rassure sur la perfection de votre allure » Et il n’alla pas plus loin. Pire encore que s’il n’avait pas dit non il la laissait dans l’ignorance de ce qu’il voulait vraiment dire. Bien entendu elle était très belle cette jeune elfe. Magnifique comme beaucoup de créature de son genre. Et sa chevelure allait de paire avec cela. Les ondulations de ses longs cheveux lâchés, qui d’ailleurs semblaient se moquer royalement des soins que leur prodiguaient les mains de l’elfe, suffisaient à ravir l’œil de Miyu. Mais le fait était là, la jeune femme attendait qu’il ne confirme sa perfection, et il était terriblement plus amusant de la laisser poireauter encore un peu. Et puis, il n’aimait rien tant que voir une moue boudeuse se promener sur un visage si jeune et lisse que celui, masque de porcelaine, de la demoiselle. Peut-être serait-il, ainsi, exaucé ?

Tout cela se poursuivait fort bien, et la vue de Miyu ne cessait de s’améliorer avec leur entrevue. Il lui avait proposé son aide pour arranger ce décolleté si capricieux, à ce qu’il semblait. La proposition était passablement osée étant donné que pour une fois la demoiselle ne lui avait rien dit sur le sujet, mais il ne regretta pas une seconde de la lui avoir faite étant donnée sa réaction. S’il n’avait pas su se tenir il aurait éclaté de rire tant la réponse qu’elle lui fit était bien trouvée. Et en plus elle est drôle, sourit-il intérieurement. Il se pencha alors vers elle, la guidant de sa main vers les stands, et lui souffla d’un air fort amusé :
« Sait-on jamais, avec l’attention que vous leur porter. Déléguez-m’en donc un peu si cela doit vous soulager » Suivit un clin d’œil fin. Il se redressa bien vite, encore pris par ces petits mots qu’elle avait laissé échapper et qu’il avait tant aimé. Non ils ne s’échapperaient pas, et encore heureux ! Miyu en aurait été tout retourné. Arwana sans doute un petit peu également. Cela dit elle ne semblait pas plus troublée que cela puisque bien vite elle lui faussa compagnie, du moins s’éloigna un peu de lui. Il la regarda sautiller avec ravissement, l’observant comme l’on observait un oisillon sur la terrasse d’un café.
Il la suivit du regard, de la suivant pas aussitôt, puis la vit se mettre à… danser ? Le meneur stoppa alors sans l’approcher, comme hésitant à la joindre dans sa petite chorégraphie pour le moins… comique. Il haussa un sourcil, la bouche entrouverte, sans pouvoir la lâcher des yeux. Son visage exprimait une certaine joie qui plu au meneur, mais il se trouva cependant incapable de s’y intégrer. Parce qu’elle avait l’air de savoir ce qu’elle faisait, déjà, alors que lui ignorait totalement ce qu’elle pouvait bien être en train de faire… puis il n’était pas réellement bon danseur. Bon chanteur, merveilleux musicien, ses qualités de danseur étaient réservées à des danses d’alcôves, si l’on pouvait parler en ces termes.
Bien qu’il s’amusa vraiment à la voir se tortiller ainsi au beau milieu d’une placette, il fut quelque peu soulagé de la voir finalement s’immobiliser, songeant alors qu’il pouvait l’approcher. Ce qu’il fit d’ailleurs. Il n’avait pas manqué de voir cette fiole étrange, mais il avait supposé qu’elle savait ce qu’elle contenait. Ce qui visiblement n’était pas le cas. Sitôt qu’il fut tout près d’elle, et qu’elle disait douter du contenu du liquide, manifestement désinhibiteur, il avança une main vers elle. Après avoir hésité quant à ce qu’elle saisirait, il l’abaissa sur la main de la demoiselle pour éloigner la fiole, puis de l’autre main leva son menton délicat pour mieux voir son visage. Elle était toute rose ! Le meneur sourit, presque attendri tant il trouvait cela amusant, et lui glissa dans un ricanement :
« J’ignore également ce qu’elle contient, mais elle te va à ravir, cette fiole » Puis il laissa un petit rire lui échapper et, par curiosité, releva la fiole et avec elle la main de la demoiselle pour sentir l’odeur du contenu. Ah, ça n’était pas du saké. De l’hydromel apparemment, mais il connaissait encore mal cet alcool. Trop en tout cas pour qu’il n’en saisisse les subtilités. Finalement, il la laissa abaisser sa main et l’entraîna à sa suite.

Leur discussion se poursuivit alors encore un peu. Attentif à sa réponse il resta quelques instants songeur. Du moins en apparence. Il se contenta ensuite de plisser les yeux, comme si le choix entre toutes ces propositions était fort difficile à faire. Puis il eut deux pas à faire pour la rejoindre et là, il dit sans la regarder, toujours songeur.
« Hm… le choix m’est difficile » Il pencha alors la tête de l’autre côté et plongea ses yeux bridés dans ceux, à la couleur si particulière, de l’elfe, puis ajouta « Mais je suis persuadé qu’un petit mélange de tout cela est largement à votre portée » Ah, pouvait-il davantage être séduit qu’il ne l’était pas des jeux sensuels ? Pour le romantisme c’était autre chose, étant donné qu’il s’avérait imperméable aux sentiments. Mais cela plaisait souvent aux jeunes femmes. Et il avait toujours été pour le plaisir partagé, alors à quoi bon sapper cela, alors qu’il était tout à fait capable, bien qu’il ne s’agisse alors que d’un rôle, de jouer sur ce terrain ?
Que ces propositions soient menées à leur bout ou non n’était pas d’une grande importance pour lui. Après tout il ne forçait personne à rien. Dans ses rêves même il était passablement passif dès qu’il s’agissait d’amour. D’amour technique, cela s’entend. Sa passivité se limitait à ces quelques instants d’hésitation qui précédaient le jeu réel pour lequel il lançait les dés, il savait ensuite très bien prendre les rennes à son tour. Mais au moins il s’assurait à chaque fois de ne froisser personne. Certes, il s’arrangeait la plupart du temps pour faire en sorte que d’elles-mêmes les ingénues se laissent glisser dans les bras du meneur pour assister à une nuit orchestrée par celui-ci. Ainsi serait-il ravi de voir l’elfe mettre les pieds dans son capharnaüm, que ça soit pour à nouveau unir sa voix à son Ovation, ou plus simplement pour une petite visite de rigueur. Si celle-ci devait avoir envie de quelque chose d’autre, elle serait seule juge de la situation… Le meneur se plaisait à lui laisser ce choix, d’ailleurs. Il ne jouait pas pour s’octroyer ensuite la victoire. Sa victoire n’aurait de valeur que si c’était elle qui la lui délivrerait.

Le meneur ne s’était pas attendu à ce qu’elle développe sur l’ours Twiny, aussi l’observa-t-il avec intérêt lorsqu’à nouveau la voix d’Arwana s’éleva. Cet ourson, meilleur qu’il ne l’était lui-même. Mais plus grande fut sa surprise encore lorsqu’elle lui dit ne pas s’accorder à ce qu’il avait dit sur son propre compte. Lui, avoir du mérite ? Pourquoi, comment… A vrai dire jamais il n’avait couru après le mérite. Il y était insensible. A ça aussi… Et sa surprise, son intérêt soudain pour ce qu’elle disait, comme s’il cherchait à comprendre, se vit très clairement sur son visage soudain plus fermé. La faire rire, il s’en félicitait, parce qu’il l’avait en face de lui, et que cela était un compliment. Hors, s’il se moquait des critiques, il aimait particulièrement les compliments. Mais en revanche ce qu’elle ajouta au sujet de sa profession le fit tilter. Il hocha la tête et réfléchit un instant. Avait-il du mérite à faire cela alors que ce n’était que par goût ? Que parce qu’il aimait trop l’eau pour faire serveur ? Sa remarque le laissa songeur, mais il y répondit tout de même.
« Je suis honoré d’avoir arraché les premiers de tes rires depuis longtemps. En revanche je n’ai guère de mérite en ce qui concerne ma profession. Sauver des vies n’est pas de mon fait, et c’est parce que j’ai un besoin vital d’eau que j’endosse cette tenue. Autrement, j’aurais opté pour un métier différent. Peut-être même me contenterais-je de chanter pour vivre » Il finit par secouer sa tête, désirant en finir avec cela. Non il n’aimait pas trop qu’ils traînent tous deux sur ce sujet là, peut-être simplement parce qu’il n’aimait pas donner dans le sérieux. Parce que quelque part il offrait dans ces confidences quelque chose de ce qu’il était. Et la seule personne qui su jamais ce qu’il était était son père. Dans une mesure dérisoire Kyoko aurait pu y prétendre un peu, puisqu’elle seule lui avait offert quelque sensibilité. Mais elle n’avait fait que trouver une clef et n’avait pas pu le découvrir plus que cela. Son père, lui l’avait construit. Il était celui qui avait ses secrets, ses confidences. Il était l’être qui lui avait été vital, cher, aimé. Et ce recueil de ce qu’était le jeune homme reposait au fond de l’océan pacifique. Se confier, pour Miyu, c’était comme inhumer un secret. C’était comme attraper à la canne à pêche l’un de ces trésors de l’océan… Et mordre à cet hameçon lui était douloureux. Cependant, Arwana ne pu rien en voir de plus que ce léger froncement de sourcil, qui s’évapora sitôt qu’elle glissa ses doigts dans les cheveux du jeune homme. Il avait la chance d’être des plus versatile et le simple plaisir de ce contact suffit à faire voler en éclat un malaise pourtant profond. L’une de ces petites facettes qu’il cachait loin derrière la cascade azurine de ses cheveux. Sentant la main de la jeune femme quitter sa fine crinière bleue, il ferma les yeux une seconde, puis acquiesça doucement à ce qu’elle dit ensuite. Lorsqu’il proposait cela, il était sincère. Il le ferait, quitte à aller la chercher lui-même au beau milieu de ses chevaux.

Il prit ensuite un ton bien plus léger.
« Parce que pour les avoir goûté je sais mes papilles plus sensibles au subtil assaisonnement des brochettes qu’à la rugosité sauvage des saucisses » Et sur ce il lui adressa le plus indécent des clins d’œil. Indécent. Oui bah elle l’avait cherché aussi ! Après tout lui présenter cela n’avait rien d’innocent, et le jeune homme avait bien saisi la chose. Il avait poussé plus loin le sous-entendu. Dixit ce dernier le jeune homme préférait la subtilité à la brutalité, ça n’avait rien de si étrange. La forme était, finalement, plus insolente que le fond. La réponse aurait été la même si le hasard avait voulu qu’elle lui demande sur qui des hommes ou des femmes le meneur portait son désir. Bon, manger ladite saucisse en dépit de tout pouvait paraître bizarre, mais après tout il lui était arrivé de se réveiller à côté d’hommes, sans doute de mauvaises blagues, d’ailleurs sa réaction avait été vive et terrifiée à chaque fois. Mais il n’en avait pas fait de maladie, tout comme il se contenterait de savourer cette brochette grâce à son odorat. « Non laisse-moi payer. Je vis sur Ynis depuis près de deux ans maintenant. J’ai accumulé une petite somme. J’ai de quoi t’inviter quel que soit la profondeur de ton appétit. Et puis ça me ferait un plaisir fou » Il jeta un nouveau coup d’œil au stand et ajouta « Et puis, lorsque tu auras fait de même, tu pourras m’inviter à ton tour… » Le meneur haussa les épaules. Il savoura d’ailleurs un peu de cette saucisse, puis déjà pris la jeune elfe par la main pour l’entraîner plus loin, il y avait à manger partout, dans ce coin là. Et il se sentait happé par tout ce qui les entourait, s’y portant avec la légèreté d’un papillon dans un feu de joie. Tout en marchant, la guidant un peu, il se tourna et marcha à reculons, lui disant : « Pardonne mon empressement, mais j’ai un peu peur de te revoir faire ta danse rituelle si je te laisse le temps de te poser quelque part » Et sur ce, il lui fit un clin d’œil railleur. Mais il fut interrompu en heurtant l’épaule de quelqu’un. Se massant la sienne comme si l’autre personne était fautive, il lâcha la main de la demoiselle, puis la regarda un peu savourer la brochette avant de pointer son nez en direction d’un stand de tartelettes à s’en damner. Plus loin un homme faisait rôtir de la viande succulente, il y avait également quelques asiatiques qui proposaient des plats colorés, des indiens et des beignets divers et variés, de ces européens qui collaient de leurs huiles partout… Bref, le gouffre qu’était le ventre d’Arwana avait de quoi se remplir cent fois. Et par chance, la bourse du meneur avait suffisamment de Rin pour le remplir une ou deux fois.

_________________

doublette de Namibe
¡¡ Catch me !!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arwana Gelina
Elfe
*Palfrenière*

Arwana Gelina

Féminin
Nombre de messages : 481
Age : 30
Localisation : ~En pleine bataille~
Rang : Palfrenière
Race : Elfe
Date d'inscription : 20/04/2007

MessageSujet: Re: Le Moi Et l'Autre (TOPIC COMMUN)   Ven 20 Juil - 0:44

Une grande part de mystère entourait ce garçon, et cela attirait encore plus la jeune Arwana. Cela lui donnait un défi à relever. Et il était de taille celui là ! Plus elle l’observait et plus la jeune elfe trouvait quelque chose de très attirant chez ce garçon. Auparavant, courant après la vie, elle ne s’était jamais réellement arrêtée sur la beauté d’un homme, mais en cette soirée de festivité, elle notait très bien les traits fins et l’allure presque efféminée du garçon. Cependant il n’en restait pas moins un homme, et quel homme ! Le bleu de ses cheveux, ses traits, et le manque de poils, étaient, pour Arwana, les ingrédients idéals pour faire le garçon de ses rêves. Mais voila, l’heure était aux jeux et à la taquinerie, et la jeune fille ayant un peu but, on ne pourrait dire si elle était tout à fit lucide ou non, bien qu’elle semblait tout à fait clair d’esprit. Il faudrait voir le lendemain pour être sûr. Cependant l’heure était à la dégustation. Arwana déshabillait Miyu du regard et sans aucune gêne. Son audace était d’ailleurs à la fois naturelle et étonnante, mais elle s’en accommodait parfaitement. S’évaluant alors à son tour, il finit par avouer s’être fait jeter plus d’une fois. L’elfe eut alors un sourire goguenard, pensant à sa réplique ainsi qu’au narcissisme dont le jeune homme faisait preuve. « Et ne leur avez-vous donc pas acheté des lunettes ? ». En effet, comment envoyer paître quelqu’un tel que le meneur de barque ? Il était gentil, et elle s’amusait bien avec lui…alors il n’y avait aucune raison. Mais bien souvent, Arwana oubliait que nombre de personnes voyaient les choses différemment. Ainsi, elle se demandait le genre de filles qui pouvaient bien peupler l’île. Etaient elles toutes renfermées, bougonnes et insociables ? Non ce n’était pas possible. Peut être ne voulaient elles pas se donner une mauvaise image ? Ou encore avaient elles étaient élevées dans des familles d’aristocrates. En tout cas, Arwana se félicitait de ne pas faire partie de celles qui avaient rejeté le garçon. Elle l’aurait regretté…Elle se questionnait cependant quant à la vraie nature du garçon. A présent, il la fixait de ses grands et beaux yeux, un peu comme une chose que l’on évalue, mais elle ne pouvait rien dire, elle faisait de même…Cependant, lorsqu’elle croisait son regard, Arwana ne percevait rien. A l’accoutumé, étant télépathe, elle percevait les ondes du cerveau, l’énergie que celui-ci dégageait, ce qui l’avait plus d’une fois aidé à découvrir si on lui mentait ou non, amis avec Miyu, cela était complètement différent. C’était comme si une muraille lui faisait barrière. Cela rajoutait à l’originalité du personnage. Elle devrait découvrir tout par elle-même, et ne comptait que sur ses atouts féminins, son caractère et son esprit. Revenant au petit jeu de provocation, la jeune fille se mit à faire délibérément des gestes maniérés, donnant de l’importance à une petite chose qui n’en valait pas la peine puisque dans deux minutes, ses cheveux reprendraient le vent et voltigeraient au grès de ses courants. Mais cela l’amusait. Généralement les gars n’étaient pas patients, à croire qu’il faillait vite voir si le déplacement valait le coup. Mais apparemment, pour le garçon coiffé d’une chevelure azur, le temps ne comptait pas et la vue lui plaisait. Sa remarque sur sa beauté, sa dévotion à lui plaire, il évoqua la bienséance. Arwana se mit alors à rire doucement. Puis simulant la réflexion elle continua de bouder, faisant la fille vexée. Le laissant l’observer quelques secondes elle finit par afficher un sourire de clown. « Allons bon, laissons la bienséance où elle est ! Visiblement en user ne vous ravit pas, et je ne vous le demande pas, mes mots n’étaient là qu’une boutade ! » Sur ce, elle se saisit de cette longue main de guitariste et exprima sa joie. Arwana rayonnait à l’idée de passer la soirée avec ce bout d’homme qui là charmait…même si cela n’était qu’un jeu…elle ne s’attendait pas particulièrement à autre chose de toute manière…seul l’avenir montrerait ce qu’il adviendrait de cette soirée. Mais étant venue dans le but de se divertir avant tout et de faire des connaissances, Arwana était plus qu’heureuse, car tout se déroulait à merveilles. Puis lui vint l’idée de remettre son décolleté. Bien sur, à un autre moment elle l’aurait fait discrètement et surtout pas comme elle avait entreprit ses gestes devant le garçon. Mais il était marrant de provoquer ce cher Miyu avec des choses qui faisaient de l’effet à la plupart des jeunes hommes. De plus, Arwana étaient en toute confiance avec lui, elle n’avait donc pas peur des conséquences. Elle eut alors une idée, certes osée mais amusante. Cette lumière lui vint de sa jeunesse. Souvent les garçons avec qui la petite fille qu’elle était lui faisaient la blague du « dit camion »car son développement physiologique était un peu plus avancé que les autres jeunes filles. Bien sûr elle se fit avoir une fois, mais après, au lieu de le dire, elle se mettait droite devant le garçon, bombant la poitrine, et disait « Vas y je t’en prie ». Certes elle prenait des risques, mais à chaque fois elle avait réussi à les faire fuir à toutes jambes. Bien sûr, étant adulte elle ne ferait pas cela à Miyu, mais ce souvenir l’inspira pour autre chose. Elle se stoppa nette dans son élan et se plaça face au garçon. « Très bien…Vous voulez la garde du quel ?...Je suis sûre que vous feriez un bon baby sitter ! » Elle rit alors de bon cœur, comme jamais elle ne l’avait fait. Certes elle n’oublia pas le passé, mais prendre du bon temps et savoir savourer la compagnie d’un beau garçon comme Miyu faisait aussi parti de la vie, et on ne pouvait pas sans arrêt se morfondre dans les tragédies qui avaient forgées notre caractère.

Prenant alors sa flaque d’hydromel, Arwana en but une gorgée qui eut un effet plus que…désinhibiteur. Elle se projeta littéralement sur la placette, en vue et aux yeux de tous et entreprit des pas quelques peu étranges. Ils ne faisaient parti d’aucune danses connue à ce jour sur l’île. Miyu était resté en arrière, comme si il avait honte de l’audace de sa compagne de la soirée ou tout simplement parce qu’ainsi il se délectait de son ridicule. Lorsqu’elle s’arrêta, aussi soudainement qu’elle avait commencée, elle avait un peu chaud, amis avait surtout la tête qui tournait. Elle se demanda ce que pouvait bien contenir cette petite bouteille que la magicienne lui avait offerte. Néanmoins, même Miyu qui l’avait saisit pas dessous le menton lorsqu’il l’avait rejoint, na savait pas d’où provenait ce liquide…Alors qu’il l’avait tout de même observée de près, Arwana avait vu son visage chauffer un peu plus. Elle se réprimanda alors intérieurement, essayant de calmer ses hormones. Elle laissa échapper un hoquet. « Hum ! Je crois que je vais aller voir cette magicienne pour le lui demander…merci du compliment…mais cela provoque d’étranges réactions tout de même… » Et elle sourit. Peu à peu la jeune elfe reprenait ses esprit et bientôt Miyu l’emmenait devant un stand de nourriture.

Leur discussion avait légèrement déviée. D’une question banale, ils avaient tout de même réussis à retourner sur le terrain du jeu de séduction. A l’ultimatum d’Arwana, le garçon, jouant le songeur déclara le choix hors de sa portée, aussi posa t-il ce qui semblait à l’elfe, être une question détournée. « A vrai dire je ne saurais vous le confirmer…néanmoins le romantisme ne fait pas essentiellement parti de mon lexique...nous dirons que malgré ma nature d’elfe, la vie humaine ne m’a pas favorisée...et je ne suis pas fine pour les choses de l’amour…le romantisme, le blabla qui en découle dans l’unique but de perdre du temps dans des sentiments avec des paroles surfaites, cela n’est pas pour moi...je préfère un petit mot à milles juxtaposés…par contre, le reste est possible à offrir ! » Arwana riait intérieurement. Le pire c’est qu’elle avait été sincère tout en jouant. C’était étrange à imaginer. Comme quoi le jeu impliquer aussi vérité profonde. La jeune fille n’aimait pas trop parler d’amour comme cela, surtout que même si ils s’amusaient, il s’agissait tout de même d’un sujet séreux. Elle ne savait même pas si elle serait encore capable, maintenant qu’elle était sur l’île, à une aventure d’un soir, même avec le plus beau des apollons. Aussi ne préférait-elle pas s’avancer dans une réponse sérieuse, c’est pourquoi elle se mit à rire légèrement.

Le garçon lui demanda alors pourquoi elle fixait ses cheveux à ce point. Certes depuis qu’ils étaient sortis de scène, Arwana regardait ses beaux cheveux bleus qui lui inspiraient nombre de choses, mais par-dessus tout c’était à sa peluche de gosse Twiny. Etrange comparaison, mais après tout un rien était sujet au réveil des fantômes du passé. Ce qui étonna le plus l’elfe c’est que Miyu pensait qu’en un sens il ne méritait pas la comparaison et soudain le ton était devenu sérieux, et l’air plus pesant. Elle trouvait que le métier du garçon, au contraire devait lui donner une certaine fierté, il sauvait tout de même des vies, même si cela n’était pas intentionnel et qu’il le faisait par dépit. Il ne se demandait pas si il n’y avait pas une raison au fait que justement il ne puisse se passer de l’eau. Et qui sait peut être qu’avec les autres choses qu’il aimait, il aurait tout de même sauvé des vies, mais avec la musique il contentait les oreilles de ses spectateurs et en étant serveur il assurait le remplissage de l’estomac des clients. Or de tout ceux qui arrivaient sur l’île, certains devaient ne plus avoir ressentit de bonheur depuis bien longtemps comme elle, d’autres avaient du mourir de faim…on pouvait continuer longtemps ainsi. Mais dans sa réaction Arwana sut qu’il ne souhaitait pas continuer sur le sujet, mais elle ne voulant tout de même pas se taire ajouta : « Pssst, n’importe quoi ». Elle le fixa ensuite dans le blanc des yeux. Certainement une petite provocation qu’elle croyait nécessaire pour lui ouvrir les yeux. Il n’y avait pas de raison qu’une peluche valle plus qu’un aussi charmant et amusant jeune homme qui avait réussit à lui redonner le sourire et la rage de vivre. Il remplaçait bien mieux Twiny. Et même ses cheveux dans lesquels elle ut l’autorisation de passer la main bien que le lui rappelant étaient bien plus doux bien plus beaux et ils sentaient aussi bien meilleurs que cette peluche qui avait finie dans un égout. Ce contact avait beaucoup plut à la jeune elfe qui contrôla tout de même ses ardeurs. De plus elle avait vu Miyu fermer les yeux lui aussi, ce qui était étrange de la part du garçon duquel elle n’avait rien soutirait, même pas une bride de son passé.

Enfin arrivés au stand de nourriture, Arwana se rendit compte qu’elle avait très faim, son estomac crier famine. Elle proposa une saucisse à Miyu qui fit alors son narcissique. Bien sûr elle continuait le petit jeu de charme et avait construit une phrase lourde de sous entendus, mais il avait pris la chose pour lui. Néanmoins, elle s’avoua son échec et ne trouva rien à répliqué de piquant. « Soit, je goutterai alors à la brochette, mais je pense préférer mon premier choix ». Arwana ne se rendit même pas compte qu’elle poursuivait les sous entendus, elle était certes sincères, et heureusement le sous entendu ne laissait pas apparaître une éventuelle orientation contraire à ses principes. Ils se délectèrent alors des mets comme il se devait et Miyu voulut payer ce qu’Arwana, dans un premier temps refusa, déjà parce que son estomac avait faim et pouvait donc engouffrait des tonnes de nourriture, puis pour une question de principes. Mais insistant elle le laissa faire. Et n’eut pas le temps de le remercier que déjà, après avoir dégusté une brochette il l’entraînait déjà vers un autre endroit prétextant la précipitation par le fait qu’il avait peur de la laisser trop longtemps au même endroit et qu’elle ne se remette donc à danser comme elle l’avait fait quelques minutes plus tôt. Il fut alors bousculer quand il se moqua gentiment d’elle. « Hahaha, juste retour des choses ! », lui dit elle alors en lui tirant la langue comme une gamine alors qu’elle dévorait encore sa brochette.

Il l’avait alors amené près d’un stand où le vendeur présentait des pâtisseries. « Humm !! Comme cela fait longtemps que je n’en ai pas mangé ! » dit-elle avec envie. Puis avant de continuer plus loin, comme elle avait soif, elle rebut alors une gorgée de la flasque ce qui la dernière fois l’avait fait étrangement dansée dans la rue. Elle s’y risquait pourtant une autre fois. « Ta galanterie t’honore Miyu…Je te remercie…hup ! ». Sa phrase ponctuée d’un hoquet déclencha alors son pouvoir de télékinésie et le meneur de barque s’éleva dans les airs. Arwana fit de grands yeux ronds, ne se doutant aucunement que c’était elle qui faisait cela. Jusqu’à présent elle avait uniquement soulevait ou projeté de petits objets légers. Mais là il s’agissait d’un homme tout de même. « Waaaa, je ne savait pas que tu savais voler !! C’est pour m’emmener au septième ciel que tu fais cela ? » Elle se mit alors à rire, mais c’était assez glauque.Malgré son état elle continuait involontairement les sous entendus, mais ils étaient peut être plus pardonnables dans cette situation (Moué !!XD) Elle finit tout de même par remarquer que c’était sous son influence que Miyu était car il volait étrangement dans la même direction où son regard se tourner. Elle se concentra alors et le fit redescendre de son perchoir invisible. « Oups, je suis désolée, je ne savais pas que j’étais capable de faire cela…mais je crois qu’il va falloir trouver en endroit ou prendre à boire parce que j’ai terriblement soif et apparemment cette chose provoque d’étrange phénomènes lorsque je m’en abreuve… ». Arwana fit alors un tour sur elle-même regardant un peu tous les stands. Elle voyait même ceux qui se situaient les plus loin, et aperçut un vieil homme, au fond de l’allée qui vendait toutes sortes de boisson. Cette fois ci c’est elle qui entraîna Miyu. Elle prit alors un grand pichet d’eau, et se servit un verre de même qu’au garçon. Lui en donnant un, elle but l’autre. « Humm, cela semble avoir moins de conséquences ! Même aucunes, ce n’est que de l’eau ». Elle voulut alors lui jouer un petit tour, afin de lui faire croire que même l’eau avait des conséquences. Elle sonda les alentours de son esprit, à la recherche d’un quelconque animal qui lui laisserait son esprit ouvert. Elle dégotta alors une chouette avec laquelle elle se mit de mèche et celle-ci, après lui avoir parlé, vint se poser innocemment sur son épaule. Elle était magnifique. D’un blanc neige avec des grands yeux d’ambre. « Arrête de me jouer des tours Miyu ! C’est toi qui à fait venir cet animal ? » , lui demanda t-elle en souriant. Faisant comme si il cherchait à la charmait avec quelque chose qui était de son environnement, elle continua. « Comment sais tu que c’est mon animal préféré ?...ohhh…fais attention, je vais fondre et te tomber dans les bras si tu continue ! »

_________________
Un seul regard de toi suffit à mon bonheur
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://alderante.forumpro.fr/
Miyu
Humain
*Meneur de la Barque*

Miyu

Féminin
Nombre de messages : 238
Age : 30
Localisation : ¤ Partout ¤
Rang : ~~Meneur de Barque~~
Race : humain (oui oui ^^)
Date d'inscription : 07/06/2006

MessageSujet: Re: Le Moi Et l'Autre (TOPIC COMMUN)   Sam 21 Juil - 3:14

A la réponse d’Arwana le meneur s’accorda un nouvel éclat de rire « Non… mais je doute qu’il s’agisse d’un problème de vue » Il adressa à la demoiselle qui le scrutait toujours comme une pièce de bœuf un clin d’œil tapageur. « Toutes ne sont pas portées sur le bleu » Ce qui de toutes évidence était en revanche le cas de la jeune elfe. A vrai dire le meneur n’était pas habitué à tant d’engouement. D’ordinaire, c’était à force d’efforts sans relâche qu’il parvenait à faire flancher les damoiselles à sa bonne volonté. Cette fois il avait plutôt l’impression de l’inverse. Tout du moins qu’ils étaient à égalité. Jouer d’égal à égale sur le tableau de la séduction, ce que c’était amusant… Miyu ne pouvait s’empêcher de se féliciter. Et décidément, cela fut permis par la musique. Cet univers le portait toujours dans des états intéressants, mais là ça battait les records. Certes, le statut de musicien avait de quoi plaire, mais ça le surprenait tout de même pas mal. Du moins il était surpris que ça fonctionne à ce point là. Sans compter que ça n’avait pas du tout été son but lorsqu’il jouait. Il aurait cependant été hypocrite de dire qu’il n’en tirait pas profit et s’il s’était attendu à cela il n’aurait rien changé. Peut-être même aurait-il forcé la dose avec celle qui avait été sa chanteuse de quelques instants. Il attachait à chacun des gestes de la demoiselle son regard.

Un regard qui s’était un peu caressant, et qui avait la lenteur et l’appui des gestes qu’il scrutait. Après tout, le spectacle qu’il lui était donné de voir était tout à fait agréable à l’œil.
Ils évoquèrent ensuite la perfection de la demoiselle. Enfin, ce but tout du moins. Il avait refusé de la taxer de parfaite dans le but de la voir bouder, et dans un premier temps il fut simplement exaucé. Il aimait voir cette petite moue sur les lèvres d’une jeune fille et sur celle-ci c’était à croquer. Le meneur hocha doucement la tête, un sourire railleur aux lèvres, jusqu’à ce qu’à leur tour les lèvres de la demoiselle s’étirent comme les siennes. Dommage. Dommage c’était si mignon… Enfin il haussa les épaules en réponse à ce bris de masque et se pencha vers elle, les poings sur les hanches. La bienséance ? Lui ? En user ? A-ha.
« Non effectivement elle ne me va guère. Disons simplement que je ne trouve pas à la bienséance de grand intérêt » Pas du tout, même. La bienséance n’était une ribambelle de lois, de dogmes arbitraires ayant pour seul but de camoufler derrière un voile fleuri les pires immondices que recelait l’âme humaine. Par chance, l’âme de Miyu était aussi hermétique aux immondices qu’elle l’était aux élans altruistes dévastateurs. Et par chance aussi, il laissait tout ce qu’il y avait dessous se voir. Il exprimait ses sentiments, il affichait ses idées, ses désirs. Il laissait entendre un peu tout ce qui lui passait par la tête, simplement parce qu’il savait que personne ne pourrait le découvrir sans son accord. A vrai dire, il était tant frustré de ne pas tout comprendre, du moins pas comme « les autres », qu’il mettait tout en œuvre pour ne pas frustrer autrui. Généreux ? Nan il se tapait de ça comme de la bienséance. Disons plutôt qu’il avait compris que les personnes à qui il s’ouvrait, dans la mesure où ils n’étaient pas de grands dépressifs en phase terminale, avaient tendance à lui rendre la pareille. A moindre mesure bien entendu, mais tout de même assez pour le hisser hors de son autisme.
Et là, bien que pour l’instant aucun des deux ne soit bien profond dans la discussion, ni ne se donnait vraiment, et ça même Miyu le sentait, il avait bel et bien l’impression de partager quelque chose, via ce jeu, comme ils l’avaient fait sur scène via la musique. Il en était plus content que jamais. Le simple fait de tenir cette petite main dans la sienne, comme l’on tient un délicat petit oiseau duveteux, lui semblait un facteur de partage énorme. Un petit facteur qui courait de l’un à l’autre sans cesse. Bon ils n’avaient rien d’un petit couple, ni même de quelque chose s’en approchant étant donné leurs comportements respectifs. Mais ils partageaient et pour Miyu c’était l’essentiel. Il ne se sentait jamais tant humain que lors de ces moments là. Il trouvait cela un peu injuste, parfois… Injuste de se rendre compte que des elfes, des nymphes, des lapins albinos avaient plus que lui le droit de se sentir humain grâce à cette maudite sensibilité. Alors ces instants là avaient à ses yeux quelque chose de bien particulier. Mais elle n’était pas sensée le savoir, aussi ne laissait-il rien paraître de cela. Ce n’était pas d’elle qu’il profitait, mais de l’instant… Alors comme cela il la faisait rire, lui remontait le moral ? Mais s’il l’ignorait, elle ignorait elle aussi le bien qu’elle lui faisait. Et le plus beau dans l’histoire était qu’ils faisaient tous deux ces petits miracles sans s’engager le moins du monde dans l’une des contraintes du relationnel. Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et il laissa cette main lui échapper comme pour laisser s’envoler le petit oiseau. La voyant se poster face à lui avec aplomb, le meneur stoppa net et la toisa. Vu la tournure qu’avait pris la conversation il s’autorisa un regard caressant plutôt osé d’ordinaire –qu’il ne se refusait pas pour autant en temps normal, mais qui ici était naturel- plutôt avide de savoir ce qu’elle trouverait à répondre à ce qu’il lui avait dit. Elle avait l’air plantée dans le sol jusqu’aux chevilles. Sa petite présence, à la carrure minime face à celle d’un homme, même d’un Miyu loin de ces héros gonflés de muscles et de veines viriles, yeak, était plus frappante qu’un soufflet. A la voir ainsi, il n’aurait pas été étonné de la voir bomber le torse, les poings sur les hanches, pour entonner le rire de Captain América. Enfin, si seulement il avait eu la chance infinie de connaître l’homme. Certes la comparaison n’était guère flatteuse pour une jolie jeune femme délicate, mais c’était de bonne guère. Captain América et Twiny l’ours bleu… tout un programme à eux deux. Plus il l’observait plus il était séduit par l’idée de l’aider dans sa tâche, objectivement. Quel homme ne le serait pas ? Certes, un homme normalement constitué, doté d’un minimum de maintient, aurait gardé pour lui la proposition, mais Miyu était l’opposé stricte de ce portrait. Si en plus elle lui disait être sure de ses compétences de baby-sitter, il allait avoir du mal à résister ! Les hommes étaient bouffis d’orgueil, c’était bien connu. Qu’on leur dise avoir confiance était un baume sur leur petit ego sensible. Ca les chatouillait là où il fallait. Il pencha la tête de côté, passa une main sur son menton fin et clair, apte à recevoir les sourires comme les moues songeuses. Cette même moue qui y restait un peu.
« Oh oui je pense posséder tous les critères requis pour ce poste… et c’est avec un plaisir certain que je l’endosserais » Il hocha la tête, comme s’il devait ajouter quelque chose de primordial, la garda baissée, les yeux bas, comme rivés sur la ceinture de cette charmante demoiselle. « Sans compter que vous libérer un peu de cette tâche me semblerait d’une grande générosité, ce qui me sied grandement » Puis vint une révérence respectueuse, sur fond de réflexions passablement lubriques. Il aimait bien ce rôle du libertin fin et audacieux. Enfin, s’agissait-il vraiment d’un rôle finalement ? N’était-il pas le tout à la fois ? On pouvait dire qu’il y allait souvent avec de gros sabots, mais après tout la finesse n’était-elle pas simplement une aptitude, plus qu’un caractère immuable ?
Le meneur, toujours incliné vers elle, releva simplement son visage vers celui de la donzelle. Autre chose amusante : un homme normal, dans une discussion portant sur les attraits mammaires d’une charmante jeune femme au séduisant décolleté aurait eu du mal à en décrocher des yeux affamés. Miyu, lui, osait dans son verbe, lui sortant des répliques déplacées, mais regardait son visage, sa bouche, ses yeux, comme s’il s’agissait là de l’objet réel de leur discussion. Comme quoi un homme pouvait dire ce qu’il voulait s’il ne montrait pas la faiblesse d’y attacher son regard. Ainsi il avait de la maîtrise, et une tenue certaine. Ses cheveux lisses comme un filet d’eau glissèrent de sa tête pour obscurcir totalement son œil gauche. D’autre mèches éparses tombèrent, après avoir lutté contre la gravité, sur l’autre moitié de son visage. Avant de succomber à l’aveuglement qui briserait le lien de leurs regards, le meneur se redressa de toute sa hauteur, ses cheveux reprenant aussitôt leur tombé impeccable.

Mais bien vite l’immobilité de la scène vola en éclat sous les coups de… d’une… danse. Ou plutôt d’un obscur rituel des contrées reculées de continents oubliés. Qui sait, peut-être la pluie tomberait-elle à seaux d’eau sur eux d’ici quelques minutes ? Si elle désirait le voir finir trempé, il y avait plus simple et moins ridicule. Sur simple demande Miyu finirait dans une fontaine. Proposez donc à une otarie un bain de minuit et voyez en combien de temps elle trouve l’eau. Un peu à la manière d’une baguette de sourcier. Il devait avoir dans son museau un dispositif similaire. Mais contre toute attente, pas une goutte d’eau de tomba avant la fin des gigotements fort divertissants de la demoiselle. Le meneur ne pu résister à l’envie d’observer de près ce joli petit minois tout marqué par ce qui venait de se passer. Il aimait presque autant les midinettes boudeuses que les pommettes toutes roses.
« Oh certainement pas un alcool ordinaire. Rassurez-vous vous êtes entre de bonnes mains, qui sont accoutumées à gérer ce genre de crises » Et sur ce il lui fit un clin d’œil moqueur avant de la guider en direction du stand qu’ils visaient à atteindre –pfiou que ce stand semble loin !
A son petit speech sur le romantisme et les difficultés qu’elle avait à l’endosser, le meneur sourit finement. Ils se ressemblaient décidément sur bon nombre de points, tous les deux. Ainsi elle repoussait la sentimentalité de la chose pour ne plus s’intéresser qu’à ce qu’elle contenait de jeux et de piquant. Elle ne le sentait pas. Non elle ne pouvait pas le sentir, mais chaque mot qu’elle prononçait avait l’air de sortir tout droit du mic-mac qui régnait dans la tête bleu du meneur. Comme si elle piochait le mot venu se hisser difficilement à la surface de ce torrent d’idées tordues et loufoques. Alors le meneur plissa un œil, la tête sensiblement renversée comme s’il soupçonnait quelque chose d’amusant chez elle. Encore une mimique très parlante, capable de dire ce que son esprit renfermait. Il avait soudain l’air un peu tendu, comme s’il était sur le point de retomber, de comprendre, ou de découvrir quelque chose. Le dos creusé, le menton en avant, il finit par, lentement, esquisser le plus charmeur des sourires
. « Eh bien vous m’en voyez plus que ravi… » Il leva une main et, reprenant une posture normale, la glissa dans sa nuque pour y soulever les cheveux coincés dans le col de ses vêtements. « Nous jouons sur le même tableau très chère. J’ai également quelques difficultés à jouer les grands romantiques. A croire que je suis vraiment étranger à toute la panoplie des sentiments qu’ils évoquent » Ah, là c’était un indice énorme. En fait, ils n’avaient encore parlé d’aucun blocage chez lui. Mais là, l’insinuation était suffisamment discrète pour ne pas être relevée. C’était cependant la première fois que l’idée passait dans leur échange verbal. Comme si cela était un signe précurseur de la prise de gravité de leur conversation s’ensuivit le bouleversant témoignage sur Twiny. Puis confidences pour confidences l’un comme l’autres firent un petit pas dans l’intimité de l’autre. Miyu laissa entendre qu’il désirait laisser là cette conversation, sans doute parce qu’évoquer ce genre de souvenirs, liés à la seule chose qui ait jamais pu étreindre et faire réellement souffrir ce cœur tant protégé qu’handicapé, était à ses yeux peu recommandable au beau milieu d’une ruelle pleine de piétons. A la limite, des types à cheval passeraient. Impressionnant comme les hommes avaient l’air de se détacher de tout ce qui marchait sur ses pattes, une fois grimpés sur ces grosses bêtes. Aussi fut-il plus que satisfait par la clôture de ce sujet. Ce qu’elle se contenta de répondre n’était en aucun cas équivoque et sans doute le sujet reviendrait-il… après tout on était inexorablement attiré vers les questions que l’on évitait consciemment. L’un comme l’autre, l’envie finirait sans doute par les reprendre d’en parler… Mais quitte à déballer ce genre de choses plutôt sordides, Miyu préférait le faire dans une intimité relative. Ne serait-ce qu’une fois libérés d’un peu de ce monde… Et puis, elle venait de leur faire une choré qui ne passait pas le moins du monde inaperçu, comme s’ils attendaient avec impatience le second acte. Miyu redoutait un peu que ce second acte s’avère être intitulé « Takumi Miyu’s childhood ou la tragédie du marin pêcheur » Il lui préfèrerait de très loin « Suite des tortillements de la ravissante petite Elfe chanteuse »
Ils parvinrent alors ENFIN devant le fameux petit stand qui sentait si bon, et qui fut, ô surprise, théâtre de nouveaux sous-entendus délectables. Miyu retint d’ailleurs un sourire fin lorsqu’elle paracheva sa si subtile métaphore et se laissa volontiers porter plus loin après avoir payé, tout léger qu’il était après tant de douceur et de classe. Il s’autorisa même une petite réflexion à sa compagne de la soirée qui fut soldée par le heurt d’une épaule inconnue et trop solide au goût de la sienne. Pauvre petite épaule qu’il massait d’ailleurs sous les timides quolibets d’Arwana. Il reporta sur elle un regard plissé, faussement hargneux, et répondit à son tirage de langue par un autre du même acabit. Versatiles petits acteurs qu’ils étaient, passant de séducteurs redoutables, fauves, à deux estomacs sur pattes puis à deux morveux pleins de ce fiel qui emplissait les gosses échangeant quelques joyeusetés. Il s’approcha d’ailleurs d’elle, comme pour la titiller en retour, histoire de se venger, mais ne fit qu’esquisser lesdits titillements. Après tout il aurait peut-être plus tard l’occasion de se venger. Puis, ce type de vengeance était des plus agréables. Il en imaginait déjà tout un paquet. Enfin, il n’était pas encore temps de s’y adonner, quelque soit l’envie qu’il en avait. Et puis, même pour toutes les vengeances du monde, il était périlleux de réfréner les envies du petit ventre d’une demoiselle. Dangereux et irresponsable ! Aussi le meneur se contenta-t-il de suivre son regard vers les pâtisseries avant de la voir à nouveau boire au goulot de sa flasque. La voyant faire le meneur esquissa un geste vers celle-ci pour l’abaisser, sentant que la demoiselle n’était pas vraiment dans son assiette en y buvant –non pas qu’il ne puisse en tirer quelque avantage- lorsqu’il sentit très distinctement quelque chose qui lui était familier.

[Miyu tire sa révérence... suite dans "les échoués..." au monument de verre ->]

_________________

doublette de Namibe
¡¡ Catch me !!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arwana Gelina
Elfe
*Palfrenière*

Arwana Gelina

Féminin
Nombre de messages : 481
Age : 30
Localisation : ~En pleine bataille~
Rang : Palfrenière
Race : Elfe
Date d'inscription : 20/04/2007

MessageSujet: Re: Le Moi Et l'Autre (TOPIC COMMUN)   Dim 22 Juil - 1:32

Que ce jeune homme charmant avait de la répartie et même beaucoup de charisme. Il ferait un très bon acteur même. Toujours dans le jeu il ne décrochait pas son regard de l’elfe, comme imprimant chacun de ses faits et gestes. Les jeunes donzelles qui l’avaient rejeté étaient elles réellement conscientes de la perte ? Arwana en doutait, sinon elles n’auraient même pas songé à refuser l’invitation de Miyu. Voir le mal partout n’était pas la solution aux problèmes. D’ailleurs, si la jeune fille avait du agir de la sorte, elle ne sortirait sans doute plus de son nouveau chez soi. Mais visiblement, la jeune fille pensa qu’elles devaient avoir un problème de vue, ou peut être même un problème tout court. Il n’avait pas l’air méchant, leur jeu étaient gentillet et ne visait qu’à séduire et faire rire un peu plus l’autre. Arwana certes était peut être un peu avenante et entreprenante vis-à-vis du garçon, et cela ne devait pas être dans les mœurs de l’île encore, mais pourquoi ne pas casser les préjugés lorsque l’on en avait la possibilité. Son histoire avait fait d’elle une femme libérée et elle l’assumait.
Porté sur le bleu ? Elle se posa la question arrêtant quelques temps de l’observer alors que lui continuait. Le meneur avait apparemment remarqué son obsession pour ses cheveux, où alors était-ce une coïncidence ? Pourtant, Arwana n’avait cure de le mettre mal à l’aise ou non à l’observait. Elle aimait cela, elle aimait la vision qui s’offrait à elle. Elle se délectait volontiers de ce que d’autres ingénues n’avaient su prendre et choyer. Une interrogation lui vint alors, lorsque le garçon dit que tout le monde n’aimait pas le bleu, mais elle bien sûr pensait tant à la couleur en elle-même qu’aux cheveux et à la personne qui portait à merveille cette chevelure teintée.
« Comment peut-on ne pas aimer la bleu ? C’est un couleur douce aux yeux, apaisant els douleurs de l’âme et recélant plein de symboles !! Il y a du bleu de partout, il faut savoir l’apprécier…et l’utiliser à son avantage », lui lança t’elle à son tour avec un regard appuyer sur sa personne. Arwana s’amusait réellement à provoquer le garçon dans ce duel de charme et de sous entendus biens sentis. Peut être cela les mènerait-ils sur des flots plus vastes, les portant l’un vers l’autre dans l’intimité de chacun, délicatement au rythme des vagues.Ou bien serait-ce l’histoire d’un soir de douces folies…

Elle ne lui laissa pas le temps de répliquer quoi que ce soit et bougea avant de s’arrêter de nouveau afin de remodeler la forme que prenaient ses longs cheveux turquoise. Un geste qui bien qu’inutile suscitait un regard déshabilleur chez Miyu. Il était tellement intense, que même sans regarder le garçon elle le percevait. Sensation étrange mais agréable…Quand Miyu ne gratifia pas Arwana du plus beau compliment qu’acceptais son sous entendus sur la perfection de sa beauté, elle en profita pour jouer à nouveau, et endossant le rôle de la parfaite petite narcissique imbu de sa personne, elle se mit à bouder tel l’enfant qui n’aurait pas le jouet qu’il à demander pour noël. Puis le voyant satisfait fa ce à ce aspect de la jeune fille elle lui retourna son sourire, détruisant le rôle, ôtant son costume et rejouant carte sur table. Sans pour autant dévier dans le sérieux et l’ennuie.
« La bienséance ne vous irait pas de toute manière vous êtes parfait ainsi… » Certes, Arwana en faisait preuve en certaines occasions, c’était son éducation qui voulait cela, amis la vie n’étant pas parfaite, ces derniers temps ce n’était pas non plus ce qui l’avait caractérisé. Bien sûr sa nature d’elfe l’aidait à paraître ancrée dans les règles de politesse de maintient, amis elle n’y portait pas grand intérêt. Ce n’était pas toutes ces normes et tous ces usages de société qui aidaient à survivre sur le continent au milieu d’une horde en tout genre. De plus, les deux jeunes gens avaient visiblement un bon feeling alors pourquoi tout gâcher à causes de stupides codes de conduites qui n’étaient là que pour annihiler le comportement naturel des gens. Non, elle préférer mettre au placard certaines choses, et puis du moment qu’ils ne se jetaient pas l’un sur l’autre comme cela, il n’y avait rien de mal. Quand bien même peut être tous deux le souhaitaient ils ? Tout ce dont elle était sûre, c’est qu’elle ne regrettait pas le moins du monde lorsqu’elle s’était proposée pour monter sur scène avec le meneur. Son premier contact humain depuis son arrivée sur l’île si l’on ne comptait pas Arwin, qu’elle s’était promis d’aider, si cette dernière devait aller sur le continent. D’ailleurs, il faudrait qu’elle aille la revoir, pour lui dire un petit bonjour. Arwana avait vraiment appréciée cette petite meneuse de barque et son petit écureuil tout kawai du nom de Flit… Et ce premier contact, lui avait fait renouer avec le chant qu’elle n’avait plus pratiqué ainsi depuis l’enfance. Sur scène, à faire jouer ses cordes vocales pour produire de merveilleux sons, elle s’était sentie chez elle, en sécurité. Elle avait oublié tous ces petits tracas, toutes ses peines, pour ne plus faire qu’un avec Wilyn, Miyu, la scène et leur spectateur. Cette première expérience sur scène lui avait donné aussi une vision assez globale du nouvel environnement où elle se trouvait et où elle passerait encore beaucoup de temps. Sans le savoir, elle était entrée en communion avec beaucoup d’être, d’animaux et avait emmagasiné leurs sentiments, leur bonheur. Et toute cette joie, se reflétait à présent dans son comportement avec le meneur. Elle lui lâcha alors la main, et se plaça devant lui, figée les mains sur les hanches bombant la poitrine à la manière de Wonder Woman (désolé je n’ai pas pu m’en empêcher après Captain America !!XD) lui proposant du baby sitting. Assez peu commun tout de même comme réaction. A la fois osée et drôle. Elle titillait volontairement le côté mâle et viril du jeune homme qui la regardait visiblement avec délectation. Sa réponse fut plus que directe et amusante. Et tout à fait ce à quoi la jeune elfe s’attendait. La façon dont il la regardait qu’il faisait sa révérence ne se relevant pas entièrement par la suite, la fit sourire. « Et bien nous verrons plus tard, selon l’évolution de notre relation si je vous les confirai… » Elle se mit alors à rire. Les cheveux du jeune homme lui cachaient la vue et il finit donc par se redresser rendant les choses plus commodes. Surtout pour lui, il pouvait mieux voir sans un rideau devant les yeux !
Soudain, la petite séquences provocation dégustation, fut coupée par la lumineuse idée nourrit par Arwana de boire de cet hydromel généreusement offert par une magicienne qu’elle avait croisée au début de son tour. Le tout fit tourner la jeune fille en ridicule avec une chorégraphie des plus étranges et mécaniques, avec des pas se répétant et symétriques. Cela laissa d’ailleurs Miyu assez pantois et elle ne saurait vraiment le confirmer, mais Arwana aurait aussi dit que cela l’avait quelque peu amusé. La regardant, alors qu’elle devait avoir subi les effets de l’alcool et de la danse au niveau de la couleur de sa douce peau, Miyu avoua ne pas connaître le contenu de la flasque.
« Oh ! Je n’en doute aucunement », lui répondit elle avec un hoquet et lui donnant un coup de coude léger dans les côtes, alors qui lui assurait être en sécurité avec une personne qui savait prendre en main ce genre de situation à ses côtés. Plus d’une fois, pour supporter les évènements, Arwana s’était retrouvée saoul, amis l’alcool n’avait jamais eut tel effet sur sa petite personne. Elle était hilare certes mais els effets étaient permanents, elle n’avait pas une saute d’humeur où elle agissait assez étrangement. Cette magicienne avait vraiment du trafiquer le contenu de la flasque et cela se révélait détonnant.
Plus ils avançaient des tables présentant des tonnes de mets divers, plus Arwana sentait son estomac gronder de faim. Elle remercia Dieu d’avoir fait que l’homme de cheveux bleus propose en premier d’aller vers ce lieu de magie gastronomique. Arwana eut des milliers de petites étoiles devant les yeux en voyant toute cette nourriture n’attendre qu’elle et son gouffre qu’était son estomac. Surtout n’ayant pas mangé depuis plusieurs jours. A la nourriture contrasta un petit discours sur l’amour et ses aspects. Pour on ne sait quelle raison, l’elfe se livra. Elle aurait normalement du avoir peur de faire fuir le garçon en avouant qu’elle n’était pas la plus romantique des femmes, cependant elle ne le ressentait pas ainsi. Et disait la vérité, ne se doutant aucunement de ce que pouvait bien penser Miyu. Mais si il restait c’était que malgré tout, elle l’intriguait ou bien même qu’il était heureux d’être en sa compagnie. Sans doute ce comportement, les mimiques du garçon que la jeune fille avait remarqué depuis leur rencontre, indiquaient-ils qu’ils se ressemblaient sensiblement sur ce point. Cette supposition fut finalement confirmée par l’intéressé lui-même. Il se livrait enfin un peu plus. En effet depuis la scène, ils avaient parlé, échangés des mots, des sarcasmes, de langoureux regards, des touchers, mais jamais vraiment d’eux même, excepté par sous entendus. A présent c’était direct.
« Et bien, au moins ne serons nous pas déçu l’en par l’autre et n’en attendrons pas moins l’un et l’autre. Le romantisme au placard ! », lui dit elle avec un ton léger. Cela ne voulait pas dire que la jeune fille n’avait pas compris la réalité plus profonde qui se cachait derrières ses paroles. Mais pourquoi faire une remarque sur telle chose, Cela ne la gênait pas, elle était pareil, enfin presque, et puis il s’était enfin ouvert sur une petite partie de lui. Autant ne pas le bloquer là. Puis, immanquablement son comportement la conduit à éveiller la curiosité du meneur qui lui fit alors parler de Twiny. Chacun leur tour, ils s’étaient ainsi livrés. Mais les sujets sérieux se clôturèrent là, la soirée devant être plutôt consacrée à la légèreté dans ces rues bondées pour une kermesse qui durerait surement jusqu’à l’aube.
Remplissant leurs estomacs, ces gestes même furent le théâtre de sous entendus plus osés les uns que les autres mais aussi très subtils malgré tout. Ils voguèrent ensuite, menés par Arwana vers d’autres stands, la jeune fille alléchée par la bonne odeur des pâtisseries après un épisode enfantin par lequel les deux jeunes gens passèrent après un accrochage d’épaules. Ne résistant plus à la soif qui la prenait, l’elfe prit à nouveau une gorgée de ce délicieux hydromel aux effets désinhibiteurs, quasiment arrêtée par une tentative d’empêchement faite par Miyu mais qui échoua. Le garçon fut alors projeté dans les airs…


[topic commun fini pour Arwana qui s’en va rejoindre son beau meneur de barque à la fontaine, au monument de verre]

_________________
Un seul regard de toi suffit à mon bonheur
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://alderante.forumpro.fr/
Matt Uoswiir
Humain
*Chevaucheur d'Ombre*

Matt Uoswiir

Masculin
Nombre de messages : 151
Age : 27
Localisation : Cherche pas je suis toujours derrière toi
Rang : Chevaucheur d'ombre, ex-assassin
Race : Humain
Date d'inscription : 28/05/2006

MessageSujet: Re: Le Moi Et l'Autre (TOPIC COMMUN)   Mer 15 Aoû - 14:45

Sans attendre la moindre réaction de la personne qui se trouvait face à lui, Matt se fraya un chemin dans la foule pour tenter de sortir de la ville. Tout ce monde et cette agitation commençait à lui taper sur les nerfs. Il commençait tout juste à supporter la présence humaine, alors tout une ville! Il remarqua alors le meneur de barque qui l'avait mené sur l'île, et qui l'avait tant surpris lorsqu'il prononça son nom avant même qu'il ne se présente, et fit un rapide signe de tête pour le saluer avant de disparaitre pour de bon en passant dans une étroite ruelle. Il grimpa rapidement sur un mur, monta sur un toit, observa une dernière fois la foule qui se bousculait dans la ville, poussa un soupir et sauta de toit en toit, avant de sauter au sol et de partir en marchant en direction de la forêt.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://magdamund.actifforum.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Le Moi Et l'Autre (TOPIC COMMUN)   

Revenir en haut Aller en bas
 
Le Moi Et l'Autre (TOPIC COMMUN)
Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» SEASON FINALE ? Topic commun (après le mariage)
» TOPIC COMMUN ;
» TOPIC COMMUN ? Débat télévisivé pour les élections du représentant de quartier
» MATCH DE VOLLEY ? topic commun
» déplacer un post dans un autre topic (à mettre en FAQ)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ynis Witrin: L'île cachée :: *~~*La Cité de Verre*~~* :: La Ville-
Sauter vers: